Sens Dessus dessous 3 – juillet 2013 avril 2014

Celui qui sait la vérité et ne la gueule pas se fait le complice des escrocs et des faussaires

Charles Péguy




autres rubriques sur ce blog accessibles avec les liens suivants :

 

Documentation sur l’eau comme bien commun 


 

 

– Pesticides, destruction de haies, autres dégradations… Réagir 

http://renaissancesrurales.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=4 



– ALTERNATIVES pratiques et constructives

sur ce blog, mais accès direct :

http://renaissancerurale71.wordpress.com/2014/10/20/alternatives-pratiques/

 



et aussi :

 

Le projet de supermarché de Saint Gengoux le National

 

dans Sauvons l’Eau (site de l’Agence Rhône Méditerranée Corse):
Un ruisseau à sauver d’urgence : le Nolange

http://www.sauvonsleau.fr/jcms/c_7716/un-ruisseau-a-sauver-d-urgence–le-nolange#.U7qqE6uqD_M
 

dans Sauvons l’Eau (site de l’Agence Rhône Méditerranée Corse):
L’eau perdue de Saint Gengoux… et la dégradation de la qualité des eaux de l’aval

http://www.sauvonsleau.fr/jcms/c_7681/l-eau-perdue-de-saint-gengoux—-et-la-degradation-de-la-qualite-des-eaux-de-l-aval#.U7VnPquqD_M,

Reuters/Reuters – Un pêcheur marche en Indonésie sur une « île » de déchets apparue le long de la côte. Dans l’Atlantique Nord, c’est un « continent » de plastique qui dérive. L’expédition « Septième continent », qui vient de rentrer en Martinique d’un périple d’un mois à la recherche de cet énorme amas de plastique est revenue atterrée de son voyage après avoir validé ses hypothèses. En pire. /Photo d’archives/REUTERS/Enny Nuraheni

Le rejet dans les océans de déchets plastique cause des dégâts estimés à au moins 13 milliards de dollars et menacent la vie marine, le tourisme et la pêche, a averti l’ONU à l’ouverture de sa première assemblée sur l’environnement, lundi 23 juin 14 à Nairobi

« Les matières plastiques jouent un rôle crucial dans la vie moderne mais les impacts environnementaux de la façon dont nous les utilisons ne peuvent être ignorés », a estimé dans un communiqué Achim Steiner, le chef du Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) dont le siège est à Nairobi. « Il faut prendre les mesures appropriées pour empêcher dès le début les déchets plastique de se retrouver dans l’environnement, ce qui se traduit par un seul objectif fort : réduire, réutiliser, recycler », a-t-il ajouté.

Les déchets plastique tuent la vie marine, soit parce qu’ils sont ingérés par des animaux tels que tortues ou baleines, soit parce qu’ils « endommagent les habitats naturels essentiels tels que les récifs coralliens », explique le PNUE dans un rapport, ajoutant que de petits fragments de plastique avaient été retrouvés jusque dans les glaces polaires.

(…)

http://nautisme.lefigaro.fr/breves-nautisme/meteo—env.-2/2014-06-23-14-57-45/oceans–les-dechets-plastiques-coutent-13-milliards-de-dollars-14375.php 

SOMMAIRE 

octobre 2014 

Les temps sont toujours durs pour les lanceurs d’alerte !

 

Testet / Sivens : débilité sur débilité

TGV : la Cour des comptes critique un « réseau coûteux et peu cohérent« 

La Méditerranée noyée par le plastique

Ignorance des techniques d’auto-construction et dénigrement attristé

Grande distribution et désertification

Les Péruviens sont encore capables de se mobiliser pour leur eau

 

Une enquête publique sur le projet de Schéma Régional de Cohérence Ecologique est en cours :  29 septembre – 31 octobre 2014

Menace de Center Park au Rousset : la lettre d’A.C.E. ARCONCE

septembre 2014

Extension du domaine du bitume et du non-droit à Lyon

 

Quarante ans après et pas plus avancés, bien au contraire !

 

Massif du Bargy, le prix du Reblochon : le prix de la vie

Contre la mentaphobie

Oubli du risque, de l’histoire, de l’environnement… La Faute-sur-mer – Saint Gengoux le National : même problématique

Philippe Layat, paysan harcelé pour faire place nette au projet de grand stade lyonnais 

Disparition des insectes : une catastrophe silencieuse

Menace de Center Park au Rousset :

l’eau potable dans le projet de Center Parcs sur la commune du Rousset

Sivens et zone humide du Testet :

Une grande destruction pour soutenir un modèle agro-industriel catastrophique

août 2014 

Le sol de la station-service de Lux doit être dépollué

juillet 2014 

Le site officiel de l’Agence du Bassin Rhône Méditerranée – Sauvons l’Eau – publie un article sur la menace de destruction du principal ruisseau de Saint Gengoux le National 

A la recherche de Vivian Maier, film de Charlie Siskel et John Maloof 

Une vidéo édifiante sur les pesticides systémiques 

Le site officiel de l’Agence du Bassin Rhône Méditerranée – Sauvons l’Eau – publie une information sur les dégradations commises à Saint Gengoux le National 

Agricultor : l’instinct de mort de la FNSEA

juin 2014 

Autisme : les pesticides mis en cause 

Résistance naturelle, film de Jonathan Nossiter 

éducation : appel pour pouvoir choisir une alternative à l’école traditionnelle dans l’école publique

mai 2014 

Ferme de mille vaches 

Grande distribution de merde : les joies des prix bas 

Massacres dans les campagnes françaises

Une histoire de la déstructuration économique et sociale 

Inondations centennales dans les Balkans

« La Ligne de partage des eaux« , film de Dominique Marchais

Center parc du Rousset : Lettre ouverte envoyée à la presse, aux mairies, aux Conseillers Généraux et députés 

Le marché transatlantique TAFTA, dernière étape de la colonisation capitaliste

avril 2014

Nouvelles prévisions catastrophiques pour le climat 

Encore un naufrage judiciaire 

Affaire de la vache folle : non-lieu général requis 

Planète terre : Désert d’abeilles ? 

Le déclin des abeilles : symptôme de la ruine des campagnes 

Le Chili célèbre le triomphe contre la Loi Monsanto et l’Accord UPOV 

mars 2014 

La fronde des commerçants devant l’arrivée d’un Carrefour 

février 2014

Sur la non-démocratie locale, un film 

Puy Guillaume : la bonne vie du village qui a résisté aux supermarchés 

Impact de la grande distribution : la rue commerçante de Joigny en désertion 

Supermarchés et désertification 

janvier 2014 

La dévalorisation générale créée par la grande distribution n’a pas de limite 

Ferme des «1000 vaches» : l’Etat demande la démolition de bâtiments illégaux 

Un film : la grande bellezza, de Paolo Sorrentino 

Tentative d’échange avec le député local, Thomas Thévenoud : le néant.

 

décembre 2013

Morlaix a encore été inondée 

Nourriture gaspillée : c’est pire encore 

La justice poursuit un viticulteur bio qui dit non aux pesticides

novembre 2013 

Il était une forêt un film de Luc Jacquet 

Recours juridique déposé contre le projet de saccager définitivement le ruisseau historique de Saint Gengoux le National et de sa vallée 

Lettres des associations et des particuliers aux délégués élus et aux fonctionnaires responsables de la protection des eaux et de l’environnement (la plupart sont restées sans réponse) 

Saint Gengoux le National toujours sous la menace d’une nouvelle destruction de son patrimoine et de sa vie économique

Production d’électricité locale : réunion le 12 novembre à Buxy 

Pauvres Bonnets Rouges (de 1675) 

Vous avez dit « écotaxe » ? 

octobre 2013 

L’avis de la CAPEN sur le Schéma départemental des carrières de Saône et Loire figure au sommaire du blog (autre dossier) 

Victimes et résistants de l’air contaminé tentent de vaincre le déni et l’oubli 

Encore un viticulteur auto-empoisonné 

Le transport fluvial, et toute navigation, sont paralysés sur la Seine 

A l’inverse des lotissements bouffeurs de campagne et destructeurs de vie sociale… l’exemple donné par la commune de Burdignes 

François Béranger disparu depuis déjà 10 ans ! 

Des chasseurs mis en cause pour destruction d’espèces protégées 

Lanceur d’alerte, lanceur d’idées, tout pour déplaire ! Jean Vignolles

L’indispensable reconquête de la rue et la nuisibilité des lotissements 

septembre 2013 

Pesticides dans le vin : ‘Que choisir’ relance le débat

Mise à sac de la Maison du Parc du Morvan 

La Chronique de la Grosne existe 

Une exposition et une rencontre sur l’eau et ses environnements à protéger et à restaurer en application de la nouvelle législation – à Joncy

Rivières perdues : renaissance en vue 

Récupérer et protéger les terres avec Terre de liens 

Piétons, cyclistes, tous êtres vivants non protégés par une carrosserie : le « terrorisme » quotidien et banalisé des chauffards 

août 2013 

La nuisibilité et l’illégalité du projet de supermarché à Saint Gengoux le National 

Dégénérescence en Jouvence 

juillet 2013 

Natura 2000 et sauvegarde des mares : un exemple remarquable à Saint Gengoux le national 

Constats et objectifs

« Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité »

4 décembre 2012 (mis à jour le 18 décembre 2012)

Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie



En réalité…



 
 

Avril 2014

 

 

Prévisions catastrophiques pour le climat

…Vu l’absence de sensibilisation et de mobilisation générales, une annonce optimiste aurait été étonnante.
Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/31/nouveau-rapport-alarmiste-du-giec-sur-le-rechauffement-climatique_4392565_3244.html

Le réchauffement climatique est sans équivoque
http://www.notre-planete.info/actualites/3812-rapport-5-changement-climatique-GIEC
(avec visualisations vidéo)

 

Evaluer l’impact du changement climatique sur les ressources renouvelables en eau souterraine

Elaboré en réponse à un appel d’offres du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, le projet comporte, entre autres, des études spécifiques de l’impact du changement climatique sur les ressources renouvelables en eau souterraine, confiées au groupement BRGM/ ARMINES.

Pour maîtriser ce bouleversement climatique et faire face à ses différents impacts, beaucoup d’évolutions s’imposent d’urgence. Parmi celles-ci, la protection des eaux et des continuités écologiques encore en état, et la restauration de tous les écosystèmes dégradés.


Mais, malgré les coups de semonce, noussommes très loin du compte !


Quelques frémissements :


Impacts du changement climatique dans le domaine de l’eau sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse

http://www.documentation.eaufrance.fr/entrepotsOAI/AERMC/R270/6.pdf


Vers des stratégies d’adaptation au changement climatique

(…)

Les incidences du changement climatique ne concernent pas uniquement la gestion quantitative de l’eau. A la lecture des impacts possibles sur l’hydrologie, le lien entre la quantité et la qualité de l’eau apparaît renforcé, et la question des rejets devra certainement être réévaluée face à des débits d’étiage fortement diminués et à des milieux dont la capacité d’auto-épuration pourrait baisser.

La biodiversité représente aussi un enjeu considérable à prendre en compte. Les zones humides constituent notamment des milieux particulièrement vulnérables au changement climatique, même si les connaissances au sujet des impacts possibles restent modestes. 

Enfin, les projections de modification des aires de répartition des espèces aquatiques montrent qu’il sera nécessaire de considérer l’évolution des cortèges d’espèces causée par le climat et ses conséquences sur les référentiels des indicateurs de bon état.

Il ressort également de cette synthèse que le bon état des eaux s’impose comme un pré requis indispensable pour faire face aux impacts du changement climatique.

Toute mesure qui permettrait d’améliorer la résilience des milieux aux pressions va

dans le sens d’une adaptation au changement climatique.

 

 

Croissance des accidents climatiques et inondations

(…)
les projections sur l’accroissement de la sévérité des étiages mais aussi de la fréquence et de l’intensité des sécheresses soulignent l’importance de développer une gouvernance dédiée à la gestion des crises afin de faire face aux conflits
d’usage qui apparaîtront suite à ces impacts.

Malgré ces projections de baisse généralisée de la ressource en eau, on a pu noter que les débits élevés et l’impact des crues ne devraient pas baisser, et pourraient même s’aggraver. La gestion de ce risque ne doit donc pas être oubliée, et un suivi attentif du développement des connaissances sur ce sujet est nécessaire.

(…)

Les impacts du changement climatique seront donc marqués, et nécessiteront une adaptation des politiques de gestion de l’eau afin de réduire la vulnérabilité des territoires.

 

et encore :


EN AVOIR OU PAS

Extraits de l’audition de Jean François Carenco
(Préfet coordonnateur pour le bassin Rhône-Méditerranée et préfet de la région Rhône-Alpes) 

J’estime que les préfets devraient être plus durs à propos des PPRI*. Il faut que chaque préfet fasse son examen de conscience. Il n’est pas question de construire n’importe quoi, n’importe où, mais on peut faire un certain nombre de choses en zones inondables. (…)

* PPRI plan de prévention du risque inondation

Les préfets sont seuls pour décider : il n’existe ni norme, ni règle. Ce n’est pas la peine d’interroger les élus : ils disent toujours la même chose ! Il nous faut une connaissance partagée que nous n’avons pas, petit bassin par petit bassin ! (…)

Je maintiens que notre pays n’a pas conscience de certaines choses et que le débat public doit servir de prise de conscience. On n’est pas obligé d’en faire des tonnes. La Commission nationale du débat public (CNDP) ressemble un peu à Pinocchio sortant de sa boîte : il faudrait l’y ramener !

Avoir un débat public dans un bassin versant est une bonne chose, afin que nul n’en ignore. Cela me paraît important !

Et pour cause !

Réchauffement climatique : bientôt d’importantes pénuries d’eau dans la Vallée du Rhône 

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse voit poindre les premiers effets du changement climatique : non seulement ses bassins hydrologiques vont subir de plein fouet le changement climatique, mais des mutations météorologiques radicales vont s’opérer à une vitesse qu’on n’attendait pas.

 Telles sont les conclusions livrées le 20 septembre par un collège de scientifiques dirigé par le climatologue Hervé Le Treut, directeur de l’institut Pierre-Simon Laplace et membre du groupe d’expert international (Giec).  » 40 % du bassin du Rhône connait déjà des épisodes de pénurie estivale. Dans les zones les plus vulnérables, les chercheurs anticipent des baisses de précipitations de 80 % à horizon de 2080 « , résume le directeur de l’agence, Martin Guespereau, qui a commandé l’étude.

(…)

…et encore, une présentation plus schématique :

Plan d’adaptation au changement climatique bassin Rhône-Méditerranée

Prise en compte dans le SDAGE

Vulnérabilité au changement climatique & politique d’adaptation

http://www.riob.org/IMG/pdf/Presentation_EuroRIOB_2013-_plan_bassin_changement_climatique_et_SDAGE__V1.pdf

Voilà qui montre que les politiques publiques elles-mêmes ont beaucoup, beaucoup évoluées… en paroles.

Nous sommes en train de changer d’époque. Mais lentement, lentement, lentement. Plus lentement que n’est bouleversé le climat.

C’est bien pourquoi il est bouleversé !


« Toute mesure qui permettrait d’améliorer la résilience des milieux aux pressions va

dans le sens d’une adaptation au changement climatique » dit l’excellente étude de l’agence du Bassin Rhône-Méditerranée…

Mais la résurrection du vieux projet de la grande distribution à proximité du centre-bourg de commercial de Saint Gengoux le National, en plein dans le lit du ruisseau déjà massacré pour préparer le terrain aux bétonneurs, est l’exemple même de la poursuite des pratiques qui conduisent à la catastrophe. 

Annonce de la construction d’un supermarché et d’une station-service dans le lit d’un ruisseau du Bassin Rhône-Méditerranée

Pendant les discours, la destruction continue !  

 

 

 

 

 

 

 

Encore un naufrage judiciaire

Affaire de la vache folle : non-lieu général requis
Au terme d’une interminable instruction, le parquet de Paris a demandé un non-lieu général dans ce dossier sensible de santé publique.

Presque vingt ans après, le prion mortel et sa variante humaine, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, semblent s’être évaporés. La panique déclenchée en 1996 par cette cousine bovine de la tremblante du mouton, née au Royaume-Uni avant de gagner la France, provoque aujourd’hui au mieux un haussement d’épaule, au pire l’effet d’un mauvais cauchemar (…)

http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-de-la-vache-folle-non-lieu-general-requis-14-04-2014-3767661.php


On sous-estime le nombre de morts à venir
par Jean-Louis Thillier

 


Planète terre : Désert d’abeilles ? 1/5« Planète Terre : Désert d’abeilles ? » évoque l’impact de la désertification, des nécro-technologies telles que les chimères génétiques et les nécro-carburants, de la disparition des jachères, de l’urbanisation effrénée, de la pollution des eaux, du frelon asiatique… 


http://www.dailymotion.com/video/xdkt8n_planete-terre-desert-d-abeilles-1-5_news

 

 

 

Le déclin des abeilles

symptôme de la ruine des campagnes

Le nombre d’abeilles et d’autres agents pollinisateurs – sauvages ou domestiques – semble être en diminution dans le monde entier, et plus particulièrement en Europe et en Amérique du Nord. L’absence de programmes régionaux et internationaux fiables visant à surveiller l’état et l’évolution du phénomène fait planer une incertitude considérable sur l’ampleur de cette diminution. Cependant, les pertes identifiées sont alarmantes. Au cours des dernières périodes hivernales, la mortalité des colonies d’abeilles domestiques en Europe se situait autour de 20 % (les taux variant de 1,8 % à 53 % selon les pays) (Williams et al, 2010)

http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266577/declin-des-abeilles-resume.pdf

Une étude européenne pour évaluer la disparition des abeilles

Pour faire une évaluation de l’apiculture, la Commission Européenne a lancé, dans 17 états membres, l’étude « Epilobee ».

C’est la première étude de cette envergure en Europe : 1 350 inspecteurs ont visité les 3 300 ruchers contenant 32 000 colonies d’abeilles entre l’automne 2012 et l’été 2013. Le résultat montre que les pays du Nord de l’Europe sont plus touchés par les mortalités d’abeilles que les pays méditerranéens.

Sur les 17 pays étudiés, la mortalité hivernale des colonies s’échelonne de 33% pour la Belgique à 28,7% pour la Suède en passant par 14% pour la France. En Grèce, en Italie, en Espagne, les pertes sont inférieures à 10%.

→ A (RE) ECOUTER : La disparition des abeilles inquiète les scientifiques

(…)

Mais cette étude, la première du genre, ne s’est bizarrement pas intéressée à la présence de pesticides. Ils sont pourtant considérés comme responsables de l’affaiblissement des colonies et de nombreuses disparitions.

(…)

http://www.rfi.fr/science/20140408-une-etude-europeenne-evaluer-disparition-abeilles/

Mortalité estivale des abeilles : la France est le pays le plus touché en Europe
Pour la première fois, une étude européenne évalue plus précisément la disparition des petites ouvrières de la pollinisation et produit une cartographie inédite : le nord de l’Europe est plus touché que le sud, et la France se distingue comme le pays où la mortalité est, de loin, la plus élevée au cours de la saison apicole.

(…)

Et les pesticides ?

Pour cerner les causes de mortalité, l’étude s’est intéressée à la présence ou non d’agents pathogènes (bactéries, virus, acariens), en notant sans surprise la présence des deux plus importants que sont Varroa, un acarien, et le Nosema, un champignon. Mais, très étrangement, elle ne porte pas sur les pesticides, soupçonnés pourtant de contribuer grandement aux déclins des pollinisateurs. Pas une seule fois le mot n’apparaît dans les 30 pages du rapport et aucune mesure de pesticide na été effectuée dans les ruches analysées. Pourquoi cette absence ? Les pesticides n’ont pas été écartés du champ de l’étude pour des raisons « politiques », mais « techniques », plusieurs laboratoires européens associés aux travaux n’ayant pas forcément les capacités de mener ces analyses, justifie l’Anses. Une limite de taille aux résultats de l’enquête, qui ne manque pas de susciter des commentaires critiques de la part d’une partie de la communauté scientifique.

La France est le premier pays européen pour sa consommation de phytosanitaires

L’étude, financée à hauteur de plus de 3 millions d’euros par la Commission européenne, doit être reconduite cette année. L’Anses indique travailler à une « harmonisation » des techniques de dosage des pesticides pour mieux prendre en compte ce sujet. Il faudra bien en passer par là : en France, où la mortalité estivale est plus élevée qu’ailleurs en Europe, les résultats semblent exclure la responsabilité unique des pathogènes naturels. Or, l’Hexagone est le troisième pays plus gros consommateur de pesticides au monde, derrière les Etats-Unis et l’Inde, et le premier en Europe. On se rappelle que la consommation de produits phytosanitaires y a augmenté de 2,6 % entre 2008 et 2010.  Et ce, alors que le plan dit « Ecophyto » de réduction des pesticides prévoyait une réduction de 50 % de l’usage des produits phytosanitaires d’ici à 2018… A contrario, d’autres pays interdisent l’usage des pesticides, comme l‘Italie ou l’Allemagne pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles et la Slovénie pour toutes les plantes.

On se rappelle aussi qu’au moment où les apiculteurs accusaient une chute de production de miel en 2013 et  bataillaient pour obtenir le durcissement des restrictions des pesticides afin de stopper la mortalité des abeilles, le 15 janvier dernier,le Parlement européen rejetait, une résolution rendant obligatoire l’étiquetage du pollen OGM contenu dans le miel. Finalement, l’absence du critère des pesticides dans l’enquête européenne n’est peut-être pas si étrange que cela.

http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2014/04/08/le-lourd-declin-des-abeilles-au-nord-de-l-europe-1019673.html

 

 

 

 

 

 

 

Le Chili célèbre le triomphe contre la Loi Monsanto et l’Accord UPOV

Paru dans le Grand Soir, le 31 mars 2014

 

Le retrait de la loi Monsanto sur la privatisation des semences paysannes et la non adhésion à la Convention UPOV 91 sur la protection de l’obtention des végétaux sont célébrées par les citoyens chiliens qui se mobilisent activement en défense de la production agro-écologique et de la culture familiale paysanne.

La pression est née d’un ample mouvement, de la campagne et de la ville, en défense des semences libres de brevets, non transgéniques et contre les pesticides, articulé dans la Campagne « Yo no quiero transgénicos en Chile » RAP-Chile.

La Présidente Bachelet et sa coalition au gouvernement ont annoncé le 17 mars le retrait du projet connu sous la dénomination de Loi Monsanto et qui avait été déposé au parlement en 2009 par la présidente elle-même au cours de sa précédente administration.

L’initiative légale prétendait accorder aux entreprises transnationales, comme Monsanto, Syngenta, Pioneer/Dupont et Bayer, productrices de semences hybrides et transgéniques d’amples garanties au prix des droits des paysans et paysannes et du patrimoine génétique du pays.

La campagne a suscité une mobilisation massive, des échanges de semences et le déploiement de ressources visuelles sur les réseaux sociaux.

Un rôle remarquable a été joué par les femmes paysannes et indigènes, les agriculteurs biodynamiques, conjointement avec des associations socio-ambiantales, indigènes, de consommateurs et des familles, chacun d’entre eux concernés par la possibilité bénéficier d’une alimentation saine et sûre. Ensemble ils formèrent le cœur du mouvement de défense des semences.

Il faut faire remarquer qu’au cours des dernières années, au Chili, la redécouverte des valeurs de l’agriculture familiale paysanne, et de l’agro-écologie – comme alternatives concrètes pour affronter un changement climatique, également en réponse à la nécessité pour la population de disposer d’une plus grande quantité et d’une meilleure alimentation – a pris de l’ampleur

L’eau, la terre et les semences sont des éléments essentiels pour parvenir à la souveraineté alimentaire, objectif poursuivi par la campagne Yo no quiero trangenicos en Chile, entendu comme le droit de tous et de toutes à décider librement des aliments qu’ils consomment, prenant en considération la culture traditionnelle, sans que celle-ci soit remise entre les mains des transnationales qui monopolisent le commerce des semences.

L’ex-sénatrice Ximena Rincón, actuelle ministre secrétaire générale du gouvernement, était à la tête de l’opposition au projet de loi au Sénat et grâce à la vigilance citoyenne une majorité de législateurs furent informés et s’unirent dans l’opposition à la loi.

L’organisation internationale Via Campesina célèbre cette décision qu’elle considère comme un triomphe du mouvement citoyen, mais elle avertit : il faut rester vigilant face au danger que représente UPOV 91 avec laquelle, on en a pas fini puisque le gouvernement ne « s’est pas engagé à développer un nouveau projet de loi en faisant appel aux différents secteurs impliqués et affectés ».

A ce sujet, elle ajoute qu’il n’y a pas le moindre doute, les entreprises feront des campagnes millionnaires de lobbying et de désinformation, y compris de cooptation d’organisations à travers lesquelles elles espèrent pouvoir continuer à défendre leurs mythes, menaces et mensonge » affirme-t-elle.

La Sénateur Alejandro Navarro, président du parti MAS, exprime : « Cela ne s’arrête pas ici, parce que l’analyse annoncée par l’exécutif requiert une consultation indigène. Piñera fut le maître des consultations indigènes faussées, le champion pour n’appeler au dialogue que ceux qui approuvaient ses projets, sans respecter les réquisits de la consultation tel qu’ils sont définis dans les traités internationaux ».

« C’est ce qui s’est produit avec la loi sur la pêche, avec la loi forestière et avec la loi des concessions électriques. J’espère qu’en tant que Nouvelle Majorité nous ne ferons pas de même, des consultations indigènes frauduleuses, allant à l’encontre des droits des peuples indigènes » , déclare Navarro.

 

 

Convention UPOV

Le mouvement citoyen dénonce un lobbying exercé par Monsanto depuis six ans faisant pression pour que le Chili signe la Convention UPOV 91, un traité promu par le secteur privé et qui est périodiquement actualisé de manière à augmenter les bénéfices des entreprises.

Il indique que cette convention n’a pas reçu le patronage des Nations Unies et que plusieurs des pays qui enregistrent des semences hybrides au Chili, comme la Nouvelle Zélande, le Canada, l’Afrique du Sud n’ont pas souscrit à UPOV 91.

Ne l’ont pas fait non plus les pays qui valorisent leur patrimoine génétique comme le Brésil, le Pérou et la Chine, parce qu’il n’est pas nécessaire de signer l’actualisation de l’année 1991 (UPOV 91) de cette Convention.

 

 

Proposition de Loi des Semences

La proposition de la Société Civile chilienne est de mettre en gestation une nouvelle loi de Semences qui permette d’avancer dans la direction de la Souveraineté Alimentaire, établissant des programmes de production et de distribution de semences paysannes locales.

La loi doit permettre la commercialisation des semences paysannes locales, reconnaissant le rôle autonome des communautés dans la récupération des semences traditionnelles pour les champs et potagers urbains. *

La proposition citoyenne propose en plus de soutenir le moratoire sur les cultures transgéniques, un moyen de protéger la diversité et d’exiger l’étiquetage des aliments transgéniques qui consacre le droit pour les consommateurs de choisir des aliments sains.

Un autre aspect concerne l’élimination du registre du Service d’Agriculture et d’Elevage (SAG sigle en espagnol) des pesticides hautement toxiques (PAP) et dommageables pour les abeilles.

Et également de soutenir dans chaque région du Chili la création de ferias locales et de pouvoir d’achat dans les organismes de l’Etat, comme les hôpitaux, les écoles, pour permettre l’approvisionnement de la population avec des aliments agro-écologiques produits de manière saine et sans agro-toxiques.

 

 

Déclaration de la CLOC-Via Campesina – Chile au retrait du processus législatif de la loi sur les obtentions.

Les organisations de la CLOC-Via Campesina- Chile célèbrent la décision du gouvernement de la Présidente Bachelet de retirer du processus législatif le Projet de Loi de Protection des Droits des Obtentions Végétales, projet qui cherche à implanter au Chili, UPOV 91, plus connu sous le nom de Loi Monsanto.

Ceci est une grande victoire obtenue par de multiples actions, réunions, forums, entrevues et des larges initiatives et mobilisations de la CLOC- Via Campesina – Chile et des mouvements sociaux qui permirent une bonne compréhension du problème par les citoyens, grâce au développement d’une solide argumentation et un travail de diffusion massive qui a inclus des centaines de communautés paysannes et indigènes, ainsi qu’une discussion efficace et méthodique avec une grande quantité de Sénateurs. […]

Aucun doute quant au fait que les entreprises vont dépenser des millions à travers de campagne de lobbying et de désinformation, comprenant la cooptation d’organisations à travers lesquelles ils espèrent pouvoir continuer à diffuser leurs mythes, menaces et mensonges.

Nous devons rester en alerte et maintenir notre campagne d’information avec encore d’avantage de détermination, continuer les conversations rigoureuses et fondamentales avec les parlementaire, les organisations, les citoyens, développant nos arguments de manière toujours plus claire. Nous savons que la vérité et la justice sont de notre côté. Et donc nous nous battons pour que la participation des organisations paysannes et des peuples indigènes dans la discussion d’une nouvelle loi soit effective et suffisamment large et représentative, et que nous puissions avoir la garantie d’être écoutés.

Il y a de nombreux sénateurs et sénatrices envers lesquels nous sommes reconnaissants pour leur disposition à écouter et à étudier nos arguments, ainsi que pour la manière honorable dont ils expriment leurs idées et établissent des compromis. Nous remercions en particulier l’ex-sénatrice Ximena Roncón, pour nous avoir écoutés et soutenus dès le départ.

Nous avons gagné parce que nous avons fait un énorme travail collectif et une diffusion sociale massive de notre position. Dans ce processus, nous remercions et valorisons l’implication, les apports et efforts de GRAIN qui a mis à notre disposition ses synthèses et analyses participant de manière active et permanente à la discussion, aux débats et à l’élaboration collective de position.

Nous lançons un appel à toutes les organisations sociales et en particulier aux organisations des campagnes à s’informer et s’intégrer dès maintenant dans les processus en cours. Le droit paysan et indigène millénaire de prendre soin, conserver et échanger des semences est la base de la souveraineté alimentaire des peuples et doit être défendu par tous.

LES SEMENCES SONT UN PATRIMOINE DE NOS PEUPLES INDIGENE ET DES PAYSANS DE LEURS FEMMES – PRINCIPALES GARDIENNES – ET CE SONT NOS PEUPLES QUI GENEREUSEMENT LES ONT MIS AU SERVICE DE L’HUMANITÉ !

POUR LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE ET POPULAIRE, NON A LA PRIVATISATION DES SEMENCES ! NON A UPOV 91 !

LES SEMENCES INDIGÈNES ET PAYSANNES SONT LA GARANTIE DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE DES PEUPLES

ANAMURI CONAPROCH CONFEDERACION RANQUIL ANMI

CLOC – VIA CAMPESINA – CHILE

Traduction Anne Wolff

Source espagnole Chile celebra triunfo contra Ley Monsanto y Convenio UPOV
» » http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-le-chili-celebre-le-trio...





Mars 2014

 

 

Grande distribution : 

conquête des marchés à la canonnière

La fronde des commerçants devant l’arrivée d’un Carrefour

Les petits commerçants lancent une pétition et en appellent aux candidats

Ils se sentent « TRAHIS » par les élus. Et menacés. « Certains d’entre nous vont disparaître », prédit avec colère Dominique Mahé, présidente de l’association des commerçants Sèvres-Duroc-Vaneau qu’elle a créée il y a dix ans.
http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/la-fronde-des-commercants-devant-l-arrivee-d-un-carrefour-25-03-2014-3705487.ph

Après la faillite des petits commerces familiaux sous la pression de la grande distribution, celle-ci investit la ville pour porter le coup de grâceLa « modernisation » vue par l’hyper-spéculation (via l’UMP sarkozyste)


En filigrane, les candidates à l’Hôtel de Ville pointent la mainmise des groupes Casino et Carrefour sur le marché parisien de la distribution alimentaire. En 2011, Bertrand Delanoë en avait fait autant. Le maire de Paris avait saisi l’Autorité de la concurrence pour avis sur la situation concurrentielle dans la capitale. Les juges avaient chiffré à 61,7 % la part de surfaces détenues par Casino. Dans la foulée, la Ville avait regretté le « manque de moyens » pour agir contre l’absence de « diversité commerciale ». « Depuis la loi de modernisation de l’économie de 2008, les politiques ne peuvent plus rien », reconnaît un distributeur parisien. Et, de fait, depuis l’adoption de cette loi de modernisation de l’économie qui facilite l’ouverture de magasins de moins de 1 000 mètres carrés, la bataille de la distribution alimentaire redouble à Paris.

Très tôt, Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, en avait fait son terrain de jeu. Dans les années 1980, Paris échappe à l’hypermarché et au match Carrefour-Leclerc qui sévit dans le reste de la France. « Jacques Chirac n’en voulait pas. Dès son élection en 1977, il a interdit l’implantation des hypermarchés », se rappelle Jacques Périlliat, ancien président de l’Union du grand commerce de centre-ville.

Du coup, le supermarché s’impose. Jean Baud, un autodidacte du commerce, déploie Franprix en 1960, puis son Leader Price dans les années 1990. Casino entre au capital de cette affaire familiale, puis, au terme d’une bataille épique, l’absorbe en 2007. Ce sera son bras armé dans Paris. « Entre 2005 et 2012, Casino a ouvert 143 magasins dans Paris », a observé l’Autorité de la concurrence. Le distributeur y aligne aujourd’hui plus de 370 magasins. En juillet 2012, nouvelle offensive : pour un montant de 1,2 milliard d’euros, Casino rachète Monoprix au groupe Galeries Lafayette. L’opération lui accorde la star du commerce de centre-ville (4,3 milliards d’euros pour 500 magasins), ses marges juteuses et ses positions dans Paris – l’enseigne refuse aujourd’hui de dévoiler le nombre de magasins qu’elle y exploite : son parc en compterait près d’une centaine, dont 53 Monoprix, d’après nos calculs.

CONCURRENCE FÉROCEL’Autorité de la concurrence a estimé que cette opération portait un risque d’« atteinte à la concurrence ». Par une décision du 11 juillet 2013, elle lui a imposé de céder 55 magasins dans Paris. L’injonction relance la bataille que se livrent les enseignes pour s’imposer sur ce marché évalué à 2,3 milliards d’euros par le cabinet IRI. Toutes rêvent de décrocher une grappe de magasins Casino pour alimenter leur expansion dans la capitale.

L’un des gagnants devrait être Marks & Spencer. D’après nos informations, le distributeur britannique espère reprendre une dizaine de Franprix et Monop’– pour instazller une enseigne inspirée de Simply Food, format de poche ouvert outre-Manche. Marks & Spencer est en pourparlers avec Unifrais, un groupe affilié à Casino. Parmi les projets figurent de belles adresses : Bercy Village, la rue de la Pépinière, près de Saint-Lazare, et la rue de la Chaussée-d’Antin, près des grands magasins du boulevard Haussmann. « Casino préfère céder ces points de vente à Marks & Spencer. Son offre alimentaire est atypique. Il fera moins de mal à Franprix que Carrefour », analyse un proche du dossier.

Le britannique n’a pas souhaité commenter ces informations. Marks & Spencer a, par ailleurs, signé un partenariat avec Relay, filiale de Lagardère, pour ouvrir des points de vente dans les gares, dont à la Défense (Hauts-de-Seine), en avril. « Dans les lieux de passage à fort trafic dans Paris, c’est le partenaire idéal », juge Jan Heere, directeur de Marks & Spencer à l’international.

Carrefour est aussi sur les rangs. Georges Plassat, son PDG, veut relancer ses enseignes dites de proximité. Rien ne se fera sans Paris. Le groupe y exploite déjà une flopée de Carrefour City, Carrefour Market et 8 à Huit.

Auchan et Intermarché, qui croient en leur chance, tentent de s’immiscer dans ce duel Carrefour-Casino. Le groupe nordiste, connu pour ses hypermarchés, a décidé de déployer son enseigne A2 pas, née en 2010. Il a ouvert le 24 mars, rue Saint-Martin (3e arrondissement). « Auchan a l’ambition d’atteindre un réseau de 100 magasins A2 pas d’ici à fin 2015. Environ 70 % d’entre eux seront situés à Paris », révèle Jean-Charles Fhal, directeur d’A2 pas. D’autres projets sont à l’étude. « Notamment dans le cadre des cessions Casino », précise-t-il.

Intermarché est lui aussi en pourparlers. Le groupement a inauguré, mardi 18 mars, un magasin dans le 15e arrondissement, rue Brancion. « Intermarché veut ouvrir 80 Express d’ici à 2018 dans Paris et en première couronne », estiment Claire Sixdeniers et Régis Quentin, coresponsables. L’enseigne ratisse Paris pour trouver des locaux.

Reste à déterminer qui de ces opérateurs décrochera les deux pépites du lot. A savoir : le supermarché Casino de la rue des Belles-Feuilles (16e) et celui de la rue Lecourbe (15e). Casino en veut très cher. Tout devrait aller vite. L’Autorité de la concurrence exige que le groupe boucle ces 55 cessions d’ici à juin, d’après nos informations. Interrogé, le groupe n’a pas donné suite à nos demandes d’interview.

DES RENDEMENTS AU SOMMET

La cession des magasins Casino n’est pas la seule illustration de l’effervescence du marché parisien. Toutes les enseignes se disputent le moindre local vacant. Carrefour va ouvri un magasin de 3 000 mètres carrés dans l’immeuble construit à grands frais par Alterea Cogedim pour Allianz en lieu et place de l’ancien hôpital Laennec, rue de Sèvres (7e). Le groupe rêve aussi de s’installer à Clichy-Batignolles (17e), près du futur palais de justice construit par l’architecte Renzo Piano. Monoprix est lui aussi sur les rangs.

La fermeture de concessions automobiles, malmenées par la chute des ventes de voitures, suscite également les convoitises. « Les garages sont des surfaces parfaites pour être transformés en supermarché », reconnaît Arnaud Meheust, gérant chargé de l’expansion de Lidl en France. L’enseigne vient d’adopter un format compact (800 mètres carrés) pour décupler son essor à Paris (16 magasins à ce jour).

Pourquoi tant de hargne ? « Paris, c’est une truffe. La guerre des prix entre enseignes est moins intense dans Paris que dans le reste de la France », répond Gilles Goldenberg, consultant spécialisé dans la distribution. « Et les mesures pour limiter la circulation automobile dans la capitale, c’est pain bénit pour les supérettes qu’on fréquente à pied », se félicite le directeur d’une enseigne.

Plus argentés que leurs compatriotes de province, les Parisiens rechignent à prendre une voiture pour faire leurs courses alimentaires dans un hypermarché de banlieue jugé moins cher. Et ceux qui ne sont pas motorisés se contentent du magasin le plus proche de leur domicile. « Tous les distributeurs ont compris combien l’avenir du commerce appartient au centre-ville. Car le coût du déplacement se renchérit. Et c’est d’autant plus vrai à Paris », confirme Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de l’enseigne Biocoop.

Dès lors, les rendements tutoient des sommets. La Grande Epicerie du Bon Marché tourne sur un chiffre d’affaires de 24 333 euros par mètre carré par an, d’après l’Autorité de la concurrence. A la porte d’Auteuil (16e), Carrefour génère 18 541 euros de vente par mètre carré sur 4 000 m2. Un distributeur estime, lui, qu’« un petit Franprix peut atteindre 6 millions » de chiffre d’affaires annuel.

Sur le papier, le commerce parisien semble échapper à la crise. « Non. Au contraire : la déflation menace les comptes d’exploitations des enseignes parisiennes », assure un franchisé parisien. Le coût d’exploitation des magasins dans Paris se renchérit. Les loyers flambent. Et le prix de l’énergie grimpe. « Il nous faut être très prudents pour trouver l’équilibre entre conditions d’exploitation, chiffre d’affaires et rentabilité », confirme M. Meheust chez Lidl France. « En province, le taux d’effort des magasins ne doit pas dépasser 5 %. A Paris, il n’est pas rare qu’il soit du double », observe M. Goldenberg, consultant.

Dès lors, les enseignes seraient obligées d’augmenter leurs marges et de pratiquer des prix supérieurs. L’UFC-Que choisir a récemment souligné la cherté des produits alimentaires à Paris, avec des prix de 14 % plus élevés que la moyenne nationale. Dans sa dernière étude, l’association de consommateurs estimait que Monoprix présentait des tarifs de 20 % supérieurs à ceux de Leclerc et Géant Casino. Auchan, Intermarché et Lidl espèrent faire jouer la concurrence.

Tous trois revendiquent être une vraie alternative prix aux tarifs pratiqués par les enseignes phares du groupe Casino. « Jusqu’à 40 % moins cher », affirme Lidl, rare enseigne à pratiquer à Paris les mêmes tarifs qu’ailleurs en France – « 5 % à 8 % inférieurs en moyenne aux prix de Franprix », assure A2 pas. Mais une baisse de prix générale à Paris n’est pas attendue. « Car les positions sont déjà très établies », observe M. Goldenberg.

 

 

 

 

 

Février 2014  

 

 

 

 

 

Trois villages d’une vallée isolée du Sud-Est de la France, frontalière de l’Italie, décident en commun de consulter leur population sous forme de référendum consultatif concernant leur rattachement administratif à la CARF, Communauté d’Agglomération de la Riviéra Française, dont l’avenir est d’intégrer la métropole de Nice, la toute première créée en France.
Le préfet Drevet, soutenu par le président de la métropole Christian Estrosi et le président du conseil général Eric Ciotti, déclare illégal et interdit ce référendum en menaçant élus et associations de 6 mois de prison et de 7500€ d’amende s’ils participent à sa mise en place, alors que partout ailleurs en France ce genre de référendums a lieu sans obstruction.
C’est en partant de l’examen de cette situation locale et l’analyse des moyens utilisés par les pouvoirs en place pour créer une métropole, que ce film pose la question de l’exercice de la démocratie représentative sur l’ensemble du territoire.

 

 

 

 

 

un petit rappel s’impose

Puy Guillaume : la bonne vie du village qui a résisté aux supermarchés

La commune auvergnate, ancien fief du socialiste Michel Charasse, est parvenue jusqu’ici à résister aux légions de la grande distribution.

Par GILLES FUMEY

Ce 17 janvier, à la sortie de l’école primaire de Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme), le froid sibérien n’engourdit pas les enfants qui s’égayent. Des parents font le détour du goûter dans l’une des trois boulangeries et pâtisseries ou chez Stéphane Gardette, à l’Ouvernia, étonnant commerce de bouche au carrefour de la place. Fin d’après-midi banale dans une petite ville de 2 700 habitants, ses cafés, son clocher et sa mairie ? Non. (…)

http://www.liberation.fr/societe/2013/02/08/puy-guillaume-les-ideaux-du-village_880490

Grande distribution : hyper pas grand chose

Aujourd’hui, la petite ville de Puy-Guillaume, 2 700 habitants, n’a toujours pas d’hyper et s’en félicite. Comme le raconte Gilles Fumey dans « Libération » (9/2), elle constitue une véritable exception française avec pas moins de 28 commerces directement impliqués dans l’habillement et l’alimentation, dont 14 bars et restaurants, 3 boulangeries, 1 commerce de bouche tous azimuts (fruits et légumes, buffet de fromages, traiteur), 2 producteurs bio, une ferme piscicole… Alors que la grande majorité des villes ont vu leur centre dépérir, vampirisé par de florissantes grandes surfaces en périphérie, Puy-Guillaume a encore allure humaine. Et on y mange bien ! « Les supermarchés, c’est le bas de gamme alimentaire, dit Charasse. Toujours cher pour ce que c’est. Comment imaginer en Auvergne de commercialiser des fromages sous cellophane ? Pour moi, habituer les gens à manger de la cochonnerie, cela ne leur donne pas le moral. » Et il n’avait pas encore entendu parler des lasagnes signé Findus…

Son exemple nous le confirme : si les élus de tous bords ont laissé saccager leur ville, si les partis politiques ont baissé pudiquement les yeux, c’est que, question enveloppes et dessous-de-table, les grandes enseignes n’ont pas lésiné.

Et ce n’est pas fini, comme le note ‘Le Figaro’ (8/1), : « La France est le pays qui ouvre le plus de centres commerciaux en Europe Occidentale : 715000 m2 d’ici à fin 2013 ! ». Du pur délire. Plus que l’Allemagne et le Royaume-Uni réunis. A Marseille, par exemple, 4 centres commerciaux doivent sortir de terre d’ici à 2016, alors qu’il existe déjà 4 autres.

Tous ces projets, nous explique-t-on, sont un rien déphasés : ils ont été conçus voilà dix ans, avant la crise, et avant l’engouement massif pour l’achat par Internet. Ils risquent fort le plantage. De beaux centres commerciaux, tous neufs, plein de magasins vides. Aussi vides que les centre-villes fantômes… ça aura de la gueule, non ??

https://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/02/18/grande-distribution-hyper-pas-grand-chose/

La France est pour une fois championne du monde. Cela pourrait nous réjouir si ce n’était un autre record que la densité d’hypermarchés par habitant. On trouve dans l’hexagone un hypermarché pour 46 000 habitants, alors qu’en Allemagne c’est pour 51 000 et en Italie pour 130 000. 

http://neoruro.canalblog.com/

 

 

 

 

 

 

 

La rue commerçante de Joigny en désertion

Libération le 24 février 2014


A première vue, elle a tout pour plaire. Centrale, piétonne, gorgée de petites boutiques, exempte de voitures donc de pollution et de bruit, la rue Gabriel-Cortel, voie principale de Joigny, reste un mystère***. A partir des quais de l’Yonne, elle permet de monter vers la vieille ville, son château et ses églises. Emaillée de bâtiments classés, de maisons à colombage, elle pourrait être l’écrin parfait d’une vie commerçante active, elle n’est que l’ombre de ce qu’elle a été. Peu fréquentée, elle fait l’effet d’une rue fantôme.

«Avant il y avait trois bouchers, un fromager, un boulanger… La rue était fréquentée, maintenant c’est mort», raconte Christian Dussault, épicier. Les commerces de bouche ont disparu, remplacés par un salon de beauté, un autre de coiffure, une épicerie, un bar libertin, un tatoueur, une librairie spécialisée dans les BD, des magasins de déco ou de vêtements…
(…)
De l’aveu des commerçants, les élus se promènent peu dans la rue. «Si même eux ne consomment pas…»(…)
une zone commerciale dotée de grandes enseignes (Intermarché, Kiabi, Gifi, etc.) se situe à 500 mètres de là…

http://www.liberation.fr/politiques/2014/02/24/la-rue-commercante-de-joigny-en-desertion_982664

*** curieux « mystère » que toute la suite explique par le menu

 

 

A Saint Gengoux le national, c’est seulement à 350 mètres du centre bourg commerçant que la grande distribution tente de s’implanter depuis 35 ans, avec ses cuves d’hydrocarbures, exactement dans le lit du ruisseau historique de la cité.

 

Cependant, les temps changent…

 

(…)

Considérant que cet ensemble commercial est situé à 800 mètres au nord du centre bourg de Prissé, en bordure de la RD 89, que l’extension projetée consistant à plus que doubler la surface de vente actuelle du centre commercial, conduira à créer un déséquilibre avec les commerces de centre bourg et ne participera pas à un développement harmonieux du territoire ; 

 

Considérant que le projet marquera le paysage de l’entrée de ville et  conduira, en outre, à une imperméabilisation importante des sols dans un secteur bordé par une rivière ; 

(…)

le projet de la SAS « PRISSEDIS » est refusé

 

COMMISSION NATIONALE D’AMENAGEMENT COMMERCIAL

13 novembre 2013

 

 

 

 

 

Supermarchés et désertification


Commerce : 14 villes sont dans le rouge

Les commerces d’une cinquantaine de centres-ville sont dans une situation préoccupante, selon une étude inédite de Procos. Les zones marchandes se rétractent de plus en plus. Dans quatorze villes, c’est l’hyper-centre qui est aujourd’hui touché avec un taux de vacance supérieur à 10%. La fédération alerte sur « l’émergence d’une nouvelle crise du commerce en centre-ville« .
(…)

Alençon ou le choix du suicide
L’un des exemples les plus révélateurs est Alençon, en Basse-Normandie, où 1.000 salariés se sont retrouvés sur le carreau quand l’usine Moulinex a fermé en 2001. La ville a alors fait le choix du tertiaire… et de la grande distribution. Elle compte deux pôles commerciaux et 100.000 m2 de surfaces commerciales doivent encore sortir de terre. N’ayant plus que ses yeux pour pleurer, la municipalité a recruté un manager du centre-ville qui doit tenter comme il peut d’arrêter l’hémorragie…
(…)

Grande distribution

Le lien avec la grande distribution, longtemps mis sous le boisseau par les pouvoirs publics  – « Dans tous les pays où on a libéralisé les grandes surfaces, il n’y a pas eu disparition du petit commerce », assurait le secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli, en 2009 -, saute aux yeux. Le commerce de centre-ville a diminué de 3,7% ces dernières années quand, dans le même temps, le parc de surfaces commerciales a doublé, essentiellement en périphérie. L’évolution de la nature du commerce spécialisé ces douze dernières apporte un autre éclairage. Alors que l’hôtellerie, l’alimentaire, la restauration, les équipements de la personne (magasins de vêtement), l’hygiène, beauté, santé (salons de coiffures, magasins de cosmétiques, pharmacies…) se maintiennent voire progressent, les équipements de la maison (ameublement, électroménager, bricolage) et les loisirs enregistrent une baisse importante… C’est-à-dire les secteurs trustés dans les périphéries par les géants Ikéa, Décathlon, Go Sport, Darty et autres Bricorama… Entre 2011 et 2013, la part des équipements de la maison est ainsi passée de 7 à 4% dans les centres des villes de 50.000 à 250.000 habitants. Dans le même temps, l’offre commerciale en centre-ville s’est de plus en plus concentrée entre les mains d’enseignes nationales dont la part est passée de 27,9% à 35,7%. « Les rues de Rouen ne comptaient que des artisans au 19e siècle, dans les années 1970, elles possédaient encore énormément d’indépendants, aujourd’hui, ce qui est remarquable, c’est la présence des enseignes », constate Pascal Madry. 

 

 

 

 

 

 

Janvier 2014 

 

« Encore d’un groupement exemplaire de citoyens !

On le dit à chaque fois, enfin très régulièrement : la société civile crée des collectifs qui répondent à des soucis de mieux vivre, de développement économique aussi, d’organisation locale (…) » 

 

Bel optimisme !

 

C’était sur France Inter lundi 27 janvier 

dans l’émission Carnets de Campagne

 

un excellent exemple : le Collectif des Garrigues qui, lui aussi, constate que les locaux ne comprennent plus guère et se mobilisent encore moins pour leur campagne

 

 

 

 


La merdonité en marche : réification en tous genres

La dévalorisation générale créée par la grande distribution n’a pas de limite. 

Après la ruine des commerçants-artisans et la désertification des villages et des centre-villes, les producteurs pressurés, les travailleurs surexploités, la délocalisation, le chômage, etc., les clients y passent aussi…

 

Un couple brutalisé par les vigiles d’un Carrefour 

 

 

 

Les vacances en Espagne d’un couple virent au cauchemar

 

 

 

 

 

 

 


Tout le ciel cette nuit proclame
L’hécatombe des rossignols
Mais que sait l’univers du drame

 

 

 

 

 


La merdonité en marche : réification en tous genres

Ferme des «1000 vaches»

l’Etat demande la démolition de bâtiments illégaux 

 

(…) José Bové, s’est félicité dans un communiqué de cette première victoire : «Les nombreuses infractions relevées en décembre sur le site par les services de l’Etat (…) montrent à quel point les promoteurs de ce genre de monstre, ici l’entrepreneur en BTP Michel Ramery, se moquent des lois comme de l’intérêt public». 

 

Limité à 500 bêtes 

 

«J’espère que les ministres concernés pourront coordonner leurs actions politiques pour empêcher non seulement ce projet, mais à l’avenir tout projet de ce type, de se réaliser en France. L’Europe a besoin de paysans, de fermes, pas de fermes-usines» 

 

 

 

PETITION – Projet de ferme-usine des 1000 vaches : Non merci ! 

 

 

NON AUX 1000 VACHES 

 

 

 

 

 

Un film long long long en bouche…

 

La grande bellezza 

de Paolo Sorrentino

 

Une promenade romaine mélancolique entre raffinement, beauté, distinction et décadence, maintien et abandon, désabusement et émerveillement, futilité et profondeur, sacré et profanation. Tout se croise, se superpose, se combine dans le sillage étonné de Jep Gambardella, un mondain contemplatif sensible sous l’élégance et la distance affichée, et toujours en attente.

Où la vacuité apparente est pleine d’émotions.

Une poésie d’images, de musiques et de voix magnifiques.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=210804.html
http://www.youtube.com/watch?v=G_2owlRkTjc 


où l’on fait connaissance avec des compositeurs contemporains comme Arvo Pärt, Zbigniew Preisner, David Lang, et des interprètes tout aussi admirables.

 

 

 


Tentative d’échange avec le député local, Thomas Thévenoud : le néant.

Nous nous sommes heurtés à un mur.
dans l’ordre chronologique, de la première lettre (ci-dessous) à la dernière

 

Alain-Claude Galtié

Collectif de sauvegarde de Saint Gengoux le National

1, rue de la Tuilerie

71460 Saint Gengoux le National

acgaltie@gmail.com

Monsieur Thomas Thévenoud

Député de Saône-et-Loire

78 rue Dinet

71460 MACON

le 13 novembre 2013

Monsieur le Député,

A Saint Gengoux le National, un projet de nouveau supermarché, de parking et de station-service menace de destruction définitive le cours d’eau historique de la cité médiévale, le Nolange.

Maltraité de toutes les façons possibles, il a été confiné dans un égout et des buses à partir de 1962. Aujourd’hui, les visiteurs de la cité médiévale ignorent généralement que l’eau y est abondante et qu’il y coule le ruisseau qui alimentait les fossés bas des remparts de la cité médiévale.

Invisible et oublié, le Nolange ne structure plus la cité qui s’est construite à son côté. Les visiteurs ne peuvent plus lire la continuité historique et écologique de la vallée. Les paysages et l’ensemble médiéval en sont amputés. C’est une grande perte de valeur et de l’agrément à séjourner et vivre à Saint Gengoux.

Entre le Bourg-Hameau et le pré de la Tour (des Archers), sur environ 800m, le Nolange est enterré. Enterré mais toujours là, attendant une réhabilitation que semblaient annoncer et encourager la Directive 2000/60/CE de l’Union Européenne du 23 octobre 2000, la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006 (LEMA), différentes circulaires du Ministère de l’Environnement, le développement du programme Natura 2000, la progression d’une Trame Verte et Bleue, le processus du Contrat de Rivière, etc.

Las, le fil de l’eau, sa continuité écologique et l’intégrité de la cité médiévale ont été perdus de vue par beaucoup. Ils n’existent plus dans l’inconscient collectif, si ce n’est ponctuellement et de façon négative par exemple lors de débordements des réseaux. Je paraphrase là le Guide méthodologique réalisé par l’agence de l’eau Loire-Bretagne qui présente le cas des rivières oubliées ou « inexistantes » :

Guide méthodologique – Restauration des cours d’eau – Agence de l

C’est exactement ce qui se passe à Saint Gengoux où même les crues centennales ont été oubliées ! C’est cette perte de conscience et d’intérêt pour les richesses locales qui ont permis la relance et le développement du projet commercial en tous points étranger à l’économie de la cité.

Le projet convoite le pré A l’Agasse, entre cité médiévale et Tour des Archers, qui correspond exactement au lit (lit mineur et lit majeur) du Nolange. C’est donc le fond de vallée, là où la nappe phréatique est la plus proche, où elle affleure en période pluvieuse (photo jointe) – justement là où il arrive aussi que l’eau monte (1).

Toutes les cartes, depuis la carte de Cassini, le plan cadastral du hameau de Nourue de 1817 (2), la carte de 1835 (extrait joint), la carte d’état-major (1820-1866)… jusqu’à la carte IGN de 1978 (ci-joint un extrait), témoignent du tracé du ruisseau le Nolange dans la cité et de la réalité de son lit mineur en bordure du pré A l’Agasse visé par le projet commercial.

En tant que lit du ruisseau, zone d’expansion des crues et partie du réseau hydrographique local à restaurer pour la qualité de toutes les eaux de l’aval et la continuité écologique entre les pelouses calcicoles de la Côte Chalonnaise, celles du Mâconnais, et les espaces protégés de la Grosne, le pré qui serait détruit par la réalisation du projet commercial ATAC est protégé par la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques. Comme dans tout le Bassin de la Grosne, celle-ci s’applique au cours du Nolange et à ses affluents, et invite à leur réhabilitation.

La protection effective et la réhabilitation du lit du Nolange pourraient amorcer une restauration de l’ensemble constitué par une cité médiévale encore remarquable et les paysages tout aussi remarquables de la vallée. Cela profiterait à tous les Jouvenceaux – bien sûr au dynamisme touristique sérieusement en panne – comme à toute la région. Une opération qui serait infiniment plus profitable à une économie locale qui ne demande qu’à se redévelopper, qu’un nouveau renforcement (deux fois destructeur à l’endroit prévu) de la grande distribution. Une protection et une réhabilitation d’autant plus nécessaires que la cité fait désormais partie du Pays d’Art et d’Histoire « Entre Cluny et Tournus« .

Détail qui peut avoir une importance pratique et budgétaire : la restauration serait facilitée, pour le cours du Nolange, par l’existence du canal réalisé au XVIIIème siècle, lequel a simplement été recouvert.

Les amoureux du site de Saint Gengoux le National sont à votre disposition pour toute information complémentaire.

Soyez assuré, Monsieur, de l’expression de ma considération citoyenne.

Pour le collectif

Alain-Claude Galtié

Pièces jointes :

  • Photo : le pré A l’Agasse par temps de pluie (28 juillet 2013)

  • extrait de la carte IGN 2927E_25K_1978

  • extrait de la carte de 1835 où le fond de vallée est clairement défini.

(1) extrait des c.r. du Conseil Municipal de St Gengoux, 11 septembre 1902 :

« (…) Considérant que ce danger de grande crue n’est pas un danger illusoire et que la population de Saint Gengoux le National, a parfaitement conservé le souvenir de la crue de 1867, où les eaux se sont élevées à plus d’un mètre sur la route et ont envahi les maisons voisines (…) »
« la route » est la Route des Tanneries qui longe le Pré A l’Agasse, et « le ruisseau des Tanneries » est décrit comme étant « d’une grande largeur et assez grande profondeur« .

(…) En 1867, une poche d’eau creva dans la montagne. En quelques heures, l’inondation envahit l’école. L’eau monta dans les classes presque jusqu’au plafond (…) ».

Extrait de « Trois siècles d’enseignement libre » par J.D.M. Dutroncy, bulletin La Paroisse, juillet 1938.

L’école était, alors, dans le couvent des Ursulines, l’actuel Foyer Rural, rue des Tanneries.

Et, en juin 1875, d’après le « Registre d’ordre. Notes diverses 1889-1865« , à la rubrique « Sinistres de 1875 » (pages 75-76), ce sont 150 hectares qui ont été inondés. 150 hectares représentent presque 1/6ème du territoire de la commune (936 ha). Schématiquement, cela correspond à une large part des lits majeurs du Nourue (côté Grosne), du Nolange et du Chirot.

(2) http://www.archives71.fr/arkotheque/arkotheque_visionneuse_archives.php?arko=YTo0OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTMtMDctMjgiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MztzOjQ6InJlZjIiO2k6NDg2O30=

et encore, sur l’oubli de l’eau et de beaucoup d’autres choses :

Rivières perdues

le film de Caroline Bâcle

Il était une fois, des centaines de rivières sillonnaient nos villes. Pourquoi ont-elles disparues? Comment? Et pourrions-nous les revoir un jour? Ce documentaire tente de trouver des réponses en rencontrant des urbanistes, des militantes et des artistes visionnaires du monde entier.

Site officiel

http://rivieresperdues.radio-canada.ca/

page FaceBook

https://www.facebook.com/LostRiversDoc

la réaction de Thomas Thévenoud 2 déc 2013

THOMAS THEVENOUD

Depute

Conseiller general de Saône-et-Loire

Macon, le – 2 DEC. 2013

Monsieur Alain-Claude GALTIE

1, rue de la Tuilerie

71 460 Saint-Gengoux-le-National

Monsieur,

Je fais suite a votre courrier en date du 13 novembre dernier quant a votre opposition au projet de deplacement de la moyenne surface commerciale sur la commune de Saint-Gengoux-le-National.

J’ai bien noté l’ensemble de vos arguments relatifs a la preservation du patrimoine historique et a la sauvegarde de l’environnement notamment des milieux aquatiques.

Je suis pour ma part particulierement sensible aux consequences parfois irremediables que peuvent avoir les projets de developpement urbain sur notre environnement naturel.

Toutefois, la presence d’une moyenne surface commerciale en zone rurale permet d’apporter une offre de services complementaires, necessaires au maintien de la population.

Par exemple, le maintien d’une station service a Saint-Gengoux-le-National est un atout indispensable au developpement de votre territoire. Aujourd’hui, it semblerait que les locaux occupes par Maximarche ne correspondent plus aux besoins de la population et ne soient plus aux normes.

Toutefois, ce type de projet ne pourra aboutir que sous reserve du strict respect des regles d’urbanisme mais surtout avec l’adhesion de la population locale.

C’est dans tette perspective que j’ai interpelle Monsieur CHAUFFER YVART, Directeur de la Direction Regionals des Affaires Culturelles de Bourgogne, mais galement a Monsieur SUDRY, Prefet de Sa6ne-et-Loire, sur les enjeux de ce projet.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de mes sentiments lei meilleurs.

Thomas THEVENOU

Courriel : tthevenoud@assemblee-nationale.fr

www.thomasthevenoud.fr

Permanence parlementaire

78, rue Dinet

71000 Macon

Tel. 03 85 29 01 58

Assemblee Nationale

126, rue de l’Universite

75007 Paris

Tel. 01 40 63 68 97

ma réponse à Thomas Thévenoud


Alain-Claude Galtié

Collectif de sauvegarde de Saint Gengoux le National
1, rue de la Tuilerie
71460 Saint Gengoux le National

12 décembre 2013

Monsieur Thomas Thévenoud
Député et Conseiller général de Saône-et-Loire

suite à votre courrier du 2 décembre

Cher Monsieur,

L’affaire qui nous occupe avant tout est la préservation de l’eau, de ses milieux et de ce qui subsiste encore de l’ensemble unique constitué par la vallée du Nolange et l’urbanisme médiéval de la cité. Cela suffit à notre peine pour l’instant.

La nécessité incontestable d’une station-service et l’amélioration de l’installation de la supérette existante ne sont pas remises en cause par notre action. Ce sont deux autres questions et cela n’est pas le sujet pour lequel je vous ai écrit.

Cependant, sur ces points aussi, nous sommes quelques Jouvenceaux à savoir que la réalité ne vous a pas été parfaitement décrite. Parmi ces Jouvenceaux, des commerçants, des artisans et des producteurs de pays qui craignent naturellement une extension de l’offre du grand commerce étranger à l’économie locale. On le serait à moins !

Mais peut-être ne vous aura-t-on pas davantage informé que nous sommes plusieurs (habitants et associations) à avoir proposé, depuis plus de six ans, des solutions alternatives pour enrayer le déclin spectaculaire de la cité – y compris pour améliorer l’installation du Maxi et de la station là où cela n’entraînerait aucune nouvelle destruction. Personne n’a été écouté. Toutes les propositions ont été ignorées et plusieurs très belles occasions foncières ont été gâchées au détriment de l’intérêt général – toujours après que nous ayons fait les suggestions.

Aujourd’hui, le sujet premier est – pour la cité et pour la région – la sauvegarde du ruisseau de Nolange qui a creusé la vallée et façonné son histoire (a). Heureusement, les temps ont changé depuis le lancement du premier projet il y a une vingtaine d’années. La prise de conscience de l’eau, des biotopes de l’eau et des continuités écologiques a beaucoup progressé.

Il y a vingt ans, une mobilisation locale a écarté le danger et sauvé la continuité historique et architecturale. Et le site du pré à l’Agasse a été classé. Aujourd’hui, à ces nécessités qui n’ont rien perdu de leur actualité (bien au contraire), s’ajoutent d’autres impératifs :

sauver l’eau pour nous et pour tous,
préserver le vivant (la biodiversité) et faciliter son redéveloppement,
anticiper sur les changements climatiques en facilitant le mouvement des espèces animales et végétales,
– et
restaurer tout ce qui est possible (et qui nous est nécessaire).

Bien heureusement, la législation a évolué de concert : si nous sommes bien dans un « Etat de Droit », ce type de projet, en un tel endroit, est devenu illégal en vertu de la LEMA (la loi sur l’eau et les milieux aquatiques) et de la jurisprudence. On ne détruit plus les ruisseaux et les continuités écologiques au nom d’un « développement » contraire au bien commun. Il en va de l’économie locale et régionale bien comprise, et de l’avenir.

« (…) Toute intervention sur un cours d’eau a des conséquences pour l’ensemble de la rivière : il est donc essentiel de la prendre en considération dans toutes ses dimensions : l’amont et l’aval, les rives droite et gauche, la nappe souterraine d’accompagnement, les fluctuations annuelles (crue et étiage). (…) »,
« 
Journée d’échanges techniques » de Saint Gengoux organisé par l’EPTB le 4 juin 2013.

En dépit de sa teneur, cette journée s’est pourtant déroulée à l’insu des habitants et en l’absence des associations environnementales mobilisées sur le sujet.

Quant à la population de St Gengoux le National, justement, elle est majoritairement désinformée comme l’ont été les services officiels de l’eau et de l’environnement. Elle a même perdu la mémoire de son bien commun, de son eau tout d’abord. Démonstration : soixante années de destructions de l’eau et de ses environnements viennent d’aboutir à une scandaleuse privatisation de ce qui était presque gratuit hier (b).

Je vous l’ai indiqué, Saint Gengoux est un « cas de rivière inexistante », ou « rivière perdue » :
Guide méthodologique réalisé par l’agence de l’eau Loire-Bretagne

Guide méthodologique – Restauration des cours d’eau – Agence de l
Et, dans ce cas, par définition, il n’y a plus de démocratie, pas de liberté de choix (l’histoire des aberrantes destructions précédentes le démontre). Il faut donc informer, mettre en commun les expériences, stimuler les initiatives et redécouvrir ensemble pour aider à la reconstruction de la culture perdue (
c).

Pur produit de cette perte de connaissance et du sens du bien commun, le projet actuel est nuisible et dangereux pour Saint Gengoux et bien au-delà, pour toutes les eaux de l’aval.

Tout au contraire, nous – Jouvenceaux et habitants du Pays d’Art et d’Histoire – nous inscrivons dans une perspective résolument positive. Par exemple, nous travaillons sur le sauvetage des sources et la récupération de l’eau domestique, sur la réhabilitation de la vallée et de l’ensemble médiéval à partir de la restauration du ruisseau de Nolange. La Loi sur l’Eau et les différents programmes de sauvegarde de la biodiversité développés, y compris dans la région, nous y invitent. Pourquoi nous en priver ? Nous nous inscrivons, donc, dans la perspective d’une dynamique économique locale (celle-ci) avec les commerçants et les producteurs qui en seraient les premiers bénéficiaires si la cité retrouvait un peu d’attrait et une meilleure fréquentation touristique.

Soyez assuré, Cher Monsieur, de mes meilleures salutations

pour le collectif
ACG

Sur l’étonnante dégradation du bien commun à Saint Gengoux, voici un article paru sur le site de l’Observatoire de la Continuité Ecologique et des usages de l’eau :
Menace de destruction d’un cours d’eau du Clunysois

http://oce2015.wordpress.com/2013/11/17/des-rivieres-perdues/

Il condense l’étude de terrain (et visite en photos) qui présente le saccage de l’eau sous toutes ses formes dans cette petite tête de bassin :
L’eau de Saint Gengoux le Royal…
et sa perte : un engrenage exemplaire
http://renaissancesrurales.blogspot.fr/2012_03_01_archive.html

(a) …ruisseau de Nolange dont le lit naturel traverse le pré à l’Agasse, comme le montre la carte IGN 2927E_25K_1978 que je vous ai communiquée avec mon premier courrier.

(b) et que la commune pourrait redistribuer avec profit à ses voisines, puisque le débit de l’excellente source de Montvallet est presque double de la consommation de la cité et de ses hameaux.

(c) Autres extraits du Guide méthodologique réalisé par l’agence de l’eau Loire-Bretagne :
(…)
Dans ces situations, porter un projet de restauration — une réouverture de rivière, le reméandrage d’un tracé rectiligne, un effacement d’ouvrage — nécessite de constituer l’image de la rivière et de lui donner un rôle positif dans le territoire.

Mettre en valeur le gain pour la qualité de vie

L’un des leviers identifiés lors des enquêtes de terrain pour modifier les perceptions des riverains est la mise en évidence d’une amélioration du cadre de vie ou d’un gain pour l’aménagement du territoire. L’identification de ce gain doit être recherchée très en amont du projet et si possible dès sa conception (…)

Exemple de la Moine

Les travaux de restauration doivent servir à valoriser la rivière considérée comme un « élément fédérateur du territoire ». La rivière est « une vraie richesse au sens architectural du terme, qui met en musique la vie de la ville si on s’y prend bien. (…) L’objectif est de retrouver une coulée verte traversante au niveau de la ville ».

Un questionnaire adressé aux riverains a montré que la majorité ne voulait pas revenir à l’ancienne rivière. Ils évoquent désormais une « rivière vivante, ruisselante, qui fait du bruit, une eau qui sillonne… ».

(…)

Exemple de l’Ondaine

La découverture de la rivière a suscité une véritable curiosité des habitants qui sont spontanément venus assister aux travaux :
« C’était bien barricadé mais les gens passaient quand même, ils avaient hâte de voir cette rivière recouverte depuis 150 ans. »

Le risque pour la sécurité publique en cas de crue est l’un des arguments qui a motivé le projet. La découverture de l’Ondaine élimine un risque important lié à l’effondrement de la galerie en cas de crue. (…)

L’Ondaine traverse la communauté d’agglomération Saint-Etienne métropole. Le passé industriel et minier, l’urbanisation du secteur ont artificialisé la rivière jusqu’à la recouvrir sur des portions entières. afin de réduire les risques d’inondation de certains quartiers, deux projets de découverture ont été réalisés en 2010 par Saint-Etienne métropole dans le cadre d’un contrat de rivière. La découverture s’est accompagnée d’une réflexion pour redonner un caractère plus « naturel » à la rivière (végétalisation des berges, aménagement du lit) et améliorer le cadre de vie des habitants.
etc.

Comme pour l’Ondaine, la découverture du ruisseau de Nolange réduirait aussi les inondations du Bourg-Hameau de Saint Gengoux le National.

Dernière submersion :

le 10 juin 2008, à la suite d’un orage, le débit excédait la capacité de la buse où le Nolange a été enseveli. Un grand classique d’après les habitants.

Est-il besoin de souligner que, de ce côté aussi, un nouveau remblai augmenterait encore le problème ?

le 31 12 2013

Monsieur,

Je fais suite à votre courriel du 14 décembre dernier et vous informe que Thomas Thévenoud a bien pris connaissance de vos éléments complémentaires relatifs au dossier de Saint-Gengoux-Le-National.
Bien à vous.

Delphine SZWEDURA

Attachée parlementaire de Thomas Thevenoud

Député Conseiller général de Saône et Loire

78 rue Dinet

71000 Macon

TEL : 06.80.11.73.27

03.85.29.01.58

 

 

 

 


Décembre 2013

 

 

Morlaix encore inondée

Quelle surprise !

Presque comme en 1974 :


rappel :

2.4.5.CATASTROPHE PRÉVISIBLE À MORLAIX, VILLE BALNÉAIRE DE BRETAGNE (FINISTÈRE)

2.4.5.1. Un site ancien à risques récents d’inondation pluviale (figure 107) 

 

Le site de Morlaix est déjà touché par les problèmes de ruissellement, suite au DEBOCAGEMENT intensif et aux destructions des levées de terre du parcellaire agricole réalisés depuis 1970 par les remembrements (jugement du Tribunal Administratif condamnant la DDA pour la modification des lieux)

(…)

 

2.4.5.3.  Nos propositions

 

Nous proposons :

un REBOCAGEMENT du bassin-versant, avec reconstitution de levées de terre ou de murets en fonction du nouveau parcellaire avec RETENUES COLLINAIRES, ayant une fonction de rétention hydraulique de façon à obtenir le piégeage des crues

centennales;

une modification d’activités des rez-de-chaussée de la ville basse, avec interdiction d’habitation en rez-de-chaussée, et

passages de secours d’évacuation vers les étages supérieurs;

le refus de tout nouveau permis de construire pour l’habitat, des activités, etc., dans les lits majeurs d’écoulement préférentiel de la crue.

(…)

RUISSELLEMENT ET RISQUE MAJEUR

Crue centennale en milieu urbanisé

1994

 

Depuis, les rivières sont toujours enterrées en centre ville et le bassin commun aux deux cours d’eau est toujours recouvert par un parking…

 

 

 

 

nourriture gaspillée : c’est pire encore

Depuis près de 30 ans, la Cantine savoyarde permet à des centaines de personnes par jour de recevoir un repas chaud et équilibré.


(…) la Cantine savoyarde récupère les surplus non servis auprès des collectivités locales ainsi que ceux de la Banque alimentaire et des Restos du Coeur. Tous les matins, les bénévoles vont aussi collecter les invendus de la veille auprès des supermarchés et des commerçants chambériens. Une collaboration indispensable et une entraide nécessaire au fonctionnement de la structure. « Sans eux, on n’y arriverait pas, » avoue Alain d’Estournelles. (…)


http://www.la-vie-nouvelle.fr/actualite/Cantine-savoyarde-:-Ticket-pour-un-repas-chaud-1452.html



Récupérer les surplus des denrées non servies dans les cantines scolaires et les utiliser pour préparer des repas pour les sans-abris ou les personnes en difficulté, c’est l’objectif de la Cantine savoyarde. Depuis trente ans, cette association de Chambéry (Savoie) se bat contre le gaspillage alimentaire et fait œuvre de solidarité en offrant dans son restaurant plus de 60 000 repas par an.


« Un repas chaque jour de l’année pour les plus déshérités », telle est la devise de la Cantine savoyarde. Fondée en 1983 (« deux ans avant les Restos du cœur ! », annonce fièrement le directeur de l’association, Alain d’Estournelles, qui en est aussi l’un des initiateurs), cette cantine solidaire accueille midi et soir plus d’une centaine de personnes par jour. Car ici, on ne se contente pas de distribuer des repas. On les cuisine et on les sert à table, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Jeunes ou vieux, sans domicile fixe ou travailleurs pauvres, familles avec enfants ou célibataires, tous sont accueillis comme il se doit. Et reçoivent un repas chaud, complet et équilibré, préparé et servi par une centaines de bénévoles qui se relaient toute l’année. (…)


http://www.lavie.fr/solidarite/carnets-citoyens/a-chambery-une-cantine-solidaire-pour-les-sans-abris-17-12-2013-48006_459.php



émission Carnets de Campagne avec l’animateur de la Cantine Savoyarde

http://www.franceinter.fr/emission-carnets-de-campagne-la-savoie-35-0



 

 



Le long combat de Louis Pouey Mounou :


Simonne Pouey Mounou, Éclats de vert, Paris,

Ubiquité Éditions,

510 p., ill., ISBN 978-1-291-25456-3 [20 Є]


Parmi les milliers de personnes qui empruntent quotidiennement une partie des 13 kilomètres de la Coulée Verte, combien sont-elles au courant de son histoire? Combien pour préciser qu’elle a remplacé un projet d’autoroute ou que le TGV pourrait aujourd’hui y circuler en tranchée ouverte? Combien pour savoir que cette réalisation a pour origine un mouvement associatif déterminé et organisé durant les années 1970-1980 ?

 

C’est pour réparer cet oubli général que Simonne Pouey Mounou, ancienne professeur au lycée Marie Curie, a pris la plume pour témoigner.


Son mari, Louis Pouey Mounou, architecte, a été au cœur de ce combat pour éviter qu’une partie de la banlieue sud soit irrémédiablement saccagée.


Pour M. et Mme Pouey Mounou, l’aventure commence en été 1972 quand le projet de l’A 10, vieux de plus d’une décennie, est réactivé sur l’emprise de la voie ferrée Paris-Chartres par Gallardon. Louis Pouey Mounou se propose à la tête du comité fontenaisien de la Fédération des Usagers des Transports de la région parisienne (présidée par Jean-Claude Delarue). Rapidement, il y défend des idées révolutionnaires pour l’époque: critique de la prolifération des véhicules individuels en ville et demande de développement d’un réseau moderne de transports en commun.


Cet engagement va bouleverser la vie de la famille Pouey Mounou et l’auteur en détaille tous les effets : les tracasseries administratives et la raréfaction des chantiers pour Louis l’architecte, le ralliement à la cause écologiste et à l’intervention des écologistes dans les élections de 1974, la proposition d’un contre-projet de cheminement planté que Louis Pouey Mounou baptise « Coulée Verte »…


Simonne Pouey Mounou décrit aussi les premières victoires : l’abandon du projet de l’A 10 en juin 1977, les 6,94% de son mari aux Législatives de 1978 à la tête du Collectif Écologie 78 ». Puis, en janvier 1979, un autre combat commence : la SNCF, propriétaire des terrains, envisage un nouveau projet, celui d’un train ou d’un TGV vers l’ouest.


Officialisé un an plus tard, les associations se mobilisent de nouveau. Louis Pouey Mounou, fidèle à ses convictions premières, défend la compatibilité des 2 projets Coulée Verte-TGV avec un passage souterrain de celui-ci. Cette option sera réalisée avec la construction de tunnels, permettant l’aménagement de la Coulée Verte à partir de 1988, une fois les terrains acquis pour un prix symbolique.


A coté de ces succès, beaucoup de difficultés : Louis Pouey Mounou contraint d’arrêter son métier suite à un quasi boycott, les problèmes financiers consécutifs à l’échec des élections régionales de 1986 (2,25% alors que les remboursement des frais de campagne est fixé à 5%), l’opacité de certaines décisions relevant pourtant de l’intérêt général, le pilonnage incompréhensible par son éditeur de son ouvrage Les Transports dans notre vie (publié en 1986)…


Pour toute ces raisons, ce livre, qui est aussi une chronique familiale, constitue un témoignage primordial pour l’histoire de la genèse de la Coulée Verte.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coul%C3%A9e_verte_du_sud_parisien


Et un témoignage primordial sur la grande difficulté à défendre le bien commun en France



 



 


Novembre 2013

 

 

au cinéma :

 

 



Il était une forêt
Un film de Luc Jacquet (auquel nous devons La marche de l’Empereur), avec la participation de Francis Hallé

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19537422&cfilm=209348.html

Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants, de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux. Depuis des années, Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle. « Il était une forêt » offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – connecté à tous les autres, joue un rôle essentiel.


« Qui sait refabriquer une forêt ? » demande Francis Hallé.


Oui, qui ? Même une forêt simplifiée, surtout parmi tous les décideurs de dévastations d’écosystèmes complexes ? Combien savent encore la vie ?


Il était une forêt commence sur une visite désolée de Francis Hallé, l’amour et la connaissance de l’arbre incarnés, sur le site immense d’une déforestation industrielle. La dévastation de l’écosystème dense et infiniment diversifié est totale. Même le sol n’est plus qu’un substrat moribond défoncé par des engins qui semblent sortis de l’enfer futuriste de Terminator. Mais le film nous conduit vers l’espoir. 


Guidés par l’oeil et les crayons habiles de Francis Hallé, nous faisons un voyage dans le cycle du réenchantement du monde : la renaissance de la vie pas à pas et le redéploiement de la forêt.


Notre guide est résolument optimiste, comme il faut l’être pour avoir quelque efficacité. Il faudra quelques siècles pour reproduire une complexité équivalente à celle qui vient d’être détruite d’un coup. 


Mais nous avons tous une inquiétude qui grandit depuis l’éveil écologiste d’il y a quelques dizaines d’années : combien sont encore les sociétés de la forêt non acculturées, non polluées par le capitalisme productiviste – celles qui savent et peuvent aider à la renaissance ? Si peu et si peu respectées !


Film sensible et magnifique, Il était une forêt nous plonge dans le foisonnement des interrelations et nous découvrons, à chaque image, matière à un nouvel émerveillement et à l’éveil d’une nouvelle curiosité.  


Un petit regret, toutefois, un regret paradoxalement stimulé par l’excellente visualisation de l’appel de la pluie par la forêt. Dommage que le recyclage de l’eau de proche en proche (pluie, évapotranspiration, pluie…) depuis l’océan jusqu’à la forêt la plus éloignée des rivages, n’ait pas été même évoquée.


Un étonnement encore à propos de la dernière phrase prononcée par Francis Hallé : « Nous souffrons aujourd’hui de notre propre puissance« . Elle n’aurait pas dû être conservée au montage ! Le « nous » inspiré par la seule appartenance à la même espèce établit une solidarité incongrue entre les victimes (humaines également) et les organisateurs de la dévastation. 


Mais ces réserves sont à la mesure de l’exigence qui a conduit les auteurs du film. C’est la grande qualité de Il était une forêt qui nous les inspire. 

 


« Les arbres sont nos meilleurs alliés »

Botaniste et biologiste mondialement reconnu pour ses travaux sur les forêts tropicales, Francis Hallé est, à 75 ans, à la fois un chercheur engagé contre la déforestation, l’auteur de nombreux livres de référence et l’un des inventeurs du Radeau des cimes, objet volant permettant d’explorer les canopées. Mais aussi l’inspirateur et la vedette du dernier film de Luc JacquetIl était une forêt-,

(…) Au début de ma carrière, en 1960, on en trouvait partout sur la bande équatoriale. Et si quelqu’un avait annoncé qu’elles allaient disparaître en l’espace d’une vie d’homme, ça aurait fait rigoler du monde. Et pourtant, ça y est, nous y sommes! La rapidité avec laquelle ces merveilles sont partie est monstrueuse. La fin de mon existence coïncide avec la fin des grandes forêts


(…) les humains ont perdu le contact avec la forêt. A aucun moment ils n’imaginent, par exemple, que les océans, sur lesquels sont tournés des milliers de documentaires, n’abritent que 15 % de la biodiversité mondiale. Mais la mer appartient à tout le monde, et chacun est libre d’y aller, d’y faire ses recherches. Les forêts équatoriales, elles, appartiennent à des Etats, ce qui complique tout. C’est un problème politique, mais aussi financier. Quand un bateau de recherche océanographique coûte 30 millions d’euros, personne ne discute, et c’est très bien. Seulement, moi, on m’explique que le Radeau des cimes, unique au monde, et qui a coûté en trente ans l’équivalent de 1 kilomètre d’autoroute, est trop cher! Le gouvernement du Laos, l’un des pays les plus pauvres du monde, nous a invités à mener des missions d’études sur ses canopées et je cherche en vain l’argent pour financer cela (…)

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/francis-halle-les-arbres-sont-nos-meilleurs-allies_1298839.html#qj3TwkW82lTWgxwm.99

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/francis-halle-les-arbres-sont-nos-meilleurs-allies_1298839.html




Sur les conséquences climatiques des déforestations :

Destruction des forêts primaires, El Niño, et autres bascules écologiques et climatiques

 

 

 

 

 

 

 

Alors que le Sénat a adopté une proposition de loi qui prévoit de bannir les engrais chimiques des espaces verts, les initiatives municipales sans produit phytosanitaire se multiplient

 



 

 

 



 

Saint Gengoux le National toujours sous la menace d’une nouvelle destruction de son patrimoine et de sa vie économique

Remblai projeté entre cité médiévale et Tour des Archers, dans le pré à l’Agasse où se trouve le lit du ruisseau le Nolange (lit mineur et lit majeur) 

 



le recours juridique est parvenu aux intéressés:

 







Thierry Grosjean                            Le 27 novembre 2013

Président

 

 

 

 

Déposé auprès de M. le Maire de St-Gengoux le National – Mairie – 71460

 

par la CAPEN 71, association agréée sous le n° 11 – 02835

Association loi 1901 déclarée le 28 mai 2004 à la sous-

préfecture de CHALON S/Saône.

 

contre le permis de construire n° 07141713S0008

 

accordé le 30 septembre 2013

par le Maire de St-Gengoux-le-National

 

à SA anciens Ets G. Schiever et Fils à Avallon

 

pour la construction d’un bâtiment à usage de supermarché et d’une station-service et l’aménagement d’un parking

 

sis au lieu-dit « Pré A l’Agasse », rue des Tanneries.

 

 

Monsieur le Maire,

 

Par la présente, notre association souhaite interjeter un recours gracieux contre le permis ci-dessus désigné.

 

Notre association, œuvrant pour des buts d’intérêt général, est habilitée à formuler un tel recours au regard du Code de l’urbanisme (art. L 600-1-1 de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006). Vous étant adressé avant le 29 novembre 2013, notre recours respecte les délais impartis.

 

  1. En ce qui concerne la forme.

 

Nous considérons la publicité du permis comme insuffisante. L’affichage obligatoire sur le terrain n’a pas été fait dès le 30 septembre, et l’unique panneau d’affichage, primitivement illisible par le public, a été tardivement déplacé de manière à devenir partiellement lisible depuis l’accotement de la voie publique. Il n’émerge que de 70 cm du muret bordant le terrain. De plus, l’humidité rend le texte de l’arrêté placardé illisible. (v pièce jointe 1)

 

2. En ce qui concerne le fond.

 

La rubrique « notice paysagère et environnementale » du dossier d’instruction de ce projet comporte, en p 3, une lacune substantielle. On y lit en effet : « Le terrain (…) est traversé N-S par un réseau communal d’eaux usées et par une conduite communale d’eaux pluviales diam. 1000 mm. Le terrain n’est pas traversé par un ruisseau (…) ». Cela est gravement erroné, voire mensonger.

 

Saint-Gengoux-le-National est établi au confluent de plusieurs ruisseaux, sortant d’autant de vallons, dont le principal est le Nolange (pj 2). Celui-ci, venant du nord, traverse tout d’abord le quartier de Bourg-Hameau (pj 3), faubourg amont au nord de la cité médiévale. Le ruisseau longe ensuite les remparts ouest de ladite cité, dont il baignait autrefois le fossé. Tout ce parcours central a été couvert sous tunnel (pj 4) ou busé tronçon par tronçon au cours de ces dernières décennies. En aval du centre ville, le Nolange longe la rue des Tanneries, dont le nom rappelle l’époque où les tanneurs, gros consommateurs et pollueurs d’eau, se concentraient le long du principal cours d’eau à la sortie des villes. Longeant cette rue, le Nolange traverse en diagonale toute la longueur du Pré A l’Agasse, objet du présent permis, y formant un thalweg bien visible. Le Nolange retrouve son cours naturel à l’air libre à l’extrémité de la parcelle (pj 5). Ce ruisseau a un débit hivernal très important, comme actuellement. Son bassin versant couvre au moins 4,3 km2, soit 430 ha. Son débit annuel est d’environ 300 000 m3, soit en moyenne près de 1000 m3/jour, c’est-à-dire bien davantage que la consommation d’eau de la ville de St-Gengoux. Lors des épisodes pluvieux, il se forme en outre une mare temporaire sur le terrain du projet (pj 6), lequel terrain constitue donc, en partie, une zone humide et inondable.

 

Le Nolange répond à tous les critères du droit français permettant la définition d’un cours d’eau : origine naturelle, nom, présence sur les cartes, débit important. Il ne peut donc être qualifié de « conduite communale d’eaux pluviales ». Qu’il soit busé ne change rien à l’affaire, comme en attestent laCirculaire du ministre de l’écologie du 2 mars 2005 relative à la définition de la notion de cours d’eau, et plus encore la jurisprudence du Conseil d’Etat que constitue  L’arrêt EARL Cintrat du 21 octobre 2011.

 

Le cours d’eau Nolange est par suite soumis à la police des eaux, et aux lois et règlements relatifs aux cours d’eau, notamment aux prescriptions concernant l’inondabilité et les zones humides (art. L-211-1 du Code de l’Environnement). Le Nolange est aussi concerné par la restauration de la continuité écologique des cours d’eau, qui a précisément été lancée dans ce secteur avec le Contrat de Rivière Grosne et le SDAGE. En effet, contrairement à une conduite d’eaux pluviales, ce ruisseau, qui est alimenté par des sources et par la nappe, possède un écoulement permanent et fait partie intégrante du réseau hydrographique de la vallée de La Grosne.

 

L’artificialisation d’une zone humide doit être compensée (art L-122 1-3 et R-122 1-16 du Code de l’environnement). Les remblais sur les lits mineurs et majeurs des cours d’eau doivent faire l’objet d’une déclaration (décret du 17 juillet 2006, arrêté du 27 juillet 2006). La crue centennale n’a pas été prise en considération. L’absence de tous ces aspects constitue une lacune substantielle du dossier d’instruction du permis, qui doit être par suite annulé.

 

A la lumière des informations ci-dessus, compte tenu du fait que le dossier présenté est incomplet en l’état et que sa délivrance serait entachée d’une grave erreur d’appréciation, nous vous demandons d’annuler ce permis, à moins qu’une amélioration substantielle ne soit présentée dans les délais légaux sous forme d’un nouveau dossier.

 

En cas de non-réponse dans les deux mois ou de non prise en compte de nos observations, nous serons amenés à saisir le Tribunal administratif de Dijon des mêmes questions, dans les délais impartis, assorties d’un mémoire détaillé et abordant également d’autres aspects.

 

Le projet de station-service étant également impacté par l’existence, jusqu’ici niée, du cours d’eau Nolange, nous nous adresserons à M. le Préfet pour la mise en conformité de cet aspect du projet, qui relève de sa compétence, au niveau de la réglementation ICPE.

 

Dans l’attente de votre décision, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments distingués.

 

le 27 novembre 2013

Thierry Grosjean

Président de la CAPEN

 

 

photos et cartes en pièces jointes

entre autres…

 

photos de l’affichage novembre 2013

 




plaque municipale, quartier de Bourg-Hameau






Le Nolange traversant en canal le quartier de Bourg-Hameau

 







Lettres des associations et des particuliers aux délégués élus et aux fonctionnaires responsables de la protection des eaux et de l’environnement

 

 

Après la lettre d’un Jouvenceau adressée aux élus, aux associations, aux acteurs locaux au début de l’année 2008, d’autres viennent de se manifester…

 

La lettre de la CAPEN 71 au Préfet de Saône et Loire

Confédération des Associations de Protection de la Nature 

 

membre de France Nature Environnement

le 6 février 2013



Le 14 novembre 2013

 

T.GROSJEAN Président

 

A

 

Mr le Préfet de Saône et Loire

 

Préfecture

 

196 rue de Strasbourg

 

71021 MÂCON Cedex 09

 

 

Objet : Permis de construire en zone inondable à ST GENGOUX le Nal

 

 

 

Monsieur le Préfet,

 

 

Depuis plusieurs mois, la CAPEN soutient les associations locales* et les citoyen(ne)s qui cherchent à informer les habitants de ST GENGOUX et alentours de l’erreur que constituerait le remblaiement d’une zone humide inondable pour l’installation d’un supermarché et d’une station-service.

 

 

Un tel projet avait déjà soulevé une forte opposition il y a une vingtaine d’années. Depuis, la législation de l’environnement et de l’urbanisme ont considérablement évolué, ce que semble méconnaître la municipalité de ST GENGOUX, qui veut imposer ce projet sans considération de cette législation, en se fondant sur une « ignorance » du milieu impacté.

 

 

Pour le moment, les mises en gardes argumentées envoyées à la municipalité sont restées lettre morte, faisant même l’objet d’une obstruction non conforme aux principes de transparence et d’accès des citoyens à l’information et la concertation préalable sur tout projet portant atteinte à l’environnement reconnu par la Constitution Française ( Charte de l’environnement) et la Convention d’Aarhus. Ce qui motive notre requête.

 

Le site concerné – pré de l’Agasse, le long de la rue des Tanneries, à proximité d’un site classé, sur le lit du ruisseau Nolange ..- est pourtant symbolique de tout ce que les politiques publiques sont aujourd’hui censées protéger :

 

– La zone humide, le ruisseau et la nappe phréatique affleurante sont menacés d’une destruction irrémédiable, en contradiction totale avec la LEMA ( 30 déc 2006 ), les préconisations du SDAGE, le Contrat de rivière GROSNE.

 

– Le Nolange et son bassin versant relient les pelouses calcicoles de la côte chalonnaise, du Mâconnais et Clunisois, et leurs sites NATURA 2000 ; ils constituent en cela un maillon étant d’ailleurs à réhabiliter dans le cadre du SRCE ( Schéma régional de cohérence écologique) et du Contrat de rivière GROSNE, qui l’ignorent.

 

 

Le site constitue le dernier espace agricole entre la cité médiévale et la tour des Archers, assure la continuité historique et protège la perspective paysagère : le « cône de vue » est un élément essentiel d’un ensemble hydrographique, écologique, historique, culturel, architectural et paysager cohérent qui assure la base de l’économie touristique du département. La cité médiévale fait partie du Pays d’Art et d’Histoire « Entre Cluny et Tournus » dont elle ne saurait se désolidariser. Le site est protégé par la loi du 8 janvier 1993,

dite loi paysage et la Convention européenne ad-hoc.

 

 

Une implantation commerciale qui ignore l’importance pour le tourisme des petits commerces et du marché dans l’économie locale, ainsi que le fait que les paysages et aménités naturelles constituent un atout vital à préserver en zone rurale.

 

 

Pour éviter ce désastre, la CAPEN fait les préconisations provisoires suivantes :

 

– Une réunion publique précédée d’une quinzaine de consultations avec comme support une exposition réhabilitant cette « rivière oubliée » et son rôle écologique, économique et de lien social.

 

 

– La restauration de la fonctionnalité naturelle du milieu aquatique inscrite dans le Contrat de rivière GROSNE et le SRCE : espace de liberté, protection de la nappe, restauration de la ripisylve, mise en défens des berges…

 

 

– Une action de valorisation historique par le Pays d’art et d’histoire ( conférence…)

 

 

 

Un permis de construire a été demandé. Ce projet a-t-il déjà été validé par vos services ? Avant toute décision, nous vous demandons instamment de faire le nécessaire pour rétablir le dialogue républicain et assurer le respect des lois.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre haute considération.

 

 

Pour le conseil d’administration de la CAPEN 71, le président

 

 

 

 

Pièces jointes :

 

 

 

– Photo du pré par temps de pluie ( 28 juillet 2013)

 

– Extraits des délibérations du Conseil Municipal concernant le projet ATAC

 

– Un tract distribué à 2000 exemplaires par les associations de la CAPEN

 

 

Copies à :

 

– Mr le Maire de ST GENGOUX le National

 

– Mr le président du Conseil Général ( CDAC ; EPTB Saône & Doubs )

 

– Mr le Président du Conseil Régional ( SRCE )

 

– Mr le député Thomas THEVENOUD

 

 

 

Confédération des Associations pour la Protection de l’Environnement et de la Nature en S&L – Association fondée en 2004

 

Agrée au plan départemental en 2011 – Affiliée à France Nature Environnement – 30 associations membres plus

adhésions individuelles – Siège social : 7 rue de la Reppe 71370 OUROUX S/SAÔNE – Contact s :

 

reseau.capen71@orange.fr – Président : thierry.grosjean5@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

Autres lettres :

 

Le 25 octobre 2013

 

Lettre ouverte à

Monsieur le Maire

Mairie de Saint-Gengoux-le-National

 

 

Monsieur le Maire,

 

Je suis d’assez loin le débat actuel entre les partisans de la supérette sur le pré de l’Agasse et ceux qui s’y opposent. Entre les deux la majorité des habitants est – je le crains – relativement indifférente (je dirais plutôtinconsciente), avant tout intéressée, et je peux le comprendre, d’avoir sa supérette agrandie et surtout de garder sa pompe à essence (effectivement vitale).

Et pourtant ce projet localisé ici est absolument navrant car la vue à la sortie du village est superbe avec ce pré, où, il y a peu, paissaient des vaches, la tour des Archers et l’arrière-plan de la colline ; c’est comme disent les spécialistes « un cône de vue ».

 

Et justement, devant les dégâts irrémédiables de l’ère bétonnière, une prise de conscience récente fait que les paysages sont dorénavant considérés comme des biens culturels appartenant à tous (à tous les Français, et en cela je suis concernée) et pour paraphraser très légèrement le célèbre pamphlet de Victor Hugo :

 

 

« Quels que soient les droits de la propriété, la destruction d’un [paysage] ne doit pas être permise à ces ignobles spéculateurs que leur intérêt aveugle sur leur honneur ; misérables hommes, et si imbéciles qu’ils ne comprennent même pas qu’ils sont des barbares ! Il y a deux choses dans un [paysage] : son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde, à vous, à moi, à nous tous. Donc, le détruire c’est dépasser son droit. »

 

 

Et aussi Wikipedia : Le paysage naturel fait désormais l’objet d’un discipline scientifique à part entière, l’écologie du paysage, et peut être considéré comme un patrimoine commun à préserver.En aménagement du territoire, la prise en compte des aspects paysagers d’un quelconque projet d’aménagement (rénovation, remembrement agricole, autoroutes, etc.) est désormais presque obligatoire. En effet le Plan local d’urbanisme des communes doit désormais le prendre en compte, et des lois comme celle du 8 janvier 1993 (dite « loi Paysage« ) permet la protection du paysage en tant que tel. Ainsi la plupart des projets d’aménagement, comme les plans de gestion des espaces naturels, comportent au préalable une analyse paysagère du milieu.

En application des principes de la Convention européenne du paysage, les pays de l’Union européenne sont tenus d’inventorier leurs paysages dans un souci d’aménagement, de gestion ou de préservation. En France, cet inventaire est réalisé sous la forme d’atlas de paysages, à l’échelle départementale ou régionale.

 

Nous connaissons tous d’affreuses banlieues de villes parsemées de centres commerciaux hideux, que nous nous empressons de fuir une fois les courses faites. Qui voudrait habiter dans une zone commerciale ?

Le rôle d’un élu – il me semble – est d’avoir une vision plus élargie qu’une amélioration « consumériste » du développement de Saint-Gengoux, par delà les lobbies industriels qui cherchent à l’influencer par tous les moyens.

Et c’est ce que vous essayez de fabriquer dans le bourg de Saint-Gengoux épargné jusque là (à part Gamm vert, prélude à une extension « moderne » du bourg). Les récents lotissements en face ne voient dans l’immédiat que l’attrait de faire ses courses à pied avec le caddy. Mais que diront-ils des passages incessants de voitures, de la noria de camions qui déchargent, de la vue sur un commerce, de leur environnement dégradé ? Changeant d’avis ils se retourneront contre vous : trop tard.

Vous allez dans le sens contraire de la prise de conscience que les zones rurales ont un atout de plus en plus vital au fur et à mesure où les villes nous dévorent : le contact avec ce bien immense qu’est le paysage naturel. Les citadins aiment la campagne pour ce qu’elle a de spécifique : son humanité, ses petits commerces conviviaux, la relation avec les commerçants, les courses qui restent un plaisir si elles se font tranquillement, sans parler de l’agrément des jardins et de la campagne toute proche. Les habitants, eux, trouvent cela « allant de soi », jusqu’à ce qu’ils se rendent compte qu’ils ont été rattrapés par l’urbanisation moche et triste faute de l’avoir combattue.

 

Vous « zone-commercialisez » cette entrée de Saint-Gengoux : c’est une erreur et une faute, alors que d’autres solutions d’emplacement existent (la zone artisanale par exemple et sans doute d’autres aussi discrets) qui préserveront à la fois le paysage, les rivières bien mises à mal ces dernières décennies (inconscience épouvantable des enjeux à long terme).

L’argument de créer des emplois ne tient pas car tous les petits commerces du bourg vont fermer les uns après les autres : les gens achèteront tout à cette maxi-supérette si proche du centre et s’en retourneront (comme je le ferai aussi) directement chez eux sans passer par le centre ville historique (le sens unique ne sera pas le seul coupable) et le marché du mardi s’effondrera définitivement. Mon point de vue tout personnel et que le Maximarché actuel est amplement suffisant pour les besoins courants et laisse quand même vivre les petits commerces.

La vraie modernité n’est pas de détruire mais de mettre en valeur notre patrimoine et ce n’est pas parce que la population (et la municipalité ?) est inconsciente de sa valeur (c’est banal pour elle) qu’il faut en disposer sans réflexion à long terme. Vous êtes responsable de ce qui va arriver alors il faut bien réfléchir : l’obstination juste pour dire c’est moi le chef et c’est moi qui commande, n’est pas valorisante si des dégâts s’ensuivent : au contraire l’écoute bienveillante des idées des autres prouve une force de caractère et une vraie hauteur de vue d’élu. Changer d’avis n’est pas une faiblesse mais la preuve d’un esprit ouvert et capable de questionnement et je ne doute pas, jusqu’à la preuve du contraire, que vous soyez de ceux-là.

 

Vous remerciant vivement de m’avoir lue avec bienveillance je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes salutations les meilleures.

 

 

 

 

Monsieur le Maire

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,

 

Je vous écris aujourd’hui concernant le projet de supermarché-station-essence sur le pré de l’Agasse.

Bien des points posent questions :

– D’abord, comment ça se fait que depuis le temps, vous n’ayez à ma connaissance et à ce jour , organisé aucune réunion publique sur ce sujet ?

– Pourquoi n’avez-vous pas répondu au courrier de la CAPEN qui vous a été adressé en février 2013 et aux différents arguments avancés ? (je vous remets le courrier ci-joint). Le devoir de transparence vous y oblige, vous faites là obstruction aux informations.

– Quelles sont les véritables motivations d’un tel projet ?

J’entends dire que le Maximarché serait trop petit mais pour le fréquenter régulièrement à des moments très différents , il n’y a jamais plus de 3 personnes avec moi dans la file devant les caisses !!! Quelques très rares petites pointes de fréquentation l’été, justifient un nouveau supermarché ??? Vous ignorez que nous sommes à l’heure du développement durable, de la réflexion du consommer mieux, moins et local ? Et qu’un supermarché peut se rénover ?

– on parle d’agrandissement : mais le permis de construire mentionne 1714 m2, ce qui est quasiment la surface actuelle Maximarché + parking + station essence ??? C’est donc un mensonge….à moins qu’un projet d’extension couve derrière ??

– Pourquoi avez-vous écarté d’office la proposition de la mairie de Santilly d’un autre terrain (et qui n’est pas en zone de protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager ) ou toute autre possibilité – La Chassagne par exemple ?

 

De plus, vous n’êtes pas sans ignorer, je l’espère, que passe là un cours d’ eau LE NOLANGE. Je vous rappelle que le pré A l’Agasse correspond au fond de la principale vallée de St Gengoux, là où la nappe phréatique affleure. Ce projet va à l’encontre de cette loi – que nul n’est censé ignorée : Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques et le code de l’Environnement article R214-1.

Tout comme vous avez ignoré depuis des années tout le travail autour du bassin de la Grosne et le contrat de Rivière qui a été signé il y a un an.

 

– Enfin, qu’en est-il donc de cette question de placer une station d’essence avec toutes ses cuves dans le sol juste là où une nappe phréatique affleure ?

Si il faut répondre à un irrépressible besoin de modernité de certains habitants qui réclament un supermarché flambant neuf, il n’est pas nécessaire de le faire en mettant en péril l’environnement….

et le centre ville de Saint-Gengoux-le-National.

 

 

En comptant sur votre conscience d’élus dont c’est le devoir de répondre aux questions de leurs concitoyens,

j’espère pouvoir vous lire ou vous entendre en réunion publique point par point.

 




Monsieur le Maire,

 

Je vous écris concernant la demande de permis de construire d’un supermarché, d’un parking et d’une station-service dans votre bourg.

 

Hors considération du classement en ZPPAUP et de l’importance et fragilité écologiques de l’espace naturel humide sur lequel sont prévues leurs implantations, je voudrais porter votre attention sur la cité de St Gengoux.

 

Vous disposez d’un trésor. La cité jouvencelle est le seul exemple de lotissement gotique achevé dans le Pays d’art et d’histoire. Elle représente un témoignage exceptionnel de l’urbanisme médiéval.

 

Ce patrimoine encore lisible par son tissu urbain l’est difficilement – depuis le remblaiement fossé du rempart – dans sa relation avec le paysage dans lequel il s’inscrit.

 

Avec la construction, en cet endroit, du supermarché accompagnée de celle de la station service, nous assisterions à la défiguration définitive de ce bourg exemplaire… et adieu richesse du paysage, du patrimoine, de l’eau, de la biodiversité et bien commun…

 

Avec l’abandon de ce projet, s’ouvrirait la chance de redécouvrir la rivière et de retrouver la cohérence de la cité par tous les éléments qui la composent.

 

En portant le regard plus loin, on pourrait imaginer que sur ce sol fertile et précieux naitraient des

jardins, si vitaux pour les habitants du cœur de la cité et si nécessaires pour réduire la vacance affectant les logements anciens.

 

En vous remerciant de m’avoir lue avec intérêt et en espérant le renoncement du projet de supermarché à cet emplacement, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération.

 

 

 

Extrait de la carte de 1835, sur laquelle on voit clairement le ruisseau de Nolange couler le long du fossé bas de la Cité, dans un canal rue des Tanneries, puis alimenter le bief du moulin de la Boutière (vers Nourue)

 





 

Lettre adressée au Préfet, au Maire, etc. 

 

Habitant à proximité de ou à Saint-Gengoux-le-National j’ai découvert il y a peu qu’un espace naturel traversé par un cours d’eau le Nolange, donc protégé par la législation sur la protection et la réhabilitation des cours d’eau (Cf. (Loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006) , allait être remblayé pour accueillir un supermarché, et qu’un permis de construire était affiché.

Ce permis de construire avait été refusé par le passé, il me semble pour ces raisons, je suis donc étonnée qu’il soit maintenant validé par vos services, en contradiction avec la loi.

Veuillez agréer, Monsieur …., l’expression de ma considération.

 

 

 

Pour le Maire, le Préfet…

 

Nous apprenons qu’un pré traversé par le cours d’eau de la cité médiévale de Saint Gengoux le National (le Nolange), était menacé de remblaiement pour y construire un supermarché, un parking et une station-service, et qu’une demande de permis de construire venait d’y être affichée. Or, cet espace naturel humide de très grand intérêt, à plus d’un titre, pour la cité et l’écologie de la région est, par définition, protégé par la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques. 
Par ailleurs, la vie économique de la région de St Gengoux a plus à attendre d’un tissu dense de producteurs locaux, si possible en vente directe, que d’un supermarché diffusant des produits d’origine lointaine. En outre, les consommateurs de la région sont plus à même de contrôler la qualité des produits dont ils se nourrissent, et donc de se maintenir en bonne santé, quand ils s’approvisionnent chez des producteurs locaux dont ils peuvent vérifier les méthodes agronomiques (OGM, pesticides, engrais…) plutôt que dans un supermarché diffusant des produits d’origine lointaine, et par nature incontrôlables.

Enfin, l’artificialisation d’un pâturage, par ailleurs inondable, est une erreur d’urbanisme tant de fois regrettée qu’elle ne doit plus être commise.

Pour ces raisons, je souhaite que vos services ne donnent par leur accord à ce permis de construire

Veuillez agréer, Monsieur ….., l’expression de ma considération

 

 

 



Monsieur le Préfet,

 

A Saint Gengoux, sans l’ombre d’une concertation préalable, a été relancé un projet de grand remblai supportant un nouveau supermarché, un parking et une station-service. L’emplacement prévu est le pré A l’Agasse, entre cité médiévale et Tour des Archers, un espace extrêmement important pour la structure générale de la cité et bien au-delà. Or, voici une vingtaine d’années, le même projet au même endroit avait fait l’objet d’une forte opposition de la population. Il avait été abandonné et le pré classé en ZPPAUP.

 

Depuis cette relance – plusieurs années déjà – il est impossible de faire comprendre à la municipalité de Saint Gengoux le National la nuisibilité dudit projet. Il a même été impossible de se faire entendre. Ainsi, qu’il s’agisse du courrier d’une ancienne Jouvencelle férue d’histoire – Madame Mondange – informant des inondations remarquables et de l’avertissement pour l’avenir d’un ancien Conseil Municipal (1), ou des lettres et demandes de dialogue d’autres personnes et associations, la municipalité s’est murée dans un mutisme aussi systématique qu’officiel :

« Monsieur le Maire donne lecture de plusieurs courriers, de la CAPEN nous interpellant sur les risques de zones humides du lieu d’implantation du futur ATAC, le conseil décide de ne pas répondre (…) ». Cela figure dans le compte-rendu de la séance du 20 février 2013.

 

Cet aveuglement et cette obstination se sont traduits par une obstruction à la circulation de l’information, tant vers les administrations que vers la population et les associations. Les premières sont restées dans l’ignorance des réalités de terrain, et aussi bien les Jouvenceaux que les associations du secteur ignoraient encore, au début de l’année, le processus d’élaboration d’un Contrat de Rivière nous concernant et auquel nous aurions dû être associés; également l’évolution de la législation sur l’eau, etc. Aucune forme de régulation n’a, donc, pu jouer.

 

Tout cela est extrêmement dommageable pour les raisons qui ont conduit au classement de cet espace il y a vingt ans. Mais il y a plus : le pré A l’Agasse visé par le projet commercial est en fond de vallée, là où la nappe phréatique est la plus proche, où elle affleure en période pluvieuse (photo jointe). Le pré correspond exactement au lit (lit mineur et lit majeur) du cours d’eau historique de la cité médiévale, le Nolange; celui-là même qui alimentait les fossés bas des remparts de la cité médiévale jusqu’à la fin du XVIIIème siècle et coulait dans un canal, entre le Bourg-Hameau et la rue des Tanneries, jusqu’en 1962.

 

Toutes les cartes, depuis la carte de Cassini, le plan cadastral du hameau de Nourue de 1817 (2), la carte de 1835 (extrait joint), la carte d’état-major (1820-1866)… jusqu’à la carte IGN de 1978 (ci-joint un extrait), témoignent du tracé du ruisseau le Nolange dans la cité et de la réalité de son lit mineur en bordure du pré A l’Agasse visé par le projet commercial.

 

En tant que lit du ruisseau, zone d’expansion des crues et partie du réseau hydrographique local à restaurer pour la qualité de toutes les eaux de l’aval et la continuité écologique entre les pelouses calcicoles de la Côte Chalonnaise, celles du Mâconnais, et les espaces protégés de la Grosne, le pré qui serait détruit par la réalisation du projet commercial ATAC est protégé par la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques. Comme dans tout le Bassin de la Grosne, celle-ci s’applique au cours du Nolange et à ses affluents, et invite à leur réhabilitation.

 

Le pré A l’Agasse est une partie essentielle d’un ensemble hydrographique, écologique, historique, architectural et paysager cohérent qui, malheureusement, a été très dégradé ces dernières décennies. Mais rien n’est perdu encore – à moins que la construction du remblai soit autorisée. La protection effective et la restauration du lit du Nolange pourraient amorcer une réhabilitation de cet ensemble qui profiterait à la cité – bien sûr à son dynamisme touristique – comme à toute la région. Une opération qui serait infiniment plus profitable à une économie locale qui ne demande qu’à se redévelopper, qu’un nouveau renforcement (deux fois destructeur à cet endroit) de la grande distribution. Une protection et une réhabilitation d’autant plus nécessaires que la cité fait désormais partie du Pays d’Art et d’Histoire « Entre Cluny et Tournus« .

 

Détail qui peut avoir une importance pratique et budgétaire : la restauration serait facilitée, pour le cours du Nolange, par l’existence du canal réalisé au XVIIIème siècle, lequel a simplement été recouvert.

 

Les amoureux du site de Saint Gengoux le National sont à votre disposition pour toute information complémentaire.

Pièces jointes :

Photo : le pré A l’Agasse par temps de pluie (28 juillet 2013)

extrait de la carte IGN 2927E_25K_1978

extrait de la carte de 1835 où le fond de vallée est clairement défini.

(1) extrait des c.r. du Conseil Municipal de St Gengoux, 11 septembre 1902 :

« (…) Considérant que ce danger de grande crue n’est pas un danger illusoire et que la population de Saint Gengoux le National, a parfaitement conservé le souvenir de la crue de 1867, où les eaux se sont élevées à plus d’un mètre sur la r oute et ont envahi les maisons voisines (…) »

« la route » est la Route des Tanneries qui longe le Pré A l’Agasse, et « le ruisseau des Tanneries » est décrit comme étant « d’une grande largeur et assez grande profondeur« .

(…) En 1867, une poche d’eau creva dans la montagne. En quelques heures, l’inondation envahit l’école. L’eau monta dans les classes presque jusqu’au plafond (…) ».

Extrait de « Trois siècles d’enseignement libre » par J.D.M. Dutroncy, bulletin La Paroisse, juillet 1938.

L’école était, alors, dans le couvent des Ursulines, l’actuel Foyer Rural, rue des Tanneries.

 

 

 

 

 

 

 


Et pas que des lettres…

Nous avons aussi reçu :

Un temple chinois dans le lit d’un cours d’eau 

La fracture entre villes et campagnes se rétrécit.

Courageusement un maire a décidé de gommer cette intolérable différence et a décidé que son bourg aurait sa banlieue et son supermarché.

Et pour cela il n’a pas hésité à enfreindre la loi inique de protection des cours d’eau : mais aussi que fait celui-ci à proximité de ses maisonnettes neuves ? Je vous le demande !

N’écoutant que les sirènes de l’argent qui lui murmurent à l’oreille : « consommez, consommez cela fera plaisir au CAC 40 » il a décidé d’enterrer ce rustique cours d’eau (très encombrant et ne rapportant rien) sous un temple chinois où toutes les merveilles venues directement du pays de l’Empire du Milieu et des Containers seront offertes pour pas cher aux malheureux relégués à 20km d’une ville-lumière.

Les habitants en restent bouche bèèhh et ripolinent leurs caddies en prévision du Grand Jour de l’inauguration : la fête !

Que le dieu de la consommation et de l’argent protège cette initiative contre quelques obscurantistes passéistes (voire écologistes) qui s’obstinent à défendre l’Age de Pierre qui n’est pas celui de Joël heureusement.

 

 

 

 

 

De plus en plus fort

22 novembre 2013

Le regard de José Bové sur la manifestation des grands céréaliers tendant leurs bonnets rouges usurpés vers le distributeur de subventions

 

La Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) d’Ile-de-France et la section régionale des Jeunes Agriculteurs (JA) avaient appelé leurs adhérents à se rassembler dès 5h00 sur les principaux axes au sud et à l’ouest de Paris: arrêtés à une quarantaine de kilomètres de la capitale (…)

Une manifestation irresponsable indécente et manipulatrice 

Le blocage de Paris organisé aujourd’hui par la FNSEA de l’Ile de France, et soutenu par son Président national Xavier Beulin, provoque ma colère. Les céréaliers de cette partie de la France bénéficient des largesses de l’Union européenne. Depuis les années 1992, ils sont arrosés de subventions européennes et se permettent maintenant d’accuser l’Europe de les pousser à la faillite. 

C’est une manifestation irresponsable car c’est leur syndicat au niveau européen, le COPA COGECA qui a manoeuvré en sous main, avec les lobbys de l’agro-industrie pendant deux ans dans les couloirs de Bruxelles pour que la réforme de la PAC touche le moins possible leurs avantages acquis et réduisent à une peau de chagrin les contraintes environnementales. 

C’est une action indécente, car le résultat courant par actif dans les exploitations d’Ile de France atteint une moyenne de 97 000 euros en 2012. Dans le même temps, les paysans de ma région, Midi-Pyrénées, gagnent en moyenne 30 000 euros soit trois fois moins et dans le département de la Lozère, ils doivent se contenter de 13 000 euros. Par ailleurs, le revenu moyen des céréaliers (essentiellement dans le Bassin parisien) est de 76000 euros, alors les éleveurs de moutons n’atteignent que 13000 euros soit à peine l’équivalent d’un SMIC. Les agri managers, qui bloquent depuis ce matin les autoroutes et des nationales, ne sont donc pas en situation de se plaindre, au contraire. 

Ce sont les mots de solidarité et d’égalité qui les font hurler de colère. Ils dénoncent les hausses des impôts, les taxes, les charges alors que depuis des années ils vivent aux dépends des contribuables. (…) 

 

 

José a bien raison de s’énerver. Il y a des dizaines d’années que d’autres le sont aussi en voyant cette gabegie et en en constatant les conséquences, tout cela avec leurs impôts contre toutes leurs orientations !

 

 

 





Pauvres Bonnets Rouges (de 1675)

Ils doivent se retourner dans leurs tombes !

Ils ne défendaient pas une économie dégénérée par le salariat et les subventions (tirées des poches des contribuables) généreusement attribuées aux productions les plus indignes. Pas tout à fait. Ils se défendaient « en raison des exactions que les seigneurs leur avaient faites et les mauvais traitements qu’ils en avaient reçus tant par l’argent qu’ils en avaient tiré que par le travail qu’ils leur faisaient faire continuellement à leurs terres (…) ». Ils se défendaient, au contraire, contre la menace de devoir se vendre pour payer toujours plus d’impôts en argent (par où a été introduit le salariat). Ils défendaient leurs biens communs (les communaux), leur autonomie, et voulaient récupérer ce dont ils avaient été spoliés : « Les paysans regardaient tout comme biens communs« .


Aujourd’hui, nous sommes bien loin de la défense de l’économie des communaux ! N’entend-on pas réclamer la poursuite de la politique des subventions qui a fait plus de mal encore à la Bretagne que les armées royales ?!  


Il n’y a pas si longtemps, des éleveurs bretons dont on devine la qualité du travail et l’attention portée aux animaux dont ils ont la charge, se félicitaient de l’augmentation de leurs exportations subventionnées qui étaient en train de ruiner les éleveurs traditionnels et familiaux des pays de l’Est.

Et, en 2011…

Des éleveurs-agriculteurs bretons au secours des lobbies

Ils ont fait du foot sur une plage polluée par des algues vertes… des algues vertes vertes, pas encore en décomposition. Pour démontrer. Pour démontrer quoi ?

Parmi ces sportifs les paysans bio ne devaient pas être nombreux.

Plus fort encore : bientôt une recherche de fèves avec le groin, je veux dire avec les dents, dans des tas d’algues vertes, mais en décomposition cette fois.


Dans Le Monde du samedi 20 août, un dossier sur le sujet :

Le modèle agricole breton à l’épreuve des algues vertes

Si j’étais breton, je serais fâché d’être identifié à ce modèle de stupidité.

Le dossier comporte un article sur l’élevage normal, je veux dire sain pour l’environnement et confortable pour les animaux, accessoirement bien meilleur pour les consommateurs :

Un élevage plus écologique : difficile mais pas impossible


Nous voici rassurés ! Et, en plus, c’est tout bénéfice pour les éleveurs et leurs voisins, y compris économique. Mais les croyances implantées depuis cinquante ans par les démarcheurs diplômés des industriels de l’agro-alimentaire ont la vie dure…

http://alternative50.over-blog.com/article-les-pollueurs-ne-sont-toujours-pas-les-payeurs-82077981.html


Quelques-uns qui réclament toujours ou plus de subventions feraient bien de ne pas crier trop fort contre les taxes : d’où viennent leurs subventions chéries, sinon des taxes que nous payons tous ?


Un peu de Noël Mamère pour revenir au terrain (si !) :

http://www.lepoint.fr/politique/ecotaxe-noel-mamere-se-dit-accable-29-10-2013-1749471_20.php

On pourrait aussi donner la parole à José Bové, pas mal non plus, surtout quand il s’attaque aux productions de merde qui ont saccagé la Bretagne… 


Le fond du problème n’est pas de rendre moins polluants les transports d’animaux torturés et de vies réifiées à travers l’Europe, dans tous les sens de la spéculation, c’est de réduire tous ces déplacements inutiles et nuisibles. Le problème doit être traité très en amont des portiques écotaxe, très ! En amont aussi de cette « grande distribution » made in Bretagne (Leclerc) qui recherche les prix les plus bas en étranglant partout les producteurs et en dévastant les campagnes. Au moins au niveau de l’attribution des subventions qu’il ne serait pas con de métamorphoser en stimulations de productions de grande qualité capables de gagner leur indépendance financière.


Un peu d’information sur l’économie des communaux et les résistances à la spoliation :

Les Paysans – Les républiques villageoises 10e – 19e siècles

Hervé Luxardo, édit. Aubier 1981


En savoir plus sur la dérive et l’horreur subventionnée :

des extraits de S-eau-S, l’eau en danger, Gérard Borvon, Ed. Golias 2000

La crise est le mode de gestion adopté par le lobby agro-industriel

Le lobby du cochon


et puis, en complément :

Arrêtons de manger de la merde !, Jean-Pierre Coffe, Flammarion 2013.

(…)  Une évidence: le monde agricole s’est jeté dans le productivisme. Oublié le temps où le crémier vendait du lait à la louche, où le boucher faisait trier dans un abattoir de proximité des bêtes qu’il avait choisies au pré, et où les marchands de fruits et légumes ignoraient tout de la dessaisonalisation: ils vendaient des fruits cueillis à maturité par des producteurs respectueux.

Tout le monde était heureux, les bas de laine se remplissaient à nouveau, l’hygiénisme et la normalisation ne s’étaient pas encore abattus sur les petits commerces.

Dans Arrêtons de manger de la merde, ouvrage très documenté, le polémiste aux cinglants coups de gueule évoque un monde oublié, tout proche de nous, où la course au profit, le développement anarchique de la grande distribution, les centrales d’achat, l’obsession du volume, les prix de plus en plus bas ont changé radicalement la façon de se nourrir. La dégradation de la qualité s’est accélérée, la chimie, les engrais, les pesticides, les insecticides, les colorants ont envahi les coopératives (…)






Vous avez dit écotaxe ?

« Eco« … Comme écologiste, ou « écologique » ?

Ou comme économiste ?


Rien d’écologiste là-dedans ! C’est encore l’un de ces artifices technocratiques qui prétendent réguler la dérégulation tout en profitant de celle-ci. Enfin, « qui prétendent » faussement, juste à l’intention de ceux qui veulent croire à un Père Noël vert.


Comme la taxe Tobin – une taxe d’inspiration ultra-libérale, pour prolonger le système destructeur le plus longtemps possible, faut-il le rappeler ?!







Octobre 2013

 




12 octobre à Paris

Victimes et résistants de l’air contaminé tentent de vaincre le déni et l’oubli

Des victimes qu’on ne compte plus. Des souffrances et des angoisses inestimables. Des dizaines d’années d’alerte et de résistance. Des perspectives assombries par l’absence d’une gestion des déchets à l’échelle de la dissémination du problème. Des victimes et des lanceurs d’alerte toujours confrontés au refus de reconnaître l’histoire de ce crime de masse et ses conséquences. Et toujours pas l’ombre d’un procès après 17 années de procédure toujours remise en cause….

Amiante : plusieurs milliers de manifestants réclament «la punition des responsables»


(…) « réclamer haut et fort que justice soit faite, afin que les empoisonneurs soit enfin jugés au pénal ! ». Elle reste souvent bien isolée et les soutiens syndicaux et politiques sortent rarement du registre du formel. Même à l’intérieur des entreprises, l’écologie a du mal à percer dans les organisations ouvrières 


Les victimes de l’amiante réclament « la punition des responsables« 
Plusieurs milliers de victimes de l’amiante, venues de toute la France, ont manifesté samedi 12 octobre à Paris, de la Tour Montparnasse « amiantée » jusqu’au Palais de justice, pour réclamer « la punition des responsables » et une meilleure « prévention » contre ce risque qui reste « actuel ». « Pour la justice contre l’oubli », « pour un procès pénal de l’amiante », proclamaient les banderoles des manifestants (…) « des dizaines de milliers de personnes ont été empoisonnées et chaque année 3 000 victimes décèdent de l’amiante en France ». « Dix morts par jour, ni responsable ni coupable », dénonçait une pancarte. L’Andeva dénonce des « industriels de l’amiante qui ont sciemment trompé l’opinion », « des scientifiques et des médecins qui n’ont pas fait leur travail de veille sanitaire » et « des pouvoirs publics complaisants qui ont laissé faire ». (…) « Nous rappelons que cela fait 17 ans que nous avons déposé les première plaintes et qu’il n’y a toujours pas de procès pénal » contre les responsables, 

 

 

 

 

 

 

 


Pesticide homicide en Gironde

James Murat voulait mourir au milieu de ses vignes. Elles auront finalement eu sa peau.


Empoisonné pendant plusieurs années par les pesticides qu’il épandait sur son domaine de Pujols (Gironde), le viticulteur est décédé en décembre des suites d’un cancer du poumon. Pour faire reconnaître la responsabilité des produits phytosanitaires dans sa mort, sa famille a décidé d’engager une action en justice. Car le cancer bronco-pulmonaire diagnostiqué à James Murat a une cause identifiée et démontrée : l’utilisation répétée et prolongée de substances contenant de l’arsénite de sodium, plus connue sous le nom d’arsenic. (…) des fongicides puissants longtemps employés avant d’être reconnus hautement cancérigènes (par exemple, le Mydipiral, le Pyralesca RS, le Pyralesca S). 


« De la Chambre d’Agriculture aux revendeurs, on nous disait qu’il n’y avait rien à craindre » (la veuve de James Murat)


« Entre 2000 et 2010, la Mutualité Sociale Agricole n’a reconnu que 50 cas de maladies professionnelles dues à l’usage de produits phytosanitaires (sic) et refuse de communiquer le nombre de demandes de reconnaissances déposées quand il s’agit de pesticides« 


http://www.liberation.fr/societe/2013/10/11/pesticide-homicide-en-gironde_938934



En France, chaque année, pour l’amour de l’argent, 100 000 tonnes de pesticides sont répandues sur les campagnes et sur les vies


« Nous sommes à la fois victimes et coupables d’un empoisonnement plus large« , un autre viticulteur du Bordelais.

 

 

 

 

 

 

Des nouvelles d’une alternative à la route, en France… 

Communiqué à la presse :


LA SEINE FERMÉE

Le transport fluvial, et toute navigation, sont paralysés sur la Seine, depuis le 26 août
et jusqu’au 27 octobre « au moins », par la seule faute de Voies Navigables de France.
Inconséquence et incompétence atteignent là des sommets vertigineux.


L’écluse du Coudray, à l’amont de Corbeil-Essonnes a été fermée pour des travaux de réfection qui devaient s’achever le 29 septembre. Le 20 septembre les VNF annoncent la découverte d’amiante dans le bas des portes de l’écluse et prolongent de ce fait la fermeture à la navigation pour dix jours dans un premier temps puis décident le 27 septembre que ce sera pour « quatre semaines au moins »


Cette prolongation menace de mener à la faillite nombre de mariniers, alors que depuis plusieurs décennies les effectifs de la batellerie sont en alarmante raréfaction.


Il existait pourtant une solution pour éviter la totale paralysie du trafic. Il y a en effet deux écluses au Coudray, dont l’une plus petite est désaffectée, par pure décision administrative, depuis une quinzaine d’années mais dont la batellerie réclame, depuis 2009 pour le moins, la remise en service.


Depuis, non seulement les VNF n’en ont rien fait mais n’ont pas songé une seule seconde que la moindre des choses était de la remettre en fonction avant de fermer l’autre pour travaux. Devant la désastreuse situation qu’elles ont créée, les Voies Navigables de France espèrent, un peu tard, rendre cette écluse praticable en une quinzaine de jours…


Solidaire de toutes les batelleries qui souffrent depuis des années du démantèlement de ce bien public qu’est la voie d’eau, l’Association des Transporteurs Fluviaux du Midi appelle la population à prendre acte des atermoiements de l’État en matière de transports socialement et écologiquement intelligents.


ATFM
06 12 06 08 00


En savoir plus :
Chambre Nationale de la Batellerie Artisanale :
http://www.cnba-transportfluvial (Conseil d’administration)
Syndicat professionnel de la Batellerie artisanale La Glissoire

 

 

 

 

 

 

 

A l’inverse des lotissements bouffeurs de campagne et destructeurs de vie sociale… l’exemple donné par la commune de Burdignes


La commune de Burdignes a lancé un projet d’éco-hameau sur une parcelle à 1 kilomètre du village, exposée au sud et qui a fait l’objet d’une démarche participative. Les conseillers municipaux, les habitants du village, les partenaires de la municipalité (Parc du Pilat, … ) et des personnes intéressées pour y habiter ont formalisé leurs souhaits pour faire de cet éco-hameau un lieu de vie pensé à l’avance pour être accueillant et respectueux de l’environnement et des pratiques de chacun.



 

(…) La qualité du cadre de vie, le dynamisme de l’agriculture, l’homogénéité d’un bâti identitaire, la silhouette caractéristique du centre bourg ont été les pistes qui ont guidé l’équipe municipale dans l’élaboration d’un projet de développement qualitatif du village.


Ainsi la commune a-t-elle choisi de garantir la pérennité des espaces de bonne qualité agronomique situés autour du centre bourg et de garantir la préservation de la qualité du cadre paysager en mettant en place une Zone Agricole Protégée (ZAP). En corrélation, les élus municipaux ont fait le choix de renforcer la centralité du bourg et ses fonctionnalités en privilégiant un secteur d’extension proche du bourg, sur des terrains de faible valeur agronomique en interrogeant la typologie urbaine et bâtie des hameaux qui combinent densité des constructions, espaces partagés, relation au paysage, économie de la construction…


C’est tout naturellement que le projet d’extension a évolué dans l’esprit d’un « éco-hameau ».

 

Un peu plus loin, quelque part à côté de New York : Ithaca




La Zone Agricole Protégée a été instituée sur le territoire de la commune afin d’en pérenniser la vocation agricole.


Objectif : Ne pas consommer de terre cultivable susceptible de supporter l’économie rurale de la commune et du Parc naturel. Dans le respect de la Charte , il s’agissait de localiser ce projet d’urbanisme en dehors du territoire agricole.


Exclure tout empiètement sur la terre cultivable, c’est soutenir l’économie agricole et épargner les terres les plus riches, les plus favorables à la bio-diversité et sauvegarder ainsi le patrimoine naturel de la commune.



Nous illustrerons cette approche de la notion de hameau intégré à l’environnement à partir des exemples de hameaux représentatifs sur la commune de Burdignes. Les références locales sont intéressantes pour guider notre conception à la recherche de formes urbaines et d’habitat adaptées à leur environnement. Consciente d’un gaspillage d’espace lors de la création du lotissement au sud-ouest du bourg, la commune veut adopter pour Mirosse une urbanisation similaire à celle des hameaux traditionnels.


Les Orientations d’aménagement du PLU de Burdignes :


«Toute urbanisation ou construction nouvelle doit prendre en compte l’environnement naturel et bâti, respecter l’histoire et la culture locale. Un certain nombre de règles issues de l’observation du bâti existant tant sur le plan de la forme urbaine que sur la forme architecturale doit être pris en compte dans cette urbanisation future.»

(…)

 

 



Ensemble à Beaumont en Ardèche

 

le hameau du Blat

 

 

 




 




François Béranger disparu depuis déjà 10 ans !

http://www.youtube.com/watch?v=YWVeJwoV7GA
http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Béranger

 

 

 

 

 

 

 

Des chasseurs mis en cause pour destruction d’espèces protégées


(…) Plus d’une centaine de chats sauvages et de rapaces protégés, comme l’autour des palombes, ont été tués sur le site d’une réserve cynégétique gérée par la Fédération des chasseurs de Haute-Saône, a dit à l’AFP le procureur de la République à Vesoul Jean-François Parietti.


La réserve cynégique, située à Noroy-le-Bourg (Haute-Saône), est notamment destinée à développer du gibier de chasse tels que des faisans et des lapins de garenne.


Des stagiaires de la fédération haut-saônoise ont affirmé aux services de l’ONCFS qu’ils avaient été obligés «d’exterminer toutes les espèces nuisibles à ce gibier», dont des animaux protégées, a précisé le procureur.


D’après leurs déclarations, un fusil, des pièges et du poison leur étaient fournis par la fédération des chasseurs et ils touchaient une prime de 100 à 150 euros pour trente queues d’animaux protégés, rapporte M Parietti.


La perquisition des services de l’ONCFS a permis de découvrir des cadavres et des queues d’animaux protégés, ainsi que des pièges et du poison. (…)

 

 

 

 

 


On ne répond même pas à ses courriers… 

Lanceur d’alerte, lanceur d’idées, tout pour déplaire !

La vraie solitude d’un inventeur : Jean Vignolles

« (…) Jean a déposé une centaine de brevets d’invention depuis l’âge de 20 ans. Prenons en trois l’âge mûr. S’attaquant à la dépollution des eaux agricoles, c’est lui qui a mis au point le procédé Vignalex, une technique qui fait des sarments de vigne non broyés sur place un support de compostage qui absorbe complètement les effluents et un compost bio de grande pureté pour fertiliser la vigne. Face à l’invasion du frelon asiatique, c’est lui qui a imaginé une perche télescopique qui s’enfonce au centre du nid pour injecter du dioxyde de soufre.

Le procédé, donné à l’entreprise Acevedo en Gironde, garantit la destruction de la colonie. Il rédige actuellement un rapport sur la maîtrise totale du frelon. Il a trouvé la méthode.


C’est lui qui a inventé la maison Triolit en kit de matériaux composites, dont 60 % sont issus de déchets recyclés. Une bâtisse impérissable, de type parasismique et géothermique, qui offre la possibilité révolutionnaire de se monter en 350 heures. Il va sans dire qu’il a aussi travaillé à faire de la vigne une productrice écologique de biocarburant, (…)S’attaquant à la dépollution des eaux agricoles, c’est lui qui a mis au point le procédé Vignalex, une technique qui fait des sarments de vigne non broyés sur place un support de compostage qui absorbe complètement les effluents et un compost bio de grande pureté pour fertiliser la vigne. 


Jean Vignolles est donc un homme seul qui écoute les tribuns agiter les combats écologiques, le développement durable, la transition énergétique, la pollution agricole, le manque évident de logements. Dans les parages, on dit qu’il pâtirait de la suspicion qui enveloppe les inventeurs, apparemment confondus avec les peintres fous, les poètes maudits et les écrivains délirants, dont nous avons également besoin, mais dans une moindre mesure. On lui a volé des procédés. Il n’a jamais gagné un centime d’euro. En quarante ans, il a englouti plus d’argent qu’il ne faut pour acheter une île au paradis. Tous ses dossiers ont été transmis à la panoplie de chambres et de conseils dont le paysage s’égaie, jusqu’au Sénat, qui réfléchit intensément à nos campagnes. Les échelles à saumons du parcours administratif l’excluent. La frilosité et le manque de compétence des industriels l’accablent. Passent chez lui malins et escrocs. Les hommes politiques, par paresse ou méconnaissance, l’ignorent. Les écologistes, qui ont sous la main un précurseur qui apporte des réponses, ont d’autres soucis. Hormis une conseillère municipale de Bordeaux, qui salue son génie, on ne répond même pas à ses courriers. Yves d’Amécourt, le maire ingénieur viticulteur de Sauveterre-de-Guyenne, en Gironde, conseiller général du canton d’à côté, est très sûrement le seul homme politique qui lui accorde un immense crédit. « Son compostage est la solution que je cherche depuis dix ans, explique l’élu. Son système contre les frelons asiatiques est totalement ingénieux. Dans les enjeux de logement de notre époque, nous ne pouvons pas passer à côté de ses maisons en kit. Ses grandes trouvailles sont bluffantes. Chaque commune de France devrait s’intéresser à lui. Mais, aujourd’hui, il faut une seule spécialité pour avoir une visibilité. Or, lui, les accumule. ». Où sont les responsables et les acteurs économiques pour mettre en pratique les découvertes auxquelles les salons de l’innovation attribuent or et trophées ? 


Monique Andron, la maire de Courpiac, à 13 kilomètres, désigne la puissance des lobbys et les blocages de la société française. « Il n’est pas, dit-elle, dans un schéma validé par les spécialistes et le système universitaire dont sont imprégnés les hommes politiques. » Monique Andron aimerait utiliser son fameux procédé de traitement des effluents viticoles par le biais de la Communauté de communes. 


Jean Vignolles, pour son malheur, est trop riche de créations, et il ne figure pas dans le bon compartiment. Quarante ans d’étincelles n’ont abouti à rien. Et le sablier lui indique un bulbe presque vide. À moins qu’il ne soit capable de faire remonter le sable, ce qui n’étonnerait pas le bon Dieu. Que vaut l’intelligence lumineusement pratique d’un vieux lutteur dans un contexte où l’apparence, le tintamarre et l’illusion mènent le bal ?


http://www.sudouest.fr/2013/09/28/la-vraie-solitude-d-un-inventeur-1182693-2780.php
http://www.frelon.ets-acevedo.fr/

 

 

 

 

 

 

 

L’indispensable reconquête de la rue 

et la nuisibilité des lotissements 

 

Des rues mortes. Où l’on ne croise pas un chat, où de longues files de voitures en stationnement bordent des grilles, des digicodes et des façades nues comme des vers, où l’on va de giratoire en rond-point. Et où marcher – si tant est qu’on ait eu l’idée saugrenue de marcher – donne le bourdon. Des rues comme ça, on en voit partout, dans les grands ensembles, lotissements, zones résidentielles sorties de terre après la Seconde Guerre mondiale. Une spécialité française.


Depuis bien longtemps, cet état de fait intrigue Nicolas Soulier, architecte, urbaniste et professeur d’architecture. Il le résume dans une question : «Comment se fait-il qu’on en soit venu à se dire qu’une rue, pour être vivante, doit être longée par des commerces et des cafés ?» Dans la plupart des cas, poursuit-il, «il n’y en a pas. Mais il se passe quelque chose d’étrange : des habitants sont là, mais rien ne transpire de leur présence». Nicolas Soulier a pratiqué son art partout en France, beaucoup voyagé et arpenté à l’étranger des quantités de rues où la promenade était agréable. Il a fait de son expérience une méthode, détaillée dans un ouvrage intitulé Reconquérir les rues (1). Mais, comme on va le voir, la reconquête, en France, s’annonce ardue.

(…)

 

 

 

 

 

Environnement : ces villes qui étouffent la campagne

 

L’étalement urbain se produit quand l’urbanisation s’étend à une vitesse plus rapide que la croissance de la population. Observé dans tous les pays développés, ce phénomène se traduit par une augmentation de l’espace « consommé » par habitant. Terres agricoles et bois sont transformés en habitat, en zones commerciales ou industrielles et en infrastructures de transport.En France, l’extension de ces surfaces a ainsi atteint 6 900 km2 entre 1992 et 2004, soit une augmentation de 20 %, alors que la population ne croissait, dans le même temps, que de 6 %. Ces 6 900 km2 représentent une superficie supérieure à celle d’un département français. Quelles nuisances cause-t-il ? Les quelque 160 hectares « artificialisés » chaque jour en France le sont à 80 % au détriment de l’agriculture, au moment où l’on sort d’une situation de surproduction agricole. L’urbanisation rend difficile l’installation des jeunes agriculteurs et menace l’agriculture périurbaine, nuisant au développement des circuits courts de commercialisation des produits agricoles (…)

 

 

 

 

 

Encore une affaire de carrières pour construire plus de cages à lapins, de supermarchés, de routes, de zones industrielles et de déstructuration intense

PETITION contre le projet d’extraction de sable en baie de Lannion !


Il s’agit d’éviter absolument la signature d’une concession d’extraction de sable coquiller dans une dune sous marine située entre deux zones Natura 2000 et sans aucune étude d’impact digne de ce nom, sans compter les multiples avis scientifiques défavorables, l’opposition de la totalité des communes riveraines, et de 80% de la population !

 

 En Bretagne, la défense du bien commun mobilise

 

Attention à la destruction de la baie de Lannion

 

 

L’extraction de sable menace planétaire

Voici l’extrait d’un reportage sur un phénomène à peine croyable, la disparition du sable qui est engloutit par le capitalisme glouton de gratte-ciels, de verres, de bulles immobilières et d’îles artificielles. (le béton, c’est 2/3 de sable)

Des milliers de cargo-dragueurs sillonnent les océans afin de répondre à une demande en hausse constante (ex : Dubaï, Qatar)

Ici, au Maroc, les plages de sable ont servi à ériger des résidences pour touristes…

A voir sur arte+7 (maintenant en HD)

«  Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs. » disait Coluche. A Dubaï, le sable des dunes ne peut servir à la construction car son grain, rond et poli par le vent, fait un mauvais béton.



 

 

 

 

 

 

Avis de CAPEN 71 concernant le schéma départemental des carrières de la Saône-et-Loire.

1. Introduction

Conséquence du Grenelle de l’Environnement (?), la nature est peu à peu cartographiée et étudiée plus finement par les instances de l’aménagement du territoire. Une rhétorique s’est mise en place, en d’abondantes pages. Mais elle précède de beaucoup la situation de terrain, qui évolue, elle, avec lenteur. Il en va de même des relations entre les lobbies industriels et l’administration. Les démonstrations sont sophistiquées, mais elle ne servent parfois qu’à aboutir à un résultat escompté à l’avance, voire exigé. L’appréciation qui suit, formulée dans le cadre de la consultation publique ouverte de juillet à octobre 2013, a pour but principal de réintroduire dans le Schéma des Carrières les paramètres économiques qui y ont été oubliés, et qui font partie de notre mission civile de sauvegarde de l’environnement.

2. Au sujet du précédent schéma.

Le bilan de l’action du précédent (et actuel) Schéma nous paraît incomplet. A-t-il influé sur la diminution spectaculaire du nombre d’exploitations, sur la baisse de consommation des granulats, a-t-il permis la protection de certains sites ?

En ce qui concerne la substitution des matériaux nobles par des matières recyclées ou alternatives, la politique de substitution et de recyclage des gravats et autres déchets inertes a été poursuivie de manière molle1. Les tonnages recyclés sont ridiculement faibles. Les vieilles habitudes sont demeurées bien ancrées. C’est ainsi que lors de la construction d’un énorme terrassement pour l’autoroute A 406, en 2010, l’adjudicataire des travaux a déplacé sur des camions 1 MT de roche éruptive primaire pour cet usage, là où des matériaux de rebut auraient peut-être été, en grande partie, suffisants. Gaspillage de ressources nobles primaires ?

Les 27,7 MT 2 de schistes des crassiers de l’Autunois, inexploités, ne sont même pas mentionnés par le Rapport SDC 2013, alors que l’ exploitation de ces déchets industriels, en substitution à des matériaux nobles, serait certainement moins dommageable à l’environnement, et peut-être moins coûteux, que l’ouverture ou l’extension de sites d’exploitation de matériaux primaires dynamitant nos montagnes.

Le transport fluvial et ferroviaire est largement évoqué, mais dans un pur constat d’impuissance face à l’emprise du lobby du camionnage, profitant d’ailleurs à bon compte des infrastructures publiques.

Parmi les nombreux problèmes environnementaux dont souffre notre dépar-tement, nos associations adhérentes nous renvoient peu d’alertes liées aux carrières. Les enquêtes publiques de renouvellement d’autorisation sont en général très calmes du côté des riverains également. Il faut croire que la gestion des carrières s’est nettement professionnalisée, ou alors que certains problèmes environnementaux posés par l’exploitation de carrières sont peu perceptibles par la société civile. La vigilance des services de l’Etat n’en est que plus nécessaire. Nous agréons, en conséquence, à la plupart des analyses et préconisations du présent projet de Schéma.

Seul un secteur constitue manifestement toujours un conflit d’usage du paysage, depuis des décennies : le Mâconnais, qui fera en conséquence l’objet de l’essentiel de notre analyse.

3. La problématique du Mâconnais.

Le Mâconnais jouxte, pour son malheur, le couloir de la Saône, dont les sols sont en perpétuelle artificialisation, et il possède un relief et une géologie variée. En face, sur rive gauche, c’est le vide argileux de la Bresse. Le Mâconnais était donc voué, suite à ces deux paramètres, à devenir une région minière.

Toutefois, c’est une région de peuplement dense et dispersé, de paysages variés, pittoresques, appréciés autant par les habitants que par les touristes, très sensibles à leur charme particulier. Ces autres données ont poussé, depuis une vingtaine d’années, son évolution sociale et économique dans une nouvelle direction.

Plusieurs carrières sont désormais fermées : Azé, Verzé, Cluny, Clessé… Or on constate, en étudiant la démographie des communes concernées, l’attrait de nouveaux résidents parallèlement aux fermetures de ces carrières. C’est ainsi qu’Azé, Verzé, Laizé (concerné par les nuisances de la carrière de Clessé), Donzy-le-Pertuis (concerné par les nuisances de la carrière de Cluny) ont connu un essor démographique notable depuis la fermeture de ces carrières, amenant une certaine prospérité.

Cette diminution des nuisances dues aux carrières dans le Mâconnais a profité aussi très directement au tourisme : développement du tourisme pédestre, du cyclo-tourisme, de l’œno-tourisme, du tourisme culturel et religieux, de l’artisanat d’art et de l’hébergement en milieu rural.

La période du SDC actuel a ainsi vu la naissance des Franco-gourmandes à Tournus, du Secteur sauvegardé de Cluny (commune limitrophe d’Igé), du programme Hézelon de remodelage de l’abbaye de Cluny, du projet artistique Cluny IV, la réfection totale des quais de la Saône à Mâcon, acceuillant les paquebots touristiques, etc. Cette nouvelle orientation, vers l’accueil et la résidence de qualité, créatrice de nombreux emplois locaux non-délocalisables et durables, s’est aussi concrétisée formellement par trois nouvelles structures : le Grand Site de Solutré, le Pays Bourgogne du Sud et le Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus, dont les cartes sont données ci-dessous. Toutes ces opérations ont été menées totalement ou partiellement grâce au soutien massif des finances publiques, et par la volonté politique des instances publiques : communes, communautés de communes, syndicats intercommunaux, Conseil général, Conseil régional, Ministères.

Cette évolution s’est accompagnée d’une plus grande attention à l’environnement naturel. La création, il y a plusieurs décennies, d’une vaste ZNIEFF II et de plusieurs ZNIEFF I dans ce secteur avait déjà entériné la présence d’une bio-diversité remarquable, mais l’Europe a plus récemment aidé à la création d’un grand Site Natura 2000, qui vient harmonieusement compléter les efforts des instances culturelles et touristiques locales pour orienter le Mâconnais vers une forme durable de développement économique.

L’extraction de granulats à grande échelle, source de matière première non renouvelable, mais aussi de nuisances, ne peut que se montrer de plus en plus problématique dans le contexte de ce développement économique local basé sur la culture, l’harmonie et la nature, qu’il contredit frontalement.

4. Deux sites inadéquats : Igé et Burgy.

Au sein de cette contradiction, deux sites posent actuellement problème parce que leur emplacement est totalement inadéquat en regard des investissements mentionnés ci-dessus.

Le projet de carrière de Burgy est implanté de manière inadéquate au sommet d’une montagne, contrairement à toutes les prescriptions d’implantation en vigueur, occasionnant naturellement un dégât irréversible au paysage, entamant jusqu’à la crête de la montagne, dans un secteur reconnu paysagèrement sensible par toutes les instances qui ont été consultées.

En ce qui concerne Burgy, M. le Préfet a pris récemment, avec l’appui de nombreuses instances et associations, un avis sage que nous espérons définitif : empêcher le saccage paysager prévu. Il en va autrement en ce qui concerne Igé, qui fait l’objet de toute notre attention.

5.La carrière d’Igé.

a. données de base.

Actuellement exploitée par TRMC, une filiale du puissant groupe international Vinci, la carrière d’Igé l’était précédemment par TARMAC, filiale du puissant groupe minier australien Anglo-American. Elle est régie actuellement par une prolongation récente et limitée de l’autorisation d’exploiter de 1993, qui avait été prévue pour 20 ans. Cet emplâtre administratif est destiné à permettre la mise en conformité du Schéma des carrières avec les objectifs de l’exploitant.

Elle est située dans une ZNIEFF I, elle-même incluse dans une vaste ZNIEFF II, ainsi qu’au centre du Site Natura 2000 du Clunisois FR 2601016 institué en 2007-2008. De plus, la carrière d’Igé se trouve sur une tête de bassin, hébergeant toutes les espèces animales d’intérêt européen ayant occasionné la définition du Site Natura 2000, et elle est installée le long et au-dessus d’une rivière de 1ère catégorie halieutique. Ce cours d’eau, la Petite Mouge, prend ses sources aux alentours du site. Traversant l’ancien carreau de l’exploitation, depuis longtemps réutilisé en espace de stockage, la rivière a été gommée, enfermée dans un tuyau de 500 mètres de long, créant une rupture de la bio-diversité et isolant la faune située en amont.

Avec sa desserte traversant les villages, son site jouxtant le vignoble, et son implantation au beau milieu d’une réserve de bio-diversité, la carrière d’Igé paraît de plus en plus anachronique dans le contexte mentionné plus haut. Mais l’exploitant veut à tout prix continuer à l’agrandir à perpétuité. En 2015, cette carrière aura 100 ans d’activité ! Elle aura désertifié 50 ha de nature d’une exceptionnelle richesse et chargé sur de gros camions un nombre incalculable de millions de tonnes de roche concassée.

Avant d’examiner pourquoi le nouveau Schéma des Carrières envisage tranquillement d’approuver cette pérennisation, il convient d’étudier le bien-fondé économique de cette exploitation industrielle.

b. utilité publique

Le schéma de la page 46 du Rapport SDC 2013 montre assez que la masse de matériaux autorisés actuellement en matière de roches massives est amplement suffisante pour couvrir les besoins jusqu’à 2022 et même bien au-delà, sans que des renouvellements soient nécessaires, à moins d’une explosion tout à fait improbable de la demande en granulats par rapport à la situation actuelle. A la page 66, le rapport avance le chiffre de 46 MT de réserves autorisées en 2011. Or, la carrière d’Igé, étant en fin d’autorisation, compte pour fort peu dans ce chiffre. L’évaluation environnementale (p 230), donne le chiffre de 10 % des ressources départementales de granite qui seraient situées à l’intérieur du Site Natura 2000 du Clunisois. La carte 13, p 81 de l’Etude environnementale, réaffirme qu’en principe, les ressources naturelles seraient suffisantes dans le département en dehors des ZNIEFF I et Sites Natura 2000, qui couvrent, séparément et respectivement, 21 % et 10 % du département (mais avec beaucoup de recouvrements). De plus, la distance du point de production au point de consommation, pour ce matériau noble, compte peu dans le cas d’Igé, puisqu’on lit dans le Rapport que son exportation à grande distance peut être envisagée en raison de la qualité du matériau.

Or, l’entreprise TRMC dispose d’un site alternatif, proche, à Ste-Cécile. La carrière de Sainte-Cécile fournit le même matériau, mais en plus dur, ce qui accroît légèrement les coûts d’extraction. Par contre, elle dispose d’avantages certains par rapport à Igé :

  • une desserte routière privative habilement aménagée en accès direct à la voie rapide, sans aucune nuisance pour les bourgs environnants. Desserte qui a, faut-il le préciser, nécessité un investissement financier de la part de TRMC-Vinci.

  • Une maîtrise des terrains par l’entreprise, tandis qu’à Igé ils sont propriété d’une structure publique, la commune d’Igé.

  • Une implantation en crête, qui paraît beaucoup moins dommageable en termes de bio-diversité.

  • Une autorisation jusqu’à 2039, qui rend le site, pourtant inclus dans la zone Natura 2000, insensible à l’interdiction d’agrandir actuellement en vigueur, même si elle était prolongée dans les deux prochains Schémas départementaux 2013-2022 et 2023-2032. En 2032, il sera assez tôt pour établir un bilan et réfléchir à l’éventuel renouvellement de l’autorisation d’exploiter avec extension de superficie …

Il apparaît donc, au vu de ces éléments, que la carrière de Sainte-Cécile devrait suffire sans problème à satisfaire aux besoins locaux, voire au-delà, pendant la prochaine décennie, et peut-être davantage.

Sur le plan de la demande en granulats, nous faisons remarquer que les grands travaux annoncés en p 68 du Rapport3 ont été repoussés, l’été dernier, après 2025 pour des raisons budgétaires. Ils ne sont donc pas concernés par le présent SDC, qui s’arrête en 2022 ou 2023. Seule la RCEA constituera un chantier de génie civil important, mais sur lequel le ratio déblai-remblai n’est pas encore chiffré. Par ailleurs, en cas de besoin, on pourrait enfin mettre en œuvre, à l’occasion de ce chantier, une politique d’utilisation massive de matières alternatives, plutôt que d’utiliser en toute hâte du matériau de haute qualité comme on l’a fait récemment pour l’A 406.

Il faut noter, sur un plan plus général, la baisse sensible de la demande de granulats ces dernières années (Rapport SDC 2013 p 21) Suite à la baisse du marché, l’entreprise avoue qu’il lui reste, au rytme actuel, quatre ans d’extraction possibles sur l’emprise actuelle. La situation financière de la carrière d’Igé est apparemment mauvaise puisque, selon son exploitant, elle fonctionnerait actuellement à perte. (Commission des carrières du 27 juin 2013 p 5/9)

La survie économique de la commune d’Igé paraît, quant à elle, tout à fait possible sans l’apport, au final plutôt modeste, autour de 100 000 €/an, des taxes et loyers que lui rapporte la carrière Vinci. Ce sera d’ailleurs probablement un sujet de débat qui va s’inviter aux prochaines élections municipales.

c. Conduite de l’entreprise.

L’entreprise fait valoir qu’elle souhaite réinvestir à Igé, à l’occasion du renouvellement, sous forme notamment d’un nouveau concasseur d’un coût de plusieurs millions d’€. Elle a déjà utilisé exactement le même argument il y a vingt ans, lorsqu’elle a repris l’exploitation en succédant à Pilière SA. Certes, à ce moment, une réorganisation du site avait été opérée et une certaine bonne volonté s’était manifestée. Toutefois, au bout de quelque temps, on a pu voir la poussière silicieuse réenvahir le site, blanchissant la végétation autour de l’exploitation, un problème d’ailleurs périodiquement dénoncé par la médecine du travail. Par ailleurs, on n’observe pas, dans cette carrière, le réaménagement progressif habituellement prévu par la loi et les arrêtés : tous les terrains où l’extraction ne s’opère plus servent à stocker d’immenses tas d’invendus, ce qui fait que la nature verdoyante y cède le pas à un vaste désert minéral (47 ha) parcouru en tous sens par d’énormes engins. Quant à l’équipement industriel, l’exploitant reconnaît lui-même son obsolescence, en envisageant son remplacement. Le déplacement de l’extraction sur le site de Ste-Cécile ne devrait pas occasionner la faillite de TRMC.

Une Circulaire ministérielle, parue il y a une quinzaine d’années, demandait aux préfets d’étudier une alternative au camion pour tous les sites d’extraction à partir de 300 000 t. (circulaire qui n’est pas évoquée dans le Rapport SDC 2013). Une commission a donc été formée pour examiner la faisabilité d’une voie ferrée d’Igé à Senozan, qui aurait pu vidanger toute la carrière sur une plateforme multi-modale eau-fer-route. Mais ce projet s’est rapidement ensablé. Le fléau du camionnage quotidien a donc repris, mais l’absence de desserte spécifique fait désormais de l’abandon du site d’extraction un objectif soutenable. La voirie départementale ferait aussi des économies, sans parler de la sécurité routière.

Le massif de Bourcier a déjà vu la fermeture de plusieurs carrières (Cluny-Argerot, Verzé-Rampon, Cluny-Bourcier …). Il n’y reste plus actuellement que l’énorme carrière d’Igé. Au vu de tous les éléments qui précèdent, il nous paraît donc envisageable, cohérent et conforme à l’intérêt public d’envisager la fermeture et la réhabilitation du site d’Igé, une fois l’emprise actuelle totalement exploitée. Avec cent ans de nuisances subies, les habitants d’Igé auront, en 2015, largement payé leur tribut à l’âge du pétrole : ils ont droit de passer à autre chose. On rendra ainsi au massif forestier de Bourcier sa tranquillité, aux habitants riverains de la desserte routière de la carrière d’Igé la sérénité qu’ils attendent depuis si longtemps, et ce secteur pourra désormais se rattacher à l’essor touristico-culturel en cours dans tout le Mâconnais.

6. Le projet de SDC en recul sur la protection de l’environnement.

Le projet de SDC n’imagine pas une seconde le scénario ci-dessus. C’est là un véritable problème. En 2011, par deux fois, le Préfet de Saône-et-Loire a déjà été tancé par le Tribunal administratif pour avoir accordé des passe-droits à Vinci : dans le premier cas, le Préfet avait accordé une mutation d’autorisation d’exploiter à Vinci alors que celle-ci avait été demandée tout à fait hors délai (carrière de Cluny, arrêt du Tribunal de DIJON n° 1001863 du 4 octobre 2011); dans le second cas, le Tribunal a dû rappeler à l’autorité environnementale l’interdiction en vigueur d’agrandir les carrières existantes dans les zones Natura 2000 du département, interdiction à laquelle le Préfet avait cru pouvoir surseoir, en faveur de Vinci, d’un simple trait de plume (arrêt du Tribunal du 11 janvier 2011 du Tribunal de DIJON n° 0901408 et 0901418).

Lors d’une commission des carrières, en 2009, des réclamations avaient été formulées par les autres carriers, soumis quant à eux aux réglementations, contre les passe-droits accordés à TRMC-Vinci. Cette situation a été corrigée par deux actions :

  • l’obligation pour Vinci de se dessaisir de deux carrières pour amoindrir sa position illégalement monopolistique.

  • Le présent projet de SDC, où l’interdiction des extensions et créations de carrières dans les zones Natura 2000 été remplacée par une autorisation, assujettie simplement d’une étude d’incidence, pour la plupart des plus grandes de ces zones Natura 2000, au sein desquelles un enjeu minéral pouvait exister. Conformément à l’engagement verbal qui avait été pris vis-à-vis de la profession suite au passe-droit de 2009 concernant Igé. Quant aux petits sites Natura 2000 qui ne présentent pas d’enjeu pour les industries extractives, on y a strictement interdit la création de carrières…

Le projet de SDC constitue donc un recul de la protection de l’environnement relativement aux ZNIEFF I et aux Sites Natura 2000, recul dont l’origine est nettement à rechercher dans la volonté des exploitants d’Igé.

Ce recul de la protection de l’environnement est difficile à justifier comme à accepter. Nous ne l’acceptons pas. Le dossier de consultation publique, pourtant volumineux, ne traite pas véritablement la question, minimisant le point focal que représente la carrière d’Igé, allant jusqu’à supprimer carrément cette dernière de la carte des carrières du département (Etude de paysage p 65), alors qu’il s’agit d’une des plus importante d’entre elles !

Le but d’un schéma départemental sur dix ans n’est pas de garantir des avantages acquis à des sociétés privées, mais de gérer l’intérêt général, et particulièrement de garantir, en ces temps de crise, le potentiel économique et le patrimoine local qui en forme, nous l’avons vu, le terreau essentiel.

A tous points de vue, la pérennisation et l’extension prévue de la carrière d’Igé va à l’encontre de ces objectifs. Tous les anciens maires de la commune l’ont apparemment compris, puisqu’ils se sont tous spontanément prononcés, en 2009, lors de l’enquête publique, contre la modification de PLU que nécessitait le projet d’agrandissement.

Certaines instances de l’Etat sont également intervenues alors contre ce projet (ONEMA).

Le recul de protection de la nature dans la Saône-et-Loire, typiquement néo-libéral, va à l’encontre des politiques et investissements publics dans les secteurs touristiques du Département. Il entrave le développement économique de ces secteurs, ce que certaines instances ont d’ailleurs commencé à percevoir4. La convergence d’intérêts entre nature, environnement et culture est un bien précieux, pourvoyeur d’emploi durable et de qualité de la vie, amenant à son tour une prospérité économique qui atténue les effets de la crise. C’est une question cruciale.

Au vu de l’analyse ci-dessus, nous demandons le maintien des protections actuellement en vigueur sur les zones reconnues comme d’intérêt faunistiques et floristiques, à savoir :

  • renouvellement sans extension des carrières autorisé dans les ZNIEFF 1 et les Zones Natura 2000 jusqu’à épuisement du matériau, puis remise en état.

  • interdiction des agrandissements et créations de carrières dans ces mêmes zones.

Pour le CA de CAPEN 71,

le 5 octobre 2013

M. Babey, vice-président

Le Pays d’Art et d’Histoire

Le Pays Bourgogne du Sud

180 % toujours mis en décharge actuellement… Rapport SDC p 75

2 Jean-Jacques Prédali et René Coppens, « Sur les teneurs en uranium et en vanadium des schistes bitumineux du bassin d’Autun ». in Bulletin trimestriel (tome 8 N° 2) de l’Académie Lorraine des Sciences de Nancy, juin 1969.

3Branche Sud du TGV Sud-Est, POCL.

4Notamment le conseil général, le Pays d’Art et d’Histoire Tournus-Cluny, qui ont manifesté leur opposition dans l’affaire de Burgy

 

 

 

 

 

 

Septembre 2013



Pesticides dans le vin : 

‘Que choisir’ relance le débat


Le magazine Que-Choisir, à paraître mardi prochain, publie une nouvelle enquête choc sur la présence de pesticides dans les vins français. 92 bouteilles (blancs, rosés, rouges), issus des principales régions viticoles françaises, et choisis par la rédaction du magazine, ont été analysées.

 

Tous les échantillons contaminés.


Parmi ceux-ci, 22 vins du Languedoc-Roussillon (voir le tableau ci-dessous) qui, eux aussi, n’échappent pas à ce tableau plutôt noir. La totalité des échantillons sont en effet contaminés. Certaines bouteilles de la région cumulent même 9 à 10 molécules différentes. Mais le record revient à un Bordeaux qui additionne 14 molécules. Alors certes, les quantités sont inférieures aux limites maximales de résidus (LMR) en dessous desquelles il n’y aurait pas de danger pour la santé. En réalité, il n’existe pas, pour l’heure, de LMR pour le vin comme pour les fruits et légumes ou le lait.

(…)










Mise à sac de la Maison du Parc du Morvan

Les héritiers de l’exode rural programmé par la globalisation capitaliste refusent toute sortie du système


Le Parc Naturel Régional du Morvan, à Champeau, a été ravagé par la FDSEA et la FNSEA locales. Les batiments et les jardins, l’arboretum du Parc (déversement de lisier, feux de pneus et de paille, passage de tracteurs et creusements… Une belle démonstration des pratiques devenues communes.


Pourquoi cette dévastation du bien commun ?


Le prétexte est la mesure de protection des végétations de rives de ruisseaux (la ripisylve généralement détruite par les mauvais « exploitants » agricoles), de la végétation et de l’eau pour les locaux et tous les gens de l’aval. Cette protection, et la restauration prévue par la nouvelle législation sur l’eau qui s’applique partout, est proposée aux agriculteurs volontaires par le Parc, contre indemnisation. Donc, dans les meilleures conditions pour amorcer la mutation indispensable pour sauver ce qui peut l’être encore. Mais certains mauvais « exploitants » ne l’entendent pas de cette oreille…


Les manifestations contre l’évolution de la législation sur l’eau et Natura 2000, alors que les agriculteurs concernés par les mesures sont satisfaits des contrats passés, sont de la même veine : il s’agit non pas de protéger l’agriculture, mais d’exprimer une haine idéologique, le blocage classique de l’impérialisme anti-nature, face à toute évolution des pratiques en zone rurale.

(d’après le témoignage d’Alain Cordier qui est membre du Parc du Morvan et Conseiller Régional EELV)

 

Attaque violente contre la maison du Parc Naturel Régional du Morvan 

Au lendemain du saccage des agriculteurs : l’heure des comptes 

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2013/09/20/au-lendemain-du-saccage-des-agriculteurs-l-heure-des-comptes

 

 






La Chronique de la Grosne existe. Il s’agit du bulletin d’information du Contrat de Rivière. Car Contrat de Rivière il y a…


Il y aura bientôt 1 an, le numéro de décembre 2012 claironnait en première page : « l’élaboration de ce contrat de rivière a été relativement longue, mais nécessaire pour engager une concertation avec l’ensemble des acteurs, établir un diagnostic complet de ce vaste territoire et élaborer un programme d’actions ambitieux (…) ».

 


Très curieux parce que, au Nord de ce bassin de la Grosne, personne n’a été concerté ni même informé de l’existence d’une élaboration d’un contrat de rivière ! Mieux encore, le « diagnostic complet de ce vaste territoire » n’a pas été fait dans le secteur et les différents « acteurs« , à commencer par l’EPTB, ne connaissaient pas du tout la situation des sources, des ruisseaux, des zones humides… avant que nous établissions un premier contact avec eux en avril dernier. Donc, tout reste encore à faire.






Exposition sur l’eau et ses environnements à protéger et à restaurer en application de la nouvelle législation


Nous apprenons bien tard et tout à fait par hasard la présence de cette exposition très intéressante à Joncy :

 

Il n’est pas trop tard pour se rattraper, d’abord en allant voir l’expo :


Du 9 septembre au 5 octobre, la bibliothèque Intercommunale Laurence Bertrand à Joncy accueille l’exposition « Le bassin versant de la Grosne » proposé par l’Etablissement Public Territorial (EPTB) Saône et Doubs.


Cette exposition est composée de 10 panneaux thématiques pour mieux connaître le bassin versant, découvrir sa richesse et comprendre ses enjeux.


Une présentation aura lieu le lundi 30 septembre, à 18 H, suivie d’un échange sur « L’eau : les enjeux du bassin de la Guye » sous la direction de Rachel Fabre, coordinatrice du contrat de rivière Grosne.

salle Marie Badet (Mairie) à Joncy,


L’entrée est libre. L’exposition est visible à la bibliothèque les mardis et vendredi de 14 à 17 H, les mercredis de 14 à 18 H, les jeudis de 16 à 19 H et le samedi matin de 9 à 12 H.


…pas trop tard pour se rattraper, disais-je, en exposant cette série de panneaux à St Gengoux

 

 

Sur l’expo en cours à Joncy :

 

Tout savoir sur le matériel d’exposition disponible pour qui le demande :

 







Sur les cours d’eau maltraités, enterrés et tombés dans l’oubli, comme le Nolange à Saint Gengoux le national, l’espoir d’une évolution en cours :





Rivières perdues

film de Caroline Bâcle


Il était une fois, des centaines de rivières qui sillonnaient nos villes. Pourquoi sont-elles disparues? Comment? Et pourrions-nous les revoir un jour? Ce documentaire tente de trouver des réponses en rencontrant des urbanistes, des militantes et des artistes visionnaires du monde entier.

Site officiel
http://rivieresperdues.radio-canada.ca/


page FaceBook
https://www.facebook.com/LostRiversDoc



Déconstruire une autoroute surélevée à 16 voies pour remettre en état un ruisseau en plein coeur d’une grande ville. À Séoul, oui, c’est possible!


Depuis un siècle, le génie humain s’est mis au service des villes pour endiguer, canaliser et enfouir des rivières, ruisseaux et autres cours d’eau devenus gênants. Aujourd’hui, la résilience de certains individus, couplée au… génie humain, fait en sorte que certains de ces cours d’eau revoient la lumière.

Voilà le propos de Rivières perdues, documentaire étonnant de Caroline Bâcle sur le sort réservé par la modernité à quantité de cours d’eau partout dans le monde. Mais le film consacre tout autant, sinon plus, de temps et d’énergie à quelques visionnaires, environnementalistes teigneux et autres drainers pour qui ces cours d’eau ne doivent pas être oubliés.


Servi par la très belle photo d’Alexandre Domingue, le résultat est probant. De sorte que le documentaire aurait pu aussi bien s’intituler Rivières retrouvées qu’il n’aurait pas été dénaturé.


Au fil de son travail, la cinéaste nous emmène aux quatre coins de la planète (Séoul, Brescia en Italie, Londres, Toronto, Yonkers) à la rencontre de ces battants soucieux de faire revivre ces rivières urbaines. Certains efforts sont récompensés; d’autres restent encore sans réponse.


Mais, soyons honnête, on retient bien plus facilement les yeux remplis de joie des habitants de Yonkers assistant à la remise à jour d’un segment de la rivière Saw Mill. Ici comme ailleurs, cela se traduit par la création d’écosystèmes faisant le bonheur de tous.

commentaire sur le site lapresse.ca

 






Protéger les terres

Terre de liens

 


Notre action principale passe par l’acquisition de terres et de fermes qui vont rejoindre le réseau des fermes Terre de Liens. Ces terres sortent définitivement du marché spéculatif, sont assurées d’être maintenues à long terme dans leur vocation agricole et sont prêtes à accueillir de nouveaux agriculteurs aux pratiques agricoles respectueuses des sols et de l’environnement.

Acquérir des fermes

Pour acquérir des fermes, Terre de Liens intervient via ses deux structures financières, la Foncière et la Fondation. Après un travail minutieux (analyse des coûts, conformité du projet agricole aux orientations poursuivies par le mouvement, viabilité du projet d’installation…), les comités compétents décident d’acheter des terres ou d’accepter une donation ou un legs.

Dans un cas comme dans l’autre, Terre de Liens devient propriétaire. Ces fermes sont mises en location (bail de très longue durée) à des agriculteurs aux pratiques respectueuses de la nature et des ressources naturelles. Ceux-ci sont déchargés du poids de l’achat foncier, obstacle majeur à l’installation agricole. Après acquisition, Terre de Liens assure en tant que propriétaire son métier de bailleur : mise en location, interventions en cas de problème lié aux lieux loués, gestion du patrimoine. Au-delà de cette relation locataire-bailleur, un lien se crée dans la durée avec les fermiers et des temps de rencontre sont organisés pour encourager les échanges ou partages d’expériences entre les nombreux agriculteurs du réseau.

Ces terres ne sont pas revendues et Terre de Liens n’en tire aucun bénéfice.

Lorsqu’un fermier décide de quitter les lieux ou lorsque arrive le moment de sa retraite, la ferme ne change ni de propriétaire ni d’affectation : elle est alors louée à un autre paysan qui prendra la relève. Ce mécanisme permet d’assurer un passage de relai et d’éviter les risques de disparition liés à la vente des terres.

Découvrir notre réseau de fermes.

Recréer du lien autour des terres agricoles

Les terres qui sont acquises par Terre de Liens n’ont pas pour seul objet d’être « conservées » ou protégées : elles retrouvent une utilité sociale et économique, prennent leur place au sein d’un territoire et génèrent des dynamiques humaines et du lien social.

Pour cela, les fermes doivent répondre à quelques préoccupations socio-économiques et environnementales : agriculture biologique ou paysanne, exploitations à taille humaine, fermes en harmonie avec le paysage environnant, activités agricoles diversifiées, commercialisation locale de proximité, recours aux circuits courts favorisant un lien de confiance entre producteur et consommateur, interactivité entre agriculteurs, etc.

Les installations sur nos terres ne relèvent pas du hasard : la mise en location n’intervient qu’après une rencontre de l’agriculteur, une étude sérieuse de son projet, la mise en commun de valeurs partagées et un dialogue posé pour aider le projet à prendre forme.

Citoyens et paysans peuvent recréer du lien entre eux et favoriser les échanges et la solidarité entre habitants d’un même territoire.

Prendre soin de la terre

Les terres et les fermes accueillent des projets en agriculture paysanne, biologique ou biodynamique : ces trois approches ont en commun de traiter la terre comme une ressource précieuse qu’il faut considérer et préserver dans la durée. Aux pratiques intensives qui éreintent la terre et visent des gains de court terme, elles privilégient des pratiques respectueuses de la terre sur le long terme.

En principe, le bail rural classique protège la liberté de pratique culturale du fermier : le propriétaire ne peut pas interdire l’usage d’engrais chimiques sur ses terres. Mais certains acteurs (parcs naturels, collectivités locales, …) bénéficient d’un bail spécial qui peut inclure quatre enjeux écologiques : l’environnement, la biodiversité, les paysages, la qualité de l’eau ou des produits.

C’est le cas de Terre de Liens, qui a choisi de poser quelques règles du jeu pour l’utilisation de ses fermes : elles sont formalisées dans un bail rural environnemental. Signé pour toute la durée d’activité agricole du fermier, ce bail de carrière décrit les obligations du fermier (faire et ne pas faire) qui permettront la préservation des ressources naturelles. Les clauses peuvent viser les modes de culture, la rotation des sols, le maintien de haies naturelles, la non pollution de cours d’eaux, etc.

Ces règles obéissent à un équilibre très fin : poser les incontournables sans s’immiscer pour autant dans les choix opérationnels du fermier et sans entraver sa liberté d’exploitation.

Le bail rural environnemental doit être respecté par le fermier et la négligence de ces règles du jeu conduit à la rupture du contrat d’occupation des terres.

 



Projet d’écolieu AVEC

Réunion les 26 et 27 octobre à Tournus

Venez nous rencontrer !


Le groupe AVEC travail à la mise en place d’un écolieu intergénérationnel, résidentiel sur lequel nous souhaitons mettre en place des activités vivrières, professionnelles culturelles et de loisir. Nous souhaitons nous rapprocher de l’autosuffisance alimentaire et énergétique, dans un climat humain et solidaire.

Actuellement nous étudions plusieurs pistes sérieuses pour notre implantation.

Il nous manque encore quelques personnes pour compléter l’équipe.

Plus d’infos sur notre site : www.ecovillage-projet.fr

contact@ecovillage-projet.fr









Piétons, cyclistes, tous êtres vivants non protégés par une carrosserie :

le « terrorisme » quotidien et banalisé des chauffards
« Terrorisme » ? Si le «
 terrorisme » faisait autant de victimes que la vitesse, n’y aurait-il pas plus de réactions ?

http://www.lejsl.com/faits-divers/2013/06/09/un-cycliste-victime-de-la-route

http://www.actucity.com/infos-locales/saone-et-loire/toulon-sur-arroux-un-cycliste-du-club-d-etang-sur-arroux-daniel-decouche-decede-au-cours-d-une-sortie-a-velo-en-groupe-dans-un-terrible-accident-avec-une-voiture.html

http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2013/09/07/pronostic-vital-engage-pour-le-pieton-renverse

(…) Le FGAO n’indemnisant plus, depuis 2010, que les dommages matériels causés par un animal domestique dont le « propriétaire » n’est pas assuré, « seulement » 4289 collisions ont été indemnisées en 2011 13, l’espèce des animaux en question n’est en revanche pas mentionnée: vaches, chiens… ?

Ce recensement macabre ne serait pas complet si nous oubliions un autre animal de grande taille, l’humain. Selon la Fédération Routière Internationale, 14 millions d’individus sont morts suite à un accident routier, depuis 1963 14 dans le monde ! Précision utile : avant les années 1990, moins de 100 pays fournissaient des données…

En France, en 1996, 36204 individus ont été gravement blessés et 8540 autres sont morts dans les 30 jours suivant le choc15. En 2011, ils étaient toujours respectivement 29679 et 3963. Sur la décennie 1996-2006, toujours dans l’hexagone, 43813 humains, l’équivalent de la population de Sète, sont morts pour la route…
http://carfree.free.fr/index.php/2013/08/14/morts-pour-la-route-les-animaux-sacrifies-sur-lautel-du-culte-de-la-vitesse/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortalit%C3%A9_animale_due_aux_v%C3%A9hicules

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2013/09/07/les-cyclistes-se-sentent-moins-en-securite
etc.

Il faut confisquer les véhicules de ces chauffards
Marie-Noëlle a perdu sa fille, Marie-Hélène, 32 ans, le 7 janvier. Cette mère meurtrie veut alerter les pouvoirs publics sur la question des chauffards récidivistes.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/il-faut-confisquer-les-vehicules-de-ces-chauffards-08-09-2013-3116669.php






Août 2013



Nuisibilité et illégalité du projet de supermarché 

à Saint Gengoux le National


Agir entre Saône et Grosne

France Nature Environnement

ASR

Confédération des Associations de Protection de l’Environnement et de la Nature

 

 

Nous le soulignons depuis 5 ans : le projet de supermarché/station-service qui détruirait le ruisseau de Nolange et empêcherait sa restauration n’est pas seulement nuisible et inutile, il est également illégal. Il est temps d’arrêter la gabegie !

 

ST GENGOUX LE NATIONAL : la préservation de la qualité de l’eau, des zones humides, de la biodiversité et du patrimoine est menacée par un projet de centre commercial

 

 

UNE MAUVAISE GESTION DE L’EAU, DES MILIEUX NATURELS, DU PATRIMOINE HISTORIQUE

 

Depuis les premiers pas du projet, il y a plus de 20 ans, les temps ont heureusement changé. La conscience grandissante de l’épuisement des ressources s’est traduite par la volonté de préserver la qualité de l’eau et restaurer la biodiversité. Le programme Natura 2000 a classé le Mont Saint Roch et le Mont Péjus. Depuis l’abandon du même projet commercial sous la pression des habitants et le classement du site, au début des années 1990, une nouvelle législation de protection des eaux s’est étendue à toute l’Europe. Beaucoup de dégradations ayant été perpétrées en Saône et Loire comme ailleurs, des dispositifs visent aujourd’hui à la restauration de la continuité écologique des cours d’eau, à la mise en œuvre de trames vertes et bleues, et à la protection de la ressource en eau (1).

 

Sur le terrain, un « Contrat de rivière GROSNE » (2) est en cours. De nombreuses dégradations locales ont été ignorées et d’autres, qui auraient dû être évitées, ont pourtant été réalisées depuis ! C’est le cas des ruisseaux de Saint GENGOUX et de tous ses milieux aquatiques qui ont été gravement endommagés et pollués depuis des décennies. Or, ces ruisseaux sont des « corridors écologiques » ,les lieux privilégiés du passage d’espèces, qu’il convient de reconquérir. Ainsi, le Nolange est le ruisseau historique de la cité médiévale et la principale continuité écologique du territoire, un « axe de colonisation majeur« , comme l’a très bien rappelé la 1ère page de La Gazette municipale d’avril : l’axe qui permet la « connexion avec d’autres sites similaires (pelouses de la côte et arrière-côte de Beaune, côte Dijonnaise et pelouses calcicoles du Mâconnais)« . Autre illustration :La déchargebrute qui a été placée en haut du vallon de Manon dans les années cinquante, a entraîné l’abandon d’une source qui alimentait gracieusement la cité depuis vraisemblablement plus de 7 siècles. De plus ,elle pollue les eaux en aval !

 

Le pré convoité pour le projet de « MAXIMARCHE » se nomme « A l’Agasse« . C’est le plus mauvais emplacement possible, surtout pour une station-service. C’est une terre agricole à préserver qui correspond exactement au lit du Nolange. C’est donc un espace où la nappe phréatique affleure, une zone humide fragile dont la préservation est essentielle pour les eaux en aval et particulièrement le captage des eaux ( Pont d’Epinet ). C’est incontestablement une zone inondable, même s’il semble que l’urbanisation et la mémoire locale l’aient oublié (3). Pour toutes ces raisons, ce pré est protégé par la loi et le projet illégal.

 

C’est aussi un espace classé pour sa valeur historique, architecturale et paysagère. Or le secteur historique est progressivement devenu un secteur dégradé. La restauration patrimoniale de la cité est d’évidence un enjeu essentiel pour son avenir.

 

La municipalité a ignoré les mises en garde que les associations lui ont envoyé en février 2013 en lui donnant des arguments pour surseoir au projet : c’est sa conception du débat démocratique … . Le dossier de l’eau – pour son prix et sa qualité, qui sont liées – est au cœur des préoccupations de la plupart des collectivités : mais pas à ST GENGOUX !

 

 

LA DEMOCRATIE MUNICIPALE EST EN PANNE : IL FAUT LA STIMULER

Depuis 2008, nombre de propositions alternatives au « grand projet commercial » ont été faites pour rendre ce pré à sa vocation agricole première et pour redonner vie à la cité. Toutes ont été dédaignées par la municipalité. Nous avons même signalé, en temps utile, la disponibilité des terrains voisins du Maxi – terrains favorables à une amélioration in situ. Ils ont été aussitôt achetés pour être destinés à autre chose, rendant plus compliquée l’amélioration des installations existantes.

 

Le bétonnage commercial et polluant du fond de vallée, la destruction des derniers milieux naturels seraient un coup de grâce pour le lien de continuité entre le patrimoine historique et son environnement, qui fonde le cachet de la cité médiévale. Ce serait aussi hypothéquer l’avenir d’un tourisme rural reposant désormais sur cette attraction combinée.

C’est donc maintenant à la population, comme elle a commencé à le faire pour le prix de l’eau (4), d’exiger un débat public sur ce projet rétrograde. D’en faire un véritable enjeu du choix démocratique du type de développement local souhaité, en lien avec les populations concernées.

 

Comme nous nous y sommes engagés, nous veillerons également au respect de la législation.

 

 

CE PROJET DOIT ÊTRE ABANDONNE !

 

 

( 1) SDAGE Rhône Méditerranée – Schéma directeur d’aménagement de gestion des eaux – www.eau.rmc.fr ; Schéma régional de cohérence écologique ( SRCE )

 

(2) Contrat de rivière GROSNE – EPTB Saône & Doubs – www.eptb-saone-doubs.fr – Comité de rivière GROSNE : Syndicat mixte d’aménagement du bassin de Grosne Mairie 71240 LALHEUE – 31 millions d’euros d’argent public investi

 

(3) L’histoire des inondations à ST GENGOUX, de 1875 à nos jours, est jalonnée d’indications édifiantes : en cas de pluies exceptionnelles ( qui le seront moins avec le dérèglement climatique, comme le 10 juin 2008.), les 150 ha du lit majeur du NOLANGE sont submergés, soit 1m au-dessus du niveau du lit où la construction du Maxi et de sa station-service sont prévus ! Ces données sont-elles connues par ceux qui délivrent le permis de construire ?

 

(4) La montée de la facture d’eau a récemment entraîné une saine réaction des consommateurs jouvenceaux, exigeant eux aussi un débat public sur le choix de gestion de l’eau : l’enchaînement des dégradations des milieux protégeant les ressources renchérissant le coût de la gestion privatisée. Nos associations sont favorables à une gestion publique de l’eau.





Les rivières claires qui traversent les villes naissantes… On jette un pont dessus, d’abord ; puis deux, puis trois ; puis, on les couvre entièrement. On n’en voit plus les flots limpides ; on n’en entend plus le murmure ; on en oublie même l’existence, Dans la nuit que lui font les voûtes, entre les murs de pierre qui l’étreignent, le ruisseau coule toujours, pourtant. Son eau pure, c’est de la fange ; ses flots qui chantaient au soleil grondent dans l’ombre ; il n’emporte plus les fleurs des plantes, il charrie les ordures des hommes. Ce n’est plus une rivière ; c’est un égout.

 

Georges Darien

Le Voleur

Stock 1898



Dégénérescence en Jouvence

 

Intact il y a cinq ans, voici l’état actuel du plus beau mur de pierre sèche des entrées de Saint Gengoux le National (rue des Tanneries, le long du lit du ruisseau de Nolange transformé en égout depuis 1962)

Remarquable aussi, l’alignement d’arbres… C’est à peu près tout ce qui reste de la ripisylve du Nolange : la ripisylve et le ruisseau ont été totalement détruits sur 1 kilomètre en 1983 !


 



 Etat de la mare du Chemin des Gourles le 23 août





Juillet 2013


Natura 2000 et sauvegarde des mares : 

un exemple remarquable à Saint Gengoux le national

sous le titre prometteur :

Natura 2000, pour préserver les espèces

la première page de la Gazette municipale d’avril 2013, n° 20, disait toute la fierté de la municipalité et sa motivation à l’égard du programme Natura 2000

(…) celui qui nous intéresse plus particulièrement est le site Pelouses Calcicoles de la Côte Chalonnaise, puisqu’il concerne directement la commune de St Gengoux.

 

Le site Natura 2000 des pelouses calcaires est en connexion avec d’autres sites similaires (pelouses de la côte et arrière-côte de Beaune, côte Dijonnaise et pelouses calcicoles du Mâconnais). Ceci permet des échanges de populations et offre l’opportunité de favoriser les échanges génétiques. En effet, le site appartient à un axe de colonisation majeur, l’axe Saône-Rhône, qui contribue à sa richesse faunistique et floristique.

 

Ainsi, lorsqu’on préserve les habitats du site, on permet de préserver les échanges et la dynamique des populations d’espèces de faune et de flore. Mieux encore, quand on restaure et qu’on améliore les habitats, on permet aux populations de se reconstituer voire de recoloniser certains territoires perdus. (…) »

 

Dans la foulée de ce discours, la municipalité a entrepris la destruction d’une mare sur le Mont Goubot, autre espace de pelouses calcicoles (entre autres) qui mériterait quelque attention et des efforts de réhabilitation.


Végétation rasée et comblement avec des déblais de destruction. Cela en pleine période de reproduction des amphibiens, comme pour maximiser le saccage.


Cette mare (derrière le cimetière) est un relais de la continuité écologique que le programme Natura 2000 a pour vocation de préserver et, même, de redévelopper. 


Elle l’est d’autant plus que toute la tête de bassin de St Gengoux a été fortement dégradée, et de façon continue, depuis les années cinquante.  


Elle correspond exactement à la fonction décrite dans le cocorico de première page du bulletin municipal d’avril :

 (…) permet des échanges de populations et offre l’opportunité de favoriser les échanges génétiques. En effet, le site appartient à un axe de colonisation majeur, l’axe Saône-Rhône, qui contribue à sa richesse faunistique et floristique.

Ainsi, lorsqu’on préserve les habitats du site, on permet de préserver les échanges et la dynamique des populations d’espèces de faune et de flore. Mieux encore, quand on restaure et qu’on améliore les habitats, on permet aux populations de se reconstituer voire de recoloniser certains territoires perdus. (…)


La profession de foi écologiste de la municipalité se termine sur une annonce alléchante :

Le classement en Natura 2000, permet de bénéficier d’un soutien financier et technique de l’Etat et de l’Europe pour la réalisation d’actions allant en ce sens.


Y a-t-il eu demande de subvention pour la destruction de la mare ?

 

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