Sens dessus dessous 4 – mars 2014 – juillet 2014

 

Le site officiel de l’Agence du Bassin Rhône Méditerranée – Sauvons l’Eau – publie une information sur les dégradations commises à Saint Gengoux le National 

Agricultor : l’instinct de mort de la FNSEA

 

 

juin 2014 

 

Autisme : les pesticides mis en cause 

Résistance naturelle, film de Jonathan Nossiter 

éducation : appel pour pouvoir choisir une alternative à l’école traditionnelle dans l’école publique

 

 

mai 2014 

 

Ferme de mille vaches 

 


 

Grande distribution de merde : les joies des prix bas 

Massacres dans les campagnes françaises

Une histoire de la déstructuration économique et sociale 

Inondations centennales dans les Balkans

« La Ligne de partage des eaux« , film de Dominique Marchais

Center parc du Rousset : Lettre ouverte envoyée à la presse, aux mairies, aux Conseillers Généraux et députés 

Le marché transatlantique TAFTA, dernière étape de la colonisation capitaliste

 

 

 



ZAD (zone à défendre) de St Gengoux le National  

Le site de l’Agence du Bassin Rhône Méditerranée – Sauvons l’Eau * – a publié une information sur les dégradations commises à Saint Gengoux le National :

L’eau perdue de Saint Gengoux… et la dégradation de la qualité des eaux de l’aval

http://www.sauvonsleau.fr/jcms/c_7681/l-eau-perdue-de-saint-gengoux—-et-la-degradation-de-la-qualite-des-eaux-de-l-aval#.U7VnPquqD_M

Zone contenant les pièces jointes

Prévisualiser la vidéo YouTube « Eau et changement climatique : adaptons-nous ! »



Juillet 2014

Fanatisme

Agricultor

J’avais dans l’idée de vous entretenir du homard, de la langouste ou du tourteau dont c’est la pleine saison et qui valent 30 % moins cher que lors de la grande bouffe de fin d’année. En juin, sur le marché du frais à Rungis, le homard vivant (400-600 g) de Bretagne ou d’Europe du Nord cotait 22 euros le kilo, son homologue canadien 18 euros et le tourteau français vivant 3,40 euros le kilo. Je voulais vous dire que la chair de tourteau, si fréquente dans les entrées des restos branchés, n’a pas été décortiquée en cuisine, mais achetée au kilo à Rungis (autour de 50 euros). Seul Laurent, en bas des Champs-Elysées, décortique encore ses araignées de mer ! Je voulais encore vous ameuter sur les méfaits de l’aquaculture de la crevette nourrie par des esclaves en Thaïlande (Le Monde daté 23 juin 2014), mais aussi source de destruction des mangroves, de salinisation des eaux et de stérilisation des terres. Je voulais vous dire que, pêchée à Boulogne, elle va se faire éplucher au Maroc et revient nue à son port d’attache avec une empreinte carbone record. J’en avais beaucoup à raconter… et puis est arrivé le 24 juin.

Ce jour-là, un groupe de chercheurs indépendants rendait publique une étude (Le Monde daté 25 juin 2014) constatant une « contamination » à large échelle « de l’environnement par les pesticides systémiques ». Les scientifiques affirmaient de manière « irréfutable » que les pesticides étaient directement impliqués dans la mort des abeilles et de nombreux insectes, qu’ils en avaient trouvé des traces dans 91 % de 74 échantillons de sols français analysés en 2005, alors que seuls 15 % des sites avaient été officiellement traités… Le même jour, la FNSEA organisait une mobilisation nationale pour protester contre les dernières « contraintes » imposées par le gouvernement en matière de pesticides. Plus de 80 000 membres du principal syndicat agricole manifestaient dans toute la France et aux marches du Palais Bourbon.

« BON SENS PAYSAN »

Il faut parfois se pincer pour y croire. Aujourd’hui, en France, la FNSEA – cogérante de la politique agricole depuis la fin de la guerre – manifeste contre l’interdiction des épandages de pesticides à moins de 200 mètres des écoles, des hôpitaux, des maisons de retraite… Pas plus tard que le 5 mai dernier, une vingtaine d’élèves et une enseignante étaient victimes de malaises suite à l’épandage de fongicide à proximité de leur école à Villeneuve (Gironde). Depuis des années s’empilent les rapports et les enquêtes sur les dégâts humains et environnementaux causés par l’usage de ces produits phytosanitaires chez les vignerons, les agriculteurs et les populations locales. Eh bien non, la FNSEA milite pour leur poursuite ! Au dernier congrès, le président Xavier Beulin – comme Sarkozy avant lui – a dénoncé « la dictature de l’environnement » qui met en péril le « produire français » et mine la « compétitivité ». D’autres pays font mal et polluent à loisir pour produire toujours plus, alors pourquoi pas nous ? Tel est le « bon sens paysan » de la FNSEA qui, après avoir inventé « l’agriculture raisonnée » pour profiter sans contrôle ni label du succès du bio, n’a visiblement pas inscrit dans ses objectifs la réduction de 50 % des pesticides promise d’ici 2018 dans le plan Ecophyto du gouvernement de 2008.

Cet incroyable aveuglement, qui frise l’inconscience (ils en sont à discuter pour pouvoir asperger à 50 mètres et non plus 200 mètres), ne contribuera pas à réconcilier les Français avec leur agriculture. Les scandales alimentaires, la présence régulière de produits phytosanitaires dans les fruits et les légumes, les batteries de poulets aux antibiotiques, la pollution au nitrate de la plupart des rivières, sont imprimés dans la mémoire des consommateurs. Il faudra plus que quelques charolaises bien peignées, exposées une fois l’an Porte de Versailles, pour nous prouver que les « exploitants agricoles » n’y sont pour rien. Avec la FNSEA à leur tête, dont le président mérite bien son surnom : Agricultor.

jpgene.cook@gmail.com

 

JP Gené est chroniqueur au magazine du Monde  Aller sur la page de ce journaliste

Plus encore qu’un « aveuglement qui frise l’inconscience« , ne s’agit-il pas d’un subtil cocktail de cupidité et d’instinct de mort ?

Autisme : les pesticides mis en cause

un article de Sciences et Avenir


Les chercheurs de l’université Davis de Californie ont examiné les liens entre le fait de vivre près d’un lieu où sont utilisés des pesticides et les naissances d’enfants autistes. …/… Interrogé par Sciences et Avenir, le Pr Yehezkel Ben-Ari, directeur de recherche émérite à l’Inserm, spécialiste de l’autisme et des processus de maturation du cerveau, a vivement salué cette étude : « C’est un travail très sérieux, dont la méthodologie ne peut guère être critiquée.« 

L’autisme est une maladie du développement dont l’incidence a fortement augmenté ces 15 dernières années aux États-Unis, touchant un enfant sur 68 en 2010, au lieu de un enfant sur 150 en 2000. Pour certains, cette augmentation est due à une amélioration du diagnostic qui conduit à détecter plus de cas, plus rapidement. Pour d’autres, il s’agit de l’apparition de mutations plus fréquentes. « Mais ces mutations, elles sont dues à quoi ? » feint de s’interroger le Pr Ben-Ari.

« Aujourd’hui, il y a une tendance à vouloir considérer l’autisme comme
une maladie génétique. C’est une simplification abusive. Cela arrangerait les pouvoirs publics, car si le trouble était génétique, il n’y aurait ‘rien’ à faire. Mais, on le voit de plus en plus, le facteur environnemental est déterminant dans le développement cérébral et c’est là-dessus qu’il faut insister lorsqu’on parle d’autisme. »

LIRE L’ARTICLE:
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140624.OBS1466/autisme-les-pesticides-mis-en-cause.html

un article du MONDE:
…/… le Groupe de travail sur les pesticides systémiques (TFSP) [est composé] d’une cinquantaine de scientifiques de 15 nationalités…/…
Le résultat de leurs cinq années de travail, à paraître dans la prochaine édition de la revue Environmental Science and Pollution Research, devait être rendu public mardi 24 juin. [Ont été passées] en revue quelque 800 études publiées dans la littérature savante.

Les preuves sont très claires, affirme Jean-Marc Bonmatin (Centre de
biophysique moléculaire du CNRS), membre du TFSP. Nous assistons à une menace pour la productivité de notre environnement agricole et naturel. Loin de sécuriser la production alimentaire, l’utilisation des néonicotinoïdes met en péril les pollinisateurs qui la rendent possible. …/… Ces molécules (imidaclopride, thiaméthoxame, clothianidine, mais aussi fipronil) se partagent aujourd’hui environ 40 % du marché mondial des insecticides agricoles et représentent un marché de plus de 2,6 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros).

Selon le TFSP, « il y a des preuves fortes que les sols, les cours d’eau et les plantes, dans les environnements urbains ou agricoles, sont contaminés, à des concentrations variables, par des mélanges de néonicotinoïdes, de fipronil et de leurs produits de dégradation. »

[Ainsi] l’imidaclopride a été détecté dans 91 % de 74 échantillons de
sols français analysés en 2005 : seuls 15 % des sites avaient été traités……/…

L’exposition chronique [aux] faibles doses fragilise les populations de nombreuses espèces : troubles de reproduction, facultés de survie réduites, etc. …/… Pour M. Bijleveld, le déclin en cours de l’ensemble de l’entomofaune relève d’un « effondrement brutal« . …/…Son ampleur se mesure notamment sur les niveaux supérieurs de la chaîne alimentaire. …/…Le programme de suivi européen ad hoc montre par exemple une perte de 52 % des oiseaux des champs au cours des trois dernières décennies – cependant, les auteurs se gardent d’attribuer l’ensemble de cette perte aux seuls insecticides systémiques, d’autres facteurs entrant en ligne de compte. Une variété d’autres espèces importantes pour les écosystèmes est également affectée par ces substances. En particulier, les micro-organismes du sol et les lombrics, animaux essentiels au maintien de la fertilité des sols ».

LIRE L’ARTICLE:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/24/le-declin-massif-des-insectes-menace-l-agriculture_4444051_3244.html
Voir aussi :
http://www.belgamediasupport.be/opr/SYSTEMISCHE-PESTICIDEN-VORM…/EN/

Résultats à paraître dans l’été :
http://link.springer.com/journal/11356

 

 

Résistance naturelle

film documentaire de Jonathan Nossiter

Avec : Stefano Bellotti, Elena Pantaleoni, Gian Luca Farinelli, Giovanna Tiezzi, Stefano Borsa,  Valéria Bochi

Jonathan Nossiter nous convie à partager une partie de belle campagne italienne ponctuée de moments de mémoire cinématographique, et enluminée par la philosophie de résistants au formatage du vin et de la pensée. Ce sont des faiseurs de vins naturels harcelés par les lobbies qui tiennent toutes les administrations, de l’AOC à l’Europe du commerce financiarisé. Mais, à la grande différence des spéculateurs et des technocrates réductionnistes, les dissidents ont une philosophie aussi profonde, foisonnante et ramifiée que les racines de leurs vignes – couramment plusieurs mètres pour une vigne naturelle, quelques dizaines de centimètres pour une vigne abreuvée de chimie. Comme ils le soulignent, c’est sans doute un effet de leurs breuvages riches en minéraux puisés profond dans des sols vivants. Justement, l’un d’eux nous montre la différence entre sa terre chouchoutée depuis trente ans et celle d’un voisin adepte de la violence chimique : la sienne est souple, aérée, tissée de systèmes racinaires. Elle fleure bon le champignon. Elle ravirait Claude et Lydia Bourguignon, nos pédologues préférés. L’autre est desséchée, compacte et dure, vide de vie. « Elle sent la lessive« . Comment ne pas croire ces amoureux et connaisseurs de la vie quand ils disent que boire les jajas issus des sols morts de l’agriculture subventionnée (et manger les farines des blés appauvris) n’a pas que des effets néfastes sur la santé, mais aussi sur l’être, sur sa pensée, sur sa vigilance et sa capacité de résistance ? Surtout quand on pense aux additifs ! Serait-ce là l’une des causes de l’effondrement de la conscience et de la probité, de la pensée critique et des « forces vives » depuis une trentaine d’années ?

Les vignerons présentés par Nossiter ont échappé au désastre. Bien vivants, en empathie avec les animaux et tout ce qui les entoure et les construit, ils nous abreuvent de paroles longues en bouche et en tête. A peu près :

Le paysage est un bien commun et, dessous, les 40 premiers centimètres de terre contiennent la majeure partie de la vie.

L’agriculture, c’est reconstruire l’humus que l’on exploite pour faire pousser,

Par les racines, la plante dialogue avec la terre, avec le terroir (donc, la réduction du système racinaire par l’agrochimie…).

Et beaucoup d’autres du même tonneau.

En complète rupture avec la réduction industrielle de l’agriculture et du vin (et de « la culture » officielle qui méprise ses racines), en rupture aussi avec les AOC qui « ne sont plus un bien commun » et protègent les pollueurs et les intérêts des industriels plutôt que les paysans honnêtes et les terroirs, ces vignerons parlent un langage qui réjouit autant l’oreille que leurs vins semblent réjouir le palais. Un régal.

ACG

extraits

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19545857&cfilm=228063.html

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19545854&cfilm=228063.html

à propos :

La terre vue du sol

http://www.lemonde.fr/style/article/2012/01/27/la-terre-vue-du-sol_1634713_1575563.html

Recommandé :

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/no-wine-is-innocent/2013/11/07/ne-lappelons-pas-vin-naturel-mais-vin-transparent-231585

 

«Il y avait un étrange silence dans l’air. Les oiseaux par exemple –où étaient-ils passés? On se le demandait, avec surprise et inquiétude. Ils ne venaient plus picorer dans les cours. Les quelques survivants paraissaient moribonds; ils tremblaient, sans plus pouvoir voler. Ce fut un printemps sans voix… Les générations à venir nous reprocheront probablement de ne pas nous être souciés davantage du sort futur du monde naturel, duquel dépend toute vie.»

Rachel Carson,

 

 

 

 

 

Juin 2014

 

à ne pas manquer

Retrouvailles avec le vivant : une révolution :
Résistance naturelle

film de Jonathan Nossiter

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228063.html

Il y a quelques 42 années, j’étais viré séance tenante du mouvement coopératif pour avoir osé proposer que les coopératives agricoles développent les productions bios que vendraient les coopératives de consommation (les COOP).

Depuis, avec l’Europe de l’argent roi, le système totalitaire obligeant les paysans à se soumettre (ou à céder le terrain) aux pratiques rentables pour la finance et l’industrie n’a cessé d’être renforcé. Les prédateurs locaux et les j’m’en-foutistes toujours prêts à commettre le pire ont été lourdement encouragés (subventionnés de tous côtés avec l’argent public !), tandis que, comme les lanceurs d’alerte, les résistants ont été mis sous pression constante (ci-dessous les exemples d’Olivier Cousin et celui d’Emmanuel Giboulot).

Aujourd’hui, la plupart des productions de qualité qui nous ravissaient encore alors ont été écrasées, laminées par l’agriculture industrielle du capitalisme ultra, et les sols ont été stérilisés jusqu’à mettre en péril même les productions les plus médiocres, voire les plus dangereuses pour la santé – celle des consommateurs, mais aussi celle des campagnes où presque plus rien ne bouge.

Mais, mais la réaction salutaire tant désirée prend enfin quelque ampleur et, surtout, elle est maintenant soutenue par une compréhension et une demande croissantes (1).

Après Mondovino (ci-dessous), Jonathan Nossiter franchit un degré supplémentaire dans la dénonciation du système mortifère en donnant la parole à d’autres combattants de la vie et du goût.

ACG

(1) Il y a 40 ans, nous étions tout seuls, et pour très longtemps.

 

A propos de Mondovino

Un viticulteur bio devant la justice pour un AOC

 

(…) Olivier Cousin est une figure à part dans le milieu viticole. La preuve: mardi, le viticulteur de Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, a choisi de se rendre au tribunal correctionnel d’Angers à bord d’une petite carriole tractée par un cheval. Avant le début du procès, il a organisé un pique-nique devant le palais de justice en compagnie d’une centaine de partisans. Olivier Cousin est poursuivi par la répression des fraudes pour «pratique commerciale trompeuse». Il utilisait sur ses étiquettes la mention Anjou, qui est une appellation d’origine contrôlée (AOC). Le litige porte sur quelque 2800 bouteilles. Le vigneron risque une amende de 37.500 euros et jusqu’à deux ans de prison.


Les bouteilles d’Olivier Cousin se retrouvent aux quatre coins du monde et même sur plusieurs tables étoilées. «C’est plutôt ironique quand on sait qu’il est accusé de dénigrer l’appellation», s’étonne son avocat, Me Éric Morain. Les vignes en question sont bien situées au cœur de l’Anjou, dans les limites définies par l’AOC. Olivier Cousin y cultive une petite exploitation de 15 hectares depuis 1987. Le vin est d’ailleurs une longue tradition chez lui. «Je tiens ce terrain de ma grand-mère, raconte Olivier Cousin. Les Leduc faisaient du vin avant même l’existence de l’appellation d’origine contrôlée.» Seulement, en 2005, il décide de quitter l’AOC et de produire un vin de table, ce qui lui interdit de spécifier l’origine de son raisin, le cépage ou encore le millésime. (…)

 

Vin d’Anjou : Olivier cousin défend la viticulture paysanne 

 

 

 

La justice poursuit un viticulteur bio qui dit non aux pesticides


« Je ne voulais pas utiliser de produits chimiques dans mes parcelles, que ma famille cultive en bio depuis 1970», poursuit Emmanuel Giboulot, soulignant le dilemme auquel sont confrontés nombre d’exploitants.Pour les viticulteurs bio, un seul insecticide permet de lutter contre la cicadelle tout en conservant leur label : le Pyrevert, à base de pyrèthre naturel – extrait des fleurs séchées du chrysanthème.

« Mais cet insecticide n’est pas sélectif : il tue non seulement la cicadelle mais aussi la faune auxiliaire nécessaire aux équilibres naturels dans le vignoble, dénonce le viticulteur. Il détruit par exemple le typhlodrome, un acarien prédateur naturel des araignées rouges qui se nourrissent de la sève de la vigne. »


« Le Pyrevert, même s’il est d’origine naturelle, est nuisible pour l’environnement : c’est un neurotoxique qui peut affecter les insectes, mais aussi les oiseaux, les animaux et même les viticulteurs selon les doses utilisées », affirme Denis Thiery, directeur de l’unité santé et agroécologie du vignoble à l’Institut national de la recherche agronomique.

«En réalité, l’efficacité des traitements, qu’ils soient naturels ou conventionnels, contre la flavescence dorée n’est pas optimale : tous les insectes ne sont pas tués et l’épidémie continue de progresser vite, poursuit-il. Mais comme pour toutes les épidémies, on ne sait pas si la situation serait pire sans traitement. »

 

 

 

Jean-Baptiste Besse, le regretté caviste de la Montagne Sainte Geneviève

sur planetaryecology :

La pollution du vin

L’article date un peu (2002) et je n’ai pas eu le temps de le peaufiner, mais il informe sur l’une des pollutions les plus nocives – surtout avant les années 1990.

Bientôt, bientôt une remise à jour.

 

 

 

 

éducation 

Appel pour pouvoir choisir une alternative à l’école traditionnelle dans l’école publique

Nous, professeurs de l’Éducation nationale, professeurs d’écoles expérimentales ou associatives, parents d’élèves, anciens élèves, éducateurs, citoyens intéressés par les questions d’éducation, constatons qu’une part croissante de la population aspire à un autre modèle pour l’éducation de ses enfants, alors qu’une autre part préfère conserver un modèle plus classique.
Nous demandons donc à l’Éducation nationale :


de prendre les dispositions nécessaires pour que chaque famille et chaque enseignant puissent
, dans l’école publique et dans celles en partenariat avec l’Éducation nationale, enfin faire le choix entre un enseignement classique et un enseignement inspiré des réflexions des grands pédagogues tels que C.Freinet, M.Montessori, O.Decroly, R.Steiner-Waldorf, J.Dewey, J.Holt, P.Kergomard, J.Korczak …

L’appel : http://appelecolesdifferentes.blogspot.fr/

Des pages de commentaires : http://education3.canalblog.com/tag/commentaires

Le  suivi sur le blog de Bernard Collot : http://education3.canalblog.com/tag/appel



 

Mai 2014

Ferme de mille vaches

Complexe grand comme 2,5 terrains de football, il a été surnommée la ferme des Mille vaches en raison de sa taille. 22.000 litres de lait pourront y être produits chaque jour. La Confédération paysanne voit dans ce projet la mort de l’élevage. Les agriculteurs qui y sont associés, la seule façon de survivre.

http://www.bfmtv.com/planete/video-riverains-ecolos-sopposent-a-ferme-mille-vaches-784843.html

Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches

Soit un plateau de craie intensivement livré à la pomme de terre, à la betterave, au colza, au blé. Le fleuve qui a donné son nom au département se jette dans la Manche, dans cette si fameuse baie de Somme où prospère tant bien que mal une colonie de phoques veaux-marins. Plus haut, le puissant Nord-Pas-de-Calais des barons socialistes ; plus bas, l’Île-de-France des ministères et des grandes décisions. C’est là, tout près d’Abbeville, qu’on prétend ouvrir la plus grande ferme de la longue histoire agricole française. Mille vaches. Mille vaches prisonnières de l’industrie.

Quand on arrive sur le chantier de la Ferme des Mille vaches, il vaut mieux avoir le cœur en fête, car la plaine agricole fait vaciller le regard. À perte de vue, des immenses monocultures, rases encore en ce début d’hiver. Aucun arbre. Nulle haie. L’industrie de la terre. De Drucat, aller jusqu’au hameau Le Plessiel, puis prendre à gauche la départementale 928, sur environ 500 mètres, en direction d’Abbeville, qui n’est qu’à deux pas. C’est donc là. Mais où ?

(…)

http://www.reporterre.net/spip.php?article5221

http://www.sillon38.com/blog/2012/03/13/biassu-fait-son-actu-sur-la-ferme-aux-mille-vaches/

un rappel  bien utile :

HERBE

le film de Matthieu Levain et Olivier Porte 

C’est comme le jour et la nuit. Le film balance entre deux univers. L’un a toujours les pieds sur la terre, la connaît et l’aime. L’autre est un pur produit de la culture anti-nature.

L’herbe broutée par les vaches laitières des éleveurs que nous rencontrons tout d’abord est la vedette de ce film éclairant. Adeptes de ce que l’on nomme maintenant la filière herbagère qui allie les connaissances des anciens et celles de la bio, ces éleveurs toujours paysans promènent, avec le chien, le troupeau de la pâture à la salle de traite. Ils foulent l’herbe dont ils connaissent chaque espèce, les très bonnes pour les ruminants et le lait, le meilleur lait, et les autres qu’il faut contrôler avec doigté. Ils jardinent prairies et champs avec la connaissance des cycles des végétaux et des animaux. Ils entretiennent de belles haies riches de tous les bois, entre le taillis pour le feu et le bois d’oeuvre qui grandit pour les petits enfants. Ils ont le temps de regarder la vie qui grouille autour d’eux. Ils donnent envie de faire sa vie à la campagne.

Silos, grands bâtiments industriels, gros engins flambant neufs, animaux en stabulation, et endettement en proportion, nous découvrons ensuite une « exploitation » de l’agriculture intensive. Grosse consommatrice des gadgets profitables aux industriels et aux banquiers, c’est un maillon de cette industrie qui, en amont, produit les ravages écologiques et humains montrés par « La terre des hommes rouges » (BirdWatchers), le film présenté plus loin. De l’Amazonie, de l’Argentine, de la Chine, de tous les coins du monde dévastés par la spéculation agro-alimentaire, à ce coin de Bretagne, proviennent les aliments déversées sous le nez des vaches incarcérées. C’est la même machinerie ubuesque cornaquée par des conseillers en asservissement aux banques.

En aval de l’exploitation : un lait de bien moins bonne qualité que celui produit à l’herbe, et sans doute pas exempt des molécules déversées à tous les stades en amont. Aussi quelques effluents bien connus en Bretagne, jusque sur les côtes. Sans oublier la colossale contribution de toute la filière au bouleversement climatique.

Entièrement dépendante des approvisionnements livrés par des norias de bateaux et de camions, coupée de son environnement, dans l’engrenage des investissements et des crédits à vie, assoiffée d’énergie, coupée même des animaux qui la font vivre et qui ne sont plus que des numéros, des performances de production, cette exploitation est suspendue aux crédits et aux subventions extorquées à des contribuables qui sont loin d’imaginer quel mal va faire le produit de leur travail, ici et jusqu’au delà des océans.

HERBE n’aborde pas la triste condition des animaux de l’élevage intensif. Peut-être le temps manquait-il. Il y a tant à dire. Dans ces exploitations si bien nommées où le productivisme a aboli la connaissance et l’intelligence du vivant, les vaches sont maintenues en lactation par des grossesses rapprochées. 3 mois après un vêlage, elles sont à nouveau fécondées par insémination artificielle. Et, durant la grossesse, elles sont encore traites. Si bien qu’après 5 ou 6 ans de production forcée et de souffrance quotidienne, leurs corps épuisés tiennent à peine debout (quand elles ne sont pas maltraitées, les vaches vivent quatre fois plus longtemps avant la fatidique « réforme »). En remerciement de si bons services, les exploitants les expédient à l’abattoir. Leur chair martyrisée et immangeable sera débitée en viande hachée et promotions de grandes surfaces (70% des ventes).

Et tout cela pour quoi ? Quels avantages ? Quel agrément ? Pour une entreprise fragile jusqu’à la caricature qui est à la merci de la moindre fluctuation des cours des intrants, des subventions, et de la moindre variation du climat ici et là-bas, là où sont produits les aliments au détriment des écosystèmes et des populations. A la merci du coût de l’énergie dévorée. A la merci du coût de l’eau qu’elle consomme et pollue en abondance. A la merci aussi de multiples systèmes techniques consommateurs de juteux contrats de maintenance (machinisme agricole dernier cri, gestion technique centralisée des automatismes, informatique). Quant aux hommes qui essayent de se convaincre d’avoir eu raison de suivre les injonctions des représentants de la coopérative et de la banque qui les utilisent pour se nourrir des subventions publiques, ils sont enchaînés à vie à un système artificiellement soutenu qui n’est même pas fiable à moyen terme puisqu’il détruit localement et globalement. Leur vie entièrement absorbée par un travail taylorisé, de 6H1/2 à 20H30, la tête tout aux calculs de rentabilité, ils courrent d’un atelier à un autre, l’oeil sur les torrents de chiffres des écrans de contrôle. Les pauvres ne font pas envie et achèveraient de nous convaincre de la valeur de l’élevage sur herbe, s’il en était besoin.

Un film qui remet les idées en place et montre que les alternatives au naufrage planétaire sont là, à portée de la main. A voir, même si l’on a déjà des notions sur le sujet. Il faut voir l’épanouissement et entendre la tranquille assurance des fermiers autonomes, tandis que les exploitants, devenus petits personnels des industriels-banquiers, cherchent à se rassurer en puisant dans un discours qui ne leur appartient pas.

ACG

Pour plus d’info :

Le site du centre d’étude pour une agriculture plus autonome créé sur l’impulsion d’écologistes distingués, tel André Pochon

http://www.cedapa.com/

André Pochon est l’auteur du livre « Le scandale de l’agriculture folle » qui vient de paraître aux éditions du Rocher.

http://www.dailymotion.com/video/x8re4z_andre-pochon-l-agriculture-durable_webcam#from=embed

http://www.mescoursespourlaplanete.com/

beaucoup d’info, y compris sur les conditions de l’élevage industriel et les conséquences néfastes de ce système (rubrique « produits laitiers »).

http://www.protection-des-animaux.org/

En particulier un dossier bien informé : L’industrie agro-alimentaire

Et l’on pense, bien sûr, au peuple de l’herbe de Microcosmos , le film merveilleux de Claude Nuridsany et Marie Pérennou qui montre la diversité foisonnante de la vie dans l’herbe. Un petit coup d’oeil aux belles vidéos en ligne pour s’aérer la tête et retrouver le sens de la relativité.

http://www.dailymotion.com/video/x7jp6v_microcosmosscene-1_animals

 

Dessin de Harry Lammertink, alias Yrrah, trop tôt disparu en mars 1996


 

Grande distribution de merde : 

les joies des prix bas

Dissimulation d’un rapport sur les dangers des produits à bas prix de la grande distribution. Même le bref extrait destiné à être rendu public n’est découvert que 3 mois après sa sortie…

C’est un rapport confidentiel de 179 pages sur la sécurité alimentaire, réduit à 25 malheureuses pages dans sa version rendue publique en février. La Cour des Comptes s’y montre particulièrement préoccupée par la qualité de certains produits « premiers prix« , rapporte Le Télégramme de Brest dans son édition de jeudi.
« La Cour des Comptes semble avoir été particulièrement choquée par certaines découvertes, notamment sur les produits premiers prix« , rapporte le quotidien breton. Les enquêteurs de la Cour des Comptes découvrent « des viandes grises-verdâtres impropres à la consommation humaine dans des charcuteries, moisissures, souris vivantes ou mortes, excréments de souris dans des étuves à chorizo« , etc, selon le journal.

« L’offre des produits premiers prix peut paraître attractive, mais leur consommation systématique, par une population croissante, pourrait avoir à terme des répercussions sur la santé publique« , s’alarme la Cour, selon le quotidien. Au-delà du cas des produits premiers prix, l’un des problèmes essentiels rencontrés par l’administration dans le combat pour la sécurité alimentaire est le manque de personnel et, de fait, la rareté des contrôles, « en chute libre« , assure Le Télégramme.
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/moisissures-souris-viandes-verdatres-ce-que-cache-la-charcuterie-premier-prix_1547376.html

 

Viandes toxiques: la cour des comptes demande aux acheteurs des premiers prix  d’acheter des produits plus chers

http://www.wikistrike.com/2014/05/securite-alimentaire-de-la-viande-avariee-dans-les-produits-premier-prix.html

Premiers prix : la Cour sonne l’alarme
(…) viandes gris verdâtre impropres à la consommation humaine dans des charcuteries, moisissures, souris vivantes ou mortes, excréments de souris dans des étuves à chorizo, fromage ramassé à la raclette sur le sol pour en faire du fromage fondu (…). Elle jette également une lumière crue sur les viandes séparées mécaniquement (VSM). La définition de ce « produit » est loin de mettre l’eau à la bouche : « La VSM, surtout destinée, il y a quelques années encore, à la composition d’aliments pour animaux, est un produit obtenu par l’enlèvement, à l’aide de moyens mécaniques, de la viande des os de carcasses et pouvant donc contenir des résidus d’os, de cartilage ou de moelle ».

Santé : des interrogationsComme pour d’autres produits, la BNEVP a constaté des « manquements graves aux conditions d’hygiène », des « failles de traçabilité », et fait part de « résultats d’analyse connus une fois que les produits ont été expédiés et très souvent consommés ». La brigade signale qu’une « grande partie de la charcuterie ou des produits de viande premier prix comportent de très larges proportions de VSM ».
http://www.letelegramme.fr/france/alimentation-des-failles-dans-le-controle-29-05-2014-10187560.php

vidéo
De la viande avariée dans les produits « premiers prix« 

+ record de contamination par les pesticides en France
http://www.wat.tv/video/viande-avariee-dans-produits-6ta0h_2exyh_.html

un petit rappel :

Arrêtons de manger de la merde !, Jean-Pierre Coffe, Flammarion 2013.

(…)  Une évidence: le monde agricole s’est jeté dans le productivisme. Oublié le temps où le crémier vendait du lait à la louche, où le boucher faisait trier dans un abattoir de proximité des bêtes qu’il avait choisies au pré, et où les marchands de fruits et légumes ignoraient tout de la dessaisonalisation: ils vendaient des fruits cueillis à maturité par des producteurs respectueux.

Tout le monde était heureux, les bas de laine se remplissaient à nouveau, l’hygiénisme et la normalisation ne s’étaient pas encore abattus sur les petits commerces.

Dans Arrêtons de manger de la merde, ouvrage très documenté, le polémiste aux cinglants coups de gueule évoque un monde oublié, tout proche de nous, où la course au profit, le développement anarchique de la grande distribution, les centrales d’achat, l’obsession du volume, les prix de plus en plus bas ont changé radicalement la façon de se nourrir. La dégradation de la qualité s’est accélérée, la chimie, les engrais, les pesticides, les insecticides, les colorants ont envahi les coopératives (…)

déculturation, réification globale, déchéance morale et destruction des communaux

La haine de l’autre et du vivant dans les campagnes françaises

En les parcourant, on se demande comment elles ont été vidées de la majeure partie de leur vie. L’agriculture industrielle d’exportation n’explique pas tout…



Les blaireaux sont  parmi les victimes favorites des bourreaux de tout ce qui pousse et bouge 

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fbdm.typepad.com%2F.a%2F6a00d83451957369e20191035c591d970c-pi&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.buvettedesalpages.be%2F2013%2F06%2Fdeterrage-des-blaireaux-des-regles-de-l-ancien-regime-.html&h=356&w=475&tbnid=qfBv4mpoBLOpyM%3A&zoom=1&docid=3TgykhysJMrWzM&ei=8O6FU73HNMa0PPmXgZgL&tbm=isch&client=ubuntu&iact=rc&uact=3&dur=363&page=1&start=0&ndsp=43&ved=0CHYQrQMwCg

https://www.youtube.com/watch?v=Sj_L9L-Ed7E

http://www.seasons.fr/pid5768-videos.html?vid=523760

http://www.dailymotion.com/video/xecwwu_deterrage-blaireau-3_animals

http://www.dailymotion.com/video/xdnwjv_deterrage-blaireau-2_animals

des associations pour agir :

ASPAS : Association pour la Protection des Animaux Sauvages  

http://www.aspas-nature.org/

 

 

Pas besoin de chercher dans le passé, le fascisme est juste au bout du champ



 

28 mai 2014

Une histoire de la déstructuration économique et sociale

En quelques années, les fiers ouvriers de la vallée sont devenus des « petits blancs » échoués dans les friches de leurs usines. Et la vie s’en va comme le sang d’une blessure. Ici dans les Ardennes comme ailleurs dans le pays.

Dans cette peau de chagrin qui ressemble à la France, on vit encore, on lutte encore malgré tout. On n’en veut pas à ceux qui ne votent plus ou qui votent FN. C’est des conneries mais on les comprend. Les médias diabolisent autant aujourd’hui ces électeurs qu’ils les ont ignorés depuis trente ans. Nul ne peut prévoir les ruses de l’Histoire. La crise de 1929 a aussi bien engendré le fascisme en Europe que le Front populaire. Où trouver le courage ? Peut-être dans une balade en forêt à guetter la promesse des myrtilles. 

Bonjour la sous-France (3 émissions)

France Inter – Là-bas si j’y suis 

reportage de Gaylord Van Wymeersch

Remarquable témoignage sensible sur la stratégie de l’ultra-capitalisme et ses complicités.



 

27 mai 2014

Gracchus Babeuf,

le révolutionnaire, grand défenseur du bien commun contre la nouvelle spoliation, a été guillotiné par la quintessence de la réaction – le Directoire, le 8 Prairial an V (27 mai 1797), à Vendôme 

 


 

Inondations centennales dans les Balkans  

Des intempéries exceptionnelles sèment la mort dans les Balkans depuis plusieurs jours. Lundi 19 mai au matin, les inondations et les glissements de terrain avaient déjà fait 44 victimes, surtout en Bosnie et en Serbie, où l’on compte des dizaines de milliers de sinistrés et de déplacés.

« Un quart de la population est affectée par les inondations et un million de personnes n’ont pas d’eau (potable). Les dégâts sont énormes (…) », a indiqué le ministre bosnien des affaires étrangères (…). 

 



Le bilan pourrait encore s’aggraver car le niveau de la Save, une rivière qui vient de Slovénie et rejoint le Danube à Belgrade, n’a pas fini de monter. Le cours d’eau, couleur de boue, menace toujours une partie de la Serbie.

 

Les pluies diluviennes tombées en trois jours seraient l’équivalent de la pluviométrie observée généralement en trois mois. Elles ont engendré les pires inondations enregistrées depuis 120 ans, époque des premiers recensements. « Ce qui nous est arrivé se produit une fois tous les 1 000 ans, pas tous les 100 ans, » a déclaré le premier ministre serbe, Aleksandar Vucic. (…)

 





 

« La Ligne de partage des eaux », film de Dominique Marchais

(…) ce que le documentaire peut proposer de plus passionnant et pertinent dans l’intelligence, à la fois sociologique, scientifique, subjective et politique, d’un enjeu vital de notre temps avec La Ligne de partage des eaux.

Dominique Marchais, son auteur, est coutumier du fait, puisque déjà son premier long-métrage documentaire, Le Temps des grâces (2009), avait été salué, parmi la bordée de films qui sont désormais consacrés à la question écologique, comme l’un des plus admirablement composés.

C’est encore le cas cette fois, et en vertu de la même philosophie. Absence de visée polémique. Désir de comprendre. Pari sur l’intelligence du spectateur. Préparation au long cours. Richesse synthétique des approches, des sources, des personnages. Souci de raccorder l’enjeu du film à une conception globale de l’homme dans son environnement. Last but not least, caractère écologique de l’œuvre elle-même, qui adopte la forme d’un cheminement naturel, déterminé par son propre écosystème.

On ne saurait ici mieux dire, puisque le film nous invite à pérégriner dans une partie du bassin-versant de la Loire (étendue qui comprend la totalité du territoire irrigué par les eaux entre le fleuve et la mer) depuis la Vienne jusqu’à l’estuaire. Tout commence dans le parc naturel de Millevaches, dans le Limousin, où l’on constate dans la rivière locale la disparition des saumons et des moules perlières, conséquence de la création des barrages dont les eaux mortes rompent la continuité des eaux vives. Cette atteinte à la biodiversité fait l’objet d’un dialogue tendu entre un policier des eaux et un couple d’agriculteurs.

LA FIGURE DU DIALOGUE ESSENTIELLE AU FILM

De fait, la figure du dialogue est essentielle au film. Mené au fil de l’eau entre des acteurs aux intérêts divergents dont on mesure mal a priori la diversité (représentants de l’Etat, maires, responsables associatifs, paysans…), on sent bien que c’est entre sa possibilité et sa mise en échec que se joue le dénouement du désastre écologique en cours. Extinction des espèces, pollution des rivières, uniformisation du paysage, privatisation de l’aménagement du territoire, politique destructrice de la rentabilité immédiate : les maux sont connus. L’intérêt du film est de nous à la puissance aveugle d’une certaine logique économique, la résistance s’organise à pas comptés, par des entreprises modestes mais néanmoins dispensatrices de joie. Ici, un collectif de citoyens engagés dans la construction d’un écoquartier à Faux-la-Montagne. Là, un éleveur de Saint-Nazaire collaborant avec le Conservatoire du littoral pour faire paître ses bêtes sur un pâturage collectif.

De petites choses, dont le film parvient pourtant à nous faire saisir l’importance en relevant l’enjeu plastique de son sujet. Travellings miroitants au fil de l’eau avec contre-plongée sur la ramure, panoramiques sensuels de l’onde caressée par le vent : le mouvement suggère que la beauté s’entend dans la solidarité et la continuité entre les choses. Il répond à la figure du puzzle qui ouvre le film, un paysage bucolique rassemblé par des mains enfantines.

Tout est là et tout se tient : la responsabilité, la préservation, la transmission. C’est bien de la suite du monde qu’il s’agit ici.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/22/la-ligne-de-partage-des-eaux-sain-dialogue-au-fil-des-eaux-polluees_4405058_3246.html

Dominique marchais nous convie à une promenade au fil de l’eau, depuis les sources et le chevelu des ruisseaux débutants jusqu’aux abords de la mer.

Tout commence avec une visite aux sources de la Vienne sur le Plateau de Millevaches. Des techniciens de l’environnement examinent l’état – en voie de dégradation – de la tête de bassin. Images rassurantes cependant : nous avons des fonctionnaires compétents et amoureux de leurs métiers qui veillent partout sur l’eau. Mais images trompeuses car l’on sait aussi que, paradoxalement, les têtes de bassin sont les parentes très pauvres de la politique de l’eau en France. Et, dans au moins une autre région, il est des têtes de bassin équivalentes où l’on échoue à mobiliser les mêmes services pour empêcher de nouvelles destructions.

La suite immédiate est plus conforme à la situation générale. Des paysans, éleveurs du Plateau de Millevaches, sans doute des braves gens, ont néanmoins consciencieusement saccagé les rives boisées du cours d’eau sous le prétexte de… les « entretenir« . Un « entretien » destructeur de la ripisylve, donc du ruisseau. Un « entretien » dévastateur comme on en rencontre tant d’exemples du fait d’exploitants et d’élus amoureux de l’exploitation à blanc de la campagne, probablement « pour faire propre » – la campagne avec des herbes, des buissons, des arbres, des animaux, c’est si sale ! D’où vient cette ignorance de leur pays, cette incompréhension de leur propre bien commun ? Du formatage par les notices d’emploi des marchands d’herbicides ? De plus loin encore, nous l’avions vu avec Le temps des grâces, le précédent film de Dominique Marchais.

Puis, nous découvrons des gens qui joignent leurs compétences, leurs motivations, leurs enthousiasmes pour réaliser un lotissement à Faux La Montagne. Encore un lotissement… Mais un lotissement intégré au paysage, un lotissement avec des maisons qui forment rue, ou faubourg, des maisons et des jardins protégés comme construisaient les anciens et comme on devraient construire en développement des villages – donc, un quartier.

Puis nous continuons à descendre les rivières jusqu’à la Loire, et, très vite, ça se gâte avec la présence de plus en plus massive du système de la marchandise financiarisée. Une belle figure d’élu qui débite la propagande apprise par coeur. Des camions géants sur des routes comme des autoroutes. De plus en plus de camions. Des zones industrielles, des zones d’activité, des plates-formes logistiques gagnées sur la terre et la vie – mais avec label environnemental… Et puis des maisons plantées sans idée au milieu de terrains gaspillés ; des réseaux étendus, étendus, étendus, et leur traduction lisible en déstructuration écologique et sociale, et en gaspillage croissant d’énergie fossile. Des kilomètres carrés et des kilomètres carrés de terre et de campagne recouverts de bitume et de béton. La colonisation des esprits et de l’espace par un système totalement dérégulé qui dévore tout et étend partout des banlieues vouées à l’échec écologique, social et énergétique ; mais un système nourri par l’argent public massivement détourné pour servir la dérégulation, le système prédateur de toute vie qui impose partout ses monopoles radicaux créateurs de dépendances, de servitudes et de nouvelles pénuries.

Peu à peu, d’initiatives inspirées en problèmes en expansion, tantôt en positif, souvent en négatif, nous découvrons les grandes lignes d’un rapport de forces exacerbé autour du bien commun. Le bien commun ?, les communaux – comme on devrait dire encore… Ils sont presque partout détournés, privatisés, détruits, et leurs trop rares défenseurs ont fort à faire pour en sauver des miettes. Après Nantes, près du Lac de Grand-Lieu, nous contemplons l’expansion vertigineuse du béton et du bitume qui, en plein accroissement de la crise climatique, et alors qu’il faut économiser les déplacements et l’énergie, nous précipite vers de plus grandes difficultés encore. A peine le temps d’une pause sur les eaux du lac et nous apprenons la perte de beaucoup de chemins communaux « mis en vente par les maires« . Ce petit détail dit tout des stratagèmes « démocratiques » de la prédation radicale qui bat son plein sur toute la planète.

Comme souvent, le fil de l’eau nous a naturellement conduit vers un autre fil précieux devenu aujourd’hui aussi fragile : celui du bien commun. Celui-ci nous guide pour décrypter les stratégies du grand détournement toujours en cours depuis des siècles. L’histoire nous l’apprend, c’est une guerre : la guerre des communaux ; une guerre toujours perdue par les peuples et la vie jusqu’à aujourd’hui. La guerre qui est cause de la crise écologique et sociale planétaire. Mais, comme l’ont compris les bâtisseurs de l’éco-quartier à Faux la Montagne, le fil du bien commun montre aussi le chemin pour rompre avec le système des monopoles radicaux et inverser le cours des choses…

Pourvu que beaucoup plus s’intéressent au fil de l’eau !

ACG

Lettre ouverte envoyée à la presse, aux mairies, aux Conseillers Généraux et députés concernés par le projet
du Center parc du Rousset

ASR
Action Solidarité Rurale
Pour la défense de l’équilibre environnemental et humain entre Grosne et Guye
Adresse: Alain CHALLOT 71460 Vaux en Pré
Tél: 03.85.49.24.01 email: asr71@laposte,net

A Saint Martin la Patrouille, le 5 mai 2014

A Monsieur CHAINTRON
Président du Conseil Général de Saône et Loire

Monsieur le Président du Conseil général,

Suite à votre invitation par courriel nous fixant la date du 22 avril pour une entrevue avec
vous à Mâcon en compagnie de la CAPEN, nous vous avons envoyé en retour par courriel une réponse négative. Ce refus est l’aboutissement d’une réflexion entre nous.

Les deux principales raisons de notre refus sont :
– Le fait que, malgré notre demande insistante, lors de chacune de nos
interventions (lettre du 16 octobre 2013, articles dans « La Renaissance » des 29
novembre 2013 et 4 avril 2014), de l’organisation d’une réunion publique sur place a été
tout simplement éludée. Il nous paraît, en effet, essentiel que vous veniez, en premier lieu,
répondre aux interrogations des habitants.

– Le fait que, sans solliciter l’avis de la population de notre région rurale, vous avez fait dans le dernier « Saône-et-Loire info » une publicité très générale et enthousiaste sur la création du Center parc du Rousset n’apportant aucune réponse précise aux questions qui vous avaient été posées, mais annonçant que tout était décidé. Ceci, alors même que, parallèlement, vous nous invitiez à une réunion qui ne pouvait plus, de ce fait, être de concertation.

Notre demande d’organiser une réunion publique, bien entendu avant que toute décision
définitive soit prise – chose qui nous semble primordiale si l’on veut continuer à parler de
démocratie – demande davantage de développement.

Sachez d’abord que nous avons tous le même souci que vous : l’avenir de notre belle région.
A savoir que davantage de jeunes restent ou s’installent, s’intègrent et travaillent sur place
afin de maintenir une population équilibrée, mais aussi, afin d’apporter des idées et un
dynamisme et d’inventer d’autres façon de vivre ensemble adaptées aux grands
bouleversements à venir. Ceci, tout en préservant le patrimoine humain et environnemental de notre territoire ainsi que ses possibilités d’accueil de touristes mais, surtout, de nouveaux
résidents. Et, si nous nous sommes lancés dans cette action de résistance au projet de Center
parc, c’est parce que nous sommes inquiets de voir la collectivité investir beaucoup d’argent
pour faciliter l’implantation d’une grosse société privée qui nous semble peu fiable, argent
qui, à notre avis, pourrait être investi sur place de manière bien plus profitable sur le long
terme pour l’emploi local.

Si nous vous demandons d’organiser une réunion publique, c’est que nous avons aussi le
souci de notre démocratie. Nous pensons, en effet, que le discrédit actuel de la politique (voir
l’augmentation constante du taux d’abstention aux différentes élections successives) vient
essentiellement de l’absence de volonté de faire participer la population à l’élaboration des
décisions. La démocratie représentative a, depuis plusieurs décennies, montré ses limites.

Elle est totalement insuffisante. Ceci, parce que :
– les citoyens ont l’impression qu’il n’y a qu’au cours des campagnes électorales qu’ils peuvent s’exprimer et être, éventuellement, écoutés. En dehors de cette période, c’est comme s’ils donnaient « carte blanche à l’élu et, celui-ci, sans aucun scrupule, leur impose des décisions qui ne correspondent pas forcément à leurs besoins. Décisions qui, souvent, sont prises pour le court terme (élections obligent : il faut donner l’impression que l’on a fait quelque chose) et, donc, font l’impasse sur une réflexion à long terme.

– Les élus, dans le cadre de leur prise de décisions, ne sont pratiquement influencés que par les personnes qu’ils côtoient le plus fréquemment : le monde de la finance, de l’économie, de la presse et de la communication ainsi que l’administration. Ils pensent au sein de leur bulle de relations à la place du citoyen de base. Et, s’il y a des résistances, on fait, quand même, passer la décision en force à grands coups de communication.

A ce jeu, tout le monde est perdant. Nous vous proposons tout autre chose. C’est de prendre
vos décisions en travaillant avec les personnes concernées qui vivent sur place, en les laissant exprimer leurs besoins réels (pas ceux du « marketing » qui veut toujours imposer aux personnes des « besoins » nouveaux), leurs soucis, leurs questionnements et idées sur l’avenir.

En quelque sorte, donner du poids et des racines à vos décisions.

Bien évidemment, nous sommes conscients que ce n’est pas facile et que cela prend du
temps…Il y a en perspective beaucoup de travail et d’apprentissage à pratiquer ensemble,
citoyens et élus. Mais le jeu en vaut la chandelle ! car, c’est notre démocratie et son avenir qui sont en jeu.

Ainsi, à notre avis, il est toujours temps d’organiser une réunion publique (suivie par d’autres, sans doute) sur ce projet de Center parc avant de penser à signer un « protocole d’accord ».

Voici quelques pistes pour l’organisation d’une telle réunion :
– D’abord, informer la population par la presse, par affichage dans les mairies des  communautés de communes concernées, voire par tracts des données (emploi, composition de la S.E.M., participation des pouvoirs publics, impact sur l’environnement, infrastructures nécessaires…) que vous possédez sur ce dossier et inviter celle-ci à la réunion publique une quinzaine de jours après.
– Ensuite, la réunion publique elle-même : à bannir absolument les successions de discours inutiles d’élus ou les diaporamas sur les centers parcs : les citoyens sont assez grands pour se délecter ou pas des belles images de « Pierres et Vacances » sur internet ! Cette réunion doit être consacrée exclusivement à l’écoute de la population. Pour cela, il y a des modalités pratiques à mettre en œuvre.

Voici quelques suggestions :
– organisation des sièges dans la salle en grand cercle, ou, si le nombre de personnes est trop important, travail en petits groupes, puis, comptes-rendus de chaque groupe à l’ensemble. Désignation d’un président de séance autre qu’un élu. Réfléchir au mode d’organisation qui facilitera au mieux la prise de parole de chacun. Inscription de toutes les questions ou idées sur un tableau afin que celles-ci soient visibles par tous au fur et à mesure du débat.
– faire un compte-rendu écrit approuvé par les différentes associations et collectifs présents.
– D’autres réunions pourront être ensuite organisées pour proposer des réponses à certaines questions et en débattre.
– Enfin, une réunion pour faire le bilan et expliquer la décision éventuelle.

Voilà notre proposition. Nous ne pensons pas détenir la vérité dans ce domaine pas plus que
dans un autre. Mais nous tenions à vous dire qu’il est très important pour nous de travailler
ensemble, citoyens et élus, afin de trouver un mode de fonctionnement plus satisfaisant. La
balle est dans votre camp !

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos sentiments respectueux.

Pour ASR
Pierre RENAUDIE – Alain CHALLOT

Quelle surprise !

Les fonds marins également très pollués par les déchets humains

Une équipe de chercheurs européens a mis en évidence la présence de déchets humains, tels que bouteilles, sacs en plastique et filets de pêche à des milliers de mètres sous la surface des océans, selon une étude publiée jeudi 1er mai par la revue scientifique Plos One.

Coordonnée par l’université des Açores, fruit de la collaboration d’une quinzaine d’organismes de recherche européens, l’étude analyse près de 600 échantillons provenant des fonds marins de l’Atlantique, de l’Arctique ou de la Méditerranée, à des profondeurs variant de 35 mètres à 4 500 mètres.

LA MÉDITERRANÉE TRÈS CONCERNÉE

Les déchets plastiques y sont majoritaires (41 %), devant ceux liés aux activités de pêche (lignes et filets abandonnés), qui représentent 34 % des déchets. Les scientifiques ont également observé des déchets en verre, en métal, en bois, en papier, en carton, des vêtements, des poteries, mais aussi des « matériaux non identifiés ».

« La Méditerranée est la zone d’Europe la plus affectée, notamment près des grandes agglomérations », affirme Francois Galgani, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et coauteur de l’étude. Plus grave, les chercheurs ont constaté la présence de déchets sur des sites qui n’avaient auparavant jamais fait l’objet d’aucune exploration.

(…)

LA MÉDITERRANÉE évidemment. Alors que, toujours, des élus supportés par des désinformés formatés par la déstructuration de l’économie locale sous les coups des prédateurs locaux et de la grande distribution ne rêvent que d’implanter un supermarché à leur porte !

Des enfants exposés à des centaines de résidus pesticides

       


Une enquête inédite sur les salariés viticoles et riverains des vignes : Quelles expositions aux pesticides viticoles ?
Avec 783 milliers d’hectare en 2011, la vigne représente 3.7% de la Surface Agricole Utile  mais elle consomme à elle seule environ 20% des pesticides (en masse) dont une majorité de fongicides (80%).

  • 11 fois plus de résidus de pesticides en moyenne chez les salariés viticoles que chez les non professionnels habitant loin de vignes (6,6 pesticides en moyenne contre 0.6) !
  • 4 des 15 salariés viticoles présentent 10 pesticides différents !
  • 5 fois plus de résidus de pesticides en moyenne chez les non-professionnels de la vigne habitants près des vignes que ceux habitant loin des vignes (3 résidus de pesticides en moyenne trouvés chez les premiers contre 0,6 pour les seconds).
  • 74 % des pesticides actuellement autorisés sur vigne de la liste, établie pour l’enquête, et recherchés ont été retrouvés au moins une fois chez les personnes testées !
  • Un produit interdit, le diuron, a été retrouvé chez un professionnel.
  • Plus de 45% des  molécules retrouvées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux USA !
  • Plus de 36% des molécules retrouvées sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens (PE).

http://www.generations-futures.fr/pesticides/lenquete-apache-analyse-de-pesticides-agricoles-dans-les-cheveux/

Les pesticides provoquent bien des cancers et des troubles neurologiques

Une info qui va faire le buzz dans les rangs de vignes

A défaut de faire plaisir, ces conclusions qui vont à l’encontre des dénégations des industriels du secteur, confortent les scientifiques, les associations, les écolos lanceurs d’alerte et les victimes de maladies professionnelles qui tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme sur les dangers des phytosanitaires. Au premier rang desquels les travailleurs de la vigne, tout particulièrement exposés et très concernés dans la région en Charente et dans le Bordelais, comme l’a montré l’étude APAChe : Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux, publiée en février dernier. La vigne à elle seule, utilise 20% des pesticides consommés en France ! S’il n’est pas sûr que l’on cause du rapport de l’Inserm dans les travées de Vinexpo, le grand salon professionnel du vin qui s’ouvre à Bordeaux ce dimanche 16 juin, dans les rangs de vignes en revanche, l’info devrait faire le buzz….

ci-dessous des exemples positifs :

La vraie solitude d’un inventeur : Jean Vignolles

Un viticulteur bio devant la justice pour un AOC 

La justice poursuit un viticulteur bio qui dit non aux pesticides

après l’AMI,
après l’Uruguay Round,
après la Fondation Saint Simon,
après le Congrès pour la Liberté de la Culture,
après les joueurs de flûte :
Antoine Pinay, Denis de Rougemont, Raymond Aron, Michel Rocard, Jacques Delors, Pierre Rosanvallon, Alain Minc, Luc Ferry, etc.
…voici le dernier épisode libre-échangiste de la conquête ultra-capitaliste lancée il y 70 ans…
 

Le traité TAFTA

dernière invention des accapareurs du bien commun

Il pourrait changer la face de l’Europe : le traité transatlantique décodé http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/15/il-pourrait-changer-la-face-de-l-europe-le-traite-transatlantique-decode_4399476_4355770.html

Le traité TAFTA va-t-il nous faire manger des OGM et du poulet au chlore ?
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/15/le-traite-tafta-va-t-il-nous-faire-manger-des-ogm-et-du-poulet-au-chlore_4400695_4355770.html

Guide de navigation pour affronter le grand marché transatlantique

samedi 23 novembre 2013, par Attac France
http://france.attac.org/nos-publications/brochures/articles/guide-de-navigation-pour-affronter-le-grand-marche-transatlantique

Le marché transatlantique contre le climat et la transition énergétique ?

samedi 15 mars 2014, par Maxime Combes
http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/le-marche-ransatlantique-contre

TAFTA Dracula !
Comme jadis contre l’AMI, il s’agit de faire toute la lumière pour faire disparaître DRACULA !

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2986

 

 

Justement, pour faire la lumière, il est indispensable de réviser un peu…
Les acteurs en coulisse :

The Brussels Business – le pouvoir des lobbies
Le film revient sur l’influence des lobbies sur les institutions européennes notamment via l’ERT (European Round Table) au début des années 90. Il comprend notamment des interviews de membres de CEO et du directeur de l’European services forum ( http://www.esf.be/ ), un des plus gros lobby européen.
http://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/videos/brussels-business-le-pouvoir-des-lobbies-extrait


OMC, le pouvoir invisible
, par Agnès Bertrand et Laurence kalafatides, éditions Fayard.
extrait

Un matin de 1979, James D.Robinson III, patron d’Américan Express, convoque dans son bureau Harry Freeman, chargé de la planification stratégique et des acquisitions. Entre les deux hommes s’engage alors cette étrange conversation. « Harry, combien de temps vous faut-il pour lancer un nouveau round de négociation au GATT ?-  je ne sais pas, je ne l’ai jamais fait. Dix ans peut-être…

OK. Faites le, le plus vite possible, c’est très important
J’ai besoin d’argent.
Ne vous occupez pas de l’argent. Vous avez un budget illimité. Faites-le, c’est très important. »

Pour Robinson, il ne s’agit pas d’une toquade. Il veut faire d’AmEx un empire mais rencontre certaines difficultés pour s’implanter dans une trentaine de pays. A cette époque les systèmes bancaires sont largement réglementés et soumis à des législations strictes. Nous sommes en 1979, à la fin du « Tokyo Round » et Robinson tire les leçons de l’échec de Hank Greenberg. Le PDG d’AIG, la plus grande firme d’assurance américaine se heurte aux mêmes « barrières » qu’AmEx. Pour Greenberg, la solution se trouve au GATT, mais celui-ci ne s’occupe que de commerce de marchandises. Il faut donc changer la donne. Se faisant le porte- voix d’AIG, l’administration Carter tente de faire inscrire la question des services à l’ordre du jour des négociations. En vain. Dès lors, Robinson et Greenberg, bientôt rejoints par John Reed, le PDG de Citicorp, décident de prendre les choses en mains. Leur cause doit devenir la cause des pouvoirs politiques.
http://www.hors-agcs.org/agcs/article.php3?id_article=49

 

illustration by Errol Le Cain from The Pied Piper of Hamelin, 1989

Depuis quand dure cette aimable plaisanterie ?

Une brève histoire de la mondialisation
http://doc.abhatoo.net.ma/doc/spip.php?article607

Le grand bond en arrière
par Serge Halimi
http://books.google.fr/books?id=2Dum-7xT00AC&pg=PT4&lpg=PT4&dq=OMC,+le+pouvoir+invisible,+Agn%C3%A8s+Bertrand,+Laurence+Kalafatides&source=bl&ots=Y8copNK6YR&sig=R2NnSRRwyOD0mO8moADRkoRooHQ&hl=fr&sa=X&ei=qoheU9fTE8fI0wWX_ICYCA&ved=0CDUQ6AEwATgK#v=onepage&q=OMC%2C%20le%20pouvoir%20invisible%2C%20Agn%C3%A8s%20Bertrand%2C%20Laurence%20Kalafatides&f=false

La décennie – le cauchemar des années 1980 (2) : 1981-1983
http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-la-decennie-le-cauchemar-des-annees-1980-2-1981-1983-0

leur stratégie :

réduire les distances, débrancher les protections différentielles, les fusibles, les dispositifs de décharge, supprimer toutes les régulations, mieux les rendre illégaux… pour mettre en concurrence directe les acteurs (artisans, paysans, PME, multinationales, Etats…) et les écosystèmes de cultures et potentiels complètement différents.


leurs objectifs :

déstructurer et affaiblir pour coloniser les esprits (« conquête de l’esprit des hommes » disaient les stratèges du capitalisme il y a 70 ans), et rafler les « marchés » et, surtout, tous les biens communs désormais sans protection.

 

Et, pendant ce temps, entre l’Union Européenne des ultra-capitalistes et l’Inde…

L’accord de libre-échange UE-Inde menace des millions de vies 

S’il est signé dans sa forme actuelle, à la mi-avril, l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde pourrait causer la mort de millions de personnes. La Commission européenne y a intégré des dispositions qui renforcent les droits de propriété intellectuelle et la protection des investissements au détriment de la santé publique.

(…) 

 


 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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