Sens dessus dessous 6 : décembre 2014 – avril 2015

SOMMAIRE

avril 2015

L’effondrement biologique continue

après l’étonnant Comité de Rivière Grosne de mars

un courrier de SELEN (Saône-et-Loire Environnement Nature) à l’ONEMA 71

Comment les petites têtes de bassin versant de Saône et Loire sont sacrifiées

l’Association Solidarité Rurale défend le bien commun menacé à Saint Gengoux le National

Interdépendance : les baleines régulent aussi le climat

mars 2015

Supers cyclones et changement climatique

Sud Eau Nord Déplacer, documentaire d’Antoine Boutet sur la Chine des grandes destructions

L’Enquête film de Vincent Garenq sur l’alerte financière lancée par Denis Robert

Le prix du courage : l’exclusion des lanceurs d’alerte

Rapport 2015 de l’Agence Européenne de l’Environnement

Il ne faut plus rien laisser passer et tous doivent s’y mettre !

Grande distribution : le coût exorbitant des « prix bas« 

Saint Gengoux le National : rumeur, chantage et aveuglement entretenus autour du supermarché et de la station-service – le JSL donne la parole au collectif de sauvegarde de l’eau et des patrimoines

février 2015

Source info n°30 est paru

Le prix à payer, documentaire de Harold Crooks

Redécouverte officielle des petites têtes de bassin versant

Massif du Bargy, le prix du Reblochon : le prix de la vie

Des grains empoisonnés par une coop agricole

Renards du Nord : les exterminateurs sont de retour

Crues éclair et inondations par ruissellement des petites têtes de bassin versant

janvier 2015

A l’heure des grands cocoricos ! patriotiques, l’illusion participative

Loin des hommes, film de David Oelhoffen

Un exemple d’opposition à un projet de centre commercial à la campagne

La Commission européenne reconnaît le scandale de l’eau et de l’environnement de Saint Gengoux le National

Charlie Hebdo, Montrouge, Vincennes, Sivens, Tarnac, voyons un peu…

un recours gracieux contre le projet de station-service dans le lit du Ruisseau Le Nolange

décembre 2014

Roybon, c’est pas bon !

A propos des « Mille vaches » 

et de tout le reste…

Chine : l’empire de la vie martyrisée pour le profit

 

 

 

 

avril 2015

L’effondrement biologique continue

après l’étonnant Comité de Rivière Grosne de mars

courrier de SELEN (Saône-et-Loire Environnement Nature) à l’ONEMA 71

pour M. Renaud Millard

cher Monsieur,

je me réfère au compte-rendu (ci-dessous cité) d’une réunion du Comité de rivière Grosne tenue le 9 mars dernier à Cluny, en page 14.


Je me permets d’apporter des précisions aux propos inexacts que vous avez tenus lors de cette réunion concernant le Nolange à St-Gengoux.


Le projet de super-marché prévoyait, lors du dépôt de demande de permis de construire, en 2013, le déplacement du Nolange sur une longueur d’environ 80 mètres. Ceci figure explicitement sur les plans déposés à la mairie de St-Gengoux ainsi que sur la notice accompagnant ces plans.


Certes, il existe une autre série de plans, qui ont été faits après coup, où le Nolange restait dans sa buse actuelle sous la future station-service, à l’aplomb même des pompes à essence (!), mais :

1. Ces plans (identifiés par un A ajouté au n° de permis de construire du projet initial avec déviation, preuve qu’il a bien été fait après !) ne sont jamais parvenus au service des installations classées, qui a instruit la déclaration ICPE de la station-service (!)
2. Ces plans n’ont été transmis que très tardivement, récemment en fait, à la mairie de St-Gengoux, qui ne disposait, encore en 2014, que des plans avec déviation
3. Le permis de construire accordé par le maire porte sur le plan avec déviation, comme le prouve le panneau d’affichage du permis, que j’ai photographié personnellement sur le terrain du Pré A l’Agasse et dont le numéro ne comportait aucun « A ».
4. Quand bien même votre affirmation eût été exacte, il y a d’autres raisons pour lesquelles la Loi sur l’Eau doit intervenir dans ce projet, et notamment l’étanchéification du lit majeur sur une surface supérieure à 400 m2, comme M. le Préfet l’a reconnu lui-même dans un courrier daté de janvier.

MM Ezerzer et Gaessler devaient mettre en branle la Loi sur l’Eau et ne l’ont pas fait. J’en ignore les raisons, mais je vous informe que mon association, Saône-et-Loire Environnement Nature, a d’ores et déjà attaqué au Tribunal administratif le récépissé de déclaration ICPE de la station-service pour diverses irrégularités majeures.

A moins que vous n’ayez des éléments de preuve de vos affirmations du 9 mars dernier, qui m’intéresseraient au plus haut point, je vous demande de cesser de répandre l’idée erronée que le projet Schiever de St-Gengoux, tel qu’il a été autorisé par le maire et le Préfet, n’impacte pas le ruisseau Nolange.


En réalité, ce projet est incompatible avec la gestion des eaux sur cette commune et doit être déplacé sur un terrain plus adapté.

Avec mes meilleures salutations

M. Babey
secrétaire de SELEN


page 14 du compte-rendu du 9 mars, extrait :

Monsieur Roussel prend la parole en tant que comité de soutien au collectif de sauvegarde de Saint-Gengoux-le-National pour attirer l’attention du comité de rivière le busage progressif du Nolange et sur le projet d’implantation d’un supermarché et d’une station de services de carburant sur un terrain humide de la commune de Saint-Gengoux-le-National. Monsieur Millard indique que le projet initial ne prévoyait pas d’intervention sur le ruisseau, il n’était donc pas soumis à la loi sur l’eau. Selon les dernières informations, il semble que le projet est été modifié, et serait donc soumis à la loi sur l’eau. Le pétitionnaire doit donc se mettre en conformité avant le démarrage des travaux.

Stupéfiante déclaration d’un agent de l’ONEMA lors d’une réunion du Comité de Rivière Grosne

Comment les petites têtes de bassin versant de Saône et Loire sont sacrifiées

 
Réunion
du Comité de Rivière Grosne (Saône et Loire) le 9 mars dernier à Cluny.
Elle se tient sous le contrôle d
e l’Etablissement Public Territorial de Bassin Saône et Doubs.

A la fin de la réunion, en réponse à une question sur les destructions du ruisseau principal de Saint Gengoux le National – pour gagner du terrain à bâtir – et sur la menace d’un projet de station-service + parking exactement dans son lit, un technicien de l’ONEMA, Renaud Millard, « indique que le projet initial ne prévoyait pas d’intervention sur le ruisseau, il n’était donc pas soumis à la loi sur l’eau. »
Bas de la page 14 du compte-rendu :

http://www.eptb-saone-doubs.

Une affirmation stupéfiante pour un professionnel des milieux aquatiques, comme s’il ignorait tout du sujet.

« Pas d’intervention sur le ruisseau » alors que, depuis très longtemps, avant même cette nouvelle tentative commencée en 2008, le projet est de bétonner, bitumer et diéséliser le lit mineur et le lit majeur du ruisseau historique de la cité médiévale dont l’eau déjà très polluée coule jusqu’à la Méditerranée !

En outre, cette affirmation d’un membre de l’organisme responsable de la protection des eaux, l’ONEMA, ignore totalement l’histoire du lieu, son hydrogéomorphologie et la législation qui reconnaît, sans aucune ambiguïté, la qualité de cours d’eau au ruisseau en question.

Vu la qualité de trop nombreuses prises de position vis à vis de ce ruisseau et de toute la tête de bassin de Saint Gengoux, il paraît utile de rappeler qu’un cours d’eau ne se réduit pas à un écoulement d’eau morte et polluée entre deux parois de béton, mais comprend l’ensemble de son lit, de sa nappe phréatique et des populations végétales et animales qui l’accompagnent depuis les sources (1).
Les altérations physiques en têtes de bassin versant sur les régions Bretagne – Pays de la Loire. A la recherche d’« aqua incognita

Rémi Nguyen Van, 2012
http://www.onema.fr/IMG/pdf/

L’ONEMA a été créé en 2006 par la Loi sur L’Eau. C’est l’organisme technique français de référence sur la connaissance et la surveillance de l’état des eaux et sur le fonctionnement écologique des milieux aquatiques. Comme le montre l’étude de Rémi Nguyen Van, il y a beaucoup de compétences à l’ONEMA, lequel supporte des restaurations écologiques dont on aimerait voir la couleur en Saône et Loire. Par exemple :
Cours d’eau enterrés en tête de bassin : préconisations pour leur restauration

http://cdi.eau-rhin-meuse.fr/

Les jeudis de la restauration des cours d’eau

http://www.onema.fr/Les-

L’attitude de l’ONEMA de Saône et Loire n’en est que plus incompréhensible. Jusqu’à présent, elle illustre l’oubli des têtes de bassin versant et la négligence vis à vis des commencements discrets des réseaux hydrographiques.

Mais, après la sortie de Renaud Milliard, le plus invraisemblable, c’est que personne n’est intervenu pour rétablir la vérité ! La tuyaucratie aurait-elle balayé toutes les connaissances et l’esprit critique dans la région ?

le collectif de sauvegarde de l’eau et des patrimoines

(1)
« 
En France métropolitaine, les têtes de bassin versant appelées aussi petits chevelus occupent un rôle primordial dans le fonctionnement du cycle de l’eau et représentent près de 70% du linéaire de cours d’eau. Les cours d’eau et les zones humides qui constituent ce réseau participent à l’approvisionnement en eau et à la régulation des crues, au transport et la rétention des sédiments, à l’épuration de l’eau et sont de véritables réservoirs de biodiversité. Le rôle primordial de ces milieux est actuellement peu évalué voir ignoré par notre société.

Les têtes de bassin sont des espaces d’une grande diversité paysagère et ont été, bien souvent, modelés par la main de l’Homme au fil du temps. L’évolution actuelle des activités humaines et des changements globaux peuvent altérer le fonctionnement de ces milieux. Du fait de leur petit gabarit les cours d’eau en tête de bassin sont fortement influencés par les conditions locales (géologie, relief, climat …). Ces milieux sont donc particulièrement vulnérables. De mauvaises pratiques peuvent ainsi entraîner leurs dégradations et la perte de fonctions et services pour la société. (…) »
http://www.colloque-tete-de-

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – première partie : le Ruisseau de Nolange
http://renaissancerurale71.

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – seconde partie
http://renaissancerurale71.

emplacement choisi pour un grand parking et une station-service

 l’Association Solidarité Rurale défend le bien commun menacé à Saint Gengoux le National

film de Zoltan Mayer

Une immersion sensible où l’émotion ne cesse de croître.

Le contraste est total avec la Chine des grandes dévastations, juste entrevue ici avec quelques images de Shànghai.

Productivisme agricole, totale déculturation et avilissement profond

 

Du pré à l’assiette – La norme

Les baleines régulent aussi le climat 

Les excréments de baleine contre le réchauffement climatique

How Whales Change Climate

 

https://www.youtube.com/watch?v=M18HxXve3CM 

mars 2015

L’ article 521-1 du Code pénal sanctionne jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 € d’amende les sévices graves et les actes de cruauté envers un animal domestique ou envers un animal sauvage lorsqu’il est apprivoisé ou tenu en captivité.

Mais rien n’est prévu pour tous les autres, ceux qui font vivre la biosphère…

« Un jour sans viande permet la réduction de 12% des émissions de gaz« 

Manifestation de AnimaNaturalis

Barcelone le 20 mars

Cyclones et changement climatique…
N’oublions pas les perturbations causées par la destruction des forêts primaires !

                                                                                                                                                             dessin ACG

« (…) De destructions locales en conséquences catastrophiques étendues et différées, qui induisent des destructions plus grandes encore, jusqu’où allons-nous dériver ? Jusqu’à l’effondrement des cycles atmosphériques et océaniques régulateurs, comme se tarissent les sources avec les déforestations ? Jusqu’à produire un El Niño permanent, un désordre climatique permanent à l’échelle planétaire, avec une accélération, une amplification et une multiplication des événements les plus destructeurs (cyclones, pluies diluviennes, sécheresses et incendies) ? (…) »


Le feu à la planète, En Niño, etc.
 

http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=84:le-feu-a-la-planete-el-nino-etc&catid=9&Itemid=470

Vanuatu, Tuvalu, Kiribati… et ici


 

Après le cyclone Pam, l’appel à un «sursaut» face au réchauffement climatique
http://www.liberation.fr/monde/2015/03/15/apres-le-cyclone-pam-l-appel-a-un-sursaut-face-au-rechauffement-climatique_1221083

La Banque mondiale (BM) a appelé dimanche la communauté internationale à un sursaut face au changement climatique, après le passage du cyclone Pam sur le Vanuatu, pendant une conférence de l’Onu sur la prévention des catastrophes naturelles. «N’est-il pas ironique que (ce cyclone) ait frappé le Vanuatu alors que nous sommes tous réunis ici ?», a noté Rachel Kyte, vice-présidente de la BM pour le changement climatique, dans un entretien à l’AFP en marge des débats organisés à Sendai (nord-est du Japon). Le président de cet archipel du Pacifique Sud, Baldwin Lonsdale, était présent à la conférence quand le drame est survenu.
(…)
Dans le cas du Vanuatu, «je ne prétends pas que le changement climatique soit à l’origine de Pam» – cyclone de catégorie 5 (la plus élevée) -, a nuancé la dirigeante de la BM. «Mais le fait est que ces trois à quatre dernières années, cette catégorie est revenue à une fréquence inédite.» «Et cela a un lien avec le changement climatique. Il est indéniable que cette partie de l’océan Pacifique s’est réchauffée, donc ces tempêtes s’intensifient.»
(…)

Après le cyclone Pam, les Seychelles appréhendent le changement climatique
http://www.actu-mag.fr/2015/03/16/apres-le-cyclone-pam-les-seychelles-apprehendent-le-changement-climatique/

Le président de la République des Seychelles, James Michel, a diffusé un communiqué dans lequel il demande à la communauté internationale de « se réveiller ». Face aux menaces climatiques, certains pays sont plus en danger que d’autres, les habitants des îles sont les premiers touchés par le dérèglement du climat qui se manifeste de façon aléatoire en fonction de la particularité géographique. Les îles Vanuatu ont récemment été frappé par un cyclone qui se serait formé à cause du changement de climat. Le président des Seychelles en est convaincu :
« Le cyclone qui vient de frapper le Vanuatu avec des conséquences catastrophiques et des pertes tragiques en vies humaines, est une manifestation claire du changement climatique, que certains continuent de nier. Aujourd’hui c’est le Pacifique-sud, demain ce pourrait être nous ».

(…)
« Quand la communauté internationale va-t-elle se réveiller et revenir à la réalité et consacrer ses efforts et ses ressources à obtenir un accord contraignant pour réduire le réchauffement climatique et garantir la survie de notre planète ? » (…)

En effet, on se le demande. 

Mais, en observant ceux qui autour de nous, pour un oui pour un non, se déplacent à toute vitesse dans des gros chars de combat, en constatant qu’ils ne sont pas gênés du tout et que, même, ils jugent inimaginable de faire autrement, on est très pessimiste puisqu’ils conchient même la vie de leurs enfants et petits-enfants !

Alors, quand même la vie de leurs proches ne compte pas…

Et quand on voit qu’en Saône et Loire, à Saint Gengoux le National, toutes les « autorités » promettent à la destruction finale une tête de bassin plutôt que de déplacer un peu un projet commercial…

complément


(…) lien direct entre l’asthme chez l’enfant et la pollution atmosphérique par les hydrocarbures aromatiques polycycliques, ou HAP, libérés notamment par les gaz d’échappement des automobiles (…)

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-asthme-enfant-pollution-automobile-nouveau-cause-18424/

(…) La pollution automobile pourrait être liée à 14% des cas d’asthme chronique chez l’enfant, un impact comparable à celui du tabagisme passif, selon une étude réalisée dans dix villes européennes.L’étude publiée vendredi dans la version électronique de la revue European Respiratory Journal, a comparé l’exposition des enfants vivant à proximité d’un axe très pollué (transportant plus de 10.000 véhicules jour) à ceux vivant plus loin. »Nous avons estimé que 33.200 cas d’asthme (soit 14% de l’ensemble des cas d’asthme observés chez ces enfants) pouvaient être attribués aux polluants automobiles » (…)

Il y a 1 an : 

Le typhon Haiyan a semé la désolation aux Philippines 

le plus puissant typhon jamais mesuré, a frappé le centre des Philippines, faisant 10.000 morts et 2000 disparus selon les autorités 

 

Le typhon Haiyan est le plus puissant jamais mesuré à ce jour, explique Stéven Testelin, prévisionniste à Météo-France, dans un entretien à l’AFP. Jamais on n’avait enregistré sur terre des vents à plus de 360 km/h, souligne-t-il. 





Sud Eau Nord Déplacer 

film d’Antoine Boutet


Découverte progressive, sur le terrain, d’un gigantesque chantier typique d’une ingénierie des tuyaux simplissime qui ignore l’écologie et la complexité du monde, et dévaste tout sur son passage. Il s’agit tout bonnement de déplacer des masses d’eau depuis le sud, y compris l’Himalaya tibétain, jusqu’au nord du pays, sans aucune considération pour les écosystèmes et les populations. La lumineuse idée est, bien sûr, attribuée à Mao, celui qui avait déjà torturé tout le pays avec son Grand Bond dans l’horreur d’une famine aussi inouïe que la répression qui l’accompagnait, sans oublier la guerre à la poussière, aux abeilles, aux oiseaux, etc. qui commença la ruine écologique de la Chine (ni moineaux ni abeilles aujourd’hui encore !).  

 

Nous découvrons, hélas sans surprise, l’eau, les peuples, la vie sacrifiés dans une Chine toujours totalitaire et possédée par le fanatisme anti-nature. Ca démarre lentement, comme une promenade dans un univers étrange, et l’on découvre peu à peu l’étendue du cauchemar redouté. Corruptions et avilissements hiérarchiques, détournements, injustice structurelle, saccages dantesques, spoliations, déportations de masse… et impuissance désespérée des populations éternellement bafouées et humiliées. 

Soudain, une sorte de visite officielle clownesque dans un nouvel ensemble de clapiers sinistres plantés au milieu de nulle part montre la bouffonnerie des membres du parti et, simultanément, révèle plus crûment la violence abjecte faite aux populations.     

L’émotion grimpe encore quand, réunis pour témoigner, des pauvres gens arrachés à leurs maisons, à leurs villages et à leurs terres fertilisées depuis des siècles et jetés dans des baraquements, éclatent en pleurs en accusant les cadres pourris du parti.  

Dans une autre scène digne d’un tournage sur la mafia, l’un de ces « cadres » débarque en trombe pour vociférer sur ceux qui ont l’audace de montrer la stérilité du sol qui leur a été attribué par le généreux parti communiste (un sol mince et sablonneux de forêt arrachée au lieu de l’humus qu’ils travaillaient après leurs ancêtres et les ancêtres de leurs ancêtres).

Un détour par le Tibet déjà saccagé nous apprend que les hydrauliciens fous s’apprêtent maintenant à en détourner l’eau !

Même en sachant le cauchemar chinois depuis l’invasion du Tibet des années cinquante, puis le massacre des oiseaux et des insectes dès le début des années soixante, avant d’en apprendre de plus en plus, on est saisi par le documentaire d’Antoine Boutet. Et horrifié par ce saccage sans fin. 

ACG

Le grand détournement

Captivante remontée d’un fleuve chinois, où les riverains sont victimes d’un immense chantier national

(…) De ce plan démentiel de détournement des fleuves décidé par une administration ogresque, le réalisateur, Antoine Boutet, a voulu, selon ses notes dans le dossier de presse, «aller à contre-courant de cette préfiguration – très concrètement en remontant le fleuve – et renverser à [son] tour les perspectives». Sud Eau Nord Déplacer est un lent voyage, saisissant par moments, sur l’enfouissement des humains par un super-Etat qui prétend leur bonheur. La caméra d’Antoine Boutet (auteur de Zone of Initial Dilution, sur le barrage des Trois-Gorges) fixe les slogans affichés en caractères géants sur le chantier et qui vantent les futurs accomplissements. (…) 

http://next.liberation.fr/cinema/2015/01/27/le-grand-detournement_1189919 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=229883.html 

« (…) Alors que le film semble sur le point de se calcifier sous ses plans fixes monumentaux, Antoine Boutet profite d’une invitation à se rapprocher pour s’infiltrer dans les lézardes du système. Il en parcourt alors les failles, part à la rencontre de ceux qui vivent à l’ombre des chantiers. Les impressionnants jeux d’échelle laissent la place à une nouvelle dimension à hauteur d’homme. Les chants, les récits, les prises de parole spontanées, sont autant d’appels d’air qui déroutent le réalisateur, désormais pris à parti. Le tremblement du système bien huilé du film paraît alors être celui du Parti Communiste Chinois. L’esthétique du projet se délite en même temps que son apparente perfection, jusqu’à une véritable déchirure laissant entrevoir toute la violence d’un conditionnement de la pensée qui s’abat encore aujourd’hui sur quiconque s’interrogerait à propos de la pertinence des choix du régime. L’image, devenue bien vivante, est saisie de tremblements. Et le réflexe de vouloir baisser la caméra se ressent, alors que le vrai visage de ce qui se cache derrière le vernis du Parti éclate en plein jour. (…) » 

http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/sud-eau-nord-deplacer.html 


http://www.frequenceterre.com/2015/01/29/sud-eau-nord-deplacer/ 

bande annonce 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19549635&cfilm=229883.html

L’Enquête

film de Vincent Garenq

http://www.telerama.fr/cinema/films/l-enquete,495327.php


 

La dissimulation des profits pour en faire plus encore, le blanchiment de l’argent sale, les manipulations inextricables des banques et des grandes compagnies, bref l’affaire Clearstream, et puis les frégates de Taïwan, l’assassinat des témoins comme au bon vieux temps, les valises d’argent voyageuses, et puis les manipulations politiciennes qui s’y ajoutent pour opacifier plus encore… Tout y est, au point que l’on a du mal à suivre tant l’embrouillamini est finement tissé et retissé.

Mais ce que l’on voit clairement, c’est l’énormité de la magouille, le fond culturel et structurel pourri qui génère tout cela, et le sort réservé à ceux qui osent soulever un pan de l’omerta politique et affairiste. L’Enquête illustre, à la fois, la situation des lanceurs d’alerte (ci-dessous Le prix du courage) et les malversations bancaires généralisées dont traitent le livre de Brigitte Alepin et le film de Harold Crooks : Le prix à payer (ci-dessous).

OPTIMISATION FISCALE (en bon français : bonneteau financier et détournements)

« Luxleaks », le scandale qui met le Luxembourg dans l’embarras

Une fois encore, le Consortium de journalisme d’investigation (ICIJ) a frappé. Près de 80 journalistes membres d’une quarantaine de rédactions de par le monde dont The Guardian (Royaume-Uni), Die Süddeutsche Zeitung (Allemagne), l’Asahi Shimbun (Japon), Le Monde (France), Politiken (Danemark) et les chaînes de télévision CNBC (Etats-Unis) et CBC (Canada) ont épluché pendant six mois des milliers de documents secrets datés de 2002 à 2010.

Résultat : il va y avoir du grabuge au Luxembourg, paradis de la fraude fiscale. Mais aussi parmi les grandes entreprises, comme Ikea, Pepsi ou FedEx qui, avec 340 autres, ont passé des accords secrets avec le grand-duché leur permettant d’économiser des milliards de dollars d’impôts.

http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/06/luxleaks-le-scandale-qui-met-le-luxembourg-dans-l-embarras

LuxLeaks : M. Juncker de nouveau accusé

Pas simple pour Jean-Claude Juncker de tourner la page des LuxLeaks. Juste après la deuxième vague de ces révélations, qui confirment l’ampleur du système mis en place par le Luxembourg pour attirer les multinationales en ne leur faisant presque pas payer d’impôts, l’ancien premier ministre du Grand-Duché (entre 1995 et 2013), aujourd’hui président de la Commission européenne, affronte de nouvelles informations gênantes.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/13/luxleaks-m-juncker-de-nouveau-accuse_4540059_3214.html

Le Parlement européen refuse l’ouverture d’une commission d’enquête sur les Luxleaks

http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/le-parlement-europeen-refuse-louverture-dune-commission-denquete-sur-les

Denis Robert contre Clearstream : la justice triomphe enfin 

http://www.plumedepresse.net/denis-robert-contre-clearstream-la-justice-triomphe-enfin/ 

Comité de soutien à Denis Robert 

http://lesoutien.blogspot.fr/





 

L’exclusion des lanceurs d’alerte, déjà une suite qui aggrave le constat

Point besoin d’attendre longtemps !

La Cour de Cassation vient de porter un nouveau sale coup aux victimes de l’amiante. Elle vient de produire un arrêt qui exclu une grande partie d’entre elles : « Les salariés ayant été exposés à l’amiante dans une entreprise non inscrite sur la liste des établissements ouvrant droit à la préretraite amiante, ne peuvent demander réparation de leur préjudice d’anxiété. (…) »
(http://web.lexisnexis.fr/depeches-jurisclasseur/depeche/06-03-2015/03).

Incroyablement, l’écriture officielle reconnaît, dans la même phrase, la réalité de l’exposition et du préjudice pour les balayer ensuite ! Les malades et les morts des entreprises où l’identification de la présence d’amiante est ancienne, où l’on vivait dans la crainte, où quelques-uns, qui ont payé cher leur audace, ont lancé et entretenu l’alerte, sont bafoués encore une fois.

Pour beaucoup, ce petit préjudice d’anxiété supprimé sitôt créé était le seul espoir d’obtenir un peu de justice. C’était encore trop dans ce beau « pays des droits de l’homme et du citoyen« , « de la démocratie« , bla bla bla.

Le prix du courage : organisation du découragement de la défense du bien commun

L’exclusion des lanceurs d’alerte

Amiante, pesticides et toutes pollutions, malfaçons, malversations, escroqueries, détournements… défendre la santé des collègues, l’eau et ses têtes de bassin versant, l’environnement immédiat ou la biosphère, la vie des autres, la logique et l’intégrité, à fortiori la démocratie, bref, le bien commun, en France c’est se condamner à l’isolement tout en devenant une cible.


Le prix ? 


Il est exorbitant : décrédibilisation paradoxale, blocage de carrière, intimidations et harcèlement, ostracisme, licenciement, soutiens syndicaux, associatifs et juridiques inexistants, désocialisation, agressions, rejet des recours par les tribunaux, voire condamnations, retraites amoindries, etc., et le cortège des découragements, dépressions, difficultés familiales… 


Tandis que les coupables et les lâches sont récompensés avec progressions de carrière et salaires, suffrages, succès et honneurs, retraites confortables… 


La situation des défenseurs du bien commun est le meilleur indicateur de l’état de la société. Elle est au coeur des dysfonctionnements de tous ordres qui affectent le présent et compromettent l’avenir. Cet univers ubuesque est le produit d’une dégradation culturelle et d’un renversement des valeurs sans précédent. Son origine ? Il faut regarder plus attentivement du côté de l’effort propagandiste qui a accompagné l’installation du capitalisme ultra et du néo-conservatisme, tout en sabotant les mouvements sociaux qui s’efforçaient d’y résister (la nouvelle gauche alternative des années soixante et soixante-dix).

voir, ci-dessous, la présentation du  documentaire de Harold Crooks et du livre de Brigitte Alepin : Le prix à payer

Lanceurs d’alerte :

piège à convictions

Chacun, avec ses mots, évoque cette «extraordinaire solitude». Ce sentiment d’être le mouton noir, seul contre tous, sans savoir vers qui se tourner.

Leur carrière s’est brisée le jour où ils ont parlé. Ils sont lanceurs d’alerte. Quel que soit leur secteur d’activité (banque, fonction publique, médico-social…) et les faits qu’ils dénoncent (malversation financière, corruption, maltraitance…), leurs histoires se ressemblent. Un jour, pour des raisons très variées, et parfois après avoir été impliqués, ils se décident à l’ouvrir. Ils balancent.

Ils m’ont fait comprendre qu’il ne fallait pas parler,

par Pierre Alonso, Marie Piquemal et Coralie Schaub

http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/ils-m-ont-fait-comprendre-qu-il-ne-fallait-pas-parler_1212765

Révélations, mode d’emploi

par Luc Peillon

http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/revelations-mode-d-emploi_1212824

Harcèlement reconnu pour une ex-salariée d’UBS, lanceuse d’alerte

http://www.liberation.fr/economie/2015/03/05/harcelement-reconnue-pour-une-ex-salariee-d-ubs-lanceuse-d-alerte_1214806

Le double jeu américain

par Frédéric Autran

http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/le-double-jeu-americain_1212836

A écouter :

Alerte : qui sont ces lanceurs ?

Certains se prennent un mur, parce qu’ils se sont confiés à la mauvaise personne ou qu’ils n’ont pas suffisamment de preuves. D’autres parviennent à faire éclater des scandales et changer le cours des choses, pour l’intérêt général. Mais ces Zorro d’un jour se retrouvent souvent seuls le lendemain (lire pages 4-5). Sans boulot, quelque fois «grillés» dans leur secteur d’activité, et sur la paille. Tous racontent avoir été «broyés» psychologiquement et sans aide pour se relever.

(…)

Le député socialiste Yann Galut, rapporteur de la loi du 6 décembre 2013, a auditionné des lanceurs d’alerte : «J’ai vu des gens brisés. Livrés à eux-mêmes, abandonnés par l’Etat alors qu’ils ont fait leur travail de citoyen. On ne peut pas en rester là.» Il prépare une proposition de loi pour l’automne pour créer «un vrai statut du lanceur d’alerte», avec une agence indépendante chargée de les accompagner dans les démarches, les soutenir et même les «rémunérer».«A partir du moment où ils aident la justice, je ne vois pas pourquoi on ne les soutiendrait pas financièrement.»

(…)

http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/lanceurs-d-alerte-piege-a-convictions_1212835

Quelquefois, c’est encore plus grave, l’impudent est mis à mort :

Gracchus Babeuf,

le révolutionnaire, grand défenseur du bien commun contre la nouvelle spoliation, a été guillotiné par la quintessence de la réaction – le Directoire, le 8 Prairial an V (27 mai 1797), à Vendôme

Et puis, Chico Mendes

http://www.nn-chicomendes.org/association/les-origines/qui-est-chico-mendes

Sompawn Khantisouk, écologiste du Laos qui a démontré l’absurdité économique des monocultures d’exportation et s’est opposé au saccage des forêts, en particulier par les industriels chinois. Il a été enlevé en janvier 2007 par des hommes en uniforme.

Ambrósio Vilhalva, résistant Guarani qui avait joué dans La terre des hommes rouges, assassiné en 2013. 

Sa compatriote, Marinalva Manoel, assassinée en décembre 2014…


 

En dix ans, 900 défenseurs de l’environnement ont été assassinés

C’est l’assassinat de Chut Wutty, défenseur de la forêt cambodgienne et employé de Global Witness, abattu par la police alors qu’il enquêtait sur l’exploitation forestière illégale au Cambodge, qui a motivé l’enquête menée par l’ONG Global Witness basée à Londres.

Le rapport examine les massacres connus de défenseurs des droits environnementaux et territoriaux. Il montre une nette augmentation de ces morts violentes à partir de 2002 parallèlement à l’intensification de la concurrence pour les ressources naturelles.

(…)

http://www.reporterre.net/En-dix-ans-900-defenseurs-de-l

Rapport 2015 de l’Agence Européenne de l’Environnement

Il ne faut plus rien laisser passer et tous doivent s’y mettre !


http://www.eea.europa.eu/fr/pressroom/newsreleases/l2019environnement-en-europe-en-2015

(…) Toutefois, malgré ces améliorations, l’Europe reste confrontée à une série de défis environnementaux persistants et croissants. Relever ces défis exigera des changements fondamentaux dans les systèmes de production et de consommation à l’origine des problèmes persistants.

(…) nos sociétés et économies continuent d’endommager les systèmes naturels et les services écosystémiques qui sous-tendent notre prospérité. Vivre dans les limites planétaires constitue un défi certes immense, mais aussi fondamental car le relever répond à l’urgence de préserver les bénéfices que nous en retirons. Si nous utilisions pleinement nos capacités d’innovation, nous pourrions rendre l’Europe réellement durable tout en nous plaçant à la pointe de la science et de la technologie, en créant de nouvelles industries, et ainsi engendrer une société plus saine. »

(…) Relever les défis complexes auxquels l’Europe est confrontée exigera des politiques plus ambitieuses, de meilleures connaissances et des investissements plus avisés afin de transformer en profondeur les systèmes clés que sont l’alimentation, l’énergie, le logement, le transport, les finances, la santé et l’éducation. Pour cela, des stratégies et des approches seront nécessaires pour atténuer les pressions et éviter des préjudices potentiels, rétablir les écosystèmes, rectifier les inégalités socio-économiques et s’adapter aux tendances mondiales telles que le changement climatique et la diminution des ressources.

(…) « Nous disposons de 35 ans pour veiller à ce que nous vivions sur une planète durable d’ici 2050. (…) nous devons agir dès maintenant pour atteindre cet objectif. Nos actions et nos investissements doivent être encore plus ambitieux et plus cohérents. Bon nombre des décisions que nous prenons aujourd’hui vont déterminer la manière dont nous vivrons en 2050. »

(…) La perte de biodiversité se poursuit. Respectivement 60 % et 77 % des évaluations faites pour les espèces et habitats protégés au titre des Directives sur la Nature indiquent un état de conservation défavorable. L’Europe n’est pas en mesure de réaliser son objectif de mettre un terme à la perte de biodiversité d’ici 2020.

La qualité de l’eau douce s’est améliorée ces dernières années ; cependant, pour environ la moitié des masses d’eau douce européennes nous ne parviendrons probablement pas à un « bon état écologique » en 2015.
(…)

Grande distribution : le coût exorbitant des « prix bas« 

Destructions ici, destructions partout

Les damnés de la mondialisation et du low-cost

http://www.dailymotion.com/video/x1r8k4n_les-damnees-de-la-mondialisation-et-du-low-cost-2013_webcam
Les Damnés de la Mondialisation et du Low Cost 1 an après

http://www.dailymotion.com/video/x1rgwyo_les-damnes-de-la-mondialisation-et-du-low-cost-1-an-apres-2-2_webcam



Grande distribution, multinationales et course aux prix bas : un aperçu d’une partie du véritable coût pour la planète. Juste une partie, il faut encore y ajouter le chômage, des régions déshéritées et la déstructuration sociale ici, l’exode rural et des destructions écologiques colossales partout.


http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/08/les-damnees-du-low-cost_4396008_3246.html


https://mrmondialisation.org/rana-plaza-les-multinationales-lavees/

Saint Gengoux le National :  

rumeur, chantage et aveuglement entretenus autour du supermarché et de la station-service

Source info n°30 (1er semestre 2015) est paru
Association des usagers de l’eau et de l’assainissement et pour l’environnement 

Volsin – 71220 Marizy

extraits

sur la tarification de l’eau :
Le Syndicat des eaux de l’Arconce a augmenté les tarifs de l’eau de 2,5 % au 1er janvier 2015 pour la part qui lui revient. Le financement de l’adduction d’eau du Center Parcs du Rousset en serait-il la cause (page 3) ? 

ACE ARCONCE a interrogé la municipalité de Marizy et le SIE de l’Arconce sur les conséquences possibles du projet de Center Parcs pour les usagers et les administrés. ACE ARCONCE n’a obtenu aucune réponse à ses questions. Pourtant ce projet décidé de longue date fait l’objet de nombreuses réunions en préfecture ou au conseil général sans que les exécutifs de ces collectivités ne soient informés de leur contenu.

Au nom de l’emploi et de la « modernité » il faudrait tout accepter sans chercher à comprendre.

ACE ARCONCE soutient les administrés, les usagers et les associations qui étudient les conséquences de ce projet et des alternatives pour un tourisme respectueux des hommes et de leur environnement. (page 4) Avec le m3 d’eau ramené à 1,53 € en 2013 (2,44 en 2010 avec la Lyonnaise de Eaux) la régie de Gueugnon vole au dessus du débat (page 2)
(…)

La dégradation des réseaux – faute d’entretien – prétexte au renforcement de la privatisation
En réponse aux questions d’un usager sur les nombreuses coupures d’eau, la réponse d’un maire est sans appel :
– les élus sont impuissants devant l’irréversible dégradation du réseau et la SAUR s’est engagée à recourir au mieux aux interconnexions des réseaux pour palier la défaillance de l’un par l’autre –

CENTER PARCS LE ROUSSET
Adduction d’eau et assainissement
Qui va payer ?


documentaire de Harold Crooks
d’après le livre de Brigitte Alepin (1)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=232221.html

Ou comment tourne la pompe à phynance mondiale. Elle tourne depuis pas mal de temps déjà, et de plus en plus efficacement pour fabriquer des profits faramineux en détournant l’argent public pour mieux exploiter chacun et l’ensemble. A mort.

L’entreprise est restée longtemps discrète, très très discrète. Par exemple, qui, après l’arrivée de Charles de Gaulle à l’Elysée, dès les premiers pas de la Cinquième République, a su la réunion des financiers qui allaient rapidement accoucher du mémorable Plan Pinay-Rueff (dès septembre 1958) ?

Le souci constant des organisateurs de la financiarisation a été d’améliorer constamment leurs camouflages pour mieux dissimuler la casse systématique de toutes les régulations et les profits qu’ils en retirent. Comme dans un jeu de bonneteau, ils ont externalisé et déplacé sans cesse leurs activités, leurs sièges sociaux, multiplié les adresses fictives, dématérialisé les opérations, informatisé les transactions jusqu’à les confier entièrement aux programmes automatiques de calcul, inventé les darks pools pour tout opacifier davantage (2). La pompe à phynance a développé sur le monde un univers parallèle qui échappe même au contrôle des organismes d’état censés superviser les opérations financières, tout en ayant – on l’a vu dès le début – la mainmise sur les représentations politiques.

Idéologiquement déconnectés des réalités (leur culture s’affiche « anti-nature« ), parfaitement indifférents aux conséquences catastrophiques de leur entreprise, les acteurs de la finance mondialisée ruinent partout l’économie et l’écologie, et se soucient surtout d’échapper à l’impôt et aux coûts exorbitants de leur course aux profits. Truster les profits en écrasant tout autour d’eux et socialiser les pertes est, plus que jamais, leur idéal. C’est parfaitement réussi ! Les petits – y compris les « classes moyennes » – sont de plus en plus imposés et contrôlés *, tandis que les riches se sont complètement libérés de la contribution au bien commun.
* exemple ci-dessous avec le sort réservé à un couple de retraités jardiniers

La finance avait été créée pour aider aux échanges et les sécuriser. Elle est devenue le premier des périls.

Comme le rappelle utilement Bernard Nadoulek (3), pour faire fonctionner sa pompe à phynance, Ubu Roi l’avait couplée à une machine à décerveler. C’est bien ainsi que le système s’est installé et a prospéré. L’un des témoins que nous présente Harold Crooks le dit : le grand détournement est le projet des plus riches. Grandes familles du capitalisme et leurs fondations et autres groupes de pression, banques, grandes compagnies, places financières (telle la City de Londres)… toutes ces forces réunies n’ont cessé de développer un programme de confiscation du bien commun (les communaux) dont même l’histoire officielle rapporte quelques hauts faits – un peu trop oubliés, cependant (4). Ce que l’histoire officielle ne dit pas, c’est ce qui s’est passé plus récemment. Ainsi « la bataille pour conquérir l’esprit des hommes » (CIA 1948) qui a été développée sitôt achevée la Seconde Guerre Mondiale. Des fonds sans limites (au dire même de ceux qui y ont contribué et en ont largement profité) y ont été alloués. Sans limites. Pour en savoir davantage, il faut, par exemple, suivre la piste du pharaonique Congrès pour la Liberté de la Culture et de ses excroissances et descendances (par exemple, la Fondation Saint Simon). Les plus curieux suivront la trajectoire fascinante de Denis de Rougemont et en apprendront beaucoup sur les coulisses de la machine à décerveler. Ils apprendront, du même coup, la valeur de ceux qui, maintenant, tentent de faire passer le sieur de Rougemont pour « un penseur de l’écologie« . Si !

La guerre des communaux bat son plein comme jamais. Grâce à l’effondrement programmé de la culture critique et de la démocratie.

ACG


(3) La pompe à phynance

(4) L’entr’aide par Pierre Kropotkine

Révoltes et révolutions dans l’europe moderne (XVIe-XVIIIe siècles) par Yves-Marie Bercé, Presses Universitaires de France.
Small is beautiful, Big is subsidised par Steven Gorelick – en français : Les gros raflent la mise aux éditions Ecosociété

Essentiel, sur l’organisation de la machine à décerveler :
Qui mène la danse. La CIA et la guerre froide culturelle par Frances Stonor Saunders, Denoël 2003

C’était en 1999 dans la Vendée martyrisée deux siècles auparavant pour avoir osé se soulever contre les dictateurs d’une Convention qui, à la suite de l’Assemblée Législative, a livré les biens communaux à ses amis spéculateurs.


Dans la patrie des désolidarités actives, rien n’est changé.

 
C‘était un petit jardin

A cette époque de vaches folles, de poulets empoisonnés, de dioxine et autres bouffes de merde, quand MacDo et Coca-Cola nous préparent des générations d’obèses, il y avait encore quelques privilégiés dans la petite bourgade où j’habite qui avaient fait le choix d’une alimentation disons plus naturelle.

A plus de 75 ans, M. et Mme T., retraités, partagent le même plaisir: un magnifique potager. Plutôt que d’aller bêtement remplir mon Caddie de légumes et de fruits de supermarché en quelques minutes, j’aimais prendre le temps, j’allais dire le luxe, d’aller voir Mme T. cueillir pour moi et ma famille, tout doucement, au fond de son jardin, salades, petits pois, carottes qu’elle lave elle-même de ses vieilles mains agiles et me vend à tout petit prix. Un délice, un luxe vous dis-je, que je partage avec tous ceux et celles qui préfèrent attendre un peu pour avoir le plaisir et le bonheur de rentrer chez soi avec un joli panier de légumes frais.

La semaine dernière, surprise; le jardin des T. est barré, comme on dit en Vendée, par une chaîne «arrêt des ventes de plants et de légumes pour concurrence». J’entre quand même dans le potager pour découvrir le couple de jardiniers en train d’arracher, le coeur lourd, tout leur travail des allées de leur jardin.

Pourquoi? Dénoncés !

Un jaloux, un crétin, un être malfaisant s’en est allé dénoncer à la gendarmerie cette «concurrence déloyale» et M. T. a passé la journée avec les gendarmes. Contraints d’arracher leur jardin, ils vont maintenant «se reposer».

«Mon seul plaisir, c’était mon jardin», me dit Mme T.

Dans la journée, les gendarmes sont passés deux fois pour vérifier qu’ils arrachaient bien leur potager.

J’en ai eu les larmes aux yeux, comme elle.

Ne pourrait-on pas foutre la paix aux gens qui vivent tranquilles et dont le simple travail faisait le bonheur des autres ?

C’est vraiment trop nul.

 
Corinne Pilastre-Vandewalle, Mareuil-sur-Lay (85)

février 2015

Les petites têtes de bassin versant sont de retour


En France métropolitaine, les têtes de bassin versant appelées aussi petits chevelus occupent un rôle primordial dans le fonctionnement du cycle de l’eau et représentent près de 70% du linéaire de cours d’eau. Les cours d’eau et les zones humides qui constituent ce réseau participent à l’approvisionnement en eau et à la régulation des crues, au transport et la rétention des sédiments, à l’épuration de l’eau et sont de véritables réservoirs de biodiversité. Le rôle primordial de ces milieux est actuellement peu évalué voir ignoré par notre société. 


Les têtes de bassin sont des espaces d’une grande diversité paysagère et ont été, bien souvent, modelés par la main de l’Homme au fil du temps. L’évolution actuelle des activités humaines et des changements globaux peuvent altérer le fonctionnement de ces milieux. Du fait de leur petit gabarit les cours d’eau en tête de bassin sont fortement influencés par les conditions locales (géologie, relief, climat …). Ces milieux sont donc particulièrement vulnérables. De mauvaises pratiques peuvent ainsi entraîner leurs dégradations et la perte de fonctions et services pour la société. 


L’aménagement des têtes de bassin de plaine résultent principalement de l’expansion urbaine et l’intensification de l’agriculture. D’autres usages économiques tels que la forêt sont également présents. Sur les secteurs de montagne la déprise agricole a entraîné progressivement la fermeture des milieux ainsi que la diminution de la qualité de l’eau et de la biodiversité.

Sur ces territoires présentant d’importants enjeux environnementaux et économiques, il n’est pas toujours facile pour les gestionnaires et usagers, les syndicats de rivières, les collectivités, les associations… d’articuler les différentes politiques et directives européennes que sont la politique agricole commune, la directive cadre sur l’eau, la directive habitat, la directive inondation, voire la directive énergie.

Office international de l’eau (Paris, mars 2015) 

http://www.colloque-tete-de-bassin.oieau.fr/index.html

la France rétrograde

Le prix du Reblochon : le prix de la vie

 

Représenté dans les grottes de Lascaux, le Bouquetin des Alpes, Capra ibex, est un mammifère ancestral qui fascine les hommes depuis des millénaires. Durant l’époque préhistorique, cet animal de la roche était présent quasiment partout en France. (G2, p°5) Après l’invention de l’arbalète, puis de l’arme à feu, le Bouquetin a complètement été éradiqué du territoire français, et a failli disparaître de la surface de la Terre.

(…) en Haute-Savoie, dans le massif du Bargy, « territoire du reblochon », l’Etat a ordonné en 2013 l’éradication de tous les bouquetins âgés de cinq ans et plus. (P1) Pour masquer aux yeux de la société civile le massacre brutal de ces animaux protégés, un arrêté préfectoral a interdit l’accès de la zone durant plusieurs jours en usant de moyens quasi militaires. Cent-dix gendarmes, disposés sur les routes et chemins, ont ainsi bouclé le périmètre. De nombreuses carcasses ont été évacuées par hélicoptères, et les bouquetins suspendus dans le vide ont défilé au-dessus des têtes des habitants du secteur. (P2) Le 6 septembre 2014, alors que le compteur indiquait 325 tués sur environ 700 animaux, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, a annoncé son intention d’étendre les tirs à tous les bouquetins du Bargy.

(…)

En septembre 2013, le CNPN, autorité scientifique qualifiée, invalidait l’urgence et recommandait de préserver tous les animaux sains. Depuis la publication de cet avis scientifique, un nouveau test facilite le dépistage de la brucellose et permet d’analyser rapidement sur le terrain ces animaux très faciles à approcher.

S’appuyant sur des rapports scientifiques, 46 000 citoyens et quinze associations ont exprimé leur désaccord avec ces abattages à l’aveugle, dictés par des apprentis sorciers, qui, au final, s’avèrent contre-productifs. D’autres solutions existent, notamment la vaccination, mais l’Etat préfère oublier que les bouquetins sont protégés par la Convention de Berne, et expédier le problème. Mettant définitivement à l’écart le monde scientifique, le ministère de l’Ecologie n’a même pas saisi l’ANSES sur la perspective de nouveaux abattages !

un dossier complet :

et encore, le blog Le bruit du vent 

Pétition : https://avaaz.org/fr/petition/Petition_Stop_a_labattage_des_bouquetins_du_Bargy

dernière minute :

Le préfet de Haute-Savoie a indiqué qu’il allait demander à nouveau l’abattage total des bouquetins du Bargy [quelle que soit leur situation vis-à-vis de la brucellose, atteints ou sains], puis qu’une réintroduction aurait lieu.

Sa proposition sera soumise au CNPN (Conseil National de Protection de la Nature), dont l’avis est consultatif.

A ce stade, les défenseurs de l’abattage total, le Préfet et les services de l’Etat, la FNSEA, Bernard ACCOYER, la Ministre de « l’écologie » affichent tous une position radicale.

 

Les dominants pétris d’idéologie mécaniste démontrent une fois de plus leur totale incapacité à appréhender la complexité dynamique du vivant. Aucune considération sensible pour les êtres réduits à des chiffres, à des choses dont n’importe quel « responsable » administratif peut disposer. Et, par conséquent, pas la moindre perception des effets d’une chasse à outrance sur les populations. Même pas le soupçon que leur « solution » finale pourrait être pire que le mal !   

Alors qu’une campagne de pub vante la coopération agricole en générale, quels que soient les coopérateurs et leurs objectifs (!) : 

Réponse sur le champ avec la coopération agricole

etc. 

n’oublions pas : 

Des grains empoisonnés par une coop agricole
Bretagne : une histoire de grains pourrishttp://www.franceinter.fr/emission-interception
 

Après les champs, les poisons sont aussi répandus dans les silos…

Tout commence en 2009, sur le site d’une coopérative agricole non loin de Guingamp.
Pour diminuer les coûts de stockage des céréales dans ses silos, la direction décide de réduire le fonctionnement du système de ventilation. En très peu de temps, la pourriture et les insectes infestent le stock.


En espérant sauver une grande partie des 20 000 tonnes avariées, les responsables de la coopérative font procéder à l’aspersion par pesticides.


Mais les insectes ne seront pas les seules victimes de l’opération. Après plusieurs semaines de travail sur place, sans aucun équipement spécifique, une partie des employés ressentent des malaises qui iront en s’aggravant. Ils découvrent alors que le pesticide utilisé est en fait un produit interdit depuis plusieurs années. La direction reste sourde aux mises en garde.


Aujourd’hui, quatre des ex-salariés de Nutréa souffrent d’une allergie totale aux produits chimiques.  Licenciés par leur employeur, filiale de l’une des plus grandes coopératives de Bretagne, Triskalia, ils ont entrepris un combat dont ils viennent de remporter une bataille : pour deux d’entre eux, le tribunal des affaires de la sécurité sociale de Saint-Brieuc vient de reconnaître la faute inexcusable de l’employeur.


« (…) Certains sites de stockage sont équipés d’appareils de désinsectisation avec pompes doseuses pour traiter les grains. » (un « responsable des métiers du grain« , COMPTES RENDUS DE LA MISSION COMMUNE D’INFORMATION SUR LES PESTICIDES : http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20120910/mci_pesticides.html)

 … »pour traiter les grains » ?!

 la présidente de la commission s’exclame : Des arrosoirs à pesticides !

 le responsable des grains – Ces pompes doseuses sont utilisées pour positionner l’insecticide sur le grain. 

… »positionner l’insecticide sur le grain » !

« (…) En ce qui concerne les débouchés des céréales, 72 % vont à l’alimentation animale, le reste étant soit exporté, soit livré aux industries ou aux meuneries. Une partie de la collecte est directement livrée aux éleveurs adhérents de Triskalia.


Le travail des céréales dépend largement de l’âge et de la configuration de chaque site, qui sont très variables. Aujourd’hui, les opérations de nettoyage constituent la clé de voûte de leur bon fonctionnement. On nettoie les silos lorsqu’ils sont vides ; lorsqu’un site a été pollué, par exemple par des charançons, des sylvains ou des capucins, on le désinsectise à vide. Un prestataire extérieur applique de l’insecticide sur les parois : un mur de béton comportent des petits trous où les charançons peuvent se cacher. Mais toutes les précautions sont prises pendant les opérations de nettoyage, et la désinsectisation n’est réalisée, fin mai ou début juin, qu’une fois le nettoyage effectué.« 

Des silos avec des nichoirs à charançons, n’est-ce pas chou ? Avez-vous déjà vu des trous (des fissures, sans doute dans un mur de béton ? Excepté dans une antiquité, jamais. Cela semble signifier que l’outil de travail est vétuste et que les insecticides constituent une solution de facilité pour éviter les frais de réhabilitation.

Triskalia exerce une activité de distributeur grand public avec notamment les enseignes Gamm Vert, Magasin Vert, Point Vert.

Reportage de Inès Léraud

Prise de son :  Ivan Turk

Emission présentée par Pascal Dervieux

Réalisation Anne Lhioreau assistée de Stéphane Cosme et Christine Kern.

Donc, une situation classique où l’employé, la victime, celui qui alerte se retrouve accusé et condamné, exclu et perdant, tandis que vogue la galère dans l’omerta générale.

En ce qui concerne la coopération agricole, j’ai bon souvenir de celui qui, au sein du mouvement coopératif, voulait promouvoir les produits bios au début des années 1970 et… qui a été licencié sur le champ par un responsable national de la coopération agricole devenu directeur de l’Institut des Etudes Coopératives.

et encore :

Après les agriculteurs, des salariés de l’agroalimentaire victimes des pesticides… à qui le tour ?

Depuis, certains salariés ont été licenciés et connaissent de lourds problèmes de santé, notamment une hypersensibilité aux substances chimiques. De même, des responsables de l’ONF ont constaté des mortalités anormales de certains animaux sauvages (oiseaux) autour de l’usine qui auraient pu consommer les grains de blé des silos. Enfin, des éleveurs, qui ne souhaitent pas, pour le moment, témoigner, aurait eu des animaux malades suite à l’ingestion des aliments fournis par l’entreprise.

http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2012/12/Dossier_de_presse_230911_final_version_online.pdf

Gravement intoxiqués par les pesticides, ils portent plainte

(…) Après de nombreux arrêts de travail, Laurent et Stéphane se font finalement licencier pour inaptitude en juin et juillet 2011. Leur avocat, maître François Lafforgue, déclare « on intoxique des salariés, ils tombent malades et on s’en débarrasse, c’est trop facile. Nous allons contester le licenciement pour inaptitude au conseil des prud’hommes ». (…)

http://www.dangersalimentaires.com/2011/09/nutrea-triskalia-gravement-intoxiques-par-les-pesticides-ils-portent-plainte/

Des céréales destinées à des porcs et des volailles

«(…) le jour où l’employé non agréé d’une entreprise spécialisée a répandu du traitement à la lance, comme on éteint un incendie!». Les pesticides devaient traiter des céréales destinées à l’alimentation animale: des porcs et des volailles élevés en Bretagne et, probablement, eux-mêmes destinés… à la consommation humaine. Hier, nous avons tenté de joindre la Direction régionale de l’agriculture pour connaître la réglementation et les risques liés aux pesticides. En vain. Dans une interview accordée au site web du Télégramme, Laurent Guillou dénonce «le recours massif à ces produits, alors qu’il suffit de bien ventiler pour éviter la prolifération des vermines». Selon lui, des dizaines de milliers de tonnes de blé ont ainsi été «mal stockées», déclenchant «la prolifération de milliards de parasites». Animaux morts L’usage intensif de pesticides aurait, selon lui, provoqué «une surmortalité des bêtes nourries avec les céréales contaminées et des avortements en nombre chez les truies». «Certains éleveurs ont manifesté leur mécontentement mais, aujourd’hui, aucun ne souhaite témoigner», déplore-t-il. Les salariés, soutenus par l’Union syndicale Solidaires et plusieurs associations (Générations futures, Phyto victimes, Attac), assurent également que «des animaux sauvages (oiseaux), qui auraient pu consommer des grains de blé des silos, ont été retrouvés morts, à l’époque, autour de l’usine».

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/des-cereales-destinees-a-des-porcs-et-des-volailles-24-09-2011-1440910.php

Des salariés victimes des pesticides

http://biodordogne.fr/des-salaries-victimes-des-pesticides/

Je vais vomir un peu et je reviens

http://mobile.agoravox.fr/actualites/sante/article/je-vais-vomir-un-peu-et-je-reviens-89142

Réification générale

sur le même plan que les compétitions de déterrage de blaireaux *

Comme si de rien n’était, comme voici 1 an, dans le département du Nord, les exterminateurs sont de retour :

Quand la chasse au renard devient une « fête »
La Fédération des chasseurs du Nord n’avait pas imaginé que ses « Ch’tis Fox Days » prévus les 22 et 23 février déclencheraient une telle tempête : manifestation à Lille, samedi 15 février, pétition sur le site internet Mes Opinions.com ayant recueilli près de 38 000 signatures… En clair, cette opération de « régulation » des populations de goupils au titre un brin country met le département du Nord en émoi.

« Ce n’est qu’un appel à chasser. Nous faisons cette opération tous les ans. Cela n’a rien d’obligatoire », essaie-t-on de tempérer à l’accueil de la fédération, visiblement dépassée par le flot des réactions. Cette opération existe en effet depuis plusieurs années, mais elle n’avait jusqu’à présent fait l’objet d’aucune campagne de communication. Cette fois-ci, l’affiche mettant en scène toutes les forces appelées à intervenir sur le terrain – chasseurs, déterreurs, piégeurs et lieutenants de louveterie – a alerté les associations de protection de la nature. (…) »
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/15/quand-la-chasse-au-renard-devient-une-fete_4366695_3244.html

 

Ch’tis Fox Days : les chasseurs régulent, le débat fait rage

Avec cet article docile jusqu’à l’annulation des fonctions cognitives, La Voix du Nord reprenait la propagande des tueurs : « régulation« , ce qui rappelle les discours eugénistes lourdement illustrés par l’histoire. Et, comme en justification, d’évoquer une parasitose qui peut infecter différentes espèces, l’échinococcose alvéolaire :
http://www.sante.gouv.fr/echinococcose-alveolaire.html

Tuer les porteurs potentiels d’une maladie, plutôt que d’informer sur les situations à risque et les précautions élémentaires à observer, voilà une mesure intéressante qui rappelle les éliminations de masse. Pourquoi ces « chasseurs » ne s’appliquent-ils pas leurs propres préceptes ?


Et la Voix du Nord de s’extasier complaisamment devant les prouesses des fanatiques de l’éradication :
À leur actif pour 2012-2013 : 1500 renards tués selon la fédération des chasseurs du Nord. Loin derrière les 4 500 prises revendiquées par l’Association des piégeurs agréés du Nord et des gardes assermentés, mais largement devant les chasseurs et leurs 500 prises. « C’est une question de réseau : dès que quelqu’un repère un terrier qui a l’air actif, il me prévient et on essaie d’intervenir », détaille David Droulez. « Ce peut-être n’importe où : dans une ferme comme à la Française de Mécanique. » Les week-ends de ce quadragénaire sont pour le moins chargés. « Ch’ti Fox Days ou pas, on enchaîne toute l’année, été comme hiver. »


Les actes comme le discours révèlent une incompréhension complète du vivant, un refus borné des autres êtres, de la diversité et de l’interdépendance au sein des écosystèmes, une fermeture d’esprit qui ne laisse aucune place à l’empathie nécessaire à la bonne intelligence. Que donnent ces prédispositions dans les autres circonstances de la vie en société ? Sur le plan politique ?


* Championnat de France de déterrage de blaireau à Cluny

http://www.actualites-news-environnement.com/15575-Championnat-France-deterrage-blaireau-Cluny.html

http://www.dailymotion.com/video/x5jn0p_deterrage-de-blaireaux-a-cluny_news

http://www.oiseau-libre.net/Site/Actualites/xPages/Deterrage.html

Crues éclair et inondations par ruissellement des petites têtes de bassin versant


Avec l’affaire de Saint Gengoux le National, le collectif pour la sauvegarde de l’eau et du patrimoine, et ceux qui appuient son action (personnes, autres collectifs, associations…), affrontent plusieurs difficultés remarquables qui en font un combat exemplaire.

Parmi elles, figurent en bonne place les difficultés d’ordre culturel : 3 points aveugles, 3 énormes lacunes de la connaissance et de la conscience qui ont été développées comme jamais depuis une soixantaine d’années :

– la perte de la conscience de l’eau en amont du robinet, de la pluie au réseau des ruisseaux, des rivières, etc. (1), 

– l’ignorance quasi générale des petites têtes de bassin versant, comme celle de Saint Gengoux (2),

– et l’oubli quasi complet des phénomènes de crues éclair, ou inondations par ruissellement, qui sont fréquentes dans les petites têtes de bassin – entre autre à Saint Gengoux où les crues historiques remarquables et les « catastrophes naturelles » reconnues sont systématiquement ignorées, y compris par l’administration départementale.

Sur ce point, un guide distribué par un organisme européen – le CEPRI, Centre Européen de Prévention du Risque d’Inondation – vient confirmer la grande insuffisance de la prise en compte des crues typiques des têtes de bassin aujourd’hui. 

gérer les inondations par ruissellement pluvial 

http://www.cepri.net/actualites/items/Ruissellement.html

Comme les défenseurs de l’eau et de Saint Gengoux, le guide souligne la distinction essentielle entre l’inondation par ruissellement pluvial (ou crue éclair) et le refoulement des réseaux, distinction qui tombe sous le sens mais nécessaire, nous le voyons avec Saint Gengoux où les élus et l’administration tentent d’entretenir la confusion entre la collecte des eaux pluviales par le bassin versant (inondation) et celle des toits et de la voirie par le petit réseau d’égouts de la cité (refoulement) !

Espérons que ce guide aura plus de succès qu’une étude de 2009 qui titrait en page 20 :
Prévision des crues mais… pas des inondations et encore moins du ruissellement !
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/094000166/0000.pdf

une petite crue éclair de l’ordre de celles communes à St Gengoux (mais le 10 juin 2008, à l’occasion d’un violent orage, c’était beaucoup plus spectaculaire) :
https://www.youtube.com/watch?v=X-qnkehqj0Y

(1) Sur les rivières oubliées ou « inexistantes«  : (…) Dans certains cas, la rivière n’est même plus visible. Canalisée et enterrée, elle n’existe plus dans l’inconscient collectif, si ce n’est ponctuellement et de façon négative par exemple lors de débordements des réseaux. (…)
Guide méthodologique réalisé par l’agence de l’eau Loire-Bretagne
Guide méthodologique – Restauration des cours d’eau – Agence de l

(2) sur « l’oubli » des têtes de bassin versant :

Les altérations physiques en têtes de bassin versant sur les régions Bretagne – Pays de la Loire. A la recherche d’« aqua incognita »
Rémi Nguyen Van, 2012
http://www.onema.fr/IMG/pdf/2012_013.pdf

« (…) La grande majorité des politiques de l’eau omettent cependant un élément essentiel du réseau hydrographique, les têtes de bassin versant. Ces petits cours d’eau à l’amont des bassins versant représentent pourtant entre 60 et 80% du linéaire total (…). Cette omission est particulièrement motivée par le manque de connaissance sur ces milieux.

Alors qu’il est supposé que ces espaces ont été intensément dégradés depuis le début des années cinquante, l’inexistence d’état des lieux et l’inadaptation des protocoles existants à leurs petits gabarits contribuent fortement à un immobilisme latent. L’ignorance ne pouvant se justifier à elle-même, des études au niveau national commencent progressivement à voir le jour sur les têtes de bassin versant. (…) »

janvier 2015

SIVENS-TESTET : menaces, milices et silences

Quatre jours après l’annonce par Mme Ségolène Royal que les occupants de la ZAD de Sivens seraient évacués quand le Conseil général du Tarn choisira, en principe le 6 mars prochain, d’édifier un nouveau barrage, à peine plus petit, quasiment au même endroit, la situation n’a pas tardé à dégénérer, témoignant que c’est bel et bien la stratégie du pourrissement qui l’emporte, avec tous les risques qu’elle comporte.

Le samedi 31 janvier réception d’assignations devant le Tribunal d’instance le lundi 2 à14h30 pour la Métairie, et au Tribunal de grande instance le mardi 3 à 10h30. En théorie, la ZAD peut être expulsable dès le mercredi 4 février au matin…Le dimanche 1er février, Journée mondiale des zones humides, devait se tenir au Testet une rencontre annoncée de longue date.Le collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » rendra compte tout au long de la journée des incidents qui ne vont cesser de se multiplier :

Dessin

(…)

-16h00 : « RENDEZ-VOUS devant la gendarmerie à Gaillac, la convergence des résistants va porter plainte contre les nombreuses exactions perpétrées ce matin par les miliciens pro-barrages avec la complicité des forces de l’ordre aux abords de la vallée du Testet. Ce matin, un maire d’une commune du Tarn, s’est fait agressé par les miliciens pro-barrage , il s’est fait casser pare-brise et vitre latérale de son véhicule. Un militant retraité s’est vu ouvrir la voiture par les miliciens qui lui ont volé des affaires personnelles qui étaient à l’intérieur. Plusieurs personnes ont été violemment bousculées, empêchées de filmer… »

(…)

 

sur le site : Les eaux glacées du calcul égoïste

C’est le moment d’aider les oiseaux à passer l’hiver

alt

D’abord, leur mettre de l’eau à disposition,

mais surtout pas d’eau chaude ou tiède
qui les tromperait et risquerait de leur faire prendre froid après un bain prolongé

(2) les bons aliments


(3) les préparations maison (comment faire des boules de graisse fraîches)


(3) les aliments à bannir (attention au pain !)


surtout pas de sel et d’aliments qui gonflent (riz cru, pain…)


et pas de produits à l’huile de palme (pensez aux forêts tropicales… voir les articles sur ce sujet qui figurent dans ce site), de graisses hydrogénées, etc (plus nocives encore pour tous que les acides gras saturés, y compris pour les oiseaux)
etc.

Un bon moyen d’éviter l’huile de palme et autres toxiques de l’industrie est de confectionner les boules soi-même – sans sel ! donc si margarine : la qualité sans sel).



des réponses dans :

Nourrir tous les oiseaux au jardin
http://www.rustica.fr/articles-jardin/nourrir-tous-oiseaux-jardin,2622.html

Réaliser des boules de graisses pour les oiseaux

https://www.youtube.com/watch?v=2Hrd4rVUIWc

jardinature
http://www.jardinature.net/page-oiseaux-hiver.htm

terre vivante

http://www.terrevivante.org/680-aidez-les-oiseaux-a-passer-l-hiver.htm
interroger : aider les oiseaux à passer l’hiver

ornithomedia
interroger : pratique, puis : conseils (nourrir les oiseaux en hiver)
http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/conseil_art55_1.htm


extrait de la rubrique Alternatives pratiques

photo de : http://www.trekearth.com/gallery/Europe/France/North/Ile-de-France/Paris/photo520287.htm

A l’heure des grands cocoricos ! patriotiques

sur « la liberté d’expression » et le « contrat républicain« , voici une analyse d’une autre opération de séduction tombée d’en haut : « la participation » ou, plutôt, l’injonction participative…

En France, la peur du conflit de l’échange, du conflit démocratique éprouvée par les pouvoirs publics, les élus, les agents de services publics « à qui l’on dit depuis leur école d’administration que c’est eux qui savent, que c’est eux qui doivent bien faire, s’ils sont critiqués c’est qu’ils font mal… C’est là que, en France, on a un petit soucis : dans d’autres pays, (…) aux Pays Bas par exemple, il est tout à fait normal qu’un élu s’adresse à la population et dise : je ne sais pas quoi faire, qu’un agent de service public dise : je ne sais pas, j’ai pas la clé, on va voir ensemble… En France, c’est difficile entendable ça, parce qu’on a une culture administrative qui est une culture d’expertise (…) », style réponse à tout, même si on ne sait pas – surtout quand on ne sait pas et qu’on ne veut pas savoir. Question de Pouvoir. Toujours la culture de la domination en France.

Participation des habitants : réalité ou miroirs

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1042757

Marion Carrel sociologue, maitre de conférences à l’université de Lille,  publie « Faire participer les habitants » aux éditions ENS, une étude sur quelques uns de ces outils de démocratie locale.

Et pour cette chercheuse, en matière de participation des habitants, il y a loin de la coupe aux lèvres…

Faire participer les habitants ?

Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires

de Marion Carrel

Veut-on vraiment que les habitants des quartiers populaires participent ? Deux analyses s’affrontent, en théorie comme en pratique, sur la participation des habitants aux politiques de la ville. La première pointe les dérives de « l’injonction participative », cette demande unilatérale et méprisante faite aux pauvres de se comporter en citoyens, sans leur donner la possibilité de débattre sur le fonctionnement des institutions. La seconde voit au contraire dans la participation un levier pour leur émancipation sociale et politique, et l’amélioration de l’action publique. Le croisement de plusieurs perspectives d’analyse et terrains d’enquête permet de dépasser cette vision binaire et de rendre compte de la manière dont les problèmes sociaux, économiques et urbains sont débattus dans l’espace public. L’ethnographie de la participation aide à mieux comprendre la manière dont les habitants prennent part, ou non, à la définition et à l’évaluation des politiques publiques qui les concernent.

Cet ouvrage montre que l’apathie des habitants des quartiers d’habitat social n’est qu’apparente, ou plutôt qu’elle se développe dans des contextes d’interaction particuliers. Sous certaines conditions, au contraire, de nouvelles formes de contre-pouvoir, engendrées par l’activité délibérative des « artisans de la participation », émergent dans les milieux populaires.

Ah, si encore cela se limitait aux « quartiers populaires » (?) ! Cela serait déjà très grave, mais le problème est bien plus grave encore : il est général. C’est presque toujours l’absurdité dans la commune, dans l’entreprise, avec l’administration, les élus, les politiques même du bas de leur échelle hiérarchique chérie, même débutants…  le déni, le mépris, comme le vit au quotidien toute personne, tout groupe qui tente d’exprimer ce qu’il sait ou ressent. Un processus de déstructuration sociale voulu, planifié, coordonné, proportionnel à la volonté de sauvegarder le bien commun. L’exemple du traitement réservé aux lanceurs d’alerte, gens généralement sérieux et compétents, révèle cet écrasement général et ce qui le motive.

Loin des hommes

film de David Oelhoffen

avec Vigo Mortensen et Reda Kateb

Superbe et émouvante révélation de l’histoire et de la profondeur des hommes entraînés dans une spirale de situations critiques 

Un exemple d’opposition à un projet de centre commercial

Du 26 septembre au 27 octobre avait lieu l’enquête publique sur le projet de centre commercial Oxylane (Décathlon) à St Clément de Rivière. Ci-dessous la réponse d’ACNAT  (Action Nature et Territoires en Languedoc Roussillon) : 

http://www.acnatlr.org

en particulier, ces éléments qui peuvent inspirer une étude équivalente à St Gengoux le national :

III. Arguments naturalistes

5. Une fonction de corridor biologique négligée

6. Des impacts systématiquement sous-estimés

(…) Au final, nous nous demandons quels sont les éléments qui permettent d’affirmer que le projet n’est pas de nature à remettre en cause les trames vertes et bleues du territoire, alors même qu’il introduit une coupure, en fragmentant définitivement un corridor existant, comme cela apparaît clairement sur la carte de synthèse de la trame verte et bleue régionale ?

 

La Commission européenne reconnaît le scandale de l’eau et de l’environnement de Saint Gengoux le National :

(…) La Directive cadre sur l’eau fixe des objectifs environnementaux ambitieux en matière de qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques.

L’évaluation de la mise en œuvre de la DCE établie par la Commission à la fin de l’année 2012 confirme  effectivement que beaucoup reste à faire pour atteindre ces objectifs dans l’ensemble de ces Etats-membres. Je vous invite à consulter cette évaluation sur notre site Internet à l’adresse suivante :

et en particulier l’analyse de la situation en France :

(…)

Je peux vous assurer en revanche que la Commission est particulièrement vigilante à la façon dont la France remédiera aux défaillances identifiées dans l’évaluation mentionnée ci-avant, en particulier dans la mise en œuvre des premiers plans de gestions (SDAGE et programmes de mesures) et dans l’élaboration puis la mise en œuvre des seconds plans de gestion qui doivent être adoptés d’ici la fin de l’année 2015 et qui feront l’objet d’une consultation publique en France à partir du 19 décembre et pour une durée de 6 mois.

au-delà de l’émotion

Voyons un peu…

Bizarre, tous ces fanatisés chargés d’armes bien connus des services depuis de longues années et qui, cependant, sont passés au travers des dispositifs de surveillance et de répression.

Rémy Fraisse, qui était porté par l’amour de la vie et avait la vocation de l’intérêt général, n’a pas eu cette chance. Les gens de Tarnac non plus. Pour l’un comme pour les autres, grosse, très grosse mobilisation pour parer à la redoutable menace « écolo libertaire« .

Et Charlie Hebdo qui avait quelques bonnes raisons de craindre une attaque… Faible était sa protection. Très faible. Si faible ! Beaucoup beaucoup plus faible que celle du chantier vide de Sivens le 25 octobre 2014.



L’association SELEN a déposé un recours gracieux contre le projet de station-service dans le lit du Russeau Le Nolange :

Réaction de la préfecture :

L’analyse de SELEN :

(…)

Il résulte de ce document que :

1. L’existence d’un cours d’eau sur le projet de supermarché Schiever est désormais acquise. L’étude environnementale adossée au permis de construire est donc mensongère.

2. L’inondabilité du Pré A l’Agasse est reconnue. La DDT ne savait pas.

(Mais le maire, lui, savait (pj 2)…)

3. Selon le Préfet, les plans auraient été changés en cours de route. Et le projet actuel, dont le plan (que nous ne connaissons pas) aurait été déposé à la DDT service Environnement, ne comprend plus le déplacement du cours d’eau. Mais un tel changement doit être conséquent, car c’est au minimum toute la station-service qui doit être en ce cas repositionnée. Sous réserve de vérification, c’est pourtant bien l’ancien plan (pj 3) qui figure en mairie et aux installations classées à Mâcon, où nous l’avons photographié en 2014.

Il en résulte que le permis aurait été accordé pour un projet différent de celui qui doit être construit.

Ces éléments pourraient éventuellement constituer autant d’arguments pour anéantir le permis de construire dans le cadre de la procédure en cours. Si l’enquête judiciaire n’est pas close.

Il est d’autre part à noter que le courrier du Préfet comporte une légère erreur dans la mesure où ce n’est pas l’ONEMA qui est habilité à qualifier une zone humide. L’opinion de cet organisme ne saurait donc être qu’indicative.

A noter enfin que la juxtaposition d’un cours d’eau (qui déborde régulièrement pour une raison pas même identifiée) et de citernes de 100 000 l d’hydrocarbures (soit 4 camions-citernes semi-remorques) ne pose pas de problème particulier à la Préfecture, qui envisage tout de même l’éventualité de l’ajout de prescriptions spéciales, à condition qu’un danger soit identifié …!

(…)

Bref, c’est la même stratégie depuis 1 an, quand la préfecture avait répondu à la CAPEN : 

Ah bah oui, mais c’est bien sûr, y’a un ruisseau, mais non c’est pas humide, et non la législation sur l’eau et l’environnement n’est absolument pas compétente, donc il n’y a pas de problème à planter là une station-service, un grand parking, une grande surface, etc.  


Seule différence : 

l’inondation qui a démontré ce que nous disons depuis le début en interprétant simplement la morphologie du lieu et son histoire riche en submersions plus spectaculaires que celle du 4 novembre. 


Même pour la sortie du Ruisseau de Nolange de ses différentes buses (lesquelles ne semblent pas poser problème à l’heure où l’on invite partout à la restauration)…

– on cherche des échappatoires pour distraire la galerie et en profiter pour ignorer une nouvelle fois l’histoire et « oublier » le lit majeur du ruisseau (ce ruisseau enfin reconnu n’aurait pas de zone inondable* ?!), 

– on glisse sur le lit des mensonges des différentes parties, comme si cela n’avait jamais existé,

– on glisse négligemment sur le projet falsifié, 

– on fait mine d’oublier l’autorisation donnée – en toute connaissance de cause – en dépit de la réalité de terrain, des obligations et des évidences, 

– on feinte, 

– on tourne autour du pot, et, hop, on ne remet rien en cause de la volonté de détruire le lit majeur, le paysage, la continuité historique et architecturale, les productions et les commerces locaux (à seulement 300 m du centre commerçant de la cité médiévale et de son marché !).

* 150 hectares précisément sur le territoire de Saint Gengoux. La mesure a été effectuée lors de l’inondation de 1875. 

Pour ne pas se laisser abuser, il faut revenir aux bases, en l’occurrence à la définition du lit majeur et à l’historique des lieux : 

Lit * maximum qu’occupe un cours d’eau * dans lequel l’écoulement ne s’effectue que temporairement lors du débordement des eaux hors du lit mineur* en période de très hautes eaux (en particulier lors de la plus grande crue* historique). Ses limites externes sont déterminées par la plus grande crue historique. Le lit majeur du cours d’eau permet le stockage des eaux de crues débordantes. Il constitue également une mosaïque d’habitats pour de nombreuses espèces. Cet ensemble d’habitats est aussi appelé « annexe hydraulique* ».

Quant à l’historique des crues, il est là :



décembre 2014

Roybon, y’a pas bon !

Center Parcs : les travaux du projet à Roybon suspendus 

« Le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu, mardi 23 décembre, l’exécution de l’arrêté du 3 octobre 2014 qui autorisait les travaux de défrichement préalables au chantier contesté de construction d’un Center Parcs à Roybon (Isère). Le juge a estimé que l’arrêté en question contrevenait à la « loi sur l’eau » et qu’il ne donnait pas suffisamment de garanties « pour compenser la destruction de zones humides qu’entraînera la réalisation ».

Où l’on voit une nouvelle fois que la vie ne compte pas pour les institutions. Seuls comptent les écrits juridiques ! Autorisation de la de la « destruction d’espèces protégées et de leur habitats ».

La justice ne devait pas s’exprimer sur le bien-fondé du village que veut construire le groupe Pierre et Vacances, mais seulement sur la légalité de deux arrêtés préfectoraux pris le 3 et le 16 octobre, qui ont fait office d’accord pour le démarrage des travaux.

Les trois recours qui visaient le second arrêté, autorisant la destruction d’espèces protégées et de leurs habitats, ont eux été rejetés, le juge des référés estimant qu’aucun doute sérieux ne pesait sur sa légalité. (…) »

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/23/le-projet-de-center-parcs-de-roybon-suspendu_4545499_3244.html 

Où l’on voit encore la vie méprisée : autorisation de la « destruction d’espèces protégées et de leurs habitats » (?!). Mais l’eau est sauvée. Pourquoi l’eau seule ? Parce qu’une loi a parlé d’elle en commettant l’imprudence de ne pas rappeler qu’elle fait partie de la biosphère et que nous aussi, que l’eau est importante pour la vie, que c’est même en raison de cela que la loi a été faite, etc., alors…


Pour ce tribunal administratif, l’eau existe indépendamment de la vie. Elle n’est qu’un élément physique hors vivant, une « ressource«  n’ayant pas de rapport avec « les espèces et leurs habitats« .


Libre aux spéculateurs de « défricher« . Défricher… Le mot a une valeur si positive qu’il déforme les perceptions et influence la pensée : on crée de l’ordre en rasant une broussaille, un taillis, une jungle, en effaçant un désordre. Sauf qu’il s’agit des tissus la vie, de ses organes, de la complexité des interrelations du vivant dans laquelle on autorise à sabrer sans savoir ni conscience. Taïaut !

D’aucuns pourraient objecter que le TA ne fait qu’appliquer la loi…

Erreur !

Moins encore que « la science« , le droit ne peut dire toute la complexité du monde ! Cela n’est pas sa fonction et, quand bien même il aurait la prétention de le faire, les mémoires électroniques les plus puissantes n’y suffiraient pas ! 

Conventions internationales, directives européennes, circulaires ministérielles ou recommandations d’autres niveaux, les auteurs comptent toujours sur l’ouverture et la capacité d’évolution de ceux qui doivent appliquer non pas les textes au pied de la lettre, mais l’esprit de leur travail, en s’inscrivant dans l’évolution en cours. Au moins en Bourgogne, la commission du projet de Schéma Régional de Cohérence Ecologique forme le même voeu quand elle appelle les « acteurs et décideurs locaux (à) interpréter « l’esprit » du schéma à une échelle locale, d’y intégrer les données connues, de rechercher les données manquantes et de faire preuve ainsi de cohérence sur une échelle de terrain« . Le droit de l’eau et de l’environnement (DCE, LEMA…), les SRCE, etc. ne sont que des guides. Ils témoignent d’une prise de conscience, fixent des orientations, annoncent de nouveaux développements. C’est donc aux administrations, aux élus (hum !), aux tribunaux, etc. de compléter ce qui n’est pas dit explicitement, certainement pas de revenir en arrière sur l’évolution en cours. Les textes ont été rédigés par des gens compétents, voire très compétents. Assez souvent, l’esprit de ces travaux est tout à fait écologiste, c’est à dire en intelligence avec les dynamiques interdépendantes du vivant. Mais, tout à leur effort, les auteur ont négligé l’inculture écologique générale. Même de bonne foi, la plupart de ceux qui ont la charge de concrétiser les évolutions en cours en sont parfaitement incapables. Et, bien pire, beaucoup d’autres ont même la ferme intention de faire le contraire.

Englués dans la culture mécaniste dominante, a plupart lisent les textes au premier degré, le doigt sur le papier, incapables de comprendre qu’ils doivent aller au-delà de la traduction mot à mot et ne plus dissocier le monde en confettis sans relations les uns avec les autres.

Et voilà, toujours nous revenons au problème de fond : la culture de référence… « Culture impérialiste » mécaniste et « anti-nature » ou culture du vivant (écologiste, arcadienne…) ?

 

Les collectifs et associations environnementalistes devraient combler les trous en faisant une intense information pour recomplexifier les esprits. Malheureusement, la plupart ont également perdu de vue la culture holiste du vivant, en ont perdu la curiosité ou l’ignorent, et préfèrent les joutes pour la dominance à l’agitation des neurones. Alors…

Somme toute, la France n’est pas loin du Brésil et de l’Indonésie des déserts de soja et de palmiers à huile créés à la place des forêts primaires…

 

Aujourd’hui, on en est réduit à rappeler les B-A : BA ! Triomphe de la pensée mécaniste et dissociée.

Dans ce contexte, une curiosité : 

Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité


« (…) Il est indispensable qu’une prise de conscience citoyenne et nationale identique à celle réalisée pour le changement climatique intervienne à l’égard du recul de la biodiversité. (…)

Une mobilisation générale et cohérente de l’ensemble des politiques concernées est nécessaire pour concourir de manière ambitieuse à la préservation et à la reconquête de la biodiversité. La prise de conscience passe également par l’éducation à l’environnement et la diffusion des connaissances, afin que personne ne nuise à la biodiversité par ignorance. (…)

L’une des causes principales de la perte de biodiversité est l’artificialisation des sols. La mise en oeuvre de la trame verte et bleue constitue une part de la réponse à ce constat, mais de nouvelles perspectives doivent être ouvertes pour aller vers l’arrêt de l’artificialisation des sols et de la consommation d’espaces agricoles et naturels. (…) »

Voilà, il manque seulement un mouvement culturel de fond pour que les évolutions législatives elles-mêmes commencent à être respectées !

Charlie’s Country

film de Rolf de Heer

(…) le comédien, David Gulpilil, qui a coécrit le scénario et interprète un personnage qui lui ressemble comme un frère, un bohème rigolo et alcoolo, ex-guerrier désarmé, est coincé entre deux impossibilités : vivre dans le bush de ses rêves ou survivre dans un pays régi par les Blancs. L’idée que suggère habilement et cruellement le cinéaste, c’est que Charlie n’est que toléré sur la terre de ses ancêtres. On le supporte tant qu’il s’écrase ou fait le clown. Mais, à la moindre incartade, il est humilié, dépouillé, emprisonné. Le racisme, tout juste dissimulé, resurgit de plus belle. Et la haine, toujours plus forte… Entre l’alcool et le désespoir, la vie de tous les Charlie ne peut, alors, dans l’Australie d’aujourd’hui, que finir en cul-de-sac. — Pierre Murat

La colonisation continue, implacable, souvent inconsciente mais toujours totalitaire. Au Mato Grosso (ci-dessous les résistants Guaranis assassinés), en Papouasie (ci-dessous le fascisme ordinaire de l’occupation indonésienne), la spoliation des San au Botswana, des Pygmées en Afrique équatoriale, des Tibétains, des Ouighours, etc. Grâce au sabotage permanent des alternatives, partout progresse le même système fondé sur l’ignorance de la biosphère, et qui nourrit un mépris illimité pour tous les autres vivants. Même ici, tandis que les efforts de cinquante ans pour reprendre conscience commencent à accoucher de nouvelles législations, les représentations réductionnistes et les opérations mortifères prospèrent toujours dans les campagnes et jusqu’au plus haut de l’Etat.

Et nous ne nous étendrons pas sur la spoliation-destruction-anéantissement des autres êtres, des autres espèces. Dernier exemple français : l' »arrêté préfectoral autorisant la destruction d’espèces protégées et de leurs habitats » (sic) qui vient d’être validé par le Tribunal Administratif de Grenoble (la violation d’une loi explicite est considérée comme légitime !).

C’est un suicide collectif.

A propos des « Mille vaches » 

et de tout le reste…

« Et puis, il y a toujours pour moi cet aspect bouleversant de l’animal qui ne possède rien, sauf sa vie, que si souvent nous lui prenons. Il y a cette immense liberté de l’animal vivant sans plus sa réalité d’être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d’exister. C’est pourquoi la souffrance des animaux me touche à ce point, comme la souffrance des enfants.(…) Je me dis souvent que si nous n’avions pas accepté depuis des générations de voir étouffer les animaux dans des wagons à bestiaux, ou s’y briser les pattes comme il arrive à tant de vaches et de chevaux envoyés à l’abattoir dans des conditions absolument inhumaines, personne, pas même les soldats chargés de les convoyer n’aurait supporté les wagons plombés de 39-45.« 

Marguerite Yourcenar, « Les yeux ouverts« , entretiens avec Matthieu Galley

Animaux, avez-vous donc une âme ?

une controverse du XXIème siècle : animaux, avez-vous donc une âme? La question a son importance s’agissant des êtres vivants qui, pour beaucoup d’entre eux, finissent dans notre assiette.

Un centre d’engraissement de plus de 1000 veaux (1400 veaux à l’année), porté par un collectif d’éleveurs, la SAS Alliance Millevaches, est sur le point de se concrétiser au sein du Parc Naturel Régional de Millevaches, sur la commune de St Martial Le Vieux, dans La Creuse (23).

Ce projet est une aberration tant sur le plan écologique que du bien-être animal: Des veaux entassés dans des hangars, engraissés au soja et maïs OGM importés, abattus 7 mois plus tard.

Le Groupe Les Mousquetaires Intermarché, via sa filiale viande, Jean Rozé, vient de signer un contrat pour 3 ans avec la SAS Alliance Millevaches, devenant ainsi l’unique client du futur centre d’engraissement.

http://www.collectif-oeda.fr/texte/campagne%201000%20veaux.html

biblio :
Livre blanc pour une mort digne des animaux

Jocelyne Porcher, Elisabeth Lécrivain, Nathalie Savalois et Sébastien Mouret

Editions du Palais


Vivre avec les animaux : une utopie pour le XXIe siècle

Jocelyne Porcher

éditions La Découverte


Cochons d’or, l’industrie porcine en questions

Jocelyne Porcher

éditions Quae, 2010


Bien-être animal et travail en élevage

Jocelyne Porcher

Editions Educagri/éditions Quae, 2004

Eleveurs et animaux, réinventer le lien

Jocelyne Porcher

PUF, 2002

Au risque d’aimer

Claude Béata

édit. Odile Jacob


Histoire des animaux domestiques (XIX-XXème siècle)

Damien Baldin

Editions du Seuil


L’animal au cœur de l’expérience combattante

Par Anne-Sophie Lambert

La Première guerre mondiale est une guerre particulièrement meurtrière, des millions de soldats sont tués mais aussi, fait moins connu, plusieurs millions d’animaux. Encore relativement oubliés par l’historiographie française, bien que la photographie dévoile leur importance, les animaux (14 millions selon certaines sources : chevaux, mules, bœufs, chiens, pigeons …) participent directement à l’effort de guerre, comme nourriture du soldat évidemment, et aussi comme combattants, sauveteurs, soutien logistique. L’usage des animaux témoigne de l’évolution des techniques de guerre pendant cette Première guerre mondiale, en particulier celui du cheval qui se voit remplacé par la machine. Certains de ces animaux deviennent des mascottes, signe  de la fédération d’un groupe de soldats et nécessaire réconfort affectif dans un temps où la brutalité et la mort sont partout. D’autres encore sont très présents dans le quotidien des Poilus : rats, poux, puces, mouches… même s’ils aimeraient s’en passer. Les tranchées sont envahies par ces cohortes de parasites auxquels certains soldats s’identifient très naturellement. L’animal est donc bien au cœur de l’expérience combattante. D’ailleurs n’avons-nous pas décerné des médailles ou  les honneurs militaires à certains de ces animaux, les désignant ainsi comme des combattants héroïques à l’égal de l’homme ? N’avons-nous pas dressé à la fin de la guerre des  mémoriaux en souvenir de leur sacrifice involontaire, les incluant dans un devoir de mémoire national nécessaire et signifiant ainsi tout l’attachement des combattants, très largement ruraux, pour les animaux ? Ou témoignant tout simplement de l’absurdité de la guerre ?

en mars 2012 :


Cheval de guerre
film de Steven Spielberg


d’après le livre de Michael Morpurgo

Il était une fois un cheval magnifique et son meilleur ami bipède. Deux jeunes êtres qui se retrouvent propulsés au coeur du cauchemar des cauchemars : au front de la guerre 14-18. Séparément.

C’est tout d’abord très hollywoodien, un tantinet sirupeux, et l’on en profite pour visiter une belle campagne anglaise et la vie des paysans d’avant la PAC. Puis vient la guerre. Rendue comme était la guerre, où des masses de braves types sont jetés les uns contre les autres pour défendre des intérêts ennemis des uns et des autres. La guerre épouvantable pour les hommes et les bêtes des deux camps. Images époustouflantes. Grande mise en scène.

Qu’un film à gros budget soit consacré à un cheval confronté à la furie d’une civilisation dévoyée dit peut-être quelque chose de positif sur notre époque. On veut l’espérer. C’est en tout cas un hommage aux millions de chevaux et d’autres êtres sacrifiés dans des conflits vains. Il y a peu que l’on parle à voix haute de ces martyrs.

Entre 4 et 8 millions de chevaux auraient été victimes de 14-18. La différence entre les estimations laisse deviner quelle attention était généralement portée à ces autres vies, à quel point la vie a été réifiée par la culture dominante.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_durant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

Chevaux victimes de guerre
article paru dans Clic-Cheval, pour le bien-être du cheval
http://clic-cheval.com/chevaux-victimes-guerres.html

14-18: le lourd tribut des chevaux dans la guerre
http://champagne-ardenne.france3.fr/info/14-18-le-lourd-tribut-des-chevaux-dans-la-guerre-72879471.html

Sur les animaux esclaves :
Le cheval prolétaire, émission de Jean Lebrun (La marche de l’histoire) sur France Inter avec Eric Baratay :
http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-le-cheval-proletaire-0

La « cause animale »
http://www.laviedesidees.fr/La-cause-animale.html

Un livre d’Eric Baratay, spécialiste de la condition animale :
Et l’homme créa l’animal. Histoire d’une condition (Odile Jacob, 2003)


Un livre essentiel sur la guerre, sur 14-18 en particulier :
Ceux de 14
par Maurice Genevoix qui fut entraîné dans cette tourmente.
« C’était dans les bois de Septsarges, le 1er septembre, le jour où Dalle-Leblanc a reçu une balle dans le ventre. J’ai veillé longtemps, cette nuit-là. Il faisait déjà froid ; les blessés perdus appelaient entre les lignes des brancardiers qui ne viendraient pas ; plus poignant que ces plaintes humaines, le hennissement d’un cheval mourant pantelait sous les étoiles. »

Ce récit montre que la guerre ballote tous les hommes, leur faisant perdre la maîtrise de leur vie – et de la vie des autres. Le parallèle avec la guerre économique, qui fait perdre tout libre arbitre à la plupart, et les métamorphose, est frappant.

Chine « atelier du monde« , ses productions, la nature de sa « croissance« 

1ère production du libéralisme économique :  

la dégénérescence

tous les jours de nouveaux exemples

L’empire de la vie martyrisée pour le profit

 

Tous les ans, dans plusieurs pays d’Asie, des chats et des chiens sont massacrés et torturés par millions de façon archaïque et barbare. Des milliers d’abattoirs « artisanaux » de chiens et de chats fourmillent en Asie : Corée du Sud, Philippines, Chine, Thaïlande, Vietnam etc. Rien que dans le nord-est de la Thaïlande, on ne tue pas moins de 30 000 chiens par mois. Aux Philippines un petit abattoir artisanal peut tuer plus de cent chats par jour. En détention, les animaux sont entassés dans de minuscules cages insalubres où il leur est pratiquement impossible de bouger.

Ces animaux sont atrocement torturés : battus, matraqués, ébouillantés vivants, écorchés vivants, étouffés, pendus, électrocutés, brûlés vifs, égorgés, noyés à l’aide de tuyaux d’arrosage, rien ne leur est épargné! Les souffrances infligées aux chiens et aux chats doivent obligatoirement être longues, car selon les croyances de ceux qui consomment leur viande, tous les animaux terrorisés, martyrisés et battus violemment avant leur mort, produisent une montée d’adrénaline qui rend leur viande plus juteuse, plus tendre et aphrodisiaque !

http://lci.tf1.fr/france/societe/lapins-tortures-en-chine-h-m-arrete-les-vetements-avec-de-l-angora-8320454.html

Products made from dog leather are exported throughout the world to be sold to unsuspecting customers. So if you buy leather, remember: There’s no easy way to tell whose skin you’re really in.

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