Ben oui, la cité de St Gengoux est comprise dans une tête de bassin versant

Ben oui, la cité de St Gengoux est comprise dans une tête de bassin versant

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Nous le disons depuis un certain temps dans l’indifférence feinte des uns et l’indifférence due à l’ignorance des autres. La dernière trouvaille de nos distingués historiens le confirme :
Le Pré à l’Agasse, ou en Lagasse, nom attesté par les cadastres du XIX siècle, s’appelait auparavant la Gasse (un terrier de l’ancien hôpital de Saint Gengoux). Nos connaisseurs du parler bourguignon ont tout de suite trouvé cela passionnant. Les autres aussi, après un détour par internet. Car gasse fait clairement référence à l’eau : flaque d’eau, terrain humide, prairie humide.

Nous y sommes ! La toponymie vient confirmer notre appréciation sur la véritable nature du site : le lit mineur et le lit majeur du Ruisseau de Nolange que nous pensions être naturellement une prairie humide, une menouille, voire une mouille comme on dit tout près d’ici, en Morvan. Cela signifie que la Gasse était le lieu d’une grande biodiversité quand l’eau y coulait libre et protégée par ses arbres (ripisylve).

Une gasse, malgré les saccages perpétrés depuis 60 ans, il y en a encore une bien visible plus haut dans la vallée, près de la Fontaine de Nolange.

Prairie humide, la Gasse l’est restée malgré tout, puisque la nappe phréatique d’accompagnement du ruisseau (eh oui, un ruisseau sort toujours accompagné) enfle et affleure sitôt que le temps est à la pluie. Et quand la pluie persiste :

photo pré inondé

Aucun tuyau, si gros soit-il, ne peut contenir une nappe phréatique ! C’est ce que les promoteurs et leurs amis oublient depuis le début.

Ce qu’ils oublient aussi, plutôt ce que tous refusent de voir, c’est que cet endroit est compris dans la tête de bassin versant qui commence tout en haut de la vallée sur le territoire de Culles les Roches et s’étend de St Maurice des Champs au vallon de Manon, jusqu’au plus bas : aux abords du Hameau de Nourue.

Une tête de bassin versant est le lieu des commencements pour l’ensemble des écosystèmes aquatiques de l’aval. Les commencements sont toujours ténus et discrets. Ils n’en sont pas moins – par définition, mais il faut encore et encore le souligner – de première importance.

Depuis les sommets et la ligne de partage des eaux, les conditions auxquelles est exposée chaque molécule d’eau en surface ou dans le sol est déterminante pour l’aval. Et tout alentour, pour la région. Rien n’y est spectaculaire, sauf l’étendue de ces têtes de bassin versant et la longueur des cours d’eau qu’elles comprennent (plus de 70 % de l’ensemble du réseau). C’est là où se décide la vie de la rivière et du fleuve, et des eaux côtières, là que se préparent la bonne santé ou les déficiences des écosystèmes de l’aval. Là où un peuple autochtone – grand par la diversité, par le nombre, par la masse, par l’utilité ici et jusque très loin – s’emploie à produire la matière organique qui fécondera les eaux et les campagnes en aval. Partout, dans l’eau, sur le sol, dans le sol, dans l’air, les micro-organismes, les petits végétaux et petits animaux produisent, produisent, produisent. Et tous les autres y contribuent : herbes, mousses et lichens, arbres, mollusques, crustacés, poissons, amphibiens, reptiles, mammifères, oiseaux, etc. Les têtes de bassin versant sont simplement la partie la plus importante et la plus sensible du réseau hydrographique.

C’est un fait totalement ignoré à Saint Gengoux le National. Il est temps que cela change ! Car nous avons ici un site rare et précieux en grand péril : une cité médiévale dans une tête de bassin versant. Un fait exceptionnel, comme avait commencé à le souligner le Plan de Paysage du Pays d’Art et d’Histoire en Cluny et Tournus. Malgré les destructions d’hier et l’aveuglement actuel, l’essentiel peut encore être sauvé et restauré.

Tout particulièrement dans le contexte des urgences créées par le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité, les têtes de bassin versant doivent impérativement être préservées et restaurées. L’EPTB (établissement public territorial de bassin), le comité de rivière de Saône et Loire, et quelques autres, ont bien tort de regarder obstinément vers l’aval en faisant semblant de ne s’apercevoir de rien. Leur responsabilité est engagée. C’est sur le triste sort des têtes de bassin versant qu’il faut se pencher et agir avant qu’il ne soit trop tard.

le collectif de sauvegarde


Les têtes de bassin versant, un enjeu essentiel pour la ressource en eau

http://www.onema.fr/IMG/pdf/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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