Sens dessus dessous 1 – 2010 été 2012

Après spoliation des populations et mise en valeur capitaliste à l’occidentale


Après seulement quatre années de reprise en mains par les populations et application des techniques traditionnelles et biologiques

Rajasthan 1992. Voir « Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés » (sur les sites planetaryecology et robin-woodard.eu)



Associations


Villa Vallis avait été créée à Saint Gengoux le National dans les années 1990 pour préserver la Tour des Archers et la restaurer. Elle s’est fortement engagée dans plusieurs actions de défense du patrimoine et de l’activité locale. Elle s’est donc opposée au projet menaçant de destruction la zone humide où passe le ruisseau de Nolange, entre Tour des Archers et Cité Médiévale, pour implanter un plus grand supermarché, un parking et… une station-service – directement au contact de la nappe phréatique ! Contre ce projet ignorant volontairement la fragilité de ce lieu et son intérêt paysager, écologique et patrimonial, la proximité d’un entrepôt d’engrais chimiques aussi, Villa Vallis avait lancé une pétition qui avait recueilli un certain succès.



ASR Association Solidarité Rurale entre Grosne et Guye

L’ASR s’est opposée avec succès au projet de création d’un élevage industriel, donc avec souffrance animale et pollution pour l’environnement. Elle s’est engagée dans la défense du bureau SNCF de Saint Gengoux le National. Plus récemment, elle a défendu la poste de Joncy et de Nanton.

Contact : Alain Challot

alain.challot@club-internet.fr



AGIR entre Saône et Grosne

http://www.agirentresaoneetgrosne.com/



Allant vers…

71 240 Nanton

Contact :

Nathalie : 03 85 92 28 21

et au marché : http://www.alterre-bourgogne.org/arkotheque/client/alterre_bourgogne/agenda/agenda_detail.php?ref=511&titre=marche-bio-artisanal-solidaire-et-local-de-nanton-71-



autres rubriques sur ce blog :

– Documentation sur l’eau comme bien commun

– Pesticides, destruction de haies, autres dégradations… Réagir

– CINéMA reflet de l’époque

– ALTERNATIVES pratiques et constructives

– Ressources locales

– Améliorations locales possibles

– Le VIN et les sulfites en excès

– La révolution arabe





Palm Oil Deathly Effects

http://www.youtube.com/watch?v=cg5rfX1W0bA

La mort est semée par l’industrie et le commerce de l’huile de palme

 

SOMMAIRE

 

Le combat de Pierre Priolet : l’agriculture française étranglée par la grande distribution


Privatisation et arnaque : plus on trie, plus on recycle, et plus c’est cher


Marinaleda, commune libérée du capitalisme depuis 1978


Résistance aux supermarchés : l’exemple de Champagnole


Paysan, espèce en voie de raréfaction


La cité médiévale de Sauve sera-telle sauvée du supermarché ?


Bouffe médiocre et polluée, OGM et devenir


Délinquance industrielle, délinquance économique, collusions, conflits d’intérêt, corruption institutionnelle, malversations, lâcheté commune, lanceurs d’alerte, harcèlement et censure


 

octobre 2011

Cinéma : De bon matin, de Jean-Marc Moutout


La télé rend con, mais, heureusement, elle abrège la douleur de vivre


Les 2/3 des tumeurs des agriculteurs sont liées aux pesticides


Succès grandissant pour les jardins familiaux


Pesticides à Saint Gengoux


au cinéma : La planète des singes : les origines


Les bocages, un héritage du Moyen-Age


La fabrication des profits de la grande distribution enfin confirmée officiellement


Cauchemar consumeriste en Saône et Loire


Paysans bio menacés en Bresse, situation à la mi-avril 2011


La guerre de l’eau : le film Water makes money


Débat sur le nucléaire et l’énergie


Sur ARTE : Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent


Calvin Russel nous quitte


Pollen un film de Louie Schwarztberg


Pour se remonter le moral : les pesticides et l’agriculture anti-nature


Civilisation de la mort


Une agriculture folle


Gary Moore…


La maladie professionnelle d’un agriculteur victime des pesticides est reconnue


Le développement du bio saboté en France


Saccage des campagnes ET déstructuration de la cité, cela va continuer longtemps ?


Automobilistes tueurs : nouvelle victime


Désaffection des grandes surfaces, le mouvement se confirme


Le scandale des hypers illégaux


Aider les oiseaux à passer l’hiver


Vivre et s’empoisonner au pays, les pesticides


Severn, la voix de nos enfants, un film de Jean-Paul Jaud 


Objectif zéro pesticides dans nos villes et nos villages


La biosphère contre les OGM, le cas de l’Amarante de Palmer


On a mis plus de SO2 dans le Beaujolais nouveau


Electro-sensibilité, téléphonie mobile et antennes relais à la française… Plus MCS


Véhicules et chauffeurs inadaptés à la conduite en ville : deux nouvelles victimes


Travail à la française et rénovation 

 

Une cité lente en France, enfin !


Spéculation, désordre urbanistique, gaspillage des terres agricoles, etc.


Walter, retour en Résistance, un film de Gilles Perret


Le Programme du Conseil National de la Résistance


Le temps des grâces, un film de Dominique Marchais


Bio : la France dans les choux


Food, inc., film de Robert Kenner


Les français toujours au top en matière d’inconduite automobile


Pédaler crée de l’emploi


Calcutta, ou les méfaits du développement

 Menace sur les enquêtes du scandale de l’amiante


Cinéma : La petite Venise


L’extinction de l’intelligence précède et amplifie l’extinction biologique


Diesel : vers la fin d’une sale exception française


juin 2012


Amiante à la déchetterie


Rendez-nous la lumière, par Dominique A


Destruction des nids d’hirondelles et autres


La Fête des lavoirs à Chissey lès Mâcon le 9 juin


Tiens ! Le diesel ressort des oubliettes médiatiques





Ces Saône-et-Loiriens qui inventent un monde meilleur


Le salon Eglantine à Saint Martin du Tartre le 3 juin 2012


Festival de la Transition à Cluny le 26 mai


Les tracteurs débarquent en ville pour s’opposer aux hypermarchés


l’association PasseMoiLeSel vous invite à Saint Gengoux le National le sam 19 mai


Des jardins partagés avec succès en Saône et Loire


La mort est dans le pré, le film à la télévision


Enfin, dans la campagne électorale, un propos contre la déstructuration généralisée


Cercle de Silence à Tournus : Bientôt trois ans d’action silencieuse


Disparition des abeilles : une projection-débat à Saint Boil


On s’associe ? On s’entraide ? Une proposition d’association des envies et des énergies


L’agriculture anti-nature française poursuit ses destructions


Il n’y a plus de terrain constructible


38 témoins


Téléphone mobile rime toujours avec nuisible


Bovines le film


Benjamin Escoriza


Cheval de guerre, film de Steven Spielberg


 

février 2012 


Le paysan Pierre Priolet au bout du chemin


My land au cinéma


Félins au cinéma


Reprenons-nous ! Nouvelle alerte de Jean-Paul Delevoye   début de l’année 2012

 

 

à Blanot

 

 

dans Le Parisien du 4 juillet 2012

Menace sur les enquêtes du scandale de l’amiante

La colère d’un juge

« (…) la Cour de cassation de Paris a cassé l’annulation — décidée fin 2011 par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris — des mises en examen de six dirigeants d’Eternit, une des principales entreprises qui a exploité et importé de l’amiante en France.

(…)

Les premières plaintes, déposées en 1996, n’ont toujours pas débouché sur un procès. En outre, d’après nos informations, un autre dossier risque d’être vidé de sa substance. Il s’agit de celui de l’hôpital Saint-Louis à Paris dont plusieurs responsables demandent l’annulation de leur mise en examen (lire ci-dessous). Depuis des années, les procédures, qui concernent plus de 50 entreprises ou institutions en France, s’enlisent.(…) »

… Et, encore, l’article n’évoque-t-il pas toutes les affaires qui n’émergent pas, bloquées à la source par une collusion d’intérêts croisés souvent très surprenants.

« (…) Depuis son origine, cette affaire est marquée par des actions de lobbying qui font tout pour éviter un procès, estime Emmanuel Poinas, vice-président du tribunal de Marseille et secrétaire général du syndicat FO-Magistrat. Nous avons dénoncé le manque de moyens du pôle de santé de Paris au gouvernement et à la haute hiérarchie de la justice. Nous n’avons toujours pas de réponse. » « 


http://www.leparisien.fr/faits-divers/menace-sur-les-enquetes-du-scandale-de-l-amiante-04-07-2012-2077218.php


ci-dessous :

juin 2012 – Amiante à la déchetterie





La petite Venise (Io sono Li)

film de Andrea Segre

avec Zhao Tao, Rade Zerbedzija

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196311.html

De l’un des pays les plus ravagés à une région où subsistent encore de beaux restes de civilisation, Li, jeune femme chinoise faite esclave est déplacée d’atelier de confection en atelier, avant de découvrir un café et des italiens. Enfin, ses Vénitiens, devrait-on dire. Parmi eux, Bepi le poête, pêcheur retraité, est tiraillé entre Chioggia, l’autre belle cité de la lagune, et un enterrement de première classe à Mestre, à quelques kilomètres seulement mais très loin de la brume sur la lagune, très loin des filets de pêche, très loin de la beauté, très loin de tout… Mestre, ses raffineries, ses HLM, sa vie moderne sans but et sans saveur, son ennui mortel.


Excepté une dernière séquence dommageable comme un gâchis (d’autant qu’elle rappelle Mestre, ses torchères, sa pollution, son néant !), le film est une méditation ouverte et sensible sur les tourments auxquels nous expose la dictature capitaliste mondialisée : sur la dévalorisation, la chosification, la réification qui broient chacune et chacun, toute la vie.





L’extinction de l’intelligence précède et amplifie l’extinction biologique

Le thème de la biodiversité est en voie d’extinction

http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/16/chassez-la-nature_812186

 

 

 

manifestation pour la libération de la papouasie Occidentale (Irian Jaya)



Diesel : vers la fin d’une sale exception française

par Vincent Nouyrigat dans Science et Vie avril 2012


(…) C’est l’histoire d’une invraisemblable prise de pouvoir technologique. Un putsch fomenté en France, à coups d’exploits techniques mais aussi d’habiles opérations marketing et de flagrants coups de pouce de l’État. Une histoire qui touche sans doute à sa fin. Cette petite révolution ne vous a sûrement pas échappé : au cours de cette dernière décennie, le moteur diesel s’est imposé sous le capot de nos voitures, évinçant le classique et omnipotent moteur à essence (voir « Jargon »). Ce renversement de régime moteur a été plus radical en France que partout ailleurs dans le monde – hormis en Belgique. Qu’on en juge : en 2011, 72,4 % des véhicules vendus dans l’Hexagone étaient équipés d’un moteur diesel. Dorénavant, près de 60 % des voitures particulières tricolores carburent au gazole, contre environ 30 % en Allemagne et une proportion minuscule hors de l’Europe (…)

Comme avec l’amiante. Pour en apprendre plus sur les manipulations, les responsables et les complicités (PSA, Grenelle de l’Environnement, Adème…) :

http://aviatechno.free.fr/forum/viewtopic.php?id=590





juin 2012

Amiante à la déchetterie


Un salopard, ou un ignorant, a jeté des plaques d’amiante-ciment dans la benne des gravats. Trop occupé à surveiller et conseiller, le seul employé n’avait rien vu. Il me confirme qu’il n’y a rien de prévu pour l’amiante. Il est même incapable d’orienter vers une solution. Il évoque une tentative de dépôt récente à laquelle il avait pu s’opposer : furieuse, la personne avait jeté son amiante dans un bois non loin de là. Ce sont les gendarmes qui avaient réglé l’affaire. Réglé sur le plan juridique, car pour l’amiante…


Autre exemple parlant : un monsieur très consciencieux s’est présenté avec des sacs contenant de l’amiante-ciment en petits morceaux. Il avait soigneusement cassé ses plaques pour que cela prenne moins de place dans la benne.


Dans la même région, j’ai mis en garde deux fois des propriétaires contre le risque constitué par des déchets d’amiante-ciment laissés au sol dans des lieux de passage. Le premier – un élu municipal – avait cassé des plaques et en avait couvert le sol comme d’un gravier. Il a haussé les épaules. Le second n’a accordé aucune attention à l’information. Quant aux artisans consultés, ils disent laisser l’amiante déposé chez le client, après l’avoir cassé. Et, si le client ne veut pas de l’offrande… Tous ignorent jusqu’à l’existence d’une décharge contrôlée dans la région.


Il n’y a donc aucun lieu où les uns et les autres peuvent se débarrasser de cet amiante que l’on voit partout, par tonnes dans chaque village, sur les toits, dans les circuits d’eau, etc. Et s’il existe une décharge contrôlée, le coût du dépôt est évidemment dissuasif pour tous. Sans compter son éloignement pour la plupart.


L’employé a téléphoné à sa hiérarchie : interdiction de toucher à l’amiante : « On laisse dans la benne« . Par d’intervention d’un personnel formé pour sécuriser la pollution et diriger l’amiante vers un dépôt contrôlé. Le contenu de la benne des gravats est destiné à un agriculteur qui l’utilisera en remblais. Avec l’amiante ?


Bien entendu, cela se passe en France. Inutile de dire dans quel département, dans quelle région. 40 ans après le lancement de la première grande alerte amiante, 16 ans après l’évolution de la législation, tandis que l’on compte les morts, les handicapés, et que beaucoup peuvent craindre de tomber malades demain, c’est partout pareil. Pas d’information, pas de prévention, pas de solution pour l’un des plus grands problèmes sanitaires. Ignorance entretenue et j’m’en-foutisme.


Les plaques et les épanchements pleuraux, les fibroses (asbestose), les cancers broncho-pulmonaires et autres, les mésothéliomes, la mort, ont de l’avenir dans les campagnes françaises ; au moins les quatre ou cinq prochaines décennies.


Un très bon document pour avoir une vision d’ensemble du problème de l’amiante est le rapport d’une mission commune d’information du Sénat rendu public le 20 octobre 2005 : « Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir« .

http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-1.html


Les leçons n’ont pas été tirées.





Rendez-nous la lumière

par Dominique A

http://www.youtube.com/watch?v=uGaXk0kVYzs





Destruction des nids d’hirondelles et autres

A Saint Gengoux le National, seulement entre le bas de la rue du Commerce et la route de Joncy, au moins une quinzaine de nids détruits en 2 ans. Au centre, c’est un ravalement qui a tout dévasté. Dans le faubourg, c’est une pure malfaisance.


En France, les hirondelles et les martinets bénéficient d’un statut juridique qui fait d’eux des oiseaux intégralement protégés. Ce régime de protection est issu de la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature aujourd’hui codifiée aux articles L 411-1 et suivants du code de l’environnement et de l’arrêté ministériel du 17/04/1981 modifié le 5/03/1999, fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.

– Pour ces oiseaux (poussins ou adultes), sont interdits : la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation.

– et qu’ils soient vivants ou morts : le transport, le colportage, la détention, la mise en vente, la vente ou l’achat.

– pour les oeufs ou les nids : l’enlèvement ou la destruction, ainsi que la destruction, l’altération ou la dégradation de leurs milieux.

Tout responsable d’une infraction s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 9 146,94 euros et/ou une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois (art. L 415-1 du Code de l’environnement).

En conclusion, il est interdit de porter atteinte aux hirondelles et aux martinets ainsi qu’à leurs nids et couvées.

Extrait de la fiche réalisée par le Service Juridique de la Ligue pour la Protection des Oiseaux dans le cadre de l’année de l’hirondelle avec le soutien du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.

http://www.hirondelle.oiseaux.net/protection.html







samedi 9 juin à Chissey lès Mâcon





5 juin 2012

Tiens ! Le diesel ressort des oubliettes médiatiques


Le diesel, un poison invisible

http://www.leparisien.fr/automobile/le-diesel-un-poison-invisible-05-06-2012-2033967.php


Des années et des années d’une discrétion exemplaire, malgré la progression régulière des pathologies qui lui sont attribuées. Des années et des années de silence organisé par les lobbies, sur fond d’irresponsabilité chronique. Des années et des années de pollution tranquille des petits vieux que l’on regardait mourir sans réagir. Des années et des années d’empoisonnement à long terme des enfants et petits-enfants par des parents et grands-parents-gâteaux pourtant dûment informés des effets de leur hyper-consommation automobile. Au moins, tout en menant une vie diminuée, ces enfants sauront se souvenir de leurs parents et grands-parents !


Il y a une vingtaine d’années, il était fortement question d’interdire le diesel. Et puis…


Combien coûteront, au total, les petites économies sur le carburant de la sacro-sainte bagnole ? D’ores et déjà, on parle de 42 000 morts par an, rien qu’en France.


Le parallèle est déjà fait avec les autres grandes affaires d’empoisonnement public, au premier plan desquelles celle de l’amiante.


Le diesel aussi nocif que l’amiante

http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0728/sa_2049_dieselsante.htm





27 mai 2012

Ces Saône-et-Loiriens qui inventent un monde meilleur

« On en avait marre du supermarché »

Parmi cette foule joyeuse, on croise Jean, 73 ans, horticulteur à la retraite installé à Donzy-le-National et qui projette de produire de l’électricité au biogaz. Il y travaille avec un groupe d’étudiants ingénieurs de l’Ensam. « Mon idéal serait d’être autonome énergétiquement. L’éolienne et les panneaux photovoltaïques ne sont pas suffisants, alors il faut innover ! », lance l’affable retraité, qui a repris ses études à 60 ans et obtenu un Master d’économie. Son credo : multiplier les petites productions d’énergie pour sortir du nucléaire. « Ça peut paraître idéal mais à mon âge, on a le droit d’être utopique », estime le grand-père, soucieux de l’avenir de ses 7 petits-enfants.
David, lui, est venu au festival chercher des solutions écologiques pour rénover sa grange. Compositeur d’opéra de 38 ans installé à Saint-Gengoux-le-National, il apprécie « tout ce qui sort des sentiers battus ». À Cluny, il a été servi.

http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2012/05/27/ces-saone-et-loiriens-qui-inventent-un-monde-meilleur









samedi 26 mai 2012 à Cluny

Festival de la Transition

Les biens communs :

finance éthique, énergie, terres et forêts, habitat, initiatives citoyennes, consommation responsable…


à l’Hostellerie de Saint-Hugues (ex-écurie) et Théâtre municipal

infos sur http://www.festival-transition.coop





18 mai 2012

Opposition aux hypermarchés


Les tracteurs débarquent en ville pour s’opposer aux hypermarchés

article du Journal de Saône et Loire de ce jour :

« (…) à l’appel de la Confédération paysanne du Jura, environ 70 personnes ont défilé dans les rues de Champagnole avant de se rendre sur le terrain où un projet d’hypermarché « Leclerc » est prévu.
Des agriculteurs ont labouré une partie de la parcelle avant de planter des légumes pour protester contre l’artificialisation des terres et les trois projets d’hypermarchés en cours
(…) »


Un exemple à suivre entre Grosne et Guye où les épandages de béton et de bitume se poursuivent, et où d’autres projets nuisibles continuent d’être mitonnés en coulisse





l’association PasseMoiLeSel vous invite à Saint Gengoux le National

le samedi 19 mai à partir de midi

inscriptions par mail : passemoilesel@rocket.com

pour une foire aux échanges

et, surtout, se rencontrer





Des jardins partagés avec succès en Saône et Loire

Jardins au pied des HLM

https://www.google.fr/search?q=Jardins+au+pied+des+HLM&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=com.ubuntu:en-US:unofficial&client=firefox-a

et aussi :

Allées et venues aux jardins partagés (reportage photo)

http://www.autun.com/onbougeasaintpan/?cat=26

Les jardins partagés : symboles du Plan de Rénovation Urbaine (PRU)

http://www.gensdumorvan.fr/societe/environnement/autun-saint-pantaleon-les-jardins-partages-symbole-du-plan-de-renovation-urbaine-pru.html

Les jardins partagés : un véritable lieu de vie

http://www.lejsl.com/edition-d-autun/2011/07/12/les-jardins-partages-un-veritable-lieu-de-vie


En revanche, à Saint Gengoux le National, cité médiévale en manque de jardins, la proposition de créer des jardins personnels, familiaux ou partagés (suivant convenances), jardins à thème, d’insertion, etc., dans la vallée de la rivière locale, à proximité du centre, de la maison de retraite, de l’école primaire, a été accueilli avec une grande fraîcheur il y a 4 ans, et depuis. A l’inverse, la menace de l’implantation d’un grand supermarché au même endroit plane toujours sur l’économie et la vie sociale locales.





La mort est dans le pré

Piégés, les agriculteurs. Piégés entre la multiplication des maladies, le déni qui a longtemps été la règle, la MSA (mutuelle sociale agricole) qui refuse de reconnaître, les industriels qui affinent leur propagande, les dettes qui leur interdisent de sortir du système qui les tuent, et les institutions complices du désastre.


Pour ceux qui ont encore la télévision :

Un film de Eric Guéret qui dénonce l’empoisonnement des campagnes et l’auto-empoisonnement des agriculteurs industriels.

Il sera diffusé à la télévision le 17 avril sur France 2, à 23H

http://www.youtube.com/watch?v=U3Ezfjz0xvA


ci-dessous, en avril : La France assouplit l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne

en mars : Les agriculteurs victimes des pesticides protestent au Salon

en février : Condamnation de Monsanto pour l’empoisonnement de Paul François


et encore :

L’insecticide Cruiser fait perdre le nord aux abeilles

http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2012/03/29/le-cruiser-fait-perdre-le-nord-aux-abeilles/


Nouvelles charges contre le Roundup de Monsanto

article du Monde rapporté par Combat Monsanto (pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre)

http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article899


En Argentine, les habitants exposés à l’herbicide (Roundup) se plaignent de multiples affections

(…) A San Jorge, les cancers ont augmenté de 30 % en dix ans. Après un épandage, les habitants racontent que leurs lèvres bleuissent, leur langue s’épaissit. Des poules meurent. Chats et chiens perdent leurs poils. Les abeilles disparaissent et les oiseaux se font rares.

(… ) A Cordoba, l’association des Mères du quartier d’Ituzaingo dénonce plus de 200 cas de cancer pour 5 000 habitants. Dans les rues, des femmes portent un foulard sur la tête, des enfants un masque sur le visage. Traitées de « folles », les Mères ont obtenu en 2009 qu’un juge interdise l’épandage par avion à moins de 1 500 m des habitations. Mais ces interdictions ne sont pas toujours respectées. Et le Roundup peut longtemps rester en suspension dans l’atmosphère et voyager sur plusieurs kilomètres, porté par le vent et l’eau.

(…) Le chercheur rappelle qu’en France et aux Etats-Unis, Monsanto a été condamné pour publicité mensongère après avoir présenté son herbicide comme « 100 % biodégradable ». En Argentine, on utilise de plus en plus de Roundup, car les mauvaises herbes développent des résistances. En 1991, le pays consommait un million de litres de glyphosate. Il est passé à 200 millions de litres en 2009.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/08/en-argentine-les-habitants-exposes-a-l-herbicide-se-plaignent-de-multiples-affections_1557289_3244.html

http://generation-clash.blogspot.fr/2012/02/edito-au-vitriol-monsanto-un-demi.html


à propos de « mauvaises herbes »…

La biosphère contre les OGM


La vie a développé une défense anti-OGM et anti-lobbies agro-alimentaires beaucoup plus efficace que les arracheurs de cultures transgéniques. Dans les immensités désertiques ultra-polluées que l’agriculture industrielle a substituées à la diversité prospère de la Grande Prairie nord-américaine, elle a dépêché une amarante qui fait des prodiges. L’amarante de Palmer s’est parfaitement adaptée au glyphosate du Roundup de Monsanto avec lequel les terres ont été abreuvées depuis une quinzaine d’années. Comme l’expérience a maintes fois été tentée et réussie avec des insectes, l’amarante a été libérée par la chimie. Dans un environnement si appauvri que rien ne s’oppose à ses fantaisies, elle s’est dépassée au point de pousser de 5cm par jour et d’atteindre et dépasser 2 mètres de haut.


La réussite de l’amarante de Palmer fait des émules. Plusieurs autres plantes, envieuses de sa réussite, s’efforcent de suivre son exemple.


Bien entendu, plutôt que de tirer l’enseignement de l’expérience et de réviser leurs méthodes, les furieux de l’agriculture anti-nature font la seule chose qu’ils savent faire : empoisonner davantage le pays qu’ils ont déjà ravagé en arrosant avec des pesticides anciens, y compris les plus dangereux. Mais la méthode la plus efficace pour contrôler le développement de l’amarante est l’outil manuel et l’huile de coude, donc l’embauche de milliers d’ouvriers.


Particulièrement audacieux, quelques industriels (à ce stade, on ne peut parler d’agriculteurs) s’en retournent vers les semences anciennes…

sujet déjà publié en octobre 2010





Enfin, dans la campagne électorale, un propos contre la déstructuration généralisée


« Je veux interdire la présence de la grande distribution dans toutes les villes de moins de 30.000 habitants« 

« Car les grandes surfaces sont en train de tuer le petit commerce: elles ont tué un million d’emplois en 20 ans. Cette mesure a été prise en Italie et les résultats ont été excellents en termes d’emplois« .

…En effet, une telle mesure existe en Italie depuis près de 40 ans. L’implantation des supermarchés est limitée en fonction du nombre d’habitants. Un lobby de commerçants, Confcommercio, avait réussi à imposer cette restriction. C’est pourquoi les cités italiennes sont toujours très vivantes et leurs boutiques si passionnantes.

En outre, à cette législation des années 1970 résultant d’un mouvement social, la dynamique société italienne ajoute les mouvements SlowFood et CittaSlow depuis une quinzaine d’années.

Ci-dessous en mars 2012 :

Il n’y a plus de terrain constructible


Et la même personne de dénoncer la loi de modernisation économique (LME), qui fleure bon son néo-libéralisme poussé à l’extrême (1). C’est, en effet, à cette loi de Nicolas Sarkozy que nous devons, entre autre, la multiplication des succursales de la grande distribution, là même où ces super-hypermarchés du grand capitalisme ont conduit à la ruine d’innombrables commerçants et artisans, et désertifié villages et quartiers. Avec la loi LME, la destruction s’amplifie.


Qui a tenu ces propos révolutionnaires ? Marine le Pen ! C’est vrai qu’aucun autre des candidats ne pouvait le faire. Pas même Eva Joly tenue par sa cohorte d’héritiers du saccage de la nouvelle gauche alternative, et leurs références comme André Gorz qui, quand il se faisait appeler Michel Bosquet, avait été l’un des plus ardents soutiens du développement de la grande distribution.


Evidemment, Marine le Pen propose la trique, là où les alternatifs proposaient la démocratie directe. Curieux, quand même, que la démocratie ait été défaite si platement en France !


Sur ce seul point se révèle l’imposture de la « représentation » électoraliste qui est falsifiée très en amont de l’heure du scrutin, bien avant que ne soient choisis les candidats.

Ci-dessous, en décembre :

Falsification de l’histoire du mouvement social, France Inter au top
La légende André Gorz



(1) sur le contexte dans lequel s’inscrit cette mesure hyper-capitaliste, l’information suivante est parue sur ce blog en janvier 2011 :

Le scandale des hypers illégaux

article du numéro de Capital de janvier 2011

par Gilles Tanguy

http://www.capital.fr/enquetes/economie/le-scandale-des-hypers-illegaux-573818


« (…) ces dernières années, des dizaines d’hyper-marchés ont discrètement poussé leurs murs en s’asseyant sur la réglementation« 

Suit un exemple de ruine des commerces locaux, et de mise au chômage de leurs employés, par la création d’un hyper-marché plébiscitée par les élus locaux (mais étrangers à l’intérêt général, comme trop souvent). Cela se passe à Castets dans les Landes.


A l’origine du désastre, la loi de modernisation économique (LME) de 2008 qui a été une production précipitée des lendemains de l’élection de Nicolas Sarkozy. Encore plus précipitée, et même en désaccord avec ladite loi, c’est une circulaire gouvernementale glissée à l’occasion du mois d’août 2008 qui a offert à la grande distribution la possibilité d’augmenter la surface de n’importe quel magasin jusqu’à 1000 mètres, sans autorisation. La glissade a été immédiate : plus de 5 millions de m2 ont été ouverts en quelques semaines – comme si cette irrégularité législative était attendue…


Combien de commerces en faillite ? Combien de chômeurs ? Combien de villages, de quartiers désertifiés ?


Un peu d’histoire…

(…)

« Après la casse systématisée de l’économie communautaire, la spoliation n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Elle pouvait profiter tout à loisir de la fragilisation des populations – plus précisément, de la fragilisation des structures communautaires – pour planifier la déstructuration finale avec l’exclusion des petits producteurs, artisans et commerçants entretenant encore un minimum d’autonomie, afin de concentrer davantage pouvoir et capital. En France, après le choc de 14-18, la révolution sociale contrariée en 36, la Seconde Guerre mondiale marquée, sinon générée par la peur du communisme, la trahison de la Libération, cela fut méthodiquement entrepris avec l’avènement de la cinquième République, à partir de 1958.

La démocratie a des limites, surtout quand elle se dit « représentative ». Comme d’habitude pour les choses vraiment importantes, le peuple n’est pas été consulté – ni, bien sûr, informé, puisque l’autorité de l’Etat s’est substituée à la souveraineté du peuple et qu’il ne s’affirme que contre la société. Comme toujours quand il s’agit d’affaires engageant toute la société, son environnement et l’avenir, sous couvert d’intérêt supérieur, la nouvelle politique est décidée par les réseaux dominants, financiers et industriels qui, avec la caste des technocrates « hauts fonctionnaires » et « économistes » distingués, contrôlent entièrement l’Etat. Sous couvert de politique d’intérêt général, la collusion avec les grands destructeurs des sociétés et des écosystèmes est aisément repérable par tout un chacun jusqu’au sommet de l’Etat. Par contre, le peuple est entièrement mis à contribution pour subventionner la nouvelle politique, celle dont il est la principale victime, c’est à dire permettre aux spéculateurs d’engranger à la fois l’argent public et celui résultant des spoliations et des destructions.

Alors, sous la direction d’Antoine Pinay, un politicien qui avait voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et allait fonder le Cercle Pinay, une organisation réactionnaire internationale (1969), tout va très vite. A partir de septembre 1958, est très discrètement réunie une commission uniquement composée de doctrinaires du néo-libéralisme et de spéculateurs de haut vol. Pas un représentant des différentes parties de la société française. Ni paysan, ni artisan ou ouvrier, ni employé, ni commerçant, ni petit industriel, et, à fortiori, aucun représentant des autres peuples encore sous domination coloniale. Cette commission est dirigée par Jacques Rueff, un pur technocrate qui s’était distingué comme membre de X Crise en 1931 et, plus encore, en fondant la Société du Mont Pèlerin en 1947, avec Friedrich Hayek, Milton Friedman et quelques autres accoucheurs de l’ultra-capitalisme, dont Maurice Allais, Bertrand de Jouvenel, François Trevoux. Le plan Pinay-Rueff, qui définissait la nouvelle politique, est officialisé en décembre 1958.

A cette première commission allait succéder le « Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » (l’ancêtre de la récente « Commission pour la libération de la croissance », dite « Commission Attali »). Celui-ci est dirigé par Jacques Rueff et Louis Armand, accompagnés par la fine fleur du patronat. La Cinquième République gaullienne est donc lancée sous la direction des pairs du néo-libéralisme, en rupture complète avec les aspirations du peuple et le soucis du bien commun »

extrait de La révolution renversée et la colonisation intérieure (chapitre 7 de La vie à reconstruire)

sur le site planetaryecology.com


Depuis la circulaire interministérielle d’inspiration néo-libérale du 31 mars 1960, dite circulaire Fontanet, qui a interdit aux producteurs de choisir leurs distributeurs, jusqu’à la dernière circulaire gouvernernentale, les différents pouvoirs politiciens n’ont cessé de favoriser la domination de l’argent : grosses centrales d’achat et grande distribution.


En décembre 2009, lors d’une cérémonie en grande pompe à l’Elysée, le Président de la République Nicolas Sarkozy a décoré Edouard Leclerc et sa femme, « les Roméo et Juliette de Landerneau« , pour leur rôle déterminant dans le développement de la grande distribution.


Edouard Leclerc fut le protégé d’un certain André Gorz (Michel Bosquet). Sa pensée fut publiée en 1966 par le journal dirigé par celui-ci, le Nouvel Observateur : « Il ne s’agit pas d’attaquer la boulangerie, mais l’ensemble des fabrications artisanales et qui veulent le rester à tout prix… Quant aux 40 000 boulangers, pourquoi voulez-vous les retenir dans un travail qui peut être mieux fait à l’échelle industrielle, mieux vaut libérer les énergies humaines pour d’autres conquêtes… Le bâtiment et la route manquent d’hommes. Je crois qu’on sortirait les boulangers de leur pétrin en leur apprenant, par exemple, à conduire un bulldozer« .


Cette politique visionnaire a été largement réalisée avec l’appui sans faille des gouvernements de gauche et de droite…

« les hypermarchés raisonnent en termes de « flux » de voitures et de « zones de chalandise » : ils com­mencent par aspirer les consommateurs des centres-villes en attendant que les lotissements viennent boucher les trous du maillage routier… Aujourd’hui, la France, championne mondiale de la grande distribution – elle exporte son glorieux modèle jusqu’en Chine – compte 1 400 hypermarchés (de plus de 2 500 mètres carrés) et 8 000 supermarchés… Et pour quel bilan ! « En cassant les prix sur quelques rares mais symbo­liques produits, les grandes surfaces se sont enrichies en ruinant les pompes à essence, les commerces de bouche, les drogueries, les quincailleries, des milliers de commerces indépendants spécialisés ou de proximité, des milliers d’artisans, et même des milliers de producteurs et fournisseurs. Les résultats sont objectivement inacceptables. Avec, en plus, des prix supérieurs à ceux de nos voisins eu­ropéens ! » Ce n’est pas un dangereux contestataire qui dresse ce constat, mais Jean-Paul Charié, député UMP du Loiret (hélas décédé en novembre dernier), dans un rapport sur l’urbanisme commercial rédigé en mars 2009. La logique des grandes surfaces a vidé les centres-villes de leurs commerces, a favorisé la malbouffe, contraint de nombreuses entrepri­ses à délocaliser. Elle a fabriqué des emplois précaires et des chômeurs. C’est une spécificité très française – 70 % du chiffre d’affaires commercial est réalisé en périphérie des villes, contre 30 % en Allemagne. »

Extrait de « Comment la France est devenue moche » 

http://www.telerama.fr/monde/comment-la-france-est-devenue-moche,52457.php


Anti grandes surfaces

http://anti.grande.surfaces.over-blog.com/


Sarkozy a décoré Leclerc de la rosette de la polémique

http://www.bertrandgobin.fr/article-sarkozy-a-decore-leclerc-de-la-rosette-de-la-polemique-44384680.html


Edouard Leclerc: Légion d’honneur contestée

http://bretagne.france3.fr/info/edouard-leclerc-legion-d-honneur-contestee–62652656.html






Supprimer le bien commun ou le privatiser, un exemple généralisé : l’eau


La stratégie des entreprises et des politiques achetés par elles est toujours la même : supprimer d’une manière ou d’une autre l’accès au bien commun. Chez nous, cela se traduit le plus souvent par une décision que la plupart ne peuvent contester – à moins de s’organiser pour agir. Une analyse et il est soudain déclaré que l’eau de la source contient de l’arsenic en trop grande quantité, ou est trop troublée par des particules de terre (turbidité). Même si personne n’en souffrait jusqu’alors, même si l’eau était bonne, cela devient tout à coup un problème majeur. Et la multinationale de l’eau privatisée est alors présentée par les élus comme le seul recours pour épurer ou approvisionner par le circuit industriel. D’autres solutions ? Par exemple, la protection de la zone de captage des eaux en se concertant avec les occupants des terrains pour qu’ils reviennent aux pâturages ou se convertissent au bio ? Ecartées d’emblée. L’important est de faire vite, avant qu’une opposition s’organise et qu’il semble bientôt impossible de revenir en arrière.


« Main basse sur l’eau des villes » par Marc Laimé

http://europe.canalblog.com/archives/2005/03/06/366268.html


rappel, ci-dessous :

Avec la privatisation, la plongée en eau trouble d’un bien commun : l’eau

et toujours, l’excellent documentaire présenté ici aussi :

« Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent »





Cercle de Silence à Tournus : Bientôt trois ans d’action silencieuse


http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2012/03/07/bientot-trois-ans-d-action-silencieuse





Projection débat à l’initiative de Loisir Information Culture de Saint Boil, à laquelle ASR est associée.

Le Mystère de la Disparition des abeilles

Le 30 mars à 20h30

A la Salle des fêtes de Saint Boil

Cet événement intervient dans le cadre de la semaine Nationale pour des alternatives aux pesticides





Et si on regroupait les envies, les idées, les projets pour passer à l’action ?

 

proposition de Laurent à Saint Maurice des Champs

laurent.dekeyser@orange.fr





L’agriculture anti-nature française poursuit ses destructions

suite au sujet du 21 février (ci-dessous)

Le paysan Pierre Priolet au bout du chemin


La France assouplit l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/23/retour-de-l-epandage-aerien-des-pesticides_1674789_3244.html





Déliquescence électoraliste, dans le contexte de la sécheresse croissante et de la pollution intense par les micro-particules,

une préoccupation majeure serait de réduire le prix des carburants…


Mais, ont-ils augmenté ?

http://www.jbnoe.fr/IMG/pdf/JB_Noe_-Evolution_du_prix_essence.pdf





mars 2012

Il n’y a plus de terrain constructible


Terre perdue pour la vie : 252 hectares de terre perdue chaque jour dans la seule Union européenne.

Destruction du couvert végétal, destruction des sols, minéralisation, imperméabilisation sous le bitume et le béton.

5 000 000 hectares de campagne perdus en france depuis les années soixante.

Là encore, la France est dans le peloton des très mauvais : 60 000 à 70 000 hectares gaspillés chaque année quand l’Allemagne en perd 20 à 30 000 – avec le même modèle de croissance anti-nature et une population plus nombreuse.

Cela équivaut à peu près à la valeur d’un département moyen depuis 10 ans.


Combien dans votre commune ? La dernière maison construite ne pouvait-elle être mitoyenne des précédentes, pour faire rue, limiter la perte d’espace et d’énergie, et protéger des espaces intimes, des jardins avec micro-climats ? Le dernier lotissement… Un semis de sam-suffit sans raison d’être, ou un quartier avec un caractère qui apporte quelque chose aux autres quartiers ? Y a-t-il eu regroupement de l’habitat et densification, ou étalement et contrainte à plus de consommation automobile ? La place de la voiture individuelle a-t-elle été augmentée ou diminuée ? Et la place de la bicyclette ?


Comment la France est devenue moche

http://www.telerama.fr/monde/comment-la-france-est-devenue-moche,52457.php


Le paysage dans le décor

Vers la fin de l’ère mitage

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/25/le-paysage-francais-grand-oublie-des-politiques-d-urbanisation_1647735_3224.html

Le Monde du 25 février 2012


L’artificialisation des sols en Europe

http://www.planetoscope.com/sols/1288-pertes-de-terres-arables-perdues-du-fait-de-l-urbanisation-en-europe.html


Bruxelles s’inquiète de l’imperméabilisation des terres de l’Union

http://www.info2d.com/information/?artid=7742


des exemples positifs dans la rubrique Alternatives pratiques et interrelations constructives :

http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/reserve-2.html


Città Slow (Cités Lentes, Slow Cities)

http://www.cittaslow.net

http://carfree.free.fr/index.php/2008/03/04/cittaslow-les-villes-lentes-contre-la-frenesie-automobile/



Città Slow est l’extension du mouvement d’origine italienne Slowfood, pour recréer l’art de vivre avec l’engagement des communes. Città Slow présente un programme alléchant en 70 recommandations, par exemple :

relocalisation des productions, des échanges,

stimulation des réalisations communautaires, développement des équipements collectifs,

économies d’énergie et production d’énergies renouvelables,

développement du compostage,

mise en valeur du bâti ancien, restauration, valorisation de la belle architecture et de l’histoire, plutôt que de construire neuf,

promotion de l’architecture bioclimatique, information et formation des professionnels du bâtiment,

réduction des pollutions sonores et lumineuses,

développement des zones piétonnes, développement des transports en commun, de l’usage du vélo, et réduction draconienne des déplacements automobiles,

suppression progressive des fastfoods et des centres commerciaux,

exclusion des OGM, développement de l’agriculture biologique et de sa distribution,

valorisation des spécialités gastronomiques et des métiers traditionnels,

destruction des obstacles au bien-vivre, développement de la convivialité,

etc.

et mise en réseau des cités participantes.

… Le mouvement s’est développé dans 11 pays européens, mais rien encore en France ! Quand est-ce qu’on s’y met ?





Avec la privatisation, la plongée en eau trouble d’un bien commun : l’eau


Le Figaro, 21 mars 2012 :

« Trop cher pour une eau de qualité médiocre. À la veille de la Journée mondiale de l’eau, plusieurs associations dressent un constat accablant du service de l’eau en France.« 

http://www.lefigaro.fr/conso/2012/03/21/05007-20120321ARTFIG00457-le-service-de-l-eau-critique.php


60 millions de consommateurs, mars 2012 :

« Les écarts, déjà importants, se creusent encore plus lorsqu’on prend en compte non pas la consommation théorique de 120 m3, mais la consommation réelle. Chaque facture comprenant une part fixe liée à l’abonnement, moins vous utilisez d’eau, plus vous payez cher au litre ! Sur la base des 4 000 factures que nous avons analysées, le prix total au mètre cube réellement payé par l’usager est le suivant :
5,40 €/m3 pour ceux qui consomment moins de 30 m3 ;
3,80 €/m3 de 31 à 60 m3 ;
3,39 €/m3 entre 61 et 90 m3 ;
3,23 /m3 de 91 à 120 m3 ;
3,08 €/m3 de 121 à 150 €/m3.
À part ça, on nous dit que le tarif dégressif de l’eau est interdit. Cherchez l’erreur… Et demandez-vous comment inciter les usagers à préserver la ressource, si chaque litre économisé se traduit par une augmentation de son prix unitaire.
« 

http://www.60millions-mag.com/actualites/archives/prix_de_l_eau_les_sept_lecons_de_l_operation_transparence



Eaux glacées, octobre 2007 :

« En dépit des démentis furieux apportés par plusieurs collectivités aux affirmations de l’association de consommateurs et des menaces de poursuites judiciaires qui se sont avéré relever de la gesticulation fortement recommandée par diverses officines mandatées pour « gérer la crise », force est de constater que les analyses de Que Choisir publiées en février 2006 n’ont pas été valablement remises en cause à ce jour.
Avec la deuxième vague de cette enquête nationale, compte tenu des villes qui viennent s’ajouter à ce peu glorieux palmarès, nul doute que l’organisation de consommateurs ne voie à nouveau mise en cause sa technique d’analyse.
On notera qu’une « défense » qui se borne le plus souvent à l’invective révèle d’abord en creux la faillite de la « régulation » du secteur, massivement affermé à ceux qui en tirent le plus grand profit.
« 

http://www.eauxglacees.com/Prix-de-l-eau-Que-Choisir-persiste


Le Figaro, octobre 2007 :

« Selon une étude de l’UFC-Que Choisir, les profits des acteurs de l’eau dans 15 villes françaises sont  »faramineux ». A Marseille par exemple, le profit net atteint 56%. Dans une étude publiée aujourd’hui sur le prix de l’eau, l’UFC-Que Choisir montre que dans certaines agglomérations les profits dégagés par la gestion de l’eau sont abusifs. L’association a calculé un coût de distribution et d’assainissement de l’eau dans 19 villes qu’elle a comparé au prix facturé par les opérateurs. Les résultats sont éloquents : 15 agglomérations affichent des prix de l’eau 1,3 à 2,2 fois supérieur aux coûts de revient.  »Ces résultats mettent en lumière les bénéfices faramineux réalisés par Veolia et Suez, les deux entreprises leaders sur le marché, souligne l’association dans un communiqué. Les prix sont également tirés vers le haut par des pratiques budgétaires irrégulières dans certaines communes. »

http://www.lefigaro.fr/Conso/20071029.WWW000000508_prix_de_l_eau_l_ufc_que_choisir_denonce_des_benefices_faramineux.html





38 témoins

film de Lucas Belvaux

http://www.cinefil.com/film/38-temoins

Un centre ville la nuit. Ville minérale où chaque pas résonne, où chaque bruit est répercuté partout par les parois de béton et de verre. Pourtant, une femme meurt longuement sous les coups de couteau sans alarmer le voisinage, hors un homme qui croit à un tapage nocturne sans conséquence, gueule un coup au balcon puis, n’entendant plus rien, rentre se coucher. Aucune intervention. Aucun appel à la police. Aucun secours. L’enquête de police fait chou blanc. La plupart des voisins n’ont rien entendu. La victime semble avoir été assassinée dans un désert. Mais un homme, un homme qui a assuré n’y avoir pas assisté, est torturé par cette horreur.


C’est un film sobre qui captive de bout en bout en laissant s’épanouir les interrogations essentielles sur la relation de chacun aux autres, et, en définitive, à soi-même.


Les mêmes interrogations se posent aussi pour d’autres crimes, des crimes étendus dans le temps et l’espace, des crimes collectifs dont les témoins sont innombrables. Non assistance à peuples en danger, non-assistance à planète en danger… Pourquoi ?


Pollution locale par l’amiante, destruction écologique planétaire, agression individuelle, etc. La société « moderne et développée » se complaît dans la non-intervention et la cultive. « Faut pas intervenir !« , « On va pas s’charger de toute la misère du monde« , « Tu vas pas faire la révolution tout seul, ha ha ha« , « Laisse faire, on n’y peut rien« , « Chacun est maître chez soi« , « Inviolabilité de la propriété privée« , « Souveraineté des Etats« , etc. Où est passée la culture qui met en lumière les interrelations, la compréhension des proximités, de l’interdépendance, de l’appartenance à un même ensemble, le sens vital de la solidarité ?





Téléphone mobile rime toujours avec nuisible


« Minerais de sang« , un livre de Christophe Boltansky sur les ravages de l’exploitation mafieuse de l’oxyde d’étain, appelé la cassitérite, qui sert à la construction des téléphones mobiles et des ordinateurs. Une bonne raison pour ne pas multiplier les gadgets et ne pas céder aux modes publicitaires.


Cela se passe au Kivu, le pays des gorilles des montagnes à l’est du Congo et cela ressemble à la situation de la Papouasie Occidentale.

http://carnetsdungrandreporter.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/01/18/minerais-de-sang-les-esclaves-du-monde-moderne.html

Boomerang, la puce à l’oreille

reportage filmé dans l’enfer de la production des téléphones mobiles

(…) C’est l’un des objets les plus vendus au monde. L’industrie du téléphone portable a connu un développement tout à fait exemplaire, à l’image de l’engouement consumériste dont fait preuve la population mondiale dès lors que ses besoins primaires sont satisfaits. Un engouement qui pourrait bien nous revenir en pleine figure si nous n’y prenons gare, tel un boomerang.
Car c’est au prix de millions de morts, d’une exploitation humaine digne des débuts de l’industrialisation et de graves dégâts environnementaux et sanitaires que nous pouvons nous offrir un nouveau téléphone tous les 18 mois (moyenne française). Boomerang est un documentaire de 90 minutes qui décrypte un monde globalisé dans lequel nos actes de consommateurs ont des conséquences insoupçonnées
(…)

http://www.capatv.com/?page_id=15172


Du sang dans nos portables

film de Patrick Forestier

Résumé : Des enfants meurent dans les mines d’Afrique afin que d’autres, en Occident, puissent s’amuser sur leurs consoles de jeu. Au coeur de ce scandale, un minerai très rare, le coltan, composant désormais indispensable dans la fabrication des appareils électroniques, tels que les consoles ou les téléphones portables.

http://cdfafrique.afrikblog.com/archives/2008/12/14/11745575.html





Bovines

De belles images sur la triste vie des vaches dégénérées par la sélection du profit (ce sont des charolaises) dans l’élevage transformé par la finance et l’industrie. On y entrevoit les prédateurs « éleveurs » dont la chorégraphie surmécanisée fleure bon la grasse subvention. Un film étonnant parce qu’il oscille entre une tendresse pour les animaux et les paysages, et le pénible spectacle de leur réification qui ne semble pas déranger le réalisateur.

Vacherie de destin

http://www.liberation.fr/chroniques/01012395015-vacherie-de-destin


En contrepoint de Bovines, il faut voir le film de Michael Roskam : Bullhead. Loin de cacher ce qui dérangerait, ce film déballe tout sur fond de mafia des hormones.


Zone Verte – pour penser librement l’élevage et l’agriculture

Conseils, suivis et formations en élevage

Analyses de dynamique de digestion

Homéopathie

Médecines alternatives

Agriculture biologique

http://www.giezoneverte.com/index.php

(…) Au delà de leurs activités de praticiens en milieu rural, les membres de Zone Verte proposent aux éleveurs, techniciens et vétérinaires des FORMATIONS variées dans le cadre d’une approche globale de l’élevage.
Par ailleurs ils assurent des SUIVIS d’élevage réguliers selon un rythme défini avec les éleveurs pour soutenir ceux-ci dans des pratiques nouvelles de préventions et de soins. Il s’agira de renforcer la santé des animaux, de réduire la consommation de traitements, d’optimiser l’autonomie des élevages.
(…)


Zone Verte publie un petit bulletin ruminophile de « résistance agricole » à destination de tous ceux qui avec lui rêvent et agissent pour une agriculture humaine et citoyenne respectueuse de l’animal et de l’environnement (…)



Un boucher face à la mal-viande

Par HUGO DESNOYER Boucher

J’ai lu Faut-il manger les animaux ? le best-seller de Jonathan Safran Foer, venu poser pour un hebdomadaire parisien entre les carcasses en chambre froide de ma boucherie, l’image illustrant l’industrie animalière et sa cruauté intrinsèque. Sauf que, lecture faite, je suis d’accord avec mon visiteur. Il s’était trompé de porte.


Résumons son propos. L’élevage industriel produit des animaux de plus en plus gros, en un temps, un espace et pour un coût de plus en plus réduits. Le poulet en batterie vit trente-huit jours, ne voit pas le jour, ne tiendrait pas sur ses pattes. Le porc en Bretagne : trois bêtes au mètre carré sur caillebotis. Une poule en élevage artificiel pond deux à trois fois plus d’œufs qu’à l’air libre. Une vache laitière réformée prend en deux mois et demi de stabulation au forceps quarante kilos de «viande» en plus. On imagine la vie animale dans ces usines concentrationnaires. Une truie enceinte en cage de «gestation» ne peut pas se retourner. Les bêtes empiètent les unes sur les autres, se battent. Le stress est permanent. Notre nourriture est produite dans la douleur. La ferme aux animaux ? Non. «La ferme, les animaux !»


La viande industrielle en grandes surfaces représente aujourd’hui les trois quarts des achats de produits carnés. Les éleveurs indépendants se raréfient. Une vache industrielle est abattue à 2 ans, les leurs à 5 ans (un hectare d’herbage par tête ; coût nul pour l’environnement), à l’unité, sans douleur et en musique, dans les derniers abattoirs municipaux ou privés. La viande en grande surface est vendue six jours après abattage ; en boucherie trois à quatre semaines. Nous payons aux éleveurs le kilo de viande bovine à 5 ans 6 euros ; le kilo de bête de 2 ans et de vache de réforme est cédé à perte 2,50 euros. Surcoût en boucherie : 25%. Viande ou mal-viande, à nous de choisir. «Chaque fois, écrit Safran Foer, que vous prenez une décision alimentaire, vous pratiquez l’élevage par procuration.»


La majorité des consommateurs se dit prête à payer plus pour que les animaux soient traités selon la nature et pour des produits d’élevage dignes de ce nom. «Si les consommateurs ne sont pas prêts à payer les éleveurs, pour qu’ils fassent correctement leur travail, alors ils ne devraient pas manger de viande.»Faisons un rêve : si les acheteurs de mal-viande privilégiaient les boucheries, ils devraient réduire, à dépense égale, leur consommation d’un quart. Ils y gagneraient au centuple en goût et en santé. Et le cycle vertueux de production redémarrerait en amont. Le combat de Jonathan Safran Foer est aussi le nôtre.

Opinion parue dans Libération du 7 février

http://www.liberation.fr/terre/01012318311-un-boucher-face-a-la-mal-viande


Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, éditions de l’Olivier

http://www.arte.tv/fr/3626884,CmC=3627082.html

http://www.culturopoing.com/Livres/Jonathan+Safran+Foer+Faut+il+manger+les+animaux+-4523


portrait de Yves Marie Le Bourdonnec

témoignage d’un autre boucher de qualité, dans Libération du 11 mars

(…) il se bat pour la rénovation d’un élevage français qui ne mange plus d’herbe et ne voit plus le jour. Constat sans concession : «Le modèle actuel est polluant, non rentable et d’un goût douteux.» Le cheptel s’ennuie derrière sa mangeoire gorgée de céréales, vit sous perfusion de subventions européennes et fournit une viande insipide à une population qui en est presque venue à se défier de tout ce rouge sang et pourrait finir par glisser vers le vert bio. (…)

http://www.liberation.fr/societe/01012395023-bien-embouche





Mort de Benjamin Escoriza

le chanteur de Radio Tarifa.

A 57 ans.

D’un cancer évidemment.

Encore un qui nous manquera chaque jour


Sin Palabras

http://www.youtube.com/watch?v=TObw4BSmAos

El Quinto

http://www.youtube.com/watch?v=MABsLrxQThc

La Tarara

http://www.youtube.com/watch?v=7vY4ktHFWko&NR=1&feature=endscreen





Cheval de guerre

film de Steven Spielberg

d’après le livre de Michael Morpurgo

Il était une fois un cheval magnifique et son meilleur ami bipède. Deux jeunes êtres qui se retrouvent propulsés au coeur du cauchemar des cauchemars : au front de la guerre 14-18. Séparément.


C’est tout d’abord très hollywoodien, un tantinet sirupeux, et l’on en profite pour visiter une belle campagne anglaise et la vie des paysans d’avant la PAC. Puis vient la guerre. Rendue comme était la guerre, où des masses de braves types sont jetés les uns contre les autres pour défendre des intérêts ennemis des uns et des autres. La guerre épouvantable pour les hommes et les bêtes des deux camps. Images époustouflantes. Grande mise en scène.


Qu’un film à gros budget soit consacré à un cheval confronté à la furie d’une civilisation dévoyée dit peut-être quelque chose de positif sur notre époque. On veut l’espérer. C’est en tout cas un hommage aux millions de chevaux et d’autres êtres sacrifiés dans des conflits vains. Il y a peu que l’on parle à voix haute de ces martyrs.

Entre 4 et 8 millions de chevaux auraient été victimes de 14-18. La différence entre les estimations laisse deviner quelle attention était généralement portée à ces autres vies, à quel point la vie a été réifiée par la culture dominante.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_durant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale


Chevaux victimes de guerre

article paru dans Clic-Cheval, pour le bien-être du cheval

http://clic-cheval.com/chevaux-victimes-guerres.html

14-18: le lourd tribut des chevaux dans la guerre

http://champagne-ardenne.france3.fr/info/14-18-le-lourd-tribut-des-chevaux-dans-la-guerre-72879471.html


Sur les animaux esclaves :

La « cause animale »

http://www.laviedesidees.fr/La-cause-animale.html

Un livre d’Eric Baratay, spécialiste de la condition animale :

Et l’homme créa l’animal. Histoire d’une condition (Odile Jacob, 2003)



Un livre essentiel sur la guerre, sur 14-18 en particulier :

Ceux de 14

par Maurice Genevoix qui fut entraîné dans cette tourmente.

« C’était dans les bois de Septsarges, le 1er septembre, le jour où Dalle-Leblanc a reçu une balle dans le ventre. J’ai veillé longtemps, cette nuit-là. Il faisait déjà froid ; les blessés perdus appelaient entre les lignes des brancardiers qui ne viendraient pas ; plus poignant que ces plaintes humaines, le hennissement d’un cheval mourant pantelait sous les étoiles. »





France Info 21 février 2012

Le paysan Pierre Priolet au bout du chemin


Pierre Priolet vient de terminer une longue marche, de la Provence à Paris. Pendant quarante jours à pied, cet agriculteur a marché de village en village, avec à chaque fois des étapes de vingt ou trente kilomètres, pour rencontrer les Français et recueillir leurs témoignages. Pierre Priolet renoue avec l’esprit de 1789, celui des cahiers de doléances. Juste avant la Révolution, des milliers de personnes avaient consigné leurs témoignages et leurs revendications, pour préparer la réunion des Etats généraux.


Depuis quarante jours, Pierre Priolet utilise la même méthode. Cet agriculteur de Provence, vous l’avez sûrement déjà entendu : il parle fort, quelquefois il s’emporte. Il accuse la grande distribution et notre système de consommation. Selon lui, les chaines de supermaché étranglent les producteurs. Elles exigent des prix tellement bas que beaucoup d’agriculteurs ne peuvent pas se payer correctement. A la fin de l’année 2010, Pierre Priolet a d’ailleurs arraché son propre verger, ses 13 hectares de poiriers. Il n’avait pas les moyens de continuer.


Depuis, il a élargi son combat. Il a créé un site – baptisé « consommer juste » – pour rapprocher les consommateurs et les producteurs. Il plaide pour des circuits courts, où chacun trouve son intérêt : les consommateurs peuvent acheter de bons fruits et de bons légumes à un prix raisonnable et les agriculteurs peuvent se rémunérer.


La nouvelle étape, c’est donc cette marche des doléances qui vient de s’achever. Sur le site de Pierre Priolet, vous lirez et vous entendrez des témoignages recueillis en Provence, en Bourgogne ou en Ile-de-France. L’agriculteur demande à ceux qu’il rencontre : « quelle société et quelle alimentation voulez-vous ? » Les réponses sont parfois concrètes et parfois plus politiques. Un jeune homme parle du prix du pain. Un autre dénonce les salaires fous de certains patrons. Un ancien artisan se plaint des cotisations trop élevées, qui empêchent d’embaucher, dit-il. Une femme rêve de trouver « la qualité au supermarché du coin« . Beaucoup se plaignent des « belles paroles » prononcées par les dirigeants politiques, loin de leur vie quotidienne.


Parmi ces Français, il y a sûrement des électeurs de gauche, de droite et d’autres qui ne votent pas. Mais ils ont un point commun. Ils sont persuadés qu’il faut changer de société. « Si on continue comme ça, dit l’un d’eux, on va dans le mur« .

http://www.paperblog.fr/2857314/pierre-priolet-pleurez-pour-nous/

http://www.youtube.com/watch?v=jSZjS8UQH0g


Sur une partie du système qui a conduit les paysans et quantité d’autres producteurs à la faillite :

« La face cachée des Centres Leclerc » et « Des contrats qui font plier les fournisseurs« 

dans Le Parisien du 7 mars 2012





My land

film de Nabil Ayouch


« My Land » donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans.

Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leur pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre, mais sans jamais vraiment savoir expliquer pourquoi.

Entre ces deux mémoires, il y a une réalité. La réalité de deux peuples qui se battent pour la même terre. Il en ressort un dialogue à distance qui met en perspective ce conflit sous un angle avant tout humain.


Je suis né en France en 1969, d’un père musulman marocain et d’une mère juive, d’origine tunisienne.
Pour la communauté juive qui m’entourait, j’étais cet enfant un peu particulier, fruit d’un mariage pas accepté, jamais digéré.
Au Maroc, j’étais le fils de la juive.
Je ne pense pas avoir souffert des non-dits, des chuchotements, des jugements, car je refusais de les entendre. J’ai souffert d’un conflit qui alimentait toutes les conversations, qui résonnait constamment au sein de mes deux familles. Un conflit, dans une contrée lointaine, entre deux peuples qui se battaient pour la même terre.
Ce conflit ne m’a jamais quitté.
Il a forgé ma conscience politique, il a éveillé ma capacité de révolte, il a surtout défini la plupart des rapports que j’entretiens avec le Monde qui m’entoure.
Ainsi, j’ai longtemps boycotté Israël. J’ai même longtemps refusé d’écouter l’opinion ou de connaître l’histoire israéliennes. Pour moi, il y avait un agresseur et des agressés. Aujourd’hui encore, je reste convaincu que l’injustice que subit le peuple palestinien est immense.
Mais entre temps, j’ai franchi le pas. J’ai rencontré des fantômes, ces vieux réfugiés palestiniens qui ont dû fuir leur terre en 1948 et qui vivent depuis dans des camps au Liban…
Il n’en reste que très peu mais ceux qui restent m’ont raconté leur histoire.
Et j’ai voulu la faire entendre à de jeunes israéliens de 20 ans qui habitent aujourd’hui sur les mêmes lieux que là où vivaient ces Palestiniens. Des jeunes qui se sentent viscéralement attachés à la terre où ils sont nés, où ils ont grandi. Des jeunes aux convictions politiques souvent nationalistes, qui vivent dans le déni. Des jeunes auxquels il manque la mémoire.
Je n’étais pas sûr que ça changerait quoi que soit, ni même qu’ils accepteraient d’aller à la rencontre de ce passé qu’ils occultent, pourtant si présent autour d’eux. Mais j’avais envie d’essayer. J’avais surtout envie d’y croire…

Voix off du début du film



Etonnant que ce soit la première fois que la confrontation des témoignages des uns et des autres ait été réalisée.


Face à l’énormité de la violence de la guerre et de la spoliation, on découvre l’ignorance beaucoup plus que le déni. Une ignorance organisée pour que les nouvelles générations et les gens venus d’ailleurs ne prennent pas conscience. La manipulation de l’opinion israélienne est patente, si grave que la plupart croient que les Palestiniens sont partis d’eux-mêmes, que la force n’a été utilisée que contre ceux qui s’attaquaient aux Juifs, qu’ils ont refait leur vie en Israël, etc. Cette désinformation fabrique les inertes et les dociles nécessaires à la poursuite de l’escroquerie sous couvert d’une illusoire « démocratie« .


L’ignorance et la désinformation ne sont pas spécifiques à Israël. Elles sont aussi beaucoup cultivées ici depuis un temps à peu près comparable. En Palestine-Israël comme ailleurs, apprendre la vérité sur l’histoire est primordial. Cela seul peut mobiliser les consciences et faire évoluer la situation.


http://www.myland.ma/

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/02/07/my-land-faire-surgir-une-parole-impossible_1639976_3476.html

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19304857&cfilm=198095.html





Félins

de Keith Scholey et Alastair Fothergill


Superbe ! Magnifique prise de vue qui fait que l’on se retrouve dans l’intimité des lions et des guépards, dans les joies et les difficultés de leur quotidien.


Pas une autoroute, pas un TGV à l’horizon. Même pas une plantation de palmiers à huile ! A voir vite avant que ces paysages ne soient à leur tour victimes de la croissance. Mais sans prendre au premier degré un commentaire parfois guerrier.





Effondrement français, nouvelle alerte


Comme les autres lanceurs d’alerte, Jean-Paul Delevoye constate avec de plus en plus d’inquiétude l’aggravation de la situation, mais rien ne bouge. Nous sommes dans le Pot au noir. Tout peut arriver ; surtout le pire, vu le niveau de la désinformation entretenue depuis plusieurs générations.

Les gens ne croient plus au destin collectif de la France. Ils croient au bonheur individuel, à l’épanouissement individuel”,

“les ressorts citoyens, usés par les comportements politiciens“,

quand on a plus le champ des espérances, on exploite le champ des peurs et des humiliations”,

politiquement cela peut mal tourner. L’histoire a montré que le ressentiment et la peur nourrissent le populisme“,

La frontière n’est plus entre la droite et la gauche mais entre ceux qui récusent ou non la mondialisation” estime Jean-Paul Delevoye

… Même constat que le mien depuis plus de vingt ans (« La France » est devenue une société froide« , mai/juin 1988, paru dans Ecologie Infos n°392, dans « Une mémoire du mouvement alternatif – ou nouvelle gauche 7ème partie », sur le site planetaryecology).


Jean-Paul Delevoye publie Reprenons-nous !

« Nous ne pourrons pas reconstruire une responsabilité collective sur des irresponsabilités individuelles. Le politique est face à un défi lourd, puisqu’on lui demande de changer les comportements. Cela ne pourra se faire avec des politiques publiques fondées sur des modèles cartésiens : nous devons impérativement intégrer les ressorts psychologiques et sociologiques, qui fondent notre société pour être à nouveaux maîtres de notre destin. Si nous ne le faisons pas, d’autres le feront bientôt à notre place ! »


Bien qu’il soit en rupture avec les nullissimes discours rabachés, Jean-Paul Delevoye reste dans le cadre étroit de « la France » et dans le conformisme de la civilisation anti-nature. C’est, en fait, d’une évolution radicale dont la planète a besoin. C’est une question de survie. Mais une évolution radicale peut-elle naître d’une inconscience largement partagée des origines du problème ?


http://www.artistikrezo.com/actualites/livres/jean-paul-delevoye-reprenons-nous.html



http://www.paperblog.fr/2857314/pierre-priolet-pleurez-pour-nous/

http://www.youtube.com/watch?v=jSZjS8UQH0g


Pierre Priolet refuse de voir mourir l’agriculture française « étranglée par la grande distribution » et trouve scandaleusement anormal que « ceux chargés de nourrir la population ne puissent pas vivre de leur travail ».

Le Journal de Saône et Loire, 29 janvier 2012

http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2012/01/29/le-marcheur-agriculteur-sonne-le-reveil-citoyen


L’association Consommer Juste

http://www.consommer-juste.fr/equipe/pierre-priolet/





janvier 2012

Ententes sur le prix de l’eau entre Saur, Lyonnaise et Veolia ?


La privatisation de l’eau a été la grande affaire des municipalité indélicates, ou… naïves. On en est largement revenu. Expérience faite, des élus qui ne juraient que par la privatisation ont dû faire machine arrière et dénoncent le système – voir et revoir le film Water makes money (présenté ci-dessous, en mars 2011, site internet, articles, DVD 10€, etc.)

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Economie/Secteur-de-l-eau-l-UE-enquete-sur-les-entreprises-francaises-SAUR-Suez-et-Veolia-_NG_-2012-01-18-759189


http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/eau-entente-entre-distributeurs-une-enquete-implique-la-saur-suez-et-veolia-18-01-2012-1569721.php


voir aussi :

remunicipalisation de la gestion de l’eau à Paris

http://www.partagedeseaux.info/article163.html

l’exemple de Saint Etienne :

http://www.lettreducadre.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/12839/TPL_CODE/TPL_REV_ARTSEC_FICHE/PAG_TITLE/Eau+%3A+Saint-%C9tienne+obtient+une+baisse+des+tarifs/2091-fiche-article-de-revue.htm


voir aussi le site indiqué dans le sujet précédent :

Partage des eaux

Ressources et informations pour une gestion juste et durable de l’eau





janvier 2012


Privatisation et arnaque : plus on trie, plus on recycle, et plus c’est cher


http://forum.quechoisir.org/taxe-d-ordures-menageres-t13604.html


à propos de la gestion de l’eau qui, en France, excite si fort les spéculateurs


Partage des eaux

Ressources et informations pour une gestion juste et durable de l’eau

http://www.partagedeseaux.info/article163.html





décembre 2011

Tandis que, entre Grosne et Guye, la privatisation des services publics va bon train,

un petit bol d’air :

Marinaleda, commune libérée du capitalisme depuis 1978

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-marinaleda-une-utopie-vers-la-paix

http://alterautogestion.blogspot.com/2011/06/marinaleda-un-village-en-utopie.html

http://icilili.blog.free.fr/index.php?tag/Marinaleda

Et, bien sûr, Paco Ibañez :

España en marcha

http://www.youtube.com/watch?v=WW_EzR4yWws

http://www.youtube.com/watch?v=0xrMc6ZGs1w&feature=related

et, pour rappeler encore plus les années des émotions fertiles… Victor Jara

http://www.youtube.com/watch?v=HDMcuCSBvvw&feature=related

Victor fut fusillé le 15 septembre 1973 dans le stade de Santiago du Chili après que les fascistes l’aient torturé et lui aient brisé les doigts à coups de crosse





Résistance aux supermarchés
l’exemple de Champagnole


Etat des lieux printemps 2010 :

4 supermarchés conséquents sont implantés depuis plusieurs années à Champagnole, répartis sur le territoire communal : Intermarché, Colruyt, Super U et Casino.


Une rue principale très vivante, avec de nombreux commerces attractifs.


Des migrations journalières (Pontarlier, Lons) pour aller travailler (Champagnole a perdu beaucoup d’emplois).


Quelques chiffres :


– Champagnole : 8133 habitants, zone de chalandise de proximité : 10 775 habitants


– 15 469 € par foyer fiscal (Jura : 16 868 € ; France : 17 497 €


– Pour 1000 habitants, 310 m2 de grande surface (Jura : 224 m 2 ; France : 140 m2)


Des terres agricoles appartenant à la commune, 10,5 ha, en périphérie de Champagnole sont exploitées par deux agriculteurs (un éleveur et un paysan boulanger).



Fin 2009, le Foyer Jurassien (dont le maire de Champagnole est vice-président), achète à la commune une parcelle de 1,8 ha (faisant partie des 10,5 ha déjà cités) dans le but de construire des logements sociaux.


Le 11 mars 2011, le Foyer Jurassien revend cette parcelle à la société Sodeldis (partenaire

de Leclerc), sur décision du 9/12/2009 par le CA, et ceci à 13 € le m2.



Quelques semaines avant la réunion de la CDAC (voir lignes suivantes), le POS est modifié pour que les parcelles agricoles puissent être urbanisées à usage commercial.



6 août 2010, la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) donne deux avis favorables pour l’implantation des hypermarchés Leclerc et Hyper U.



6 septembre 2010, la même commission donne deux avis favorables pour la création d’un ensemble commercial accolé à l’Hyper U et pour l’extension/déplacement de l’Intermarché.




Situation en novembre 2011


Une association s’est constituée « Collectif citoyens résistants » ; elle en appelle au Tribunal administratif, appuyée par

l’association Citoyens Ecologistes Solidaires. Elle appuie sa revendication sur la contradiction évidente de ce projet avec les principes de développement durable. Le dossier de requête est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d’Etat.


La Confédération Paysanne du Jura s’est emparée du problème en se positionnant résolument auprès du « collectif citoyens résistants« . Deux actions se sont déroulées récemment : le démontage des clôtures de la parcelle installées par la mairie et déposées devant celle-ci lors d’une manifestation bon enfant le jour du marché ; une conférence sur le problème de l’artificialisation des terres agricoles en France par expert national de la Confédération paysanne.


Or, une action en justice coûte cher. L’association, malgré quelques essais pour récolter de l’argent, n’a pas actuellement suffisamment de fonds pour continuer la procédure. Il manque actuellement 2 500 €



Volet économique


1. Les Hypers marchés, créateurs d’emplois ?


Les caisses automatiques sont de plus en plus nombreuses dans les grandes surfaces.


L’objectif est de diminuer le nombre d’employés aux caisses (une caisse automatique coûte 15 000 €, son amortissement est donc rapide face au salaire d’un employé aux caisses).


L’agriculture de proximité, les circuits courts, les cantines bio… A l’heure où le Conseil général du Jura projette d’acheter des terres agricoles à proximité des collèges pour aider à l’installation de producteurs bio., ce qui sera, entre autres, source d’emplois locaux (main d’oeuvre en cuisine, producteurs), le maire de Champagnole (conseiller général !) brade ses terres en faveur de la grande distribution.


3. Du prix de revient de l’utilisation des voitures. Avec un tel projet, gageons sans trop nous tromper que les commerces de proximité sont appelés à disparaître ; il ne restera aux citoyens que l’alternative de prendre leur voiture pour aller « faire leurs courses ». A qui profite l’argent que le citoyen dépense dans sa voiture ? A l’économie locale ?



Volet social


1. Quelle économie, quelles facilités pour

les champagnolais ?


On imagine aisément quelles améliorations de la vie courante vont apporter cette zone commerciale périphérique. D’après les porteurs de projet, l’offre actuelle se limite aux produits de 1ère nécessité. Voici des exemples révélateurs que des volontaires de l’association  » Citoyens Ecologistes Solidaires  » ont récoltés dans leur enquête dans un supermarché local :


– 50 marques de whisky,


– 40 m. de linéaire et 6 rayons d’aliments

pour chiens et chats,


– 120 shampoings,


– 6 références de foie gras (hors période

de Noël)…


Le niveau de vie moyen des champagnolais leur permet-il déjà d’accéder à cette multitude de produits de « 1ère nécessité » ?


2. L’accès à des produits de proximité de qualité est-il favorisé ?


Non, bien sûr. Les jurassiens qui ont la chance de pouvoir se fournir auprès de producteurs locaux, même en agriculture biologique, constatent journellement que ce mode d’approvisionnement direct n’est pas plus onéreux que l’achat en grande surface, et voire, moins coûteux. Tout le monde y gagne : une meilleure santé pour le consommateur, des débouchés pour les producteurs consciencieux, un lien social enrichi entre producteurs et consommateurs…


3. Quid des commerçants locaux ?


Certains commerçants se seraient déjà positionnés pour investir dans la zone commerciale. Cette migration serait la mort assurée du centre de cette charmante petite ville. Son attrait touristique en serait gravement endommagé, sa vie sociale affectée.




Volet environnemental


Les évidences sont multiples :


– plus de voitures qui roulent, plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère


– plus d’urbanisation, plus de traitement des eaux, des déchets…


– la dépense énergétique exorbitante de la construction de ce temple de la consommation

(rappelons que le secteur du bâtiment en France, c’est 40% des émanations de gaz à effet de serre).


– la zone de chalandise visée et poursuivie est irréaliste : Morez, Morbier d’un côté, Poligny de l’autre… On attendrait 15 000 clients supplémentaires, ce qui représente les populations cumulées de Poligny, Morbier, Morez. On serait tenté de s’exclamer « pourvu que les habitants de ces 3 communes ne viennent pas à Champagnole ! » Quelles nuisances environnementales

supplémentaires : un afflux de trafic sur le RN5, encore des km de carburants brûlés !


Le cas de la problématique agricole et de la disparition des terres productives de nourriture


Oui, la terre agricole productive de nourriture disparaît, au profit de :


– l’urbanisation (zones pavillonnaires qui impliquent des réseaux routiers et des infrastructures locales gourmands de surface constructible)


* cette urbanisation se fait souvent sur des « bonnes terres » situées à proximité des villes (qui s’étaient justement construites à proximité des terres productives)


– la culture d’agrocarburants


– de l’installation de centrales à énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien) qui trouveraient leur place sur les toits par exemple.







Paysan, espèce en voie de raréfaction

En Saône et Loire, « (…) Entre 2000 et 2010, le nombre d’actifs agricoles a chuté de 24 % pour chuter à 15 600 personnes, soit une saignée de près 5 000 actifs. Parmi eux, le nombre d’exploitant s’étiole de quasiment 3 000 (à peu près autant que le nombre de fermes disparues).« 

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2011/11/10/paysan-espece-en-voie-de-rarefaction





10 novembre

Efficace et naturel, la phytofiltration à Charnay Lès Mâcon


(…) pour répondre à des convictions environnementales et opter pour un système collectif et fiable, l’idée d’installer un filtre planté de roseaux a séduit la commune. « Et les habitants ont joué le jeu, ils se sont rapidement raccordés au réseau. »

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2011/11/10/efficace-et-naturel





octobre

Sauve sera-telle sauvée du supermarché ?

Ni là ni ailleurs

Les citoyens de la cité médiévale de Sauve (Gard) se sont mobilisés contre un projet de supermarché. Parmi eux, Crumb le dessinateur et, n’en doutons pas, l’âme de François Béranger qui a vécu et est mort là.

http://laviecevenole.blogspot.com/2009/06/sauve-and-pitchfork.html

et Saillans dans la Drôme ?

http://data0.eklablog.com/exist/mod_article5434375_1.jpg?714

http://soliens2.eklablog.com/non-au-supermarche-marche-du-30-avril-2011-a3686698


En conclusion d’un article paru dans Le Monde du 4 nov. sur Robert et Aline Crumb (Vertiges de l’amour), Frédéric Potet croit utile de s’étonner que le dessinateur se soit engagé contre le supermarché pour défendre le commerce et l’artisanat : « Robert Crumb idole du petit commerce ? » Et de conclure sur un « Et vlan dans les sixties !« 


Qu’est-ce que cela veut dire ? Dans son esprit, « les sixties« , la nouvelle gauche, le mouvement alternatif, la révolte et le foisonnement auxquels Crumb a participé, auraient-ils été favorables au grand commerce, à la grande distribution, au système Leclerc ? Frédéric Potet a de curieuses références. Il doit confondre avec tout autre chose ; justement avec le contraire de la nouvelle gauche alternative. Le laminage des commerçants et des artisans par la grande distribution financiarisée résulte, en effet, des politiques imposées par le capitalisme néo-libéral dès la fin des années cinquante (Plan Pinay-Rueff 1958, Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique dirigé par Jacques Rueff et Louis Armand en 1959).


Faut-il que les sixties alternatives soient dénaturées pour qu’un quotidien national publie de telles âneries !





23 octobre 2011

Bouffe médiocre et polluée, OGM et devenir


(…) les micro-ARN des végétaux que nous consommons ne sont pas détruits par la digestion, ils se retrouvent dans nos organes, et en modulent le métabolisme !

L’humain végétalisé

http://www.liberation.fr/sciences/01012365542-l-humain-vegetalise

Un régime riche en légumes pourrait modifier les gènes

http://cusm.ca/newsroom/legumes-genes-et-maladies-cardiaques





octobre

Délinquance industrielle, délinquance économique, collusions, conflits d’intérêt, corruption institutionnelle, malversations, lâcheté commune, lanceurs d’alerte, harcèlement et censure


Médiator : Portrait d’Irène Frachon, retour sur un scandale de santé publique.

Nous autres, émission de Zoé Varié, France Inter

http://www.franceinter.fr/player

Médiator, combien de morts ?

http://www.editions-dialogues.fr/livre/mediator-150-mg/

http://www3.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/editions-dialogues-fr-dans-la-tourmente-du-mediator-23-01-2011-1183863.php




sur les écrans

De bon matin

film de Jean-Marc Moutout

La violence. Elle sourd de l’entreprise bancaire où travaille Paul. Mais il n’en a pas conscience. Il a réussi. A force de travail opiniâtre à accumuler les profits en vendant n’importe quels « produits financiers » aux clients, il a grimpé dans la hiérarchie sans se poser de questions. Il est reconnu (mais pourquoi ?), récompensé, comblé. Chez lui, rien ne dépasse. Bon petit soldat de la croissance, il est totalement banal et cela rend le film encore plus fort.


Et arrive la crise, c’est à dire le résultat logique, inéluctable, de la dérive des pratiques spéculatives à très haut risque (surtout pour les clients et l’intérêt général) dans lesquelles tous se sont laissé glisser douillettement. Et l’entreprise-mère nourricière se retourne contre ses personnels pour tenter d’échapper à la sanction. Arrivent des évaluateurs, des gestionnaires, des restructurateurs, des jeunes types sans connaissance ni expérience, idéalement infects, que Paul accueille avec la confiance du professionnel fort de sa carrière.


Les stakanovistes sont toujours les plus durement frappés quand ils découvrent la violence de la « gestion des ressources humaines », cette dégradation radicale des rapports humains introduite par la révolution néo-capitaliste à laquelle ils ont contribué sans conscience. Les harceleurs leur signifient qu’ils ne sont rien et ils ne sont plus rien. Tout ce en quoi ils croyaient, tout ce qui les avait construit, tout leur monde s’effondre.


Paul se délite sous nos yeux. Effaré, il découvre la lâcheté suicidaire de ses collègues quand il les invite à résister. Et il ne peut fuir vers une autre aventure car l’entreprise a pris toute sa vie. Elle est sa vie. Tout juste si un rêve du temps où il avait encore un peu de liberté lui revient. Partout où il cherche appui et secours, il ne trouve qu’incompréhension, irritation et dérobade. Isolé, miné de l’intérieur par les techniques de harcèlement auxquelles il ne peut répliquer efficacement, Paul s’effondre sur lui-même. Le film commence par l’application de la seule solution qui restait à Paul : retourner vers l’entreprise la violence qu’elle a développée.


Il ne semble pas inutile de rappeler que le capitalisme (économique et politique), et surtout sous la forme ultralibérale et financiarisée qui a été imposée crescendo depuis une soixantaine d’années, est une guerre.


De bon matin est un film sobre, condensé, efficace, servi par un Jean-Pierre Darroussin coulé dans la peau douloureuse de Paul.


Qui s’est frotté au harcèlement en revivra les émotions et jouira de l’une des premières scènes du film.

Qui ne connaît pas encore pourra s’y préparer ou reconnaître ce qu’il n’a pas encore identifié.





La télé rend con,
mais, heureusement, elle abrège la douleur de vivre

Télé : attention, danger public

article paru dans Le Monde du samedi 8 octobre

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/08/la-television-tue-mais-il-faut-bien-vivre_1584382_3244.html

« La petite lucarne peut jouer un rôle délétère sur la cognition et le comportement des enfants, mais aussi sur l’espérance de vie des adultes, rappellent des études récentes. Un problème mondial de santé publique. »

Plus sur les sources de l’info :

http://groupsearch.bmj.com/search/search.cgi?query=television&collection=bmj


Il ne serait pas mal de contraindre… Oui, contraindre les parents qui aiment tant les z’enfants et les laissent se remplir de téloche et de jeux vidéos, ou chez des nounous qui les plantent devant la télé dès le matin, à lire la totalité des articles.


Ainsi, on commence à comprendre pourquoi le taux de connerie a explosé.





octobre 2011

Les 2/3 des tumeurs des agriculteurs sont liées aux pesticides


http://info.france2.fr/sante/pesticides–la-cause-des-tumeurs-des-agriculteurs-70721815.html





septembre

Succès grandissant pour les jardins familiaux

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2011/09/24/succes-grandissant-pour-les-jardins-familiaux

Pas bête, n’est-ce pas ? Malheureusement, des municipalités y sont totalement insensibles, ne répondent même pas aux demandes et propositions, et organisent la perte des terres arables sous le béton et le macadam.


http://www.vivre-a-chalon.com/lire_CHALON-_-Re_insertion-_-_des-graines-d_espoirs_-pour-un-jardin-biologique,23035ae9c4c11c994be3d3f4744a12808b202219.html

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2011/09/24/rebondir-face-aux-difficultes





Pesticides à Saint Gengoux


Tandis que la Région Bourgogne et le Conseil Régional de Saône et Loire, eux-mêmes, appellent à lever le pied sur les épandages d’herbicides par les communes, à Saint Gengoux…

 


Et, du jamais vu par ailleurs, même le pourtour des arbres urbains est arrosé avec la mixture !





Cinéma septembre 2011

La planète des singes : les origines


Oui, c’est encore une grosse production hollywoodienne, et alors ?


Grâce aux effets spéciaux, le film n’en est que plus efficacement au service du point de vue des esclaves parmi les esclaves : d’autres anthropoïdes maltraités dans les laboratoires de recherche.


Curieusement appelé Ceasar, le héros du film est le nouveau Spartacus.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181716.html


C’est l’occasion de se souvenir encore du sort qui a été réservé dans une université française à une population de macaques de Tonkéan il y a 3 ans à Strasbourg :

A Strasbourg, les singes quittent le centre d’études sans remerciements et les pieds devant

http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/reserve-4.html


Un groupe social d’une quinzaine de Macaques de Tonkéan vivait au Centre de Primatologie de l’université Louis Pasteur de Strasbourg depuis de longues années. Suite à la décision unilatérale du conseil scientifique, il vient d’être exterminé.


Originaires de l’Indonésie, et plus précisément de Sulawesi, les macaques de Tonkéan sont une espèce internationalement protégée. Ils sont connus et particulièrement étudiés pour leur culture de l’organisation démocratique et de la résolution des conflits, et ceux du centre de primatologie de Strasbourg avaient presque atteints à la célébrité grâce aux travaux qui leur étaient consacrés (a).


La raison invoquée : les chercheurs avaient découvert qu’ils étaient porteurs d’un virus d’herpès (B) et il fallait protéger le personnel. Misérable prétexte. Les macaques de Tonkéan sont majoritairement porteurs sains de ce virus, et nul ne songe à les tuer pour cela dans les parcs zoologiques. Il suffit de quelques précautions basiques pour se protéger de la contamination. D’ailleurs, on savait, dès leur arrivée dans les années 1980, que les macaques de l’université de Strasbourg étaient porteurs du virus.


En fait, il semble que ces singes aient été éliminés pour faire place à d’autres et à un programme de recherche en pharmacologie (très rentable). Pourquoi se fatiguer pour leur trouver un lieu d’accueil pour leur retraite quand on peut résoudre « le problème » sans rien dépenser ni même éprouver une émotion ? Donc, après avoir imposé d’interminables années de privation de liberté à ces travailleurs bénévoles, après qu’ils aient inspiré maintes études valorisantes pour les chercheurs et les étudiants, c’est une vulgaire question de gros sous qui aurait décidé de leur vie et de leur mort comme s’il s’était agi de vulgaires déchets. Vingt cinq années de proximité n’ont ouvert aucune brèche dans la muraille d’insensibilité (en l’occurence, on ne pourrait pas dire inhumanité…) des décideurs. Aussi sympathiques que les autres, les hiérarchies scientifiques !


On voit là, au cœur de l’université française, une manifestation spectaculaire de la culture de la domination du vivant, la culture qui se réfère à Descartes le mécaniste tortionnaire, culture « anti-nature » comme elle se définit, cette culture du mépris qui préside à la destruction de la biosphère.


Si ces macaques de Tonkéan ont pu prouver aux chercheurs perspicaces qu’ils savaient vivre en société démocratique, les responsables de l’université de Strasbourg viennent, eux, de nous convaincre qu’ils sont incapables de constituer une société et de vivre en accord avec la biosphère.


Avec des « élites » aussi sensibles et intelligentes, comment s’étonner que rien n’évolue et que l’on continue droit au récif ?



(a) L’observation de ce groupe a inspiré Frans de Waal et Bernard Thierry pour écrire « Les antécédents de la morale chez les singes » qui est paru dans « Les origines de l’humanité », tome II (chez Arthème Fayard).

Voir « Le singe, un animal moral« , un article qui figure sur le site

http://www.scienceshumaines.com

Au-delà du titre toujours chargé de conditionnements, le traitement du sujet marque un tournant dans la prise de conscience des qualités des autres êtres.


voir également, sur le site du Nouvel Obs, un article de Fabien Gruhier paru en mai 1995 : « Des casques bleus chez les primates. La grande leçon qui nous vient du singe« 


Et la vidéo présentée par le site http://www.dailymotion.com/video


Voilà, ce sont ces êtres très sympathiques qui viennent d’être éliminés.

La tête à l’envers septembre 2008





août

Les bocages, un héritage du Moyen-Age


Un article du Journal de Saône et Loire qui vient à point dans une région où beaucoup sacrifient encore des haies et des bois pour des raisons qui n’en sont pas, ou les maltraitent en les taillant mal (avec des « broyeurs » !) ou au mauvais moment :

http://www.lejsl.com/environnement/2011/08/16/les-bocages-un-heritage-du-moyen-age


voir aussi :

Les haies, destruction et renaissance

dans la rubrique Informations pratiques (sur ce blog)





fin juillet 2011

L’eau de Saint Gengoux le National cédée au privé ?


Tandis que beaucoup de cités et de populations dans le vaste monde, et même en France, y compris de grandes villes peu constestataires (Bordeaux par exemple), défendent et récupèrent énergiquement leurs communaux, à commencer par l’eau, il semble que la municipalité de Saint Gengoux ait cédé aux sirènes des mercanti. En effet, sur les factures de juillet est apparu un message inquiétant :

« Nous vous informons qu’à partir du 1er juillet 2011, c’est SDEI Lyonnaise des Eaux qui sera désormais votre interlocuteur (…) »


Si cela est, là encore, l’information et les avertissements préalables n’auront servi à rien !


Voir ci-dessous la présentation du film Water makes money




27 juin 2011

La fabrication des profits de la grande distribution
enfin confirmée officiellement

par l’Observatoire des prix et des marges des produits agricoles


http://www.france-info.com/economie-entreprises-secteurs-2011-06-27-la-grande-distribution-accusee-de-faire-grimper-les-prix-alimentaires-546543-22-23.html

http://www.ladepeche.fr/article/2011/01/27/999819-Les-producteurs-de-viande-sur-la-paille.html

également : Les marchés de dupe de la grande distribution

dans Libération du 28 juin


http://www.amisdelaterre.org/Les-coulisses-de-la-grande.html

une interview de Christian Jacquiau.

Sans doute les Amis de la Terre d’aujourd’hui ignorent-ils ce que la grande distribution (Leclerc-Gorz, pour faire vite) a fait aux premiers AT et au mouvement alternatif qui l’avaient déjà dans leur ligne de mire… Des détails dans « Et la vie devint une cause perdue » (sur le blog)


voir et revoir le dossier de Campagnes Solidaires comportant, entre autres, l’article :

La mondialisation commence au supermarché !

chercher : Campagnes Solidaires les boutiques du capital


Et, pour la bonne bouche :

« Du supermarché à la tombe en passant par les navires porte-conteneurs« 





Cauchemar consumeriste en Saône et Loire


Le département bat tous les records de fréquentation des grandes surfaces : près de 10% au-dessus de la moyenne nationale.

La Saône et Loire est donc en total décalage avec l’évolution actuelle vers les productions locales et la vente directe, ou relayées par le commerce de proximité. Voilà une explication à la désertification des villages et aux projets de supermarchés qui, ici, font encore fantasmer certains, comme il y a 30 ans ailleurs. La Saône et Loire s’en trouve particulièrement handicapée par rapport aux mutations indispensables pour sortir des crises létales en cours :

– réaliser les économies de matériaux, d’espace et d’énergie en réduisant les transports de marchandises et les déplacements motorisés jusqu’aux parkings des supermarchés,

– redécouvrir, revaloriser, relancer et rediversifier les productions locales,

– redévelopper des travaux valorisants insérés dans la vie locale,

– revitaliser les cités et les villages grâce à la réimplantation des commerces et des artisanats,

– améliorer la qualité et la diversité des produits,

– restaurer la diversité et la densité des écosystèmes dévastés par l’agriculture industrielle,

etc.


Pourquoi une telle situation en Saône et Loire ?


Heureusement, des signes de réveil local et des initiatives venues d’ailleurs amorcent la restauration nécessaire :

– le petit marché à Saint Gengoux le National

– la distribution ittinérante des Filles de l’Epicier autour de Chissey-les-Mâcon, Blanot, Cruzille

– la vente directe au jardin à Blanot (la Mauvaise Graine)

– un nouveau petit marché à Joncy

– un autre, tout nouveau, à Nanton (le dernier vendredi du mois)



C’est le moment de ressortir l’information sur Slow Food et Città Slow, deux mouvements qui s’étendent parce qu’ils correspondent à la nouvelle prise de conscience écologiste, sociale et conviviale.


Extraits de la charte de Città Slow qui comporte 70 points :

– relocalisation des productions, des échanges,

– stimulation des réalisations communautaires, développement des équipements collectifs,

– économies d’énergie et production d’énergies renouvelables,

– développement du compostage,

– mise en valeur du bâti ancien, restauration, valorisation de la belle architecture et de l’histoire, plutôt que de construire neuf,

– promotion de l’architecture bioclimatique, information et formation des professionnels du bâtiment,

– réduction des pollutions sonores et lumineuses,

– développement des zones piétonnes, développement des transports en commun, de l’usage du vélo, et réduction draconienne des déplacements automobiles,

– suppression progressive des fastfoods et des centres commerciaux,

– exclusion des OGM, développement de l’agriculture biologique et de sa distribution,

– valorisation des spécialités gastronomiques et des métiers traditionnels,

– destruction des obstacles au bien-vivre, développement de la convivialité,

etc.

Plus d’information sur Alternatives pratiques et constructives (sur ce blog)

http://renaissancesrurales.blogspot.com/2010/09/conseils-pratiques.html

Città Slow

http://www.cittaslow.net

http://carfree.free.fr/index.php/2008/03/04/cittaslow-les-villes-lentes-contre-la-frenesie-automobile/





mi-avril

CA COMMENCE A BIEN FAIRE !

URGENT : APPEL A LA SOLIDARITE pour des paysans bio en Bresse


message à faire circuler


Jean Pierre et Renée JACQUIER sont producteurs de viande bovine et volailles en agriculture biologique au GAEC du Grand Taperey à Pierre de Bresse.

Ils sont actuellement victimes d’une intimidation par un autre agriculteur qui met en péril leur exploitation et une AMAP .


Les Jacquier sont locataires de terres du côté de ST BONNET en Bresse, qui jouxtent 300 ha de terres appartenant à un GAEC (les Muzeau). Lesquels ont acheté les terres louées ( sans avoir prévenu les locataires) et veulent maintenant les expulser. Mais le bail de location court toujours et les services préfectoraux ont signifié aux Muzeau un refus d’exploiter (1), car mettant en péril l’exploitation des Jacquier.


Mais les « propriétaires » ne respectent pas les injonctions de la préfecture et utilisent des mesures d’intimidation : arrachage des clôtures, labourage des prairies, épandage de fumier ….voire de pesticides !

Or ces terres sont classées en bio depuis 25 ans, et ces saccages et pollutions volontaires mettent en péril l’avenir de l’exploitation mais aussi d’une AMAP.


Nous avons choisi, comme les Jacquier, la défense solidaire et collective.

Les autorités responsables ont été alertées ( préfet, gendarmerie, ..) mais n’ont encore rien fait. Les élus ont été alertés. Les « délais de justice » seront inopérants : ils n’éviteront pas les dégâts si nous n’empêchons pas maintenant l’irréparable.


Nous exigeons l’application urgente de la loi.

PREPAREZ VOUS A VOUS MOBILISER LA SEMAINE PROCHAINE !


(*) Lettre de la DDT en date du 8 sept. 1011, déclarant le refus d’exploiter aux Muzeau – Plainte de JP JACQUIER à la gendarmerie de ST GERMAIN DU BOIS le 13 avril 2011 –


Messages de soutien : JP JACQUIER – 10 chemin de l’Hays 71270 PIERRE DE BRESSE – tél/fax : 03 85 76 24 04 – Courriel : jacquier.agribio@yahoo.fr


Contact CAPEN : thierry.grosjean5@wanadoo.fr – 09 71 38 89 64



Article paru dans le Journal de Saône et Loire le 12 novembre 2010


Consommation solidaire


Les AMAPiens de Laïs se sont retrouvés autour de Renée et Jean-Pierre Jacquier, producteurs à Pierre-de-Bresse qui les alimentent depuis 2006 en viande bovine et poulets, labellisés agriculture biologique. Viande limousine et poulets de Bresse, une production dont bénéficient des familles du Jura et de Saône-et-Loire qui se sont engagées dans le cadre solidaire d’une AMAP (Aide au Maintien d’une Agriculture Paysanne).


Le principe : un agriculteur et des AMAPiens passent un contrat annuel : le partenaire-agriculteur s’engage à fournir une viande bio de qualité à des dates fixées, le partenaire-consommateur apporte la garantie des versements. En somme, une fidélisation dans la consommation locale et solidaire, afin que perdurent les petites exploitations de proximité. Moins de transport, plus d’engagement et tout le monde est content !


Contact : 03. 85 .72 .30. 92. ou 03. 85. 76 .24 .04.





La guerre de l’eau

sur les écrans

« Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent »

de Leslie Franke et Herdolor Lorenz.

A Paris, au cinéma La Clef.

Ceux qui ne l’ont pas vu sur ARTE mardi 22 mars, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, ont tout intérêt à voir cet excellent documentaire sur la manière dont un bien commun essentiel est accaparé, détourné, gâché, tout en vidant les poches des usagers.


Leslie Franke et Herdolor Lorenz décortiquent les méthodes et le réseau propagandiste et corrupteur qui ont permis aux trusts – au premier rang desquels Veolia et Suez – de s’imposer là où tout était organisé et géré à long terme par les administrations publiques et les communautés. On voit ainsi que les lobbies ont pénétré les milieux politiques, syndicalistes, universitaires, scientifiques, médiatiques, de la protection de la nature, etc.

Plaçant leurs hommes, gagnant des complicités, ils ont multiplié les relais diffusant à satiété leur point de vue et leurs incitations, pour influencer les conseils municipaux comme les parlements et les institutions internationales.


Parmi les manoeuvres favorites des lobbies, figure le substantiel « droit d’entrée » aux municipalités. Souvent présenté comme un « cadeau » accompagnant la cession au privé, c’est en fait un prêt, un crédit que les usagers, devenus clients, vont payer largement, et avec les intérêts. Sans compter les coûts à venir de la réduction de l’entretien des réseaux et de l’oubli de la préservation de la ressource.


Lors d’une séquence fascinante, on voit des syndicalistes s’opposer aux dénonciateurs des malversations de l’un de ces trusts sous prétexte de défense de l’emploi et du salariat. Cela rappelle beaucoup de choses à l’alternatif qui a vu souvent des victimes désignées prendre le parti de la domination et de la pollution. Cela souligne l’opposition entre les deux civilisations : celle de la domination de la nature et des hommes, avec ses profits, ses assujettis et ses coûts illimités, et celle, conviviale, de la compréhension du vivant, et des biens communs repris en mains localement pour le long terme.


Un autre passage remarquable nous apprend l’existence de chaires universitaires patronnées par les lobbies, et l’ampleur de la pénétration dans l’enseignement et la recherche. Cela et d’autres stratégies, par exemple ce « Forum Mondial de l’Eau » qui n’est qu’une vitrine commerciale, font irrésistiblement penser à quelque chose de plus ancien et qui a eu une influence considérable sur les orientations imposées depuis une soixantaine d’années. Il s’agit du Congrès pour la Liberté de la Culture, fer de lance de l’offensive capitaliste mondiale. Mêmes méthodes de propagande et de corruption. Mêmes objectifs : imposition de la culture mécaniste anti-nature et promotion des technologies dures, captation et concentration des pouvoirs sous le voile de la démocratrie représentative, et spoliation des biens communs + destructions planétaires. Nul doute que si l’on pouvait remonter des uns aux autres, on découvrirait des connexions très intéressantes.


Vidéo bande annonce

http://www.watermakesmoney.com/fr/bande-annonce-.html

http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film.html

http://www.acme-eau.org/Water-makes-money-ou-comment-les-multinationales-transforment-l-eau-en-argent-sur-ARTE-mardi-22-mars-20h40-21h55-dans-le_a2890.html


voir l’encadré sur la révolution bolivienne qui a commencé avec la guerre de l’eau à Cochabamba, dans le chapitre « Les mythes d’une escroquerie en voie de mondialisation »

sur : http://www.planetaryecology.com/


également, ci-dessous en janvier, la présentation du film « Même la pluie« , sur la guerra del agua qui a commencé à Cochabamba avant de gagner toute la Bolivie.

Si le film ne passe pas près de chez vous, le DVD coûte 10 €

C’est l’occasion de le visionner avec les amis, les voisins, vos conseillers municipaux favoris.




Un débat sur le nucléaire et l’énergie


est organisé par l’ASR (Association Solidarité Rurale) le 16 avril à Joncy…



Un « débat sur le nucléaire« … Cela peut être utile à condition qu’il se concentre sur le pourquoi ?


Car le nucléaire n’est qu’une technique imposée par un choix beaucoup plus important : quelle civilisation ?


Il y a… Il y a déjà longtemps, nous étions quelques-uns à souligner la correspondance entre le type de civilisation et la technologie. Et je disais qu’il existait des technologies totalitaires – comme le nucléaire -, ce vers quoi les groupes dominants (dont toute la gauche de l’époque) nous orientaient. Cela n’a pas plu. Mais je n’ai pas changé d’avis.


Le nucléaire est une conséquence du gaspillage (colossal en tous domaines), du productivisme et de la surconsommation. Surconsommation ? Oui, désormais très répandue, presque obligée. Par exemple, le TGV est un gaspillage et une surconsommation, le choix de la civilisation du nucléaire.


Plus profondément, ces dérives découlent de la recherche effrénée du profit, donc du pouvoir : le capitalisme boosté au néo-libéralisme. Déjà toute une histoire passionnante.


Et, c’est pas fini, il faut toujours remonter à la source… Qu’est-ce qui a permis le développement et la mondialisation du capitalisme ultra ? C’est une culture, un système de références, une certaine vision du monde qui a supplanté la culture naturelle inspirée du vivant : la culture impérialiste qui a été imposée contre la culture conviviale.


Alors, déjà, il faut avoir reconnu qu’il existe deux familles culturelles parfaitement antagonistes, ce dont tout le monde n’a pas conscience. Le mouvement écologiste était alternatif parce qu’il restaurait la culture conviviale, la culture du vivant – prolongement de la nature, comme disait Darwin – en réaction à l’offensive mondiale de l’impérialisme capitaliste commencée peu avant. C’est d’ailleurs pourquoi il a été si vite étouffé.


Donc, le débat ne sera vraiment constructif que si le fond – quelle civilisation ? – est abordé.


La question de la culture de référence et de la civilisation peut être illustrée par l’attitude par rapport à la communauté, l’habitat, le transport, la consommation.


Parallèlement au renforcement (ici) et à la mondialisation des systèmes d’exploitation depuis la Seconde Guerre Mondiale, l’individualisme, le chacun pour soi, la séparation de la personne et du groupe familial d’avec les autres et la société, le repli défensif, ont été encouragés de toutes les manières. Jusqu’à faire disparaître – surtout en France – la simple idée de l’utilité de la proximité et de la mise en commun (l’économie des communaux).


C’est ainsi que l’habitat individuel séparé de tout le reste, tel l’épouvantable « lotissement« , a été inventé et répandu (1). Beaucoup d’avantages pour la domination : les maisons séparées les unes des autres augmentent les distances, toutes les distances, les distances sociales aussi. Elles gaspillent l’espace (les terres agricoles et les réserves sauvages) et créent paradoxalement plus de promiscuité avec la vision panoramique chez les voisins. Elles induisent de plus grandes consommations d’énergie pour le déplacement (la motorisation devient souvent indispensable et, à son tour, celle-ci induit plus de déstructurations). Les maisons séparées induisent de plus grandes consommations d’énergie pour la climatisation de l’habitat aussi (2). La distanciation physique et sociale crée de plus grands besoins en réduisant les possibilités de la mise en commun des équipements. La consommation de « biens d’équipements » qui pourraient être mis en commun, réparés, rendus plus durables… dans une société de type communautaire, s’envole et stimule la croissance, le gaspillage, la destruction profitable d’autres écosystèmes, d’autres sociétés plus loin, ailleurs, etc.


De l’individualisation à la croissance marchande (comme disait Rocard du PSU faussement autogestionnaire en 74, ci-joint) et au nucléaire-sinon-le-retour-à-la-bougie, en passant par l’annihilation de la démocratie (qui est le mouvement de la société, pas sa représentation falsifiée !), il y a une suite de conséquences dont on ne peut sortir qu’en remettant en cause la culture et les structures dominantes. Car ce système cohérent trouve sa force dans les abandons et les dérives consuméristes interprétés comme des « progrès » tandis qu’ils enchaînent aux lobbies.


Problème de fond :

Ce renforcement et cette mondialisation des systèmes d’exploitation ont été organisés, les résistances et les projets alternatifs ont été sabotés pour faire place nette. Il faudrait, donc, déjà en savoir l’histoire pour deviner comment en sortir (nous en sommes encore à la découverte).

Deux livres pour commencer à ouvrir les yeux :

« Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle », Frances Stonor Saunders, Denoël.

« Dolce vita 1959-1979« , Simonetta Greggio, Stock.


(1) comme dans les villages de notre région où la plupart des maisons sont construites en rupture avec l’urbanisme d’origine et souvent dispersées dans la campagne (voire St Boil)


(2) l’urbanisme en habitat regroupé protège des excès climatiques et crée des micro-climats




AVRIL 2011



sur ARTE

Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent


Les réalisateurs allemands de ce documentaire, Leslie Franke et Herdolor Lorenz, plaident pour un retour à la gestion publique de l’approvisionnement en eau dans les communes françaises.


Le film sera diffusé sur Arte mardi 22 mars à 20h40, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau.


Vidéo bande annonce

http://www.watermakesmoney.com/fr/bande-annonce-.html

http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film.html

http://www.acme-eau.org/Water-makes-money-ou-comment-les-multinationales-transforment-l-eau-en-argent-sur-ARTE-mardi-22-mars-20h40-21h55-dans-le_a2890.html


ci-dessous en janvier, la présentation du film « Même la pluie« , sur la « guerre de l’eau » qui avait commencée à Cochabamba en Bolivie





Encore un très grand qui s’en va…

et qui nous laisse tant de musique

et d’émotions





Crossroads 96

http://www.youtube.com/watch?v=cO-lrkHbPZU


I’m standing at the crossroads

There are many roads to take

I stand here so silently

I’ve got fear of a mistake


One road lead to paradise

One road lead to pain

One road lead to freedom

I swear they all look the same


Well I have traveled many roads

And not all of them were good

The foolish ones taught more to me

Than the wise ones ever could


One road lead to sacrifice

One road lead to shame

One road lead me to freedom

But I swear they all look the same


They were roads I’ve never travelled

And the turn I did not take

And the mysteries I could not unravelled

Baby leaving you, that’s my mistake


So I’m standing at the crossroads


big brother

http://www.youtube.com/watch?v=36C_kvdrM10&feature=related

Trouble

http://www.youtube.com/watch?v=pLGCI2QPc7A&feature=related


http://fr.wikipedia.org/wiki/Calvin_Russell





Pollen

film de Louie Schwarztberg


Un film classique de protection de la nature avec des touches anthropocentristes un peu gênantes. Mais c’est un film nécessaire avec une très belle photo montrant ce que l’on n’a guère l’occasion de voir. Les relations remarquables et le rapprochement des histoires permettent de se rappeler – ou de réaliser – que le vivant est unique, un et indisociable, tissé d’interrelations, fait de multiples corps fondus en un seul corps. Cela souligne l’absurdité de la civilisation impérialiste qui a prétendu dominer la nature, c’est à dire : le vivant, le dissocier en parties distinctes et le tuer pour fabriquer du pouvoir et de la croissance. La principale croissance obtenue par cette logique mortifère est celle des destructions colossales réalisées surtout ces dernières dizaines d’années.


La réduction de la diversité, la raréfaction des pollinisateurs ont atteint des proportions telles que chacun devrait en être frappé. Tel n’est pas le cas tant la culture anti-nature a pollué les esprits. Surtout dans la France dévitalisée par l’usage intensif des pesticides.


http://www.lejdd.fr/Culture/Cinema/Actualite/Pollen-le-film-qui-veut-changer-le-monde-282757/

vidéo de présentation :

http://www.youtube.com/watch?v=xSNav1YmDFE

Rappel sur la contamination du pollen par les OGM :

http://www.dailymotion.com/video/x6hevc_le-pollen-de-la-discorde-12_news




Pour se remonter le moral


Notre poison quotidien, nouveau documentaire de Marie Dominique Robin sur ARTE ce 15 mars.

Pour en savoir encore plus sur les épandages du profit contre nature dans nos assiettes et dans les chairs torturées du vivant.

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Notre-poison-quotidien/3673748,CmC=3673928.html

« Notre poison quotidien » est aussi un livre


Ci-dessous, en décembre :

Vivre et s’empoisonner au pays

et, plus précisément, dans les campagnes françaises

avec d’autres sources d’information




La civilisation de la mort

En Corée, suite à une épizotie et en dépit de la simple solution logique, empathique et économique : quarantaine + vaccination, le gouvernement sud coréen a décidé la mise à mort de plus de 3 millions d’êtres vivants. Comme le révèle la vidéo ci-dessous, les animaux sont enterrés vivants.


Comme pour les Libyens livrés sans défense aux mercenaires de Kadhafi.


http://www.parismatch.com/Actu-Match/Environnement/Actu/Fievre-aphteuse-des-millions-animaux-enterres-en-coree-du-Coree-du-Sud-257493/

L’agro-alimentaire productiviste (la « Révolution Verte ») lancé avec l’offensive capitaliste que nous subissons depuis la Seconde Guerre Mondiale en est un résultat, comme la mise à mort des parties les plus vitales de la biosphère (ci-dessous le sujet sur l’huile de palme et la destruction des forêts primaires).


Civilisation de la mort… Elle prend racine dans la culture impérialiste de la domination de la nature et des hommes – « culture anti-nature« .

C’est la culture de la réification du vivant,

du mépris des autres,

de l’ignorance des interrelations et de la symbiose planétaire,

de la marchandisation,

de la « rentabilisation« ,

du profit,

de la mise à mort des êtres et de la biosphère.

Elle a été théorisée, développée, enseignée, installée ces 60/70 dernières années.

Sur l’élan du nazisme.



MARS 2011



Une agriculture folle


Montant des subventions de la PAC pour la France seule : 57 milliards d’€ en 2010


Primes à l’irrigation versées en 2005 : 134 milliards d’€.


Ces chiffres sont rapportés par Isabelle Saporta dans « Le livre noir de l’agriculture » qui sort aujourd’hui chez Fayard :


Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt notre agriculture. Malgré son coût prohibitif, celle-ci ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d’eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L’agriculteur ne s’en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n’est que le bouc émissaire d’un système qu’il subit. La confiance est rompue.

Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l’absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d’eau pollué aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités à l’antibiorésistance.

La conclusion semble s’imposer : puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, il est urgent de changer de cap et de revenir à davantage de raison. Mais si tout le monde s’accorde sur le constat d’échec, aucun responsable politique ne veut prendre le risque de s’attaquer aux fondements de l’agriculture intensive.

Loin de se contenter de brosser un tableau alarmiste, Isabelle Saporta avance des solutions simples. Pour les trouver, il suffit de savoir écouter ceux qui connaissaient le monde avant son délire productiviste. Ceux qui, aujourd’hui, travaillent d’arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan.

Le choix des Shadoks s’imposait. Il s’impose, d’ailleurs, presque dans tous les domaines, aujourd’hui, car ce qui a fait dériver la plus grande partie des agriculteurs/éleveurs vers le grand n’importe quoi a déstructuré tout le reste – en particulier le commerce par la grande distribution – pour le plus grand profit d’une minorité parasite plus puissante que jamais – les promoteurs de toute l’affaire.


Pour le seul secteur agricole, on n’en finit pas d’identifier les dégâts commis par la politique mise en place au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale par l’oligarchie nord-américaine pour poursuivre l’accumulation de profits stimulée par le conflit, et avec les mêmes technologies : le machinisme agricole lourd en remplacement de la production d’engins de combat, les pesticides dans le prolongement des bombes et autres armes chimiques, etc.

– ruine des sociétés rurales et dépeuplement,

– perte des savoirs,

– plongée dans l’ignorance et la réification du vivant,

– rationalisation totalitaire de l’élevage et souffrances animales multipliées,

– extinction d’espèces et diversité biologique au plus bas,

– diversité culturelle

– pollution générale,

– sols et campagnes ruinés,

– patrimoine bâti traditionnel dégradé,

et, ailleurs, paysanneries ruinées, peuples autochtones anéantis, écosystèmes dévastés,

etc.


Sur l’origine du délire :

Rien qu’une question de civilisation

http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/rien-quune-question-de-civilisation_08.html

Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés

http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51:restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes&catid=34:article&Itemid=70

On aurait pu faire autrement, vraiment autrement. Mais, tous ceux qui le proposaient ont été harcelés, jetés au placard, éliminés. En 1972, quand j’ai proposé au Mouvement Coopératif de développer les produits biologiques, j’ai été licencié sur le champ de l’Institut des Etudes Coopératives. Qui étaient les licencieurs ? Pas des patrons des industries chimique et mécanique. C’étaient des coopérateurs des coop agricoles et des coop de consommation. Plus précisément, des représentants de ces coopérateurs, représentants qui, gagnés à la cause des industriels, s’appliquaient à desservir depuis longtemps les intérêts de leurs mandants. Plaisanterie habituelle de la « démocratie représentative« .


Aujourd’hui, en février 2011, les toutes nouvelles aides à l’agriculture biologique viennent déjà d’être divisées par deux.


On peut encore faire autrement. Mais il faudrait une mobilisation…

http://www.dailymotion.com/video/x77yrt_claude-bourguignon_news

http://www.youtube.com/watch?v=iijQ4wJg8vM


Devinette :


Pourquoi la Région Bretagne veut-elle poursuivre en justice la fédération française des associations de protection de la nature (France Nature Environnement) pour ses affiches dénonçant les pollutions dues à l’agriculture productiviste, tandis qu’elle n’a jamais poursuivi les responsables des dégradations ?




FEVRIER 2011




Gary Moore…

est mort ! http://www.youtube.com/watch?v=4O_YMLDvvnw





La maladie professionnelle d’un agriculteur victime des pesticides est reconnue


La maladie de Denis Camuset, agriculteur à La Loye dans le Jura condamné au fauteuil roulant, a été diagnostiquée en juin 2008 : lymphome. Après beaucoup de difficultés et une bataille juridique, le Tribunal des Affaires Sociales vient de reconnaître qu’il s’agit d’une maladie professionnelle due à l’exposition aux pesticides.

Voir :

http://franche-comte.france3.fr/info/jura–empoisonnement-aux-pesticides-reconnu-67053307.html

et, ci-dessous, Vivre et s’empoisonner au pays avec le combat équivalent de Paul François, autre paysan contaminé qui a eu le courage de vaincre l’omerta sur le sujet.





Le développement du bio saboté en France


A peine instauré, le crédit d’impôts accordé aux agriculteurs en reconversion biologique vient d’être discrètement divisé par deux par la loi de finances votée, sans réticence ni débat, le 15 décembre par l’Assemblée Nationale.


Une fois de plus : marche arrière toute !


Reste à faire le compte des conséquences.





Saccage des campagnes ET déstructuration de la cité

cela va continuer longtemps ?


« Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d’ardoise, des tas de foin, des vaches… Et pour rejoindre Brest, à quelques kilomètres au sud, une bonne route départementale goudronnée. C’était ça, Gouesnou, pendant des décennies, un paysage quasi immuable. Jean-Marc voit le jour dans la ferme des ses parents en 1963. Il a cinq ans lorsqu’un gars de Brest, Jean Cam, a l’idée bizarre d’installer en plein champ un drôle de magasin en parpaing et en tôle qu’il appelle Rallye. Quatre ans plus tard, les élus créent un peu plus au nord, à Kergaradec, un prototype, une ZAC, « zone d’aménagement concerté » : les hangars y poussent un par un. Un hypermarché Leclerc (tiens !) s’installe au bout de la nouvelle voie express qui se construit par tronçons en Brest et Rennes. Puis viennent La Hutte, Conforama et les meubles Jean Richou… 300 hectares de terres fertiles disparaissent sous le bitume des parkings et des rocades. Quelques maisons se retrouvent enclavées ça et là. La départementale devient une belle quatre-voies sur laquelle filent à vive allure R16, 504 et Ami 8. Un quartier chic voit le jour, toujours en pleine nature, qui porte un nom de rêve : la Vallée verte… (…) »

début de « Comment la France est devenue moche« , la suite sur le site http://www.telerama.fr

C’est bien pire encore que ce qui est décrit, car l’article n’évoque pas la diversité biologique anéantie, c’est à dire quelle a été l’amputation pour la biosphère…


L’article aborde la responsabilité de Le Corbusier qui voulait détruire la cité pour faire place nette à l’automobile, par exemple en rasant le Paris historique pour y planter des tours desservies par des autostrades (Plan Voisin). Le Corbusier a été utilisé et rendu célèbre par les marchands de ciment et les planificateurs de la mondialisation capitaliste. Car l’ensemble de cette histoire appartient aussi à celle des autres crises qui commencent à être découvertes.


En complément, voir :

le documentaire de Yann Sinic sur la dégradation des campagnes du Morvan : « Un monde pour soi« 

http://unmondepoursoi.blogspot.com


« Pour une ville passante et métisse » de David Mangin sur http://www.accomplir.asso.fr

« Proposition de loi relative à l’amélioration des qualités urbaines, architecturales et paysagères des entrées de villes » sur http://www.senat.fr

« Avec le commerce, mieux vivre ensemble », rapport parlementaire sur l’urbanisme commercial par Jean-Paul Charrié, sur http://www.lexisnexis.fr


Pour la Saône et Loire, voir :

« Spéculation, désordre urbanistique, gaspillage des terres agricoles, etc. » (ci-dessous)

« Agriculture et urbanisation en Bourgogne » par Jacky Dupaquier et Michel Soyer sur http://www.cr-bourgogne.fr/download.php?voir=0&document_id=845

et, à peine plus loin, un exemple de mobilisation :

Terres du Lac

Association de résistance à l’urbanisation et au mitage de la campagne

Protection des paysages du Lac d’Annecy

http://terresdulac.over-blog.com/





Automobilistes tueurs : nouvelle victime


Encore un cycliste… Combien de cyclistes tués, estropiés, cette année ?


Cela s’est passé à La Norville, dans l’Essonne vendredi 7 janvier. Sous la violence du choc, l’homme a été décapité par le pare-brise. L’automobiliste est rentré chez lui avec la tête de sa victime.


L’assassin conduisait habituellement complètement ivre dit l’entourage. Mais personne ne s’est avisé de l’en empêcher jusqu’à ce vendredi.

Et pendant que tombent les victimes, des communes tergiversent interminablement pour installer des ralentisseurs et des coussins berlinois !

http://www.citycle.com


Une solution :

http://www.dailymotion.com/video/x3joyv_mefiez-vous-des-ralentisseurs_auto


ou, en plus doux :

http://www.liveleak.com/view?i=e6c_1284071473





Désaffection des grandes surfaces, le mouvement se confirme


Un seul ennui : avec la protection de l’administration et des partis, les trusts de la grande distribution implantent des magasins là ils où ont ruiné la majeure partie des commerces de proximité. La monopolisation continue, comme prévue, puisque les réactions sont encore trop faibles.

Voir « les hypers envahissent les centres-villes« 

http://www.m6bonus.fr/videos-emissions-4/videos-capital-146/emission_du_17_01_2010/video-les_hypers_envahissent_les_centres_villes_-25810.html

« La revanche des petits commerçants« , article de Anne-Sophie Michat paru dans Marianne, accessible sur : http://www.campus-pro.fr/blog/index.php?post/2010/07/06/La-revanche-des-petits-commer%C3%A7ants


Comment revitaliser le commerce de proximité et les quartiers, en sauvegardant les métiers de bouche,

l’exemple de la SEMAEST à Paris :

http://www.semaest.fr

voir Vital’Quartier

« Le commerce de proximité retrouve sa place à Paris »

sur http://www.nxtbook.fr/newpress/mairie-de-paris/Aparis_37-Hiver_2010_2011/index.php#/14


Voir encore : Une cité lente en France, enfin ! (ci-dessous) et les programmes de Slow Food et Citta Slow (rubrique Informations pratiques)





Le scandale des hypers illégaux

article du numéro de Capital de janvier 2011

par Gilles Tanguy


« (…) ces dernières années, des dizaines d’hyper-marchés ont discrètement poussé leurs murs en s’asseyant sur la réglementation« 

Suit un exemple de ruine des commerces locaux, et de mise au chômage de leurs employés, par la création d’un hyper-marché plébiscitée par les élus locaux (mais étrangers à l’intérêt général, comme trop souvent). Cela se passe à Castets dans les Landes.


A l’origine du désastre, la « loi de modernisation économique » de 2008 qui a été une production précipitée des lendemains de l’élection de Nicolas Sarkozy. Encore plus précipitée, et même en désaccord avec ladite loi, c’est une circulaire gouvernementale glissée à l’occasion du mois d’août 2008 qui a offert à la grande distribution la possibilité d’augmenter la surface de n’importe quel magasin jusqu’à 1000 mètres, sans autorisation. La glissade a été immédiate : plus de 5 millions de m2 ont été ouverts en quelques semaines – comme si cette irrégularité législative était attendue…


Combien de commerces en faillite ? Combien de chômeurs ? Combien de villages, de quartiers désertifiés ?


Un peu d’histoire…

(…)

« Après la casse systématisée de l’économie communautaire, la spoliation n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Elle pouvait profiter tout à loisir de la fragilisation des populations – plus précisément, de la fragilisation des structures communautaires – pour planifier la déstructuration finale avec l’exclusion des petits producteurs, artisans et commerçants entretenant encore un minimum d’autonomie, afin de concentrer davantage pouvoir et capital. En France, après le choc de 14-18, la révolution sociale contrariée en 36, la Seconde Guerre mondiale marquée, sinon générée par la peur du communisme, la trahison de la Libération, cela fut méthodiquement entrepris avec l’avènement de la cinquième République, à partir de 1958.

La démocratie a des limites, surtout quand elle se dit « représentative ». Comme d’habitude pour les choses vraiment importantes, le peuple n’est pas été consulté – ni, bien sûr, informé, puisque l’autorité de l’Etat s’est substituée à la souveraineté du peuple et qu’il ne s’affirme que contre la société. Comme toujours quand il s’agit d’affaires engageant toute la société, son environnement et l’avenir, sous couvert d’intérêt supérieur, la nouvelle politique est décidée par les réseaux dominants, financiers et industriels qui, avec la caste des technocrates « hauts fonctionnaires » et « économistes » distingués, contrôlent entièrement l’Etat. Sous couvert de politique d’intérêt général, la collusion avec les grands destructeurs des sociétés et des écosystèmes est aisément repérable par tout un chacun jusqu’au sommet de l’Etat. Par contre, le peuple est entièrement mis à contribution pour subventionner la nouvelle politique, celle dont il est la principale victime, c’est à dire permettre aux spéculateurs d’engranger à la fois l’argent public et celui résultant des spoliations et des destructions.

Alors, sous la direction d’Antoine Pinay, un politicien qui avait voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et allait fonder le Cercle, une organisation réactionnaire internationale (1969), tout va très vite. A partir de septembre 1958, est très discrètement réunie une commission uniquement composée de doctrinaires du néo-libéralisme et de spéculateurs de haut vol. Pas un représentant des différentes parties de la société française. Ni paysan, ni artisan ou ouvrier, ni employé, ni commerçant, ni petit industriel, et, à fortiori, aucun représentant des autres peuples encore sous domination coloniale. Cette commission est dirigée par Jacques Rueff, un pur technocrate qui s’était distingué comme membre de X Crise en 1931 et, plus encore, en fondant la Société du Mont Pèlerin en 1947, avec Friedrich Hayek, Milton Friedman et quelques autres accoucheurs de l’ultra-capitalisme, dont Maurice Allais, Bertrand de Jouvenel, François Trevoux. Le plan Pinay-Rueff, qui définissait la nouvelle politique, est officialisé en décembre 1958.

A cette première commission allait succéder le « Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » (l’ancêtre de la récente « Commission pour la libération de la croissance », dite « Commission Attali »). Celui-ci est dirigé par Jacques Rueff et Louis Armand, accompagnés par la fine fleur du patronat. La Cinquième République gaullienne est donc lancée sous la direction des pairs du néo-libéralisme, en rupture complète avec les aspirations du peuple et le soucis du bien commun »

extrait de La révolution renversée et la colonisation intérieure

sur le site planetaryecology.com


Depuis la circulaire interministérielle d’inspiration néo-libérale du 31 mars 1960, dite circulaire Fontanet, qui a interdit aux producteurs de choisir leurs distributeurs, jusqu’à la dernière circulaire gouvernernentale, les différents pouvoirs politiciens n’ont cessé de favoriser la domination de l’argent : grosses centrales d’achat et grande distribution.


En décembre 2009, lors d’une cérémonie en grande pompe à l’Elysée, le Président de la République Nicolas Sarkozy a décoré Edouard Leclerc et sa femme, « les Roméo et Juliette de Landerneau« , pour leur rôle déterminant dans le développement de la grande distribution.


Edouard Leclerc, protégé d’un certain André Gorz (Michel Bosquet), dont la pensée fut publiée en 1966 par le journal de celui-ci, le Nouvel Observateur : « Il ne s’agit pas d’attaquer la boulangerie, mais l’ensemble des fabrications artisanales et qui veulent le rester à tout prix… Quant aux 40 000 boulangers, pourquoi voulez-vous les retenir dans un travail qui peut être mieux fait à l’échelle industrielle, mieux vaut libérer les énergies humaines pour d’autres conquêtes… Le bâtiment et la route manquent d’hommes. Je crois qu’on sortirait les boulangers de leur pétrin en leur apprenant, par exemple, à conduire un bulldozer« .


Cette politique vivionnaire a été largement réalisée…

« les hypermarchés raisonnent en termes de « flux » de voitures et de « zones de chalandise » : ils com­mencent par aspirer les consommateurs des centres-villes en attendant que les lotissements viennent boucher les trous du maillage routier… Aujourd’hui, la France, championne mondiale de la grande distribution – elle exporte son glorieux modèle jusqu’en Chine – compte 1 400 hypermarchés (de plus de 2 500 mètres carrés) et 8 000 supermarchés… Et pour quel bilan ! « En cassant les prix sur quelques rares mais symbo­liques produits, les grandes surfaces se sont enrichies en ruinant les pompes à essence, les commerces de bouche, les drogueries, les quincailleries, des milliers de commerces indépendants spécialisés ou de proximité, des milliers d’artisans, et même des milliers de producteurs et fournisseurs. Les résultats sont objectivement inacceptables. Avec, en plus, des prix supérieurs à ceux de nos voisins eu­ropéens ! » Ce n’est pas un dangereux contestataire qui dresse ce constat, mais Jean-Paul Charié, député UMP du Loiret (hélas décédé en novembre dernier), dans un rapport sur l’urbanisme commercial rédigé en mars 2009. La logique des grandes surfaces a vidé les centres-villes de leurs commerces, a favorisé la malbouffe, contraint de nombreuses entrepri­ses à délocaliser. Elle a fabriqué des emplois précaires et des chômeurs. C’est une spécificité très française – 70 % du chiffre d’affaires commercial est réalisé en périphérie des villes, contre 30 % en Allemagne.« 

Extrait de « Comment la France est devenue moche » sur http://www.telerama.fr


www.capital.fr

http://anti.grande.surfaces.over-blog.com

http://www.bertrandgobin.fr (Sarkozy a décoré Leclerc de la rosette de la polémique)

http://www.lepost.fr (Edouard Leclerc la légion du déshonneur)

veilleur.blog.lemonde.fr (Edouard Leclerc interpellé par la famille d’un résistant)




JANVIER 2011




Aider les oiseaux à passer l’hiver

surtout dans les environnements appauvris par l’artificialisation et les destructions de l’industrialisation


les bons aliments

les préparations maison (comment faire des boules de graisse fraîches)

les aliments à bannir

surtout pas de sel et d’aliments qui gonflent (riz cru, pain…)

et pas de produits à l’huile de palme (pensez aux forêts tropicales !), de graisses hydrogénées, etc (plus nocives encore pour tous que les acides gras saturés, y compris pour les oiseaux)

etc.


http://www.jardinature.net/page-oiseaux-hiver

http://www.linternaute.com/nature/oiseaux

http://www.ornithomedia.com

interroger : pratique, puis : conseils (nourrir les oiseaux en hiver)

http://www.terrevivante.org

interroger : faune et flore sauvages au jardin,

puis : aider les oiseaux à passer l’hiver

Sur l’huile de palme :

« Huile de palme : une catastrophe écologique planétaire« 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/huile-de-palme-une-catastrophe-ecologique-planetaire_13869/etc.





Vivre et s’empoisonner au pays

et, plus précisément, dans les campagnes françaises


Un chemin en pleine campagne où s’avance un tracteur. De chaque côté de l’engin, des buses crachent un épais brouillard qui s’étale sur toute la campagne et pénètre partout. C’est la guerre.


A quoi pense l' »agriculteur » ?


A quoi pensent ses voisins ?


Elle avait 33 ans. Elle a été emportée par un cancer foudroyant attribué aux traitements de guerre pratiqués par ses parents dans leur vigne du Beaujolais. Elle n’est pas la seule…


pour plus d’info :

« En campagne contre les pesticides« , un article paru dans Marie-Claire de décembre

www.theo.sg

le témoignage et l’action de la mère d’un enfant handicapé par les désherbants

www.mdrgf.org

entre autres sujets : résidus de pesticides dans le vin (eh oui, il n’y a pas que le soufre !)

www.carevox.fr

chercher « pesticides et cancers un lien »

www.bioaddict.fr

chercher « lien entre pesticides et cancers chez les agriculteurs »

http://planete-dechet.wifeo.com

http://coddeve.free.fr

Entre autres informations, le cas de Paul François, un agriculteur malade d’avoir été exposé à un pesticide et qui a eu le courage de témoigner (l’omerta est de mise dans la profession) et d’entamer une longue procédure (reportages de RTL et TF1)

http://sosbiodiversite.wordpress.com

avec le témoignage de Paul François

et beaucoup d’autres sites (mis à part les sites et les interventions de la propagande des fabricants)

http://vertigo.revues.org/9197

« Le coût humain des pesticides »

 

 

 

 

altMême la pluie

Film de Iciar Bollain

Même la pluie arrive sur les écrans presque simultanément avec Cabeza de Vaca de Nicolas Echevarria (ci-dessous), et c’est très bien.

Le tournage d’un film sur la conquête des Amériques commence en Bolivie. L’action se déroule à Cochabamba il y a une dizaine d’années. Vous vous souvenez ? Cochabamba… Oui, c’est là qu’un consortium multinational, avec le concours des élus, depuis la municipalité jusqu’au gouvernement national, a tenté de spolier les populations de leurs communaux les plus précieux : la collecte et la distribution de l’eau qu’elles réalisent et organisent collectivement depuis toujours. Pour l’occasion, une loi prétendait interdire les installations communautaires, interdire même de recueillir l’eau de pluie, pour faire payer les nouveaux services privés à un prix prohibitif. Bien entendu, cette politique a été développée sous l’égide des institutions internationales organisant le pillage des derniers communaux à l’échelle planétaire, la privatisation de toute chose et la financiarisation (FMI, Banque Mondiale, OMC…). J’ai abordé cette histoire dans « Les mythes d’une escroquerie en voie de mondialisation » sur le site planetaryecology.com.

Tandis que l’équipe de tournage se concentre sur la conquête d’il y a cinq siècles, les figurants amérindiens s’impliquent dans la résistance à la nouvelle intensification de leur oppression. Ils sont bientôt dans la lutte pour l’eau, pour la vie ; ce qu’ils ont appelé la guerra del agua.

La rencontre de l’histoire de la conquête, de la mémoire des révoltes et des cris d’indignation, avec l’actualité de la colonisation fait des étincelles. Bien qu’ils soient pénétrés par les paroles de Antonio de Montesinos, l’un des premiers défenseurs occidentaux des amérindiens (avec Alvar Nunez Cabeza de Vaca), et de Bartholomé de las Casas, et qu’ils s’efforcent de restituer la cupidité et la violence des conquistadores, la plupart des membres de l’équipe éprouvent quelques difficultés à regarder comme des égaux ceux avec lesquels ils doivent travailler tous les jours, et à mesurer l’importance de leur lutte. D’autant plus que, le film étant doté de moyens limités, l’intention initiale largement partagée est d’exploiter la pauvreté de la population. Dans la confrontation avec la réalité chacun se révèle, et pas forcément en accord avec le personnage qu’il interprète dans la fiction historique.

Commencée à Cochabamba, la guerra del agua s’est poursuivie dans tout le pays et s’est étendue à d’autres menaces sur les biens communs. A La Paz, la population a éjecté les groupes Suez et Lyonnaise des Eaux, avant de faire de même avec le Président de la République Gonzàlo Sànchez de Lozada. Même la pluie est servi par d’excellents interprètes de personnages complexes, en particulier par Carlos Aduviri, alias Daniel, le figurant qui tout en jouant Hatuey, un héros de la résistance autochtone, se bat pour garder la maîtrise de l’eau. C’est le film qu’il fallait pour rappeler l’exemplarité de la lutte des amérindiens, une lutte exemplaire par sa force, son succès et son objet. Spoliation, privatisation, et détournement des communaux sont partout au coeur des stratégies du néo-libéralisme financier. De leur défense et de leur restauration dépend l’avenir de toute la planète.

Car, compagneros, la conquista continue.

Pour plus d’information en français, chercher les travaux de Franck Poupeau sur Internet.

Egalement : « La guerre de l’eau à Cochabamba, Bolivie. Un mouvement social face à la privatisation des ressources », par Manuel de la Fuente, sur http://www.umss.edu.bo

Voir aussi le site de l’Aldeah :

http://www.aldeah.org/

Et, sur la maîtrise de l’eau en France :

http://www.partagedeseaux.info/

http://www.france.attac.org/

http://www.eauzone.tv/

http://www.acme-eau.org/

http://www.planetebleue.info/

et Main Basse sur l’eau des villes, de Marc Laimé

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/03/LAIME/11972

alt

Coordinadora del Agua y de la Vida

 

 


 

DéCEMBRE 2010

Un film diffusé en ce mois de décembre :

Severn, la voix de nos enfants

nouveau film de Jean-Paul Jaud après « Nos enfants nous accuseront »

http://www.severn-lefilm.com





Objectif zéro pesticides dans nos villes et nos villages


l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée et le Conseil Régional tentent d’inciter les municipalités et les particuliers à lever le pied sur l’épandage de poisons sur la voie publique et dans les eaux.

Il semble que cela ne soit pas facile en raison d’une culture aussi aberrante que répandue qui fait de chaque herbe quelque chose de « sale« , une ennemie de la netteté.

C’est vrai que la verdure s’oppose à la beauté du macadam et des gravillons.

Le Plan Ecophyto 2018 a pour objectif une réduction de 50% de l’utilisation des pesticides en 10 ans. Seulement 50% ?

voir :

http://www.secteurpublic.fr/public/article/suivi-du-plan-ecophyto-2018.html?id=39497&C5=228


Voir un article de Thierry dromard dans le Journal de Saône et Loire :

Pesticides, les communes invitées à mettre la pédale douce

http://www.lejsl.com/fr/accueil/article/4028033,1293/Pesticides-les-communes-invitees-a-mettre-la-pedale-douce.html





La biosphère contre les OGM


La vie a développé une défense anti-OGM et anti-lobbies agro-alimentaires beaucoup plus efficace que les arracheurs de cultures transgéniques. Dans les immensités désertiques ultra-polluées que l’agriculture industrielle a substituées à la diversité prospère de la Grande Prairie nord-américaine, elle a dépêché une amarante qui fait des prodiges. L’amarante de Palmer s’est parfaitement adaptée au glyphosate du Roundup de Monsanto avec lequel les terres ont été abreuvées depuis une quinzaine d’années. Comme l’expérience a maintes fois été tentée et réussie avec des insectes, l’amarante a été libérée par la chimie. Dans un environnement si appauvri que rien ne s’oppose à ses fantaisies, elle s’est dépassée au point de pousser de 5cm par jour et d’atteindre et dépasser 2 mètres de haut.


La réussite de l’amarante de Palmer fait des émules. Plusieurs autres plantes, envieuses de sa réussite, s’efforcent de suivre son exemple.


Bien entendu, plutôt que de tirer l’enseignement de l’expérience et de réviser leurs méthodes, les furieux de l’agriculture anti-nature font la seule chose qu’ils savent faire : empoisonner davantage le pays qu’ils ont déjà ravagé en arrosant avec des pesticides anciens, y compris les plus dangereux. Mais la méthode la plus efficace pour contrôler le développement de l’amarante est l’outil manuel et l’huile de coude, donc l’embauche de milliers d’ouvriers.


Particulièrement audacieux, quelques industriels (à ce stade, on ne peut parler d’agriculteurs) s’en retournent vers les semences anciennes…





On a mis plus de SO2 dans le Beaujolais nouveau


C’est ce qu’a dit, sur France Inter, un responsable syndical du secteur, tout en reconnaissant que cet ajout provoque maux de tête, cordons et barres. Alors, pourquoi plus de soufre ? « Parce que ce vin doit être préparé vite en grande quantité« … Sauf que c’est exactement le contraire ! Ce monsieur ne dit pas tout car un vin jeune fait pour être vite bu n’a, justement, aucun besoin d’être traité – quand il est bien fait. C’est pourquoi les bons vignerons font leurs vins jeunes sans soufre. Cela fait la différence avec certaines purées d’onze heures – et non septembrales, comme disait Rabelais -, et autres Châteaux Migraines livrés comme « vin nouveau » (de moins nouveaux aussi, hélas !). Dans celles-ci, au nez, on sent la chimie, pas le raisin. Après viennent la brûlure et le coma.


Le vin chargé en SO2 est un vin mal soigné fait avec des raisins qui le sont aussi ; un vin bousculé, trafiqué. C’est pour cela qu’il est chargé, pour contrer des agressions tout à fait anormales (oxydation, mauvaise hygiène et bactéries, mélanges exotiques…).


Le vin libre de soufre pétille et offre ses arômes en désaltérant. Celui-ci est un vin.


Le point sur la question, avec les dernières mises à jour, dans :

La pollution du vin, la question du soufre dans l’alimentation

Sur le site planetaryecology (2ème page du sommaire) http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=57:la-pollution-du-vin&catid=34:article&Itemid=76





Electro-sensibilité, téléphonie mobile et antennes relais à la française…
Plus MCS


A la différence de l’Allemagne où la maladie est reconnue, de la Suisse, de l’Italie, de la Belgique,

le MCS est encore presque inconnue en France. Comme avec l’amiante, comme avec la légionellose, comme avec l’hémochromatose, comme avec le Mediator… Toujours le même considérable retard à l’allumage de l’intelligence sensible. Typiquement français !


C’est une maladie gravement incapacitante qui se développe après avoir été sensibilisé aux produits chimiques.


La MCS peut favoriser l’EHS, hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, et réciproquement.


Après celle du 5 novembre sur l’EHS, Zoé Varier a consacré son émission Nous autres du vendredi 12 novembre aux différents aspects de cette bombe sanitaire à retardement. Comme la précédente et toutes les autres, cette émission peut être écoutée sur :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/

autres sites :

http://la.maison.empoisonnee.pagesperso-orange.fr/

http://www.sosmcs.org/

http://www.contaminations-chimiques.info/?Hypersensibilite-chimique

http://www.asef-asso.fr/


Encore une très bonne émission de Zoé Varier (France Inter, 21H le vendredi). Après la remarquable émission du vendredi 29 octobre : « Résister » consacrée la nouvelle résistance des Résistants *, une émission témoignage très intéressante sur la nuisibilité des antennes-relais survoltées. Où l’on remarque maintes ressemblances avec l’histoire sinistre des pollutions par l’amiante et où l’on constate encore la spécificité française en matière d’inertie au détriment de la santé publique. L’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Suisse… ont pris en compte le problème et ont évolué en mettant en oeuvre de nouvelles techniques qui réduisent les puissances d’émission. En France, la négation et la corruption dominent ; comme avec l’amiante, comme toujours.

* voir ci-dessous « Walter, retour en Résistance« 


Eléonore est ce qu’on appelle une électro-hyper-sensible. Elle a développé en déménageant dans son nouvel appartement du 6ème arrondissement de Paris une hypersensibilité aux ondes électro-magnétiques.

EHS: électro – hyper sensibilité ou hypersensibilité électromagnétique.

C’est une pathologie reconnue et décrite depuis peu par l’OMS. Et ça pourrait être un des scandales sanitaires du 21ème siècle. Selon l’association Robin des Toits, 2,5 à 5% de la population française serait atteinte de EHS, soit 1,6 à 3,2 millions d’individus souffriraient de troubles dus à l’exposition aux champs électro-magnétiques.

Pression dans les tempes, fatigue, maux de tête, troubles de la mémoire, troubles de la concentration, troubles du sommeil, au début Eléonore ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Son mari souffrait aussi des mêmes symptômes et sa fille d’à peine 2 ans a commencé elle aussi a changer de comportement quand ils se sont installés dans leur nouvel appartement. Au début, Eléonore a cru que c’était les peintures, le parquet qui les rendaient malades mais quand elle s’est rendue compte que ses voisins d’immeuble souffraient des mêmes symptômes, elle a compris que ce n’étaient pas les travaux qui étaient en cause et elle a décidé de mener sa propre enquête. Une enquête à la Erin Brokovitch comme elle dit, pour essayer de comprendre ce qui pouvait bien se passer. En même temps qu’elle joue les détectives, Eléonore s’est rendue compte qu’elle était devenue détecteur des champs électro-magnétiques, elle s’est mise à sentir les antennes relais, la wifi des amis, les téléphones portables ouverts, elle s’est mise à réagir aussi aux ampoules à basse tension, aux néons. Et puis à force de recherche, elle a découvert une antenne relais cachée sur un toit en face de chez elle.

Les émissions sont accessibles dans les archives de l’émission de Zoé Varier : Nous autres

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/





Véhicules et chauffeurs inadaptés à la conduite en ville : deux nouvelles victimes


Mercredi 4 novembre 2010, Place Marcel Sembat, au coeur de Boulogne Billancourt, sur un passage clouté, un camion transportant du béton a écrasé une fillette de 6 ans et grièvement blessée sa grand-mère qui la tenait par la main.


La dangerosité de ces véhicules et de beaucoup de chauffeurs professionnels, sans qu’il n’ait jamais été envisagé une réforme pour améliorer la situation, est un des problèmes éternels qui démontrent l’incapacité de cette société à étudier et résoudre les questions les plus simples. Son insensibilité, peut-être aussi.





Travail à la française (expression néerlandaise)


Dans le centre historique de Paris, une rénovation d’appartement commandée par des nouveaux propriétaires ignorants de ce qu’ils venaient d’acquérir, et sans curiosité. L’entrepreneur, tout aussi ignorant, exauce leur désir de « modernisation » et réalise un sol de béton à la place du plancher ancien. A la poubelle le plancher ancien. Pas de béton allégé, du béton de ciment, comme pour les travaux publics. Quelques mois plus tard, tout l’appartement « modernisé » est descendu au rez-de-chaussée, deux étages plus bas, et tout l’immeuble a manqué s’effondrer.


Y a-t-il eu enquête pour identifier les travaux déjà réalisés par cet entrepreneur exemplaire, les expertiser et les corriger si besoin est ? Devinez… Tout est retombé, comme l’appartement témoin, et la leçon n’a rien changé.


Dans une cité médiévale protégée, une maison ancienne que je connais très bien. Aussi ignorants que les précédents, les anciens propriétaires l’ont « rénovée » avec force ciment pour la faire ressembler à un pavillon de banlieue et la rendre insalubre (sous le ciment, l’eau reste dans les murs et à l’intérieur). Moderne la maison ! Leur entrepreneur préféré y a réalisé une dalle sur un plafond à la française, à la place du matelas de terre (repoux) qui servait d’isolant aux anciens. Pas une dalle sèche, pas une dalle de béton allégé, à la chaux avec des billes d’argile, ou du liège, ou… Non, une dalle de bon béton de ciment, façon autoroute, d’environ 16 tonnes qui repose sur des poutres ancrées dans des murs montés à la terre, et sans joints de dilatation pour isoler ce poids mort rigide des murs.


Accessoirement, le pouvoir isolant assuré par l’ancien appareil a été annulé.


En faisant partout des sabotages équivalents et beaucoup de destructions irrémédiables, cet autre entrepreneur vedette a « réussi« , se faisant apprécier par les jobards au point d’assurer la prospérité à son entreprise. Ayant conduit à l’amputation d’une bonne partie du patrimoine architectural de la région, de telles compétences méritaient d’être reconnues et mises au service de la collectivité : l’iconoclaste a été porté à la municipalité. Témoignage ultime d’une société ayant perdu ses principaux repères.



A lire et à voir si possible avant se lancer et de choisir les entreprises :

http://du-reve-au-cauchemar.over-blog.com/

Comment un projet sympathique bien construit est naufragé par des entrepreneurs, des artisans, un architecte, l’administration, la justice… par l’incompétence, le j’m’en foutisme, le mépris et la malhonnêteté « à la française »


« Vous plaisantez, monsieur Tanner« , Jean-Paul Dubois, éditions de l’Olivier.

« Une fois encore, j’avais ramassé la crème des crèmes (…) Ces types devaient se donner le mot. Ils venaient du monde entier, ne se connaissaient pas mais tous portaient le même virus, le même Mal. (…) J’étais confronté à une internationale nuisible, une nébuleuse préparée dans des camps d’entraînement, dressée à tuer le bon sens, à liquider la raison, à égorger la logique« 


Le récit vrai d’un chantier de rénovation qui tourne mal, comme souvent.

Une pièce de théâtre a été adaptée du livre.


Quelques commentaires de lecteurs :


« Avec beaucoup de recul sur mes propres problèmes, j’ai beaucoup aimé les péripéties de l’auteur et ai vraiment retrouvé des similitudes avec les artisans que j’ai côtoyés. »


« Pour ceux qui connaissent le sketch de Muriel Robin « La réunion de chantier », on y est mais par écrit ! On termine le roman et l’on se dit : « Le pire, c’est que c’est vrai ! » »


« Nos travaux ont un peu ressemblé à ce récit de chantier (…) Parfois on ne savait plus s’il fallait rire ou pleurer et on s’est dit, au moins on n’est pas les seuls« 


« Lisez ce livre si vous faites faire des travaux.. cela vous aidera à surmonter l’ épreuve… car tous ceux qui vont venir chez vous sont une menace hallucinante pour votre personne et votre maison…
Mon chauffagiste, lui, a simplement omis de vidanger avant de découper le retour général à la disqueuse… inondation, perte de temps… une matinée à éponger…
A l’ étranger les Français sont souvent considérés comme des clowns dans le travail… Je comprends pourquoi à présent
« 


« Mademoiselle Agnès emménage« , comédie documentaire de Nicolas Perge sur des mésaventures vécues lors d’un chantier de rénovation.


(extrait de Informations pratiques, sur le blog)





Une cité lente en France, enfin !

Il s’agit de Segonzac, 2300 habitants, Charente.


« Les petites communes sont les moins armées face aux pièges d’un développement désordonné. Ce qui nous intéresse, c’est moins le label que la démarche. Nous avons des choix importants à faire. Citta Slow va donner un fil conductreur à notre politique d’aménagement » explique Véronique Marenbat (Nouveau Centre) maire de la commune :

– ouverture d’un parc public,

– rénovation de bâtiments viticoles en bureaux,

– retour du petit commerce,

– réhabilitation d’un réseau de ruelles piétonnes et cyclables,

– structuration d’un marché de producteurs locaux,

– investissement dans la petite enfance et la maison de retraite,

– création de jardins partagés,

– transformation de la station d’épuration en bassins filtrants naturels…


Depuis 2006, un plan local d’urbanisme a été créé pour veiller à empêcher le mitage de la campagne en interdisant l’extension des hameaux et des faubourgs. « On ne construira de logements que sur des terrains proches du centre et sous forme d’éco-quartiers »


Créée en 1999 en Toscane, Citta Slow rassemble une centaine de milliers de membres dans 150 pays.


Voir Citta Slow dans la rubrique Alternatives pratiques et constructives

http://carfree.free.fr/index.php/2008/03/04/cittaslow-les-villes-lentes-contre-la-frenesie-automobile/





Spéculation, désordre urbanistique, gaspillage des terres agricoles, etc.


Le Syndicat de la Propriété Agricole de Saône et Loire se mobilise contre l’artificialisation galopante des campagnes. Dans ce seul département, ce sont plus de 200 hectares qui ont été perdus durant l’année 2007. Sur tout le territoire, ce sont des dizaines de kilomètres carrés qui disparaissent chaque année sous des pavillons particuliers, des lotissements, des autoroutes, des zones commerciales, des entrepôts… Espaces le plus souvent mal pensés, sans tissus de relations avec leur environnement, où il ne sera jamais possible de développer des activités intégrées et une vie sociale. Espaces éparpillés, éloignés des autres fonctions du quotidien, qui multiplient les distances, obligent à utiliser des moyens de transport individuels et motorisés, et qui stimulent le gaspillage énergétique tout en affectant de plus en plus lourdement les budgets privés et publics. Espaces perdus pour agriculture, pour la végétation, pour les animaux. Espaces minéralisés, imperméabilisés, stérilisés, qui, enfin, réduisent la diversité biologique, détruisent les paysages et l’agrément des habitats qu’ils enserrent de bitume et de béton, et changent le climat.


Le Syndicat préconise de « ne plus construire en dehors de la ville » des ronds-points, des supermarchés et leurs parkings, des zones mortes de ceci ou de cela… A propos des parkings, il donne en exemple ce qui est fait en Allemagne où les parkings ne s’étendent pas au sol, puisqu’ils sont construits en hauteur. Et, comme beaucoup d’autres, y compris au niveau de la Région Bourgogne, ce syndicat recommande la densification de l’habitat en restaurant l’habitat ancien trop souvent délaissé et mal entretenu, donc d’autant plus dévalorisé aux yeux des locaux.


Beaucoup d’information accessible en interrogeant « artificialisation des terres agricoles » et « densification de l’habitat » sur internet.





« Walter, retour en Résistance« , film de Gilles Perret sorti le 4 novembre

avec Walter Bassan, John Berger, Stéphane Hessel et Constant Paisant, quatre belles figures de combattants qui parlent clair.

Contre la dépression collective et l’esprit de résignation, le dynamisme d’un résistant survivant de Dachau toujours révolté. Et la parole revivifiante de ses compagnons toujours indignés, toujours en lutte. Car, et tout a été fait pour nous le faire oublier, une large partie de la Résistance, et bien au-delà, rêvait de révolution sociale, sans doute sur la lancée du mouvement de 1934-1936 et de la révolution espagnole. Cela fut étouffé par le PCF (qui désarma les partisans), les courants gaullistes, et le Plan Marshall.


Ce film est porté par les réactions salutaires qui ont suivi 2 expressions frappantes du nouvel ordre totalitaire rampant :

un éditorial de Denis Kessler proclamant : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !« , magazine Challenge du 4 octobre 2007 (a)

et le comportement indigne de Nicolas Sarkozy, chef de file actuel de cette idéologie, lors d’une commémoration au Plateau des Glières le 18 mars 2008 (à voir sur Internet)



(a) Denis Kessler a été maoïste. Oh, il ne faut pas croire qu’il ait fondamentalement changé. Ce serait se faire des illusions sur ces maoïstes français, capitalistes de pouvoir, totalitaires arrivistes, qui ont fait tant de mal au mouvement social depuis la fin des années soixante, en particulier au mouvement écologiste qui ne s’en est pas encore relevé.

Après avoir hurlé faussement à la révolution saignante pour tromper les sincères et mieux saboter toute évolution, comme tant d’autres connus et moins connus, Denis Kessler a vite regagné la place que sa famille et sa caste lui réservaient – avec les honneurs et les avantages dus à ceux qui ont réussi à berner l’ennemi, l’ennemi de classe : le peuple. Pour lui, l’université, les « grandes » écoles, le Patronat Français. Il a été choisi par Dominique Strauss-Kahn pour être son assistant universitaire, puis est devenu vice-président exécutif du MEDEF de 1998 à 2002, le conseiller en idéologie d’Ernest-Antoine Seillières.


Le parcours de ce Denis Kessler est exemplaire. Il ressemble aux parcours des autres entristes du capitalisme néo-libéral qui ont déstructuré, détourné et étouffé les mouvements sociaux d’il y a quarante ans. C’est bien parce que cette opération d’émasculation et de décébration de la société a été parfaitement réussie que Denis Kessler a cru pouvoir montrer son jeu. L’impunité dont jouissent ces gens depuis plus de trente ans les a énivrés.


(…) Pouvoir résister à ce qui dégrade la société ou à ce qui porte atteinte aux valeurs auxquelles nous sommes attachés, eh bien cette résistance, elle est aussi importante aujourd’hui face aux problèmes de la France de 2009 qu’elle l’était face aux problèmes de la France de 1939/45. Vraie démocratie avec des droits fondamentaux, sécurité sociale, protection sociale, fidélité au service public (…), nous sentons aujourd’hui que ces valeurs sont en danger, que le nouveau gouvernement, celui dont Nicolas Sarkozy est le président tout puissant, ces valeurs il ne les respecte pas comme il le devrait. Il y a donc une résistance évidente qui est de protéger ces valeurs (…)

Stéphane Hessel



Programme du Conseil National de la Résistance (CNR)

intitulé « Les jours heureux« 

rédigé en 1944, sous l’occupation, 3 mois avant la tenue de la conférence de Bretton Woods qui décida de réaliser la politique inverse.




Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.


Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité. Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du CNR, délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


II. Mesures à appliquer dès la Libération du territoire


Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en oeuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du CNR proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :


1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle


2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration


3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable


4) Afin d’assurer :

– l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

– la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

– la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

– la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

– l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

– le respect de la personne humaine ;

– l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi


5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

– l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

– une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;

– l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

– le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

– le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

– le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.


b) Sur le plan social :

– le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

– un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

– la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

– la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

– un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

– la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

– l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

– une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

– le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.


c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.


d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.


Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.


L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi. En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du CFLN et de son président le général de Gaulle ! En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !



Manifestement, il n’y avait pas d’entristes néo-libéraux dans la Résistance !


Où l’on voit qu’il n’a pas fallu attendre longtemps avant que la Résistance et l’immense espoir soulevé à la fin de la guerre soient bafoués, comme les efforts précédents, comme les efforts plus récents.

Longtemps avant la sortie de l’ex-mao Denis Kessler, les 3 points suivants seront balayés sitôt la création de la 5ème République accouchée avec le concours empressé de parfaits néo-libéraux connectés aux réseaux de la spéculation mondiale :

– l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

– une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;

– l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs





FEVRIER 2010



Le temps des grâces

Un film de Dominique Marchais


La période est faste. Son titre ne le révèle guère, après We feed the world, Nos enfants nous accuseront, La terre des hommes rouges, Food inc., Herbe, voici un nouveau film sur la destruction des modes de vie, des campagnes et des sociétés par le mépris du peuple et de la Vie, la cupidité et le productivisme. On y voit, on y entend comment des paysans ont cru aux illusions de la chimie et de la mécanisation à tout va. Comme on entre en religion. Emballés dans une apparence de rationalité, les messages propagandistes martelés par des délégués et des élus détournés leur ont inoculé l’espoir d’un progrès magique ouvrant sur une ère de prospérité et de facilité. C’est ce qui les a fait tomber d’un coup dans tous les pièges des représentants du grand commerce.


Les connaissances acquises durant des siècles et des siècles d’études et d’essais sur le terrain ? Ridiculisées.

Les savoir-faire ? Radicalement dévalorisés.

Les architectures et les matériaux économes, beaux et sains ? Méprisés.

Les bocages, les boqueteaux et les sols ? Détruits.

Les chemins, les reliefs ? Rasés.

Les cours d’eau, les marécages, les tourbières, les forêts galeries ? Détruits.

Les plantes et les animaux, sauvages ou fruits de milliers d’années de sélection ? Détruits.

L’épouvantable souffrance des animaux dans les « circuits » industriels ? De quoi vous parlez ?

L’autonomie alimentaire et industrielle ? Détruite.

Les places des hommes dans leurs sociétés ? Détruites.

Ne pas détruire était devenu mal vu.

Cela l’est encore.


Il faut voir à quel point les gens de la génération des « trente glorieuses« , désormais retraités, ont été intoxiqués par la manipulation. Enfin, il faut relativiser : Le temps des grâces montre surtout des « exploitants » qui ont « réussi » à profiter de la ruine des autres. Eux sont restés, ont grossi, grossi et compté les faillites alentour, sans se poser de questions. Devenus ignorants en quelques dizaines d’années d’application scrupuleuse des modes d’emploi bancaires et industriels, ils n’ont pas grande conscience des conséquences de leur action. Aveuglés par les rendements croissants qu’ils attribuaient uniquement à la chimie et à la mécanisation, ils n’ont même pas encore compris qu’ils « réussissaient » en profitant de la richesse biologique léguée par les générations précédentes. Et en l’épuisant ! En tout cas, ils n’avoueront pas. Dommage que leur babillage ne soit pas contrebalancé par les témoignages de ceux qu’ils ont contribué à exclure de leurs métiers et de leurs campagnes. Le bilan du grand démembrement de la paysannerie vu par des exclus du système réfugiés en banlieue, avec des enfants en difficulté, aurait été plus intéressant. Cela, seul, mériterait une étude et un film.


Le temps des grâces nous montre aussi un très curieux exploitant agricole et boulanger qui a passé au bull les haies, talus et deux chemins communaux pour cultiver du blé de bonne qualité (bio ?). Désormais, bio ou pas, l’écosystème passé sous la férule du bon boulanger est réduit à son stade le plus primaire. Un désert à perte de vue. On aurait apprécié que cette séquence déprimante soit équilibrée par un commentaire sur le « bio » industriel qui peut être aussi destructeur que le chimique.


Heureusement, Le temps des grâces comporte aussi quelques belles interventions de Lydia et Claude Bourguignon, et Marc Dufumier, qui donnent les éléments essentiels pour apprécier l’ensemble de la situation et corriger les paroles inconséquentes (1).


Là où l’on peut rejoindre le propos d’exploitants qui, à propos du vivant, parlent de « matière première », de « minerai », et ne voient dans les haies et les bosquets que des décorations paysagères, c’est sur le maintien des prix agricoles au plus bas niveau. Rappelons que c’est une politique qui a été ouvertement décidée dès les débuts de la Cinquième République pour ruiner les campagnes, produire à outrance et exporter en ruinant les autres. Une conception technocratique de la création de richesses par la dévitalisation généralisée, signée Louis Armand et Jacques Rueff, pour la partie française (2).


La grande déstructuration dont Le temps des grâces donne un aperçu a commencé avec la création de la municipalité élue entre propriétaires en décembre 1789, la vente aux spéculateurs des biens communaux qui avaient été spoliés par l’aristocratie et le clergé (dès novembre 1790), puis l’interdiction des langues régionales qui a commencé en 1793 sous l’impulsion de l’abbé Grégoire. Toujours la révolution détournée par la bourgeoisie déjà soucieuse de dérégulation pour le plus grand profit du commerce. La Première Guerre Mondiale a bousculé profondément la paysannerie et ses cultures tandis qu’aux USA on commençait à réfléchir à l’établissement d’un ordre capitaliste mondial, ce qui allait donner naissance au CFR en 1921. Avec la Seconde Guerre Mondiale s’est vraiment révélée la planification d’une systématisation de l’exploitation par le moyen d’une déstructuration sans précédent. Peut-être déjà cette guerre, au moins en partie, en tout cas toutes celles qui ont suivi ont servi à maintenir une tension extérieure pour affaiblir et détourner l’attention afin de déstructurer davantage. La déstructuration des sociétés et de leurs écosystèmes est aussi une guerre, la guerre du capitalisme dérégulé contre la Vie. Et, là, pas de déclaration de guerre, pas de convention internationale pour protéger les populations, pas de casques bleus, pas d’aide humanitaire… La Seconde Guerre Mondiale, c’est la conférence de Bretton Woods et le lancement des institutions internationales dont chacun doit connaître, aujourd’hui, le triste bilan, c’est le plan Marshall et la conquête des marchés au détriment des économies autonomes, c’est le grand essor de la globalisation de la spéculation.


Cette offensive capitaliste généralisée a eu pour conséquences la réification du vivant et sa réduction en matière première, minerai, ressources et marchandises, la dissolution des relations sociales nombreuses et complexes, d’innombrables faillites, l’exil vers les banlieues et la désertification des campagnes. Comme le démontre l’histoire de la conférence de Bretton Woods, elle n’a pu être réalisée qu’avec le détournement des fonctionnements démocratiques par les lobbies financiers et industriels, cela à tous les niveaux des Etats, des syndicats professionnels, des coopératives, des médias. C’est pourquoi je l’appelle : la grande déstructuration. Affaiblir pour manipuler et manipuler davantage pour briser les dernières résistances.


La réponse à la phase contemporaine de ce joli programme est venue assez vite. Elle a beaucoup mûri dans les années cinquante et a émergé avec les différentes révoltes qui ont généré le mouvement alternatif ; dont les régionalismes, le courant autogestionnaire, l’écologisme, le féminisme, etc. C’était le temps de la plus grande conscience du processus de dérégulation et de spoliation en cours, le temps où, en France comme partout ailleurs, on pouvait encore sauver l’essentiel et reconstruire avec l’aide de tous ceux qui n’avaient pas encore perdu leurs savoir-faire. L’alerte fut chaude pour les prédateurs. Mobilisées pour l’offensive mondialisée et exaltées par son succès, les troupes de la domination étaient fin prêtes pour étouffer toutes les contestations et détourner l’attention afin qu’elles ne ressurgissent pas avant longtemps. Les émissaires de l’oligarchie du capitalisme mondial (« power elite »), et leurs serviteurs disséminés aux postes stratégiques (en particulier, dans les médias), pénétrèrent le mouvement social, en évacuèrent les éléments actifs et se substituèrent à eux pour pouvoir éteindre l’incendie. C’est dans la foulée de ce nouveau sabotage social qui faisait définitivement place nette aux prédateurs que fut lancé, avec l’appui des mêmes, la seconde vague de déstructuration : le néo-libéralisme qui balaya les années 1980/90, sans plus rencontrer de résistance notable.


Le temps des grâces reste dans les campagnes. Il ne dit rien de cette histoire qui éclaire leur destruction et pourquoi il n’a pas été possible d’enrayer le processus. Il survole trop vite plusieurs domaines interdépendants sans préciser assez leurs relations. Mais il donne les éléments d’un terrible constat : les vaches laitières de la filière industrielle ne tiennent plus sur leurs jambes à 4 ou 5 ans au lieu d’une vie de 25 ans entre prairies et étable, les vignes sont épuisées 80 ans à 120 ans avant l’échéance, les sols sont morts, et l’enseignement agricole porte toujours sur les modes d’emploi des lobbies industriels, en oubliant des détails tels que la vie du sol et l’écologie. C’est l’essentiel pour comprendre où nous en sommes.



(1) « Le sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture saine« , Claude et Lydia Bourguignon, Sang de la terre.

Site du laboratoire d’étude des sols créé par Lydia et Claude Bourguignon :

http://www.lams-21.com

Plusieurs sites rendent compte du travail de Marc Dufumier.


(2) « Le Krach alimentaire – Nous redeviendrons paysans« , Philippe Desbrosses, éditions du Rocher 1988.

Pour éclairer tout à fait la question, il faut savoir que Jacques Rueff est l’un des fondateurs de la néolibérale – et ultra-élitiste et dirigiste – Société du Mont Pèlerin en 1947, avec des gens aussi recommandables que Friedrich Hayek et Milton Friedman.


Un film actuellement disponible sur les méthodes améliorant la vie des paysans et la vie des campagnes :

Cultivons la Terre. Pour une agriculture durable, innovante et sans OGM. Distribué par ADDOCS, 15 € en DVD.


Pour l’indication de plus de sources d’information, voir la rubrique « Alternatives pratiques et relations constructives » (sur le blog).


Et sur ce qui a été perdu – avec, d’abord, l’immense culture sociale et écologique du vivre ensemble :

« Au cadran de mon clocher » de Maurice Genevoix





Bio : la France dans les choux

Vous avez remarqué, le bio est devenu très tendance. C’est tout beau-tout bio. Ça en devient énervant. Toutefois, malgré la crise, les Français sont de plus en plus demandeurs : les ventes ont grimpé de 25% en 2008, elles sont notamment en très forte progression dans les super et les hypermarchés. L’Agence Bio – qui est en quelque sorte l’ambassadeur de ce mode de production respectueux de l’environnement, publie des chiffres qui montrent que cette fois, ça y est, ça décolle, y compris dans les cantines scolaires et les restaurants collectifs. Enfin, on va moins se goinfrer de pesticides, d’engrais et de toutes ces cochonneries utilisées à outrance par l’agriculture intensive !


– Plus de bio, c’est donc une bonne nouvelle, pour notre santé et pour la planète…


C’est bien. Mais la France n’a vraiment pas de quoi être fière… Même si le bio progresse fortement, on partait de tellement bas qu’on est encore… ridicule. A peine plus de 2% des surfaces agricoles sont bio !


Alors certes, de plus en plus de jeunes paysans se lancent : plus de 1300 ont sauté le pas lors des quatre premiers mois de l’année. Mais l’agriculture biologique, c’est compliqué, les résultats sont fragiles. Il faut attendre trois ans sans utiliser de produit chimique pour avoir droit au label bio, et donc il faut tenir le coup pendant ce laps de temps.


Ensuite, les débouchés ne sont pas garantis, car la grande distribution veut négocier des grosses quantités. Si elle ne les trouve pas ici, alors elle se tourne vers l’étranger… et c’est là qu’on a encore moins de raisons d’être fiers… La France, 2ème puissance agricole mondiale, est incapable de répondre à la demande de ses propres consommateurs !


– Expliquez-nous comment on est arrivé à ce paradoxe ?


C’est un vrai gâchis. L’agriculture biologique a été reconnue en 1981 en France, en 1991 en Europe. Il y a 20 ans, on était en avance dans ce domaine, maintenant nous sommes à la traine… Même la Lettonie et le Timor-Oriental font mieux que nous !


Merci qui ? En grande partie merci au principal syndicat agricole, la FNSEA, fidèlement soutenue par Jacques Chirac. Leur idéologie productiviste a empêché le développement du bio. Résultat : le bio, il vient d’ailleurs. Par exemple, quand vous achetez des surgelés chez Picard, les seuls légumes bio « made in France » sont les brocolis. Les haricots verts, les carottes et autres choux-fleurs viennent d’Italie – le pays qui a le plus massivement investi les aides européennes dans l’agriculture biologique.


Or la demande des consommateurs pour les produits naturels va continuer de croître. Les ventes de bio sont dans le vert. Déjà un Français sur quatre en consomme, en priorité les yaourts le lait et les œufs, puis les fruits et les légumes – dont 60% viennent de l’étranger. Avec ses petits 2% de superficie bio, la France est dans les choux. L’un des cancres de l’Europe. Et les belles promesses faites lors du Grenelle de l’environnement de tripler la surface bio en quatre ans laissent plutôt sceptiques.


Alors, voici le débat cornélien que je soumets aux bobos verts. Question : est il « écologiquement correct » de manger des produits qui sont bio, certes, mais qui ont fait 1000 ou 2000 km en camion pour arriver dans votre assiette ?


Simon Tivolle

Billet du mercredi 3 juin 2009 sur France Inter











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