Sens dessus dessous 2 – mars 2012 – juillet 13

SOMMAIRE

 
juillet 2013


Préservation et redistribution des semences, et redéveloppement des solutions architecturales autonomes


Association et bien commun : rappel d’un principe de base


« Protéger » les hirondelles en les détruisant à Chalon sur Saône




juin 2013

 

Plongée dans le cycle infernal de l’aluminium


« l’environnement« est en cause dans, au moins, 9 types de cancers

 

Notre eau potable à Saint Gengoux, lundi 3 juin au Foyer Rural à partir de 19H




mai 2013


Hannah Arendt, film de Margarethe von Trotta


Nourrissage des oiseaux et printemps froid


Le drame de l’amiante en France,

de Charybde en Scylla


Promised land, film de Gus Van Sant


Le coût exorbitant des fringues à bas prix


La belle vie en France (dans l’Allier)


Les phases de construction d’un parc éolien




mars 2013


Une pétition contre la privatisation de l’eau largement signée à Saint Gengoux le national 

 

Searching for Sugar Man, film de Malik Bendjelloul


Les chauves-souris aussi font ami-ami

L’orang-outang, cet intello



Grande distribution : hyper pas grand chose

 

Des abeilles et des hommes, un film de Markus Imhoof


Comment bien remplir nos assiettes


Les vignes toujours gorgées de poisons


Les lobbies tentent d’imposer des puces électroniques et une sélection industrielle pour les animaux


Gardarem la Menuda (contre les supermarchés) !

 

Puy Guillaume : la bonne vie du village qui a résisté aux supermarchés

nouvel article


Projet de complexe commercial dans le lit du Nolange : lettre d’information adressée à la municipalité de Saint Gengoux le National

 

En marge du scandale de la viande de cheval substituée à la viande de boeuf…

 

Le grand retournement,  film de Gérard Mordillat


Amiante : le thriller d’un serial killer


Comment retrouver la santé des sols ?


Bienfaits de la grande distribution : la ruine des producteurs (le cas des horticulteurs)


Révoltes contre la grande distribution

 

OGM : des éléments nouveaux à ne pas oublier


Des subventions nuisibles à la nature

 

La Banque Mondiale rejoint l’alerte écologiste


La grande distribution – Enquête sur une corruption à la française


La mort d’un tueur économique 

 

Maringues, Puy Guillaume et les grandes surfaces. Entre désertification et dynamisme 


Gaz de schiste : Rocard estime que « la France est bénie des dieux« 

KHAOS, le peuple grec au fond du trou de la mondialisation

Des responsables de la dévastation de la planète se démasquent


Le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, une face du totalitarisme ambiant

 

Résistance à « l’artificialisation des terres agricoles » et à la désertification à Saint Gengoux 


Le manque de terres agricoles a atteint un niveau critique


Elzéard Bouffier est indien


Pollution par l’amiante au quotidien


De l’importance du jardin à tous les âges et dans toutes les conditions


Main basse sur la ville

 

Les animaux en toute conscience


De l’art de faire cohabiter éoliennes et oiseaux


Arnaud Montebourg et le nucléaire…


Qu’est-ce qui se cache derrière la privatisation des services publics ?


Bétonné par Vinci, Pucé par Véolia


Civilisation anti-nature : de plus en plus profond dans l’immonde


Scott McKensie nous abandonne


Tarés au volant : le délire en continu – avec Le roi de la route, par les VRP


La bride sur le cou, les dingues de la route ne chôment pas


L’industrie chimique fixe les règles de la vinification à Bruxelles


L’orchestre da Ponte de Berlin à l’église de Saint Gengoux le National


Après les haies, les arbres maltraités


Quelques rappels d’importance au vu des désordres urbanistiques qui progressent toujours au détriment de la campagne et du reste…


Manger local au collège de Saint Gengoux


Les hypers prennent leurs aises en Saône et Loire


Mort de Jon Lord des Deep Purple

 

 






Préservation et redistribution des semences, et redéveloppement des solutions architecturales autonomes


The Farmer, the Architect and the Scientist from The ABN and The Gaia Foundation on Vimeo.


A new film, ‘The Farmer, the Architect and the Scientist’ tells the story of a seed hero. Dr Debal Deb is a pioneering ecologist committed to working with traditional farmers in eastern India to conserve indigenous seed diversity. Over almost two decades, Debal has managed to save 920 varieties of rice, all of which he stores in community based seed banks in West Bengal and Odisha for farmers. This film follows the construction of a new seed bank premises in Odisha, a venture that provides a potent symbol of Debal’s values.


As we saw in Seeds of Freedom, small-scale traditional farmers and their rich diversity of locally adapted seed varieties are being written out of the story of seed. They are the victims of an aggressive global lobbying effort, designed to convince a world terrified about food security that the corporatization of the global food system, involving transgenic seeds, is the only way to feed the world.


But there are those who dispute this narrative – seed heroes, men and women, from around the world – who understand that the key to a healthy food system lies in maintaining the immense local and regional bio-cultural diversity of seeds and traditional farming methods. Their work to uphold farmland and community resilience and health has never been more important.


According to this holistic philosophy of environmental health, Debal’s scientific method is a far cry from the top down, exploitative practices of ag-biotech companies that Seeds of Freedom uncovered. His chief aim is to re-empower farmers to take control of their own heirloom seeds, creating the conditions for food sovereignty and security for future generations.


In Debal’s work there is no sense of the superiority of either science or traditional knowledge – the two are seen as mutually beneficial, a complementary pairing. Debal works with farmers as fellow scientists in the laboratory that is their fields; Truly recognising the depth of their knowledge, and that solutions to hunger must benefit the small producer who is at highest risk. This respect and concern is key to the collective successes Debal has helped realise.


The Farmer, the Scientist and the Architect reveals Debal’s commitment to this collaborative method through sharing the story of the construction of a new local seed bank. Made using local stone, mud, sand, adobe bricks and local labour, this building is aesthetically delightful and, most importantly, 100% sustainable and 100% local. Debal has been working on this feat of truly ecological architecture with French architect Laurent Fournier. Together they are building this vital community resource, brick-by-handcrafted-brick, to convey to the community (and outsiders as well) that sustainability involves not only ecological agriculture but also ecological architecture, biodiversity, and an environmentally concerned lifestyle. Fittingly, upon completion the seed bank will be bequeathed to the people who need it.


Like Dr Melaku Worede of Ethiopia, whose work is the subject of a forthcoming film from The Gaia Foundation and African Biodiversity Network, Debal Deb is a largely unsung hero. This film hopes to go some way to changing that, showing that there is another, ethical way to treat our seed inheritance; opening minds to the sustainable possibilities for the future of food and the beneficent role science can play in this.









Association et bien commun : 

rappel d’un principe de base


Une association c’est bien, mais comment éviter la reproduction d’une hiérarchie stérilisante, et pire : le conflit d’intérêt et le chapeautage par les corrupteurs ?


Un « bureau« , avec hiérarchie de pouvoir capitalisé sur des votes qui avaient un tout autre objet, n’a d’utilité que si l’association veut s’aliéner en brassant des subventions, même modestes, ou si son activité concerne des personnes mineures.


Une association collégiale, sans président, c’est plus collectif ! (exemple de statuts déposés en préfecture pour une association loi 1901 « à direction collégiale » en bas de page) :

http://clownistan.forumgratuit.fr/t42-une-association-collegiale-sans-president-cest-plus-collectif-exemple-de-statuts-deposes-en-prefecture-pour-une-association-loi-1901-a-direction-collegiale-en-bas-de-page



Subvention : piège à faibles


Comment éviter les mauvaises surprises, les compagnons associatifs détournés de leur plein gré, devenant soudain tout mous, velléitaires, veules, le regard en biais, sinon partisans de ne contrarier en rien les distributeurs de la manne céleste devenue leur transfusion addictive : la… la subvention ?   


Simple : ne pas demander et ne pas accepter de subvention.


Ainsi on reste libre de parole de d’action. Libre d’esprit avec une pensée critique intacte.


Dans le cas contraire, les exemples abondent d' »associations » tournant le dos à leur prétention déclarée, d’associations devenues les faire-valoir croupions des élus et des lobbies.

Car la subvention a le pouvoir de métamorphoser certaines personnalités et de pervertir le collectif – un pouvoir magique, mais de magie noire ! La subvention a la capacité de retourner comme un gant la démocratie. Il est vrai, une démocratie un peu faible. Une démocratie de capitalisation des pouvoirs de penser et d’agir qui déresponsabilise et démobilise ; en tout cas, une démocratie très éloignée de ce que les écologistes voulaient restaurer (au début, les écologistes étaient alternatifs).





Quel est le tour de passe-passe ? La subvention est généralement attribuée par des élus. Des élus, c’est à dire des délégués. Mais, par cette opération banalisée, de délégués les élus deviennent bienfaiteurs ou Pères Fouettard, selon leur bon vouloir. Ils deviennent, donc, détenteurs d’un pouvoir abusif : de nouveaux maîtres. Et les mandants des élus deviennent vassaux de leurs délégués. Vous suivez ?


De la sorte, on obtient des « associatifs » en contradiction avec le sens de l’action associative, de plus en plus en contradiction avec leur engagement déclaré, de plus en plus proches de ceux qui n’ont pas intérêt à la vitalité critique de l’association et à son bon sens alternatif… des « associatifs » de plus en plus veules, soumis et vendus. Des mouches.


Moralité : pas de subvention et pas de hiérarchie de pouvoir dans une association qui a pour vocation la défense du bien commun.


quelques conseils avec François Béranger et Woodie Guthrie :

 

 

Enfin, si le mal est fait :

DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.







Hirondelles et autres oiseaux familiers


un excellent document à mémoriser :

Connaître et protéger les hirondelles

 

et encore :


des conseils pratiques (évidemment belges, pas français !) pour aider les oiseaux.

Avec l’indispensable bac à boue

 

 

et une belle réalisation







sous le titre

Un sauvetage de jeunes hirondelles

et

Cinquante oisillons sauvés

le JSL (journal de Saône et Loire) du 3 juillet décrit benoîtement la destruction de 14 nids d’hirondelles de fenêtres dans la Gare de Chalon sur Saône, cela en pleine période de nidification

 

Soulignant, cependant, que les hirondelles sont protégées, l’article atteint aux sommets de la langue de bois :


« Soucieuse du respect de la protection de la faune, la Ville de Chalon en lien avec les services de l’État compétents et l’Association ornithologique et mammalogique de Saône-et-Loire a demandé au Centre Athénas de sauvetage de la faune de mettre en œuvre les mesures de protection des hirondelles et des œufs (dans le respect de la réglementation). »

 

Nous voilà rassurés ! 


Les oisillons arrachés à leurs parents ont été placés en couveuse par les ornithologues attentionnés. Une couveuse où l’on imagine bien qu’ils bénéficieront des mêmes attentions qu’au nid et des circonstances les plus favorables à l’éveil à la vie. Peut-on imaginer plus parfaite illustration de l’incompréhension des oiseaux, de la vie et de sa réification ?

 

Après avoir claironné que tous les nids ont été victorieusement détruits, le journal ne dit pas que des nichoirs seront installés après les travaux. Sans doute un oubli.

 

Rappel :

 

L »Hirondelle des fenêtres (Delichon urbicum) figure en effet sur la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire national dressée par l’article 3 de l’arrêté du 29 octobre 2009 (J.O. 5 déc., p. 21 056), pris en application de la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature, dont les dispositions relatives aux espèces animales protégées sont codifiées aux articles L. 411-1, L. 411-2 et R. 411-1 à R. 411-5 du code de l’environnement.

 

Ce même article 3 précise de manière détaillée tout ce qui est interdit au sujet de ces nids tant en période de reproduction qu’en dehors. Vous en trouverez le détail à l’adresse suivante :

 

 

Les interventions en période de nidification (qui va d’avril à juillet) sont donc à proscrire. Lorsque l’opération se fait en dehors de la période de nidification il est parfois admissible de prévoir des mesures compensatoires, par exemple la pose d’un nichoir à Hirondelle des fenêtres pour chaque nid détruit. Nous pouvons pour ces mesures vous apporter quelques conseils.

 

c’est un extrait d’une lettre récente de l’Association ornithologique et mammalogique de Saône-et-Loire citée dans l’article. Que s’est-il passé à Chalon ?


Confirmation :

En France, les hirondelles et les martinets bénéficient d’un statut juridique qui fait d’eux des oiseaux intégralement protégés. Ce régime de protection est issu de la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature aujourd’hui codifiée aux articles L 411-1 et suivants du code de l’environnement et de l’arrêté ministériel du 17/04/1981 modifié le 5/03/1999, fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.

– Pour ces oiseaux (poussins ou adultes), sont interdits : la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation.

– et qu’ils soient vivants ou morts : le transport, le colportage, la détention, la mise en vente, la vente ou l’achat.

– pour les oeufs ou les nids : l’enlèvement ou la destruction, ainsi que la destruction, l’altération ou la dégradation de leurs milieux.

Tout responsable d’une infraction s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 9 146,94 euros et/ou une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois (art. L 415-1 du Code de l’environnement).

En conclusion, il est interdit de porter atteinte aux hirondelles et aux martinets ainsi qu’à leurs nids et couvées.

Extrait de la fiche réalisée par le Service Juridique de la Ligue pour la Protection des Oiseaux dans le cadre de l’année de l’hirondelle avec le soutien du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.

http://www.hirondelle.oiseaux.net/protection.html


France « Etat de Droit » qui, particulièrement quand il s’agit de l’environnement, de l’eau, des biens communs, de la vie, ne respecte même pas sa législation.

 

 

 

 



Préservation et redistribution des semences, et redéveloppement des solutions architecturales autonomes


The Farmer, the Architect and the Scientist from The ABN and The Gaia Foundation on Vimeo.


A new film, ‘The Farmer, the Architect and the Scientist’ tells the story of a seed hero. Dr Debal Deb is a pioneering ecologist committed to working with traditional farmers in eastern India to conserve indigenous seed diversity. Over almost two decades, Debal has managed to save 920 varieties of rice, all of which he stores in community based seed banks in West Bengal and Odisha for farmers. This film follows the construction of a new seed bank premises in Odisha, a venture that provides a potent symbol of Debal’s values.


As we saw in Seeds of Freedom, small-scale traditional farmers and their rich diversity of locally adapted seed varieties are being written out of the story of seed. They are the victims of an aggressive global lobbying effort, designed to convince a world terrified about food security that the corporatization of the global food system, involving transgenic seeds, is the only way to feed the world.


But there are those who dispute this narrative – seed heroes, men and women, from around the world – who understand that the key to a healthy food system lies in maintaining the immense local and regional bio-cultural diversity of seeds and traditional farming methods. Their work to uphold farmland and community resilience and health has never been more important.


According to this holistic philosophy of environmental health, Debal’s scientific method is a far cry from the top down, exploitative practices of ag-biotech companies that Seeds of Freedom uncovered. His chief aim is to re-empower farmers to take control of their own heirloom seeds, creating the conditions for food sovereignty and security for future generations.


In Debal’s work there is no sense of the superiority of either science or traditional knowledge – the two are seen as mutually beneficial, a complementary pairing. Debal works with farmers as fellow scientists in the laboratory that is their fields; Truly recognising the depth of their knowledge, and that solutions to hunger must benefit the small producer who is at highest risk. This respect and concern is key to the collective successes Debal has helped realise.


The Farmer, the Scientist and the Architect reveals Debal’s commitment to this collaborative method through sharing the story of the construction of a new local seed bank. Made using local stone, mud, sand, adobe bricks and local labour, this building is aesthetically delightful and, most importantly, 100% sustainable and 100% local. Debal has been working on this feat of truly ecological architecture with French architect Laurent Fournier. Together they are building this vital community resource, brick-by-handcrafted-brick, to convey to the community (and outsiders as well) that sustainability involves not only ecological agriculture but also ecological architecture, biodiversity, and an environmentally concerned lifestyle. Fittingly, upon completion the seed bank will be bequeathed to the people who need it.


Like Dr Melaku Worede of Ethiopia, whose work is the subject of a forthcoming film from The Gaia Foundation and African Biodiversity Network, Debal Deb is a largely unsung hero. This film hopes to go some way to changing that, showing that there is another, ethical way to treat our seed inheritance; opening minds to the sustainable possibilities for the future of food and the beneficent role science can play in this.



 

 

 

 

Le monde immonde de la culture anti-nature et du tout-capitalisme

 

 

 

 

 


Juin 2013

 

 

 

(…) Nous sommes régulièrement exposés à des niveaux d’aluminium, par exemple, dans les préparations pour les nourrissons, susceptibles de tuer des poissons en l’espace de deux jours. Que penseriez-vous si l’on vous révélait que l’exposition à l’aluminium a été reliée à de nombreuses maladies humaines, y compris la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques, le diabète etc. Vous vous attendriez à ce que l’exposition à un facteur reconnu si toxique et qui ne joue aucun rôle essentiel dans les systèmes biologiques soit soumis à des réglementations qui nous protègent de tout mal potentiel. Il n’existe aucune réglementation sur l’utilisation de l’aluminium dans une quelconque application, que ce soit dans les domaines de la médecine, des cosmétiques ou des aliments. » De telles alertes devraient logiquement se traduire par la mise en place d’un principe de précaution. (…)

Virginie BELLE (Quand l’aluminium nous empoisonne)

 

ALUMINIUM & MALADIE D’ALZHEIMER

 

une excellente émission de France 3

Aluminium : du poison dans l’eau du robinet

 

 

Eau, aluminium et Alzheimer

(…) L’aluminium est reconnu comme un neurotoxique. C’est en raison de cette spécificité que progressivement casseroles et récipients en cette matière ont été retirés de la vente. Ca c’était la partie émergée de l’iceberg. On se rend compte en effet que le sulfate d’alumine (alun) est utilisé pour purifier l’eau du robinet. Le problème c’est que de l’eau, on en consomme beaucoup et que les particules d’aluminium présentes qui s’y trouvent, malgré des niveaux faibles, sont rendues, par leur forme hydrosoluble, particulièrement bien assimilables par notre organisme. (…)

 

 

Veolia, l’aluminium et l’eau potable…

 

Quand l’aluminium nous empoisonne

Virginie BELLE, édit Max Milo

 

 

 

Planète ALU

Plongée dans le cycle infernal de l’aluminium, des ravages causés par l’extraction de la bauxite aux résidus que les sels et dérivés de ce métal laissent dans notre corps. Les différentes propriétés physiques de l’aluminium – malléable, léger, inoxydable – en font un métal fascinant, précieux dans le secteur de l’architecture. Mais son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et dans la pharmacopée posent de plus en plus de problèmes. Des études approfondies ont prouvé que l’aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés favorisaient l’apparition du cancer du sein, de diverses allergies, d’infections auto-immunes voire de la maladie d’Alzheimer.


Les meilleurs gisements de bauxite se trouvent sous les tropiques, en Afrique de l’Ouest, en Australie, en Inde et en Jamaïque. Mais c’est à Porto Trombetas dans le nord du Brésil que se situe l’une des mines les plus rentables au monde, aux mains d’une multinationale. Pour l’exploiter, il faut abattre chaque année l’équivalent de 250 terrains de football de forêt humide primaire, essentielle à la biodiversité. Les boues rouges liées à l’extraction sont toxiques, comme l’a montré la catastrophe écologique survenue en Hongrie en 2010.




Camelford water pollution incident

 

Death of Alzheimer victim linked to aluminium pollution

 



en complément…

Vaccination : pourquoi l’aluminium fait polémique ?

(…) la toxicité de l’aluminium, en particulier pour le système nerveux, est prouvée depuis les années 70, suite à des intoxications aiguës ou des consommations chroniques importantes. Ses effets sur la santé humaine sont détaillés dans une expertise collective menée par l’InVS, l’Afssa, et l’Afssaps publiée en 20031. En 2006, les doses hebdomadaires admissibles d’aluminium dans l’alimentation ont été revues à la baisse2 et fin 2011, l’Afssaps a publié des recommandations3 concernant sa concentration dans les cosmétiques, notamment les déodorants, accusés de favoriser le développement de cancers du sein (…)





 

Les Antillais empoisonnés par le chlordécone

(…) A compter du début des années 1970, le chlordécone a été massivement épandu dans les bananeraies de la Guadeloupe et de la Martinique – « le coeur de notre richesse », dit un responsable local. Hélas ! Dès 1979, le produit miracle a été reconnu cancérigène. Il a pourtant fallu attendre 1993 pour que les autorités sanitaires se décident à en décréter l’interdiction : « C’est comme si, pendant plus de vingt ans, on avait donné un feu vert à l’empoisonnement. »


Résultat, le chlordécone pollue durablement plusieurs régions des deux îles : compte tenu du rythme de sa biodégradation, il ne faudra pas moins de quatre siècles pour qu’il disparaisse ! Or cette fâcheuse substance se retrouve non seulement dans le sol et dans tous les végétaux, mais aussi dans les rivières, dans la mer et dans les poissons, mollusques, crustacés – qu’ils soient sauvages ou d’élevage. Paradoxalement, seules les bananes en semblent exemptes, à la différence de tous les autres fruits et légumes cultivés dans les zones contaminées. Chlordécone est donc devenu synonyme de ruine pour des centaines d’agriculteurs, pêcheurs, aquaculteurs, éleveurs de bovins, dont les produits sont désormais interdits à la vente. (…)




 


Le dernier rapport de l’INSERM reconnaît que « l’environnement »

est en cause dans, au moins, 9 types de cancers

Enfin ! Avec, à peu près 50 ans de retard sur l’alerte écologiste.


Les pesticides sont en passe de voler la vedette à l’amiante

(…) Plusieurs molécules sont classées comme cancérigènes probables. Des études en populations agricoles suggèrent leur implication dans les tumeurs cérébrales et dans les cancers hormono-dépendants (cancers de la prostate, du sein, des testicules, de l’ovaire). En outre, l’utilisation domestique de pesticides, notamment d’insecticides, par la mère pendant la grossesse et pendant l’enfance a été suspectée dans les leucémies et, à un moindre degré, les tumeurs cérébrales. (…)


à propos…

Plus de 11 000 pesticides sont vendus aux Etats-Unis sans avoir été bien testés

(…) Exemple de ces contrôles insuffisants : en 2003, l’EPA a approuvé la clothianidine, principe actif de l’insecticide Gaucho, à condition que son fabricant Bayer effectue une étude sur les effets de ce néonicotinoïde sur les abeilles un an plus tard, soit en 2004. Or, non seulement cette étude, qui assure que la substance ne présente pas de risque pour les abeilles – alors que ses effets sur le système nerveux des insectes ont été démontrés -, a été remise avec trois ans de retard, mais elle souffre aussi de graves lacunes, pointées tant par le NRDC que par l’EPA.

Une recherche séparée menée par l’université Purdue en janvier 2012 montre que les semences enrobées de clothianidine, dont des échantillons ont été prélevés sur les équipements agricoles, contenaient jusqu’à 700 000 fois la dose mortelle du pesticide pour les abeilles. « Cela n’empêche pas l’EPA de continuer à s’appuyer sur l’étude défectueuse de Bayer CropScience, et la clothianidine reste donc sur le marché », regrette Jennifer Sass, coauteure du rapport, citée par l’Agence France-Presse. (…)

et en France ?

 

 

 

 

 

Suite à la pétition sur la facture d’eau à Saint Gengoux le National

Lundi 3 juin à 19H au Foyer Rural

 

SOIREE

DEBAT et PROJECTION

Notre eau potable

à Saint Gengoux

 

1ère partie

Réunion publique d’information

avec l’occasion de poser vos questions

à M. Bordet, président du Syndicat des eaux de Grosne et Guye

et une associations d’usagers de l’eau

 

2ème partie

Projection et débat

de « Water makes money » (réalisé par Leslie Franke

et Herdolor Lorenz), documentaire sur la gestion privée de l’eau

en présence de jean-Louis Linossier de la CACE





« Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent »
de Leslie Franke et Herdolor Lorenz.
A Paris, au cinéma La Clef.
Ceux qui ne l’ont pas vu sur ARTE mardi 22 mars, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, ont tout intérêt à voir cet excellent documentaire sur la manière dont un bien commun essentiel est accaparé, détourné, gâché, tout en vidant les poches des usagers.

Leslie Franke et Herdolor Lorenz décortiquent les méthodes et le réseau propagandiste et corrupteur qui ont permis aux trusts – au premier rang desquels Veolia et Suez – de s’imposer là où tout était organisé et géré à long terme par les administrations publiques et les communautés. On voit ainsi que les lobbies ont pénétré les milieux politiques, syndicalistes, universitaires, scientifiques, médiatiques, de la protection de la nature, etc.
Plaçant leurs hommes, gagnant des complicités, ils ont multiplié les relais diffusant à satiété leur point de vue et leurs incitations, pour influencer les conseils municipaux comme les parlements et les institutions internationales.

Parmi les manoeuvres favorites des lobbies, figure le substantiel « droit d’entrée » aux municipalités. Souvent présenté comme un cadeau accompagnant la cession au privé, c’est en fait un prêt, un crédit que les usagers, devenus clients, vont payer largement, et avec les intérêts. Sans compter la réduction de l’entretien des réseaux et l’oubli de la préservation de la ressource.

Lors d’une séquence fascinante, on voit des syndicalistes s’opposer aux dénonciateurs des malversations de l’un de ces trusts sous prétexte de défense de l’emploi et du salariat. Cela rappelle beaucoup de choses à l’alternatif qui a vu souvent des victimes désignées prendre le parti de la domination et de la pollution. Cela souligne l’opposition entre les deux civilisations : celle de la domination de la nature et des hommes, avec ses profits, ses assujettis et ses coûts illimités, et celle, conviviale, de la compréhension du vivant, et des biens communs repris en mains localement pour le long terme.

Un autre passage remarquable nous apprend l’existence de chaires universitaires patronnées par les lobbies, et l’ampleur de la pénétration dans l’enseignement et la recherche. Cela et d’autres stratégies, par exemple ce « Forum Mondial de l’Eau » qui n’est qu’une vitrine commerciale, font irrésistiblement penser à quelque chose de plus ancien et qui a eu une influence considérable sur les orientations imposées depuis une soixantaine d’années. Il s’agit du Congrès pour la Liberté de la Culture, fer de lance de l’offensive capitaliste mondiale. Mêmes méthodes de propagande et de corruption. Mêmes objectifs : imposition de la culture mécaniste anti-nature et promotion des technologies dures, captation et concentration des pouvoirs sous le voile de la démocratrie représentative, et spoliation des biens communs + destructions planétaires. Nul doute que si l’on pouvait remonter des uns aux autres, on découvrirait des connexions très intéressantes.

Vidéo bande annoncehttp://www.watermakesmoney.com/fr/bande-annonce-.html
http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film.html http://www.acme-eau.org/Water-makes-money-ou-comment-les-multinationales-transforment-l-eau-en-argent-sur-ARTE-mardi-22-mars-20h40-21h55-dans-le_a2890.html
Si le film ne passe pas près de chez vous, le DVD coûte 10 €
C’est l’occasion de le visionner avec les amis, les voisins, vos conseillers municipaux favoris.

 

 

 

 

 

Mai 2013



Hannah Arendt

de Margarethe von Trotta

avec Barbara Sukowa


Photo : Hannah Arendt http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=198292.html "(...) il est dans la nature même du totalitarisme, et peut-être de la bureaucratie, de transformer les hommes en fonctionnaires, en “rouages” administratifs, et ainsi de les déshumaniser (...)" "(...) Eichmann n’est pas une figure démoniaque, mais plutôt l’incarnation de l’“absence de pensée” chez l’être humain (...)" Il peut s'agir aussi d'une pensée formatée par un conditionnement, par une déculturation programmée accompagnée par l'imposition d'une autre culture... Plus profondément encore, la déstructuration culturelle et sensible qui coupe les individus de la nature, des autres vivants et de leur nature pour les déboussoler et les amener plus ou moins à leur insu à servir des intérêts étranges, un système nuisible, voire un totalitarisme, est devenu assez commun. Plus commun encore aujourd'hui qu'à l'époque d'Hannah Arendt. Quelques années avant Hannah Arendt, après avoir fait l'expérience du nazisme et l'avoir fui, Theodor Adorno et Max Horkheimer ont mené une autre recherche éclairante sur les origines du totalitarisme : La Dialectique de la Raison. "Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s'est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l'esprit humain du carcan mental dans lequel il s'est lui-même emprisonné, dans l'espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l'ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C'est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance. Sur le rivage opposé de cette dialectique, on trouve la deuxième école, qui propose une domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l'héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l'univers en une masse informe d'objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l'aliénation spirituelle de l'homme, à sa coupure d'avec la nature, puis à l'industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. Toute l'histoire de la science ainsi que toutes les autres dimensions de la vie intellectuelle depuis le dix-huitième siècle sont empreintes de cette dialectique" Le nazisme a poussé très loin la réduction quantitative et mécaniste, la réification du vivant. Il n'est malheureusement pas le seul et sa science de la propagande et de la manipulation de masse a fait beaucoup d'émules. Quelques dizaines d'années après Adorno, Horkheimer et Harendt, la "culture anti-nature" est largement revendiquée, les serviteurs zélés du nouveau totalitarisme mondialisé défilent en foules, et l'effondrement des résistances et des alternatives est devenu une banalité.



« (…) il est dans la nature même du totalitarisme, et peut-être de la bureaucratie, de transformer les hommes en fonctionnaires, en “rouages” administratifs, et ainsi de les déshumaniser (…) »
« (…) Eichmann n’est pas une figure démoniaque, mais plutôt l’incarnation de l’“absence de pensée” chez l’être humain (…) »


Il peut s’agir aussi d’une pensée formatée par un conditionnement, par une déculturation programmée accompagnée par l’imposition d’une autre culture, d’une culture réductrice des têtes et des coeurs… Car la soumission à l’autorité des expériences de Stanley Milgram ou de la vie quotidienne ne fonctionne pas avec tout le monde, heureusement. Pour en arriver à abandonner tout libre arbitre, il faut déjà avoir été préparé à cela, affaibli par une déformation des perceptions, des compréhensions et des représentations. C’est ce que nous vivons. La déstructuration culturelle et sensible qui coupe les individus de la nature, des autres vivants et de leur nature pour les déboussoler et les amener plus ou moins à leur insu à servir des intérêts étranges, un système nuisible, voire un totalitarisme, est devenue assez commune. Plus commune encore aujourd’hui qu’à l’époque d’Hannah Arendt.

Quelques années avant Hannah Arendt, après avoir fait l’expérience du nazisme et l’avoir fui, Theodor Adorno et Max Horkheimer ont mené une autre recherche éclairante sur les origines du totalitarisme : La Dialectique de la Raison.

« Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance. Sur le rivage opposé de cette dialectique, on trouve la deuxième école, qui propose une domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l’héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. Toute l’histoire de la science ainsi que toutes les autres dimensions de la vie intellectuelle depuis le dix-huitième siècle sont empreintes de cette dialectique »

Et d’ajouter :

« Aujourd’hui, au moment où l’Utopie de Bacon, la « domination de la nature dans la pratique« , est réalisée à une échelle tellurique, l’essence de la contrainte qu’il attribuait à la nature non dominée apparaît clairement. C’était la domination elle-même. Et le savoir, dans lequel Bacon voyait la « supériorité de l’homme », peut désormais entreprendre de la détruire. Mais en regard d’une telle possibilité, la Raison, au service du présent, devient une imposture totale pour les masses » car « Toute tentative ayant pour but de briser la contrainte exercée par la nature en brisant cette nature n’aboutit qu’à une soumission plus grande au joug de celle-ci« .


Le nazisme a poussé très loin la réduction quantitative et mécaniste qui se traduit par le mépris, l’appropriation et la réification du vivant. Il n’est malheureusement pas le seul et sa science de la propagande et de la manipulation de masse a fait beaucoup d’émules.

Quelques dizaines d’années après Adorno, Horkheimer et Harendt, la « culture anti-nature » est largement revendiquée, les serviteurs zélés du nouveau totalitarisme mondialisé défilent en foules, plus vides de pensée critique, dépersonnalisés, soumis et médiocres les uns que les autres, incapables de combattre le mal, voire de distinguer le bien – ou simplement le bon du mauvais, incapables de vivre dans la société et l’écosystème sans les dégrader ; au pied de la lettre : abrutis. Et l’effondrement des résistances et des alternatives est devenu une banalité.







grande distribution, supermarchés et désertification

A Lorient, la désertification du centre-ville à l’œuvre

(…) Les zones commerciales de périphérie ont aussi ponctionné de l’activité : chacune des deux zones à l’entrée de Lorient pèse autant que le centre-ville. « Les gens ont envie d’un centre-ville animé, mais ils partent faire leurs courses à l’extérieur, en périphérie, surtout les jeunes », (…) Dans Lorient, comme dans toutes les villes moyennes, les enseignes nationales ont peu à peu remplacé les commerces de bouche : plus un seul boucher, un seul charcutier… Les supérettes alimentaires, elles, ont poussé comme des champignons : pas moins de trois Carrefour City se disputent la clientèle d’une poignée de rues ; deux boutiques Sephora sont implantées à une cinquantaine de mètres l’une de l’autre et deux boutiques Marionnaud cohabitent dans la ville. (…)

 









Vaut-il mieux arrêter le nourrissage des oiseaux dès la fin du mois de février, à la fin du mois de mars ou plus tard ?

 

Quand la fin de l’hiver (c’est d’ailleurs rare) et même le printemps ne sont pas marqués par un radoucissement, il faut continuer à donner des graines pour compenser la faiblesse exceptionnelle des ressources – surtout en ville et en milieu stérilisé par l’urbanisation et l’agriculture industrielle !

des graines pour les oiseaux seulement, car les matières grasses (les graines d’arachide aussi) sont mauvaises pour les petits.

 

 

(…) Avril est le mois de l’année où la mortalité de certaines espèces, comme le Verdier d’Europe (Chloris chloris), est la plus élevée : les ressources alimentaires disponibles dans la nature, surtout dans les campagnes très artificialisées, sont en effet encore limitées (surtout au cours de la première moitié du mois), et les oiseaux sédentaires sont concurrencés par des oiseaux remontant vers leurs zones de reproduction plus nordiques. 


Pour la plupart des espèces sédentaires comme les pinsons, les grives ou les mésanges, la saison de reproduction bat son plein, et les parents nourrissent leurs nichées : les besoins en aliments sont donc importants.


Certains auteurs pensent qu’il ne faut pas arrêter de nourrir les oiseaux pendant la saison de reproduction, qui s’étale généralement entre mars et juin : pour eux, l’arrêt de l’apport de nourriture pourrait provoquer un « choc alimentaire », et ils préconisent plutôt de stopper le nourrissage une fois que les jeunes sont autonomes.

 

En cas en cas de période brutale et inattendue de froid au moment où les parents nourrissent leurs petits en leur apportant des vers ou des chenilles (c’est le cas des merles, des grives, des mésanges, des pinsons …), l’apport de nourriture peut contribuer à la survie des jeunes. (…)

extrait de :

http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/quand-faut-arreter-nourrir-oiseaux-mars-avril-00670.html

 

 

 

 

 


mai 2013

Le drame de l’amiante en France,

de Charybde en Scylla

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris lave toujours plus blanc :

non lieu pour Martine Aubry et plusieurs autres inculpés, dont plusieurs membres du lobby de l’amiante.

(…) Les mises en examen de huit autres personnes poursuivies dans cette instruction sur l’exposition à l’amiante des salariés de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados) ont également été annulées, a-t-il précisé. Au grand dam des victimes, ce drame sanitaire n’a donné lieu à aucun procès en France.

L’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) a aussitôt annoncé son intention de se pourvoir en cassation. L’Andeva estime que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris est « disqualifiée » car son arrêt « glorifie » l’action du Comité permanent amiante (CPA), considéré par les victimes comme le lobby des industriels de l’amiante, a dit François Desriaux, l’un de ses représentants. (…)

source : Le Monde


L’Andeva est en conflit ouvert avec cette chambre de l’instruction qu’elle accuse d’hostilité à l’égard des victimes, et a demandé la récusation de sa présidente. Elle compte également former un recours auprès du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour « violation du secret du délibéré » après la publication mercredi par Le Canard Enchaîné des conclusions -finalement inexactes- de l’arrêt qui devait être rendu vendredi.


Les victimes ne cessent de critiquer le fiasco judiciaire de l’amiante en France. Si en Italie, des peines de prison ont été prononcées en 2012 dans un dossier de l’amiante, les procédures françaises piétinent.


Début février, la cour d’appel a mis un terme à une autre enquête de Mme Bertella-Geffroy, celle sur la manufacture Amisol de Clermont-Ferrand. La seule personne poursuivie dans ce dossier invoquait le « délai raisonnable » d’une enquête: cela faisait 14 ans qu’elle était mise en examen, pour des faits vieux de 38 ans.

source AFP


La Cour aurait estimé qu’à l’époque des faits reprochés à Martine Aubry on n’en savait pas encore assez sur l’amiante pour prendre une décision d’interdiction… La Cour aurait aussi blanchi le CPA – le lobby de l’amiante -, assurant que «la réalité de son influence n’est pas démontrée» et qu’il aurait au contraire eu «une volonté d’accompagner la prévention».

Si tel est bien l’arrêt de la Cour, la désinformation est énorme ! Ce serait une réécriture de l’histoire, dans la grande tradition, désormais, de la France officielle confite dans un mépris abyssal du peuple et des victimes de sa chère prédation ultra-capitaliste.


Si le besoin de réviser se fait sentir :

le rapport sur Sénat sur l’amiante en France  

http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-1.html

 

 

 

 

 


Promised land

film de Gus Van Sant

avec Matt Damon, Frances McDormand, Hal Holbrook…


C’est une belle campagne nord-américaine où l’on voit des boutiques et un bar très vivants. Un village américain, certes, mais un village dont le dynamisme et l’animation peuvent faire pâlir de jalousie la plupart de ceux d’ici.


Arrivent les agents dépêchés par l’une des grandes compagnies d’exploitation du gaz de schiste – « grandes compagnies« , comme celles des brigands d’autrefois qui pressuraient les campagnes. Ici, les méthodes sont plus subtiles, mais elles n’en sont que plus efficaces : mensonge, séduction, tromperie … Il s’agit d’embobeliner les autochtones pour qu’ils abandonnent tous leurs droits, le bien commun et l’héritage de leurs anciens au profit du tout-capitalisme à rentabilité immédiate. Grandes compagnies d’hier et d’aujourd’hui, même combat : la spoliation et la destruction de la vie.


Les différents caractères se révèlent sous la pression, à commencer par ceux qui ont perdu toute culture et ne sont plus reliés à la terre et aux autres. Par exemple, le politicard local qui sollicite sa part du gâteau avant même d’y avoir été invité. Il y a heureusement ceux qui se souviennent du monde vivant, se comprennent encore comme parties d’un ensemble et pensent au lendemain.


Il ne manque pas un moment au développement, pas un bouton de guêtre au déploiement de l’opération de manipulation. Pas même la feinte dissidence. Je vous laisse découvrir la chose…


Ceux qui connaissent des manoeuvres équivalentes dans le mouvement social, le syndicalisme, l’action culturelle et politique, apprécieront. Les autres ne doivent pas penser que c’est exagéré, paranoïaque ou manichéen. Ils auraient bien tort.


Un petit conseil de lecture :

Voyage en feinte-dissidence, par Louis Janover, édit. Paris Méditerranée



 

 


Le coût exorbitant des fringues à bas prix

et, d’une manière générale, de la course aux prix les plus bas pratiquée par la grande distribution

Après l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de textile, qui a fait plus de 1.000 morts près de Dacca, la capitale du Bangladesh, le 24 avril, le scandale sur les conditions de travail s’étend peu à peu à toutes les marques. Des vêtements siglés ainsi que des étiquettes In Extenso (une marque d’Auchan), Auchan, Carrefour et Camaïeu ont été retrouvées dans les décombres, selon le journal Le Parisien.

 

Plus de 1 700 morts en huit ans. Tel est le lourd tribut payé par les ouvrières du textile au Bangladesh pour fournir à bas coûts des tee-shirts ou des chemises aux grandes marques occidentales. Avec un millier de morts, la catastrophe du Rana Plaza a enfin attiré l’attention de l’opinion. Et obligé les grandes enseignes à réagir en signant un accord qui devrait faire date. De leur côté, les grandes marques françaises, comme Carrefour ou Auchan, qui continuent de s’abriter derrière leurs codes de bonne conduite, peinent à s’engager véritablement.

 

(…)

Le moins-disant juridique et fiscal a atteint le seuil de l’intolérable parce qu’il instaure en régime idéal la piraterie que les grosses entreprises – transnationales de fait – exercent sur l’économie mondiale : prédation par elles des entreprises plus petites, confinées quant à elles de par leur taille sur le territoire national et contribuant seules par le versement de l’impôt aux frais de maintien de l’ordre commercial, ordre dont les transnationales bénéficient sinon gratuitement, du moins avec un rabais considérable. Ces transnationales n’en voient pas moins le contribuable voler à leur secours en période de vaches maigres, pour régler non seulement leurs pertes économiques réelles mais également leurs paris spéculatifs perdus, illustration tragique du principe de « privatisation des profits, socialisation des pertes ».

Le moins-disant salarial des « réformes structurelles de compétitivité » relève de la même logique exactement que le moins-disant fiscal : il s’agit là aussi, par la baisse des salaires, de maximiser la part de la richesse créée qui passera en dividendes et en bonus extravagants que les dirigeants des plus grosses entreprises s’octroient à eux-mêmes.

 

Ruines sociales là-bas, ruines sociales ici…

sans oublier les ruines écologiques…

 

 

 

 

 

La belle vie en France (dans l’Allier)

le cauchemar d’un couple d’éleveurs néerlandais installé dans l’Allier 

 

Hallo medelanders in dit prachtige land; wij zijn in 2008 naar de Allier gekomen en hebben een boerderij gekocht.

Vrijdagmiddag na mijn werk,ik was praktijkleraar aan een landbouwschool in het uiterste zuiden van Limburg ,ging ik met mijn reistas op weg naar de Auvergne en bezocht dan 4 boerderijen op zaterdag en 4 op zondag en dan weer maandagmorgen voor de klas.

Na een jaar had ik mijn droomboerderij gevonden,net op de grens tussen de Allier en de Puy de Dome.Een boerderij die al 5 jaar te koop stond en veel potentieel had.Gewoon een achterstallige bedoening,maar met veel grond en bronnen en beekjes ennnnn…. een uitzicht,ongelofelijk.

Na het opzeggen van mijn baan,het verkopen van mijn vakwerk carréboerderij en het vaarwel zeggen van de vertrouwde omgeving ben ik vertrokken.Mijn hele hebben en houden op vrachtwagens geladen en op naar het paradijs.

Echter het paradijs duurde maar kort.Bij het afladen van mijn spullen,bij vertrek had ik alvast tractoren,een graafmachine,een verrijker enz gekocht om meteen aan de slag te kunnen was de hele hameau uitgelopen om die « hollandais »te zien.Het welkom was hartverscheurend;kreten als « rijke hollander maak dat je weg komt » »vuile profiteur,kom je onze boerderij stelen »enz.

In de komende weken werd mij duidelijk dat de promo die ik bij de emigratiebeurzen had gezien:vakmensen met een goede opleiding en kapitaalkrachtig zijn erg gevraagd in Frankrijk,niet helemaal klopt voor deze regio .De buren aan alle kanten zijn boeren en hadden een bod gedaan op « mijn »boerderij,maar tevergeefs.De eigenaar was niet van plan om zijn oudedagsreserve voor een appel en een ei te verkwanselen.

In de volgende maanden gebeuren de vreemste dingen;

De Safer,die de boerderij verkocht beloofde een vergunning om edelherten en everzwijnen te mogen fokken.Mijn hobby vanuit Nederland zou mijn beroep worden.Bij de notaris kreeg ik van de Safer zwart op wit de vergunning was geregeld,de notaris stond borg.

Na twee weken ,bericht van de ddt en departement de peche;vergunning afgewezen.Ik was eigenaar van een boerderij met vierhuizen,negen schuren een melkstal voor koeien en 100 hectare grond,maar…..geen dieren die erop mogen grazen.De geweigerde vergunning bleek niet aanvechtbaar,natura 2000 gebied dus niets mag.

Na veel overleg heb ik de melkkoeien van de vorige eigenaar gekocht en begonnen met melken.In Ned geven koeien 10 000 l melk of meer per jaar,hier een goedemelkkoe 5000l.Na veel startproblemen eindelijk aan de gang.Omdat bio en eco me aanstaat besloot ik om over te schakelen naar een extensive ecoboerderij.

Véél advies van allerhande « conseileurs »,maar bio melk en bio kalveren worden slecht betaald.De handelaren van de charolais,kopen géén bio.Mijn kalveren ,dus niet te slijten.

De volgende twee jaar zijn een hel,brandstichting,diefstal,vandalisme en intimidatie zijn schering en inslagZout in de tank suiker en zand van alle machines of voertuigen.

.In 2011,leer ik een charmante tandartsassistente in Nederland kennen en in Mei wonen we samen op ons paradijselijk domijn.

Smen worstelen we ons erdoorheen,opgeven:dat nooit~!We leren in de zomer een franse boer met zijn vrouw kennen en worden vrienden,dachten we tenminste.We kopen bij hun 25 koeien prachtige ,gezonde aubrackoeien.

Hun veearts doet de benodigde bloedonderzoeken en alles is oké.Bij afladen blijken de koeien echter niet de door ons gekochtte dieren te zijn.De verkoper beloofd om de koeien te ruilen.Na 4 weken krijgen we bericht;4 koeien zijn besmet met paratuberculose.De verkoper zegd ,jammerdan je had 30 dagen om andere beesten te vragen en dat is nu voorbij.

De volgende 6 maanden sterven er 67 koeien en kalveren.Er is geen medicijn tegen paratbc en dus moeten alle besmette beesten afgemaakt.Met de gezonde dieren gaan we verder en geven de moed niet op.De groep splitsen we in twee. Een groep gaat naar een groot bos met weilanden en bronnen,de andere groep gaat naar een perceel in de hameau zelf.Deze groep geeft in tegenstellingh tot de andere geen kalveren,zijn constant ziek en mager.Met 5 verschillende veeartsen zijn we 18 maanden aan het zoeken geweest naar een mogelijke oorzaak.alles tevergeefs.de koeien gaan steeds verder achteruit en sterven.

Een week geleden ,Karen is naar haar familie in Nederland voor een week doe ik een vreemde ontdekking.Mijn vijver naast het huis(ik was hobbyviskweker in Ned)is bedekt met een dikke laag schuim,een aardige voisin heeft er zeep ingegooid.Onmiddelijk maak ik de vijver leeg en vul hem met bronwater uit het zieke koeien perceel.Na drie dagen bijna alle vissen dood.Samen met Karen maak ik s’nachts de vijver weer leeg en vul hem met kraanwater.Alle resterende vissen zwemmen vrolijk rond.

Blijkt de bron te zijn vergiftigt met kopersulfaat.De symptomen van de zieke koeien past precies bij de kopervergiftigingsverschijnselen.

Wat er nog bijkomt,ik was de trotse bezitter van een mooie john deere tractor.Op 7 oktober 2012 was ik heggen aan het scheren en zette de trekker in het perceel achter een heg.  De volgende morgen is de tractor tot de grond toe afgebrand.Heel pijnlijk,maar goed verzekerd…….dacht ik.7 maanden later ,geen woord van de verzekering,onze advocaat krijgt geen enkele reactie op zijn vragen en ….de verzekering betaald niet uit.Dat kan zeker nog twee tot drie jaar duren geeft de verzekering als reactie….

We hebben inmiddels ale reserves opgebruikt en kunnen niet ploegen,niet maaien niets.De op de boerderij aanwezige andere tractoren zijn te klein of te oud.

Hoe moeten we verder????

Heeft iemand die dit leest een idee of een oplossing?Laat het ons weten,we zijn ten einde raad!

Groet Karen en Wim

 



avril 2013



Les phases de construction d’un parc éolien

 

et de la destruction de la campagne







 






mars 2013



Une pétition largement signée à Saint Gengoux le national 

La hausse de notre facture d’eau : explications ?

 

Nous avons remarqué une très forte hausse de notre facture d’eau depuis que la gestion de l’eau, l’assainissement et la facturation est délégué à la SDEI.

 

Nous souhaitons une information claire sur les raisons de cette hausse.

 

Le conseil municipal a décidé de céder l’exploitation de l’eau, l’assainissement et la facturation à la SDEI qui est une filiale de Lyonnaise des Eaux, qui est une filiale de SUEZ Environnement.

 

Une décision qui demande un véritable débat de fond, qui n’a pas eu lieu…

 

L’eau privée coûte plus cher que l’eau publique ( en moyenne nationale de 25 à 45 %)* pour la simple raison qu’une entreprise privée empoche les gains de productivité, contrairement à des services publics qui répercutent les gains sur le prix de l’eau. La facture d’eau n’est pas un impôt .

 

En tant qu’usagers nous avons donc tous les droits de demander des comptes à ceux que nous avons élus pour défendre notre Bien Commun.

 

Vu notre situation locale, une information claire nous parait indispensable pour que les bonnes décisions soient prises. Trouvons une solution avec pour but recherché le seul intérêt des usagers.

Et pourquoi pas un retour aux sources avec le retour à la régie publique ?

 

C’est pourquoi nous rassemblons les signatures des habitants et usagers et demandons une réunion publique pour débattre de ce sujet avec les élus responsables de la gestion d’eau et d’assainissement.

Au cas ou la mairie de St Gengoux ne réponde pas a notre demande (ce que nous ne souhaitons pas) nous organiserons avec vous une réunion d’information publique.

 

Les usagers jouvenceaux de l’eau doivent payer l’eau à son juste prix, le service public d’eau et d’assainissement ne doit pas être un commerce.

 

* source : CACE : Coordination nationale des associations de consommateurs d’eau – www.cace.fr

Eau source de vie : pas de profit !

 

 

Quelques habitants de Saint-Gengoux







Searching for Sugar Man
film de Malik Bendjelloul

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=200631.html

http://www.imdb.com/title/tt2125608/

Il s’agit de Rodriguez,Sixto Diaz Rodriguez, auteur-compositeur-interprète dont la carrière fut curieusement étouffée aux USA. Par contre, le voyage d’une seule cassette déclencha un succès foudroyant en Afrique du Sud. Il y devint aussitôt un catalyseur de la remise en cause du système d’oppression, un symbole du mouvement qui remuait l’Afrique du Sud comme presque tout le monde : « the new left », la nouvelle gauche alternative, le mouvement de la révulsion devant la domination et son avatar capitaliste en pleine croissance. Le succès s’est poursuivi en Australie puis en Nouvelle Zélande, mais toujours à l’insu de l’auteur. Rodriguez dont une rumeur a bientôt prétendu qu’il s’était suicidé en scène, comme pour éteindre la curiosité croissante de ses fans et limiter la contagion de sa popularité.


Dans l’album de Sixto Diaz Rodriguez « Cold Fact » paru en 1970), il y a, par exemple, cela :

This Is Not a Song, It’s an Outburst: Or, The Establishment Blues

The mayor hides the crime rate
council woman hesitates
Public gets irate but forget the vote date
Weatherman complaining, predicted sun, it’s raining
Everyone’s protesting, boyfriend keeps suggesting
you’re not like all of the rest.

Garbage ain’t collected, women ain’t protected
Politicians using people, they’ve been abusing
The mafia’s getting bigger, like pollution in the river
And you tell me that this is where it’s at.

Woke up this moming with an ache in my head
Splashed on my clothes as I spilled out of bed
Opened the window to listen to the news
But all I heard was the Establishment’s Blues.

Gun sales are soaring, housewives find life boring
Divorce the only answer smoking causes cancer
This system’s gonna fall soon, to an angry young tune
And that’s a concrete cold fact.

The pope digs population, freedom from taxation
Teeny Bops are up tight, drinking at a stoplight
Miniskirt is flirting I can’t stop so I’m hurting
Spinster sells her hopeless chest.

Adultery plays the kitchen, bigot cops non-fiction
The little man gets shafted, sons and monies drafted
Living by a time piece, new war in the far east.
Can you pass the Rorschach test?

It’s a hassle is an educated guess.
Well, frankly I couldn’t care less.

http://www.maxilyrics.com/sixto-rodriguez-this-is-not-a-song,-it%27s-an-outburst%3A-or,-the-establishment-blues-lyrics-85c4.html





Les chauves-souris aussi font ami-ami

La taille du cerveau et l’intelligence, une relation de plus en plus mise à mal

Malgré leur minuscule cerveau, les murins de Bechstein, une espèce rare de chauve-souris aux immenses oreilles, vivent selon des structures sociales très complexes. De quoi remettre en question l’évolution cognitive de l’homme (…) 

Les murins de Bechstein sont capables de développer entre eux de solides liens sociaux, qu’ils maintiennent des années durant. Et cela même s’ils viennent à être temporairement séparés les uns des autres. Une découverte, publiée le 9 février dans les Proceedings of the Royal Society B, qui confirme les observations faites chez d’autres animaux. Mais qui bouleverse aussi une hypothèse récente en éthologie: c’est la complexité des interactions sociales qui aurait induit, au fil de l’évolution, le développement du volume du cerveau des grands mammifères, celui de l’homme en particulier.

(…)

 

à propos…

L’orang-outang, cet intello

L’orang-outang, cet intello.On le croyait gros mou, le grand singe roux. Pas du tout. La Canadienne Anne Russon, invitée à exposer ses travaux à Normale Sup, dresse un portrait flatteur de notre cousin, après dix ans de recherche dans la jungle de Bornéo: il est imitateur, penseur et même farceur.

(…) Très réfléchi. Moins sémillant que le chimpanzé, moins fantasmatique que le gorille, l’orang-outang longtemps n’a pas attiré les foules: en vingt ans, seuls deux colloques internationaux lui ont été dédiés. Même aujourd’hui, ils ne sont que 20 chercheurs dans le monde à l’étudier à plein temps! Pourquoi? «De façon anecdotique, parce que les mâles avec leurs grosses bajoues ne nous tendent pas directement un miroir comme un chimpanzé. Plus sérieusement, parce qu’il s’agit d’une espèce solitaire ­ à l’inverse du chimpanzé, du gorille et de l’homme ­ et que cela est longtemps resté synonyme de « retard social ou de « bêtise. Quelle erreur!» Avec Anne Russon, l’orang-outang, cousin qui a quitté notre tronc commun de l’évolution pour faire branche à part il y a 12-15 millions d’années, a globalement gagné en méninges: «Lorsqu’on lui soumet un problème (comme emboîter des objets), alors que le chimpanzé essaie d’emblée toutes les solutions, on a souvent l’impression que l’orang-outang ne fait rien pendant une éternité. En fait, il faut savoir être patient. Car, tout à coup ­ parfois des heures plus tard ­ il vous propose une réponse. Une seule. La bonne, et en général, très sophistiquée.» Grâce à la chercheuse, on sait enfin que ce grand singe avec qui nous partageons 98% de nos gènes est «très observateur et nettement plus réfléchi que les chimpanzés et les gorilles. C’est le plus penseur. L’intellectuel de la bande des trois», s’enthousiasme la Canadienne.

(…)

Comme certains chimpanzés, l’orang-outang baptisé Chantek a su apprendre le langage des sourds-muets. Tant et si bien, qu’à la grande surprise des animaliers qui l’ont transféré il y a huit ans du Tennessee au centre de primatologie d’Atlanta (en Géorgie), Chantek s’est illustré en demandant par signes: «Mais où sont les toilettes?» «Dans le centre de Willie Smits, nous avons accueilli une certaine Dai Dai qui avait 6 ans. Elle avait passé toute son enfance dans une famille très ordinaire de Taiwan. Par un apprentissage tout à fait ordinaire, sans l’intervention du moindre psychologue, Dai Dai usait d’une trentaine de gestes pour s’exprimer et comprenait parfaitement le chinois parlé!» Anne Russon a également appris que dans son ex-famille d’adoption, Dai Dai jouait du piano. Certes pas du Chopin, mais quand on lui disait «moins fort», «recommence» ou encore «va de bas en haut», elle s’exécutait. Sans se tromper.

Mais quelle idée finalement d’être si intelligent lorsque l’on est seul ­ 98% du temps en dehors des accouplements pour les mâles? «D’abord, on ne dit plus solitaire, mais semi-solitaire, car l’on pense de plus en plus que les orangs-outangs forment plutôt une société dispersée, à l’image de ces petites communautés rurales du centre du Canada. Chacun vit seul, mais connaît ses voisins. Certains experts croient aussi que dans la forêt il y a des endroits où l’on se rencontre», précise Anne Russon avant de conclure: «Cela dit, nous pensons maintenant que c’est justement la solitude de l’orang-outang qui, dans l’évolution, a poussé au développement de ses capacités. Question de survie. Son côté arboricole a dû aussi jouer: quand on vit à des mètres au-dessus du sol, la moindre erreur peut être fatale.».

biblio :

Souvenirs d’éden, ma vie chez les orangs-outangs de Bornéo, de Biruté Galdikas, éd. Belfond, 1997





Le mystère de la disparition des abeilles

 Enquête sur un désastre écologique mondial qui pourrait mettre en péril l’humanité





C’est une Garonne

Claude Nougaro

 

Moi mon océan
C’est une Garonne
La grande personne
Dont je suis l’enfant

Ma Diterranée
C’est une Garonne
Née comme trois pommes
Dans les Pyrénées

Un berceau de roc
Pour un filet d’eau
Trois syllabes d’oc
Et vogue le flot

(…)



Grande distribution : hyper pas grand chose

extraits d’un article paru dans Le Canard Enchaîné

 

Aujourd’hui, la petite ville de Puy-Guillaume, 2 700 habitants, n’a toujours pas d’hyper et s’en félicite. Comme le raconte Gilles Fumey dans « Libération » (9/2), elle constitue une véritable exception française avec pas moins de 28 commerces directement impliqués dans l’habillement et l’alimentation, dont 14 bars et restaurants, 3 boulangeries, 1 commerce de bouche tous azimuts (fruits et légumes, buffet de fromages, traiteur), 2 producteurs bio, une ferme piscicole… Alors que la grande majorité des villes ont vu leur centre dépérir, vampirisé par de florissantes grandes surfaces en périphérie, Puy-Guillaume a encore allure humaine. Et on y mange bien ! « Les supermarchés, c’est le bas de gamme alimentaire, dit Charasse. Toujours cher pour ce que c’est. Comment imaginer en Auvergne de commercialiser des fromages sous cellophane ? Pour moi, habituer les gens à manger de la cochonnerie, cela ne leur donne pas le moral. » Et il n’avait pas encore entendu parler des lasagnes signé Findus…

 

Son exemple nous le confirme : si les élus de tous bords ont laissé saccager leur ville, si les partis politiques ont baissé pudiquement les yeux, c’est que, question enveloppes et dessous-de-table, les grandes enseignes n’ont pas lésiné.

 

Et ce n’est pas fini, comme le note ‘Le Figaro’ (8/1), : « La France est le pays qui ouvre le plus de centres commerciaux en Europe Occidentale : 715000 m2 d’ici à fin 2013 ! ». Du pur délire. Plus que l’Allemagne et le Royaume-Uni réunis. A Marseille, par exemple, 4 centres commerciaux doivent sortir de terre d’ici à 2016, alors qu’il existe déjà 4 autres.

 

Tous ces projets, nous explique-t-on, sont un rien déphasés : ils ont été conçus voilà dix ans, avant la crise, et avant l’engouement massif pour l’achat par Internet. Ils risquent fort le plantage. De beaux centres commerciaux, tous neufs, plein de magasins vides. Aussi vides que les centre-villes fantômes… ça aura de la gueule, non ??

 

La France est pour une fois championne du monde. Cela pourrait nous réjouir si ce n’était un autre record que la densité d’hypermarchés par habitant. On trouve dans l’hexagone un hypermarché pour 46 000 habitants, alors qu’en Allemagne c’est pour 51 000 et en Italie pour 130 000. 

 


Et, dans ce beau palmarès, la Saône et Loire apparaît en tête de gondole !






février 2013

Des abeilles et des hommes

film de Markus Imhoof

 

 

 

 

La santé des abeilles est indicative de l’état de la région et de la culture de ses habitants. 

 

Avec Markus Imhoof, nous voyons des abeilles – et les autres vivants – entre l’enfer et le paradis. Plus souvent en enfer !

 

Elles sont en enfer aux Etats-Unis entre les mains d’un… on ne peut dire apiculteur… d’un mercanti qui loue leurs services d’Ouest en Est à des producteurs de fruits dévastateurs d’immenses territoires à coup de pesticides et autres techniques de réduction drastique de la diversité. Pas une abeille autochtone à l’horizon. Il ne reste que les parasites de la monoculture qui sont copieusement et régulièrement arrosés – comme les abeilles de location, d’ailleurs. C’est pour nous l’occasion de découvrir les horreurs de l’amande californienne (environ 90% de la production mondiale). Une dévastation totale. Cela met en appétit pour les produits obtenus ainsi. Tout est délirant dans ce système : l’industriel qui stérilise une région sous sa monoculture justifie celle-ci par l’obligation du recours à quantité de matériels, d’énergie et de chimie… semblant ne pas comprendre que celles-ci sont des conséquences de celle-là.


L’esclavagiste des abeilles transporte celles-ci sur des camions ordinaires pour économiser encore quelques précieux dollars. Entassées comme des sacs de pommes de terre, elles sont brinquebalées sur des milliers de kilomètres vers d’autres enfers, pendant des dizaines d’heures de torture. A l’arrivée, 20% de pertes… et la multiplication des maladies et des parasites – un joli cadeau pour la région d’accueil. Chaque manipulation des abeilles est réalisée avec une violence inouïe. De mauvais traitements en violences qui témoignent d’une ignorance crasse, toute la vie de ces abeilles est un calvaire qui contribue à semer la désolation dans tout le pays. Chaque instant de ce reportage sur l’industrialisation à outrance de l’agriculture parle de la réification du vivant et de ses conséquences catastrophiques. Très satisfait de lui, en imaginant déjà les dollars que son commerce immonde va lui rapporter, l’homme nous délivre gracieusement la quintessence de la philosophie qu’il veut croire largement partagée  : « On est des capitalistes. On veut se développer et dominer le monde« . Un authentique moteur de croissance. Le seul spectacle de ce prédateur triomphant mérite le détour.

 

L’autre enfer est la Chine. Une Chine privée d’abeilles depuis les coups de génie de la fin des années cinquante, les années du Grand Bond dans la folie furieuse maoïste – « guerre à la poussière« , « guerre aux oiseaux« , « guerre aux insectes » (1) -, au temps de la grande famine organisée et des déportations massives dans les camps de la mort.  

 

Heureusement quelques coins de paradis peuplés d’humains dignes des abeilles nous sauvent du désespoir. 

 

Entre enfer et paradis, les abeilles nous révèlent les pires et les meilleurs des hommes. Elles montrent le chemin. 

 

 

en complément :


Le cerveau des insectes est capable de fabriquer et de manipuler des concepts abstraits. Il peut même utiliser simultanément deux concepts différents afin de prendre une décision face à une situation nouvelle.

 

Les insectes sont capables d’élaborer des concepts abstraits

Le cerveau des insectes est capable de fabriquer et de manipuler des concepts(1) abstraits. Il peut même utiliser simultanément deux concepts différents afin de prendre une décision face à une situation nouvelle. Ce résultat totalement inattendu a été obtenu par l’équipe du professeur Martin Giurfa au centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier)(2). Cette capacité, que l’on croyait propre aux humains et à quelques primates, montre que des analyses cognitives sophistiquées sont possibles en l’absence de langage et malgré une architecture neurale miniaturisée. Ces travaux, publiés dans la revue PNAS, remettent en cause de nombreuses théories dans des domaines tels que la cognition animale, la psychologie humaine, les neurosciences et l’intelligence artificielle. (…)

 

après l’intelligence individuelle, l’intelligence collective : la démocratie

LA DÉMOCRATIE CHEZ LES ABEILLES

L’intelligence collective… qui n’est pas réservée aux insectes sociaux, mais qui, chez nous, a été quasiment gommée de la culture et des consciences par l’individualisme forcené nécessaire au tout propriété et au capitalisme ultra (à commencer par celui du pouvoir confisqué au peuple). Pourtant, l’intelligence collective, c’est tout le secret de la démocratie. Ceci expliquant cela…

(1) dans les épisodes précédents de cette rubrique (http://naufrageplanetaire.blogspot.fr/2011/03/revolution-arabe.html

le 28 novembre 2012 : La grande famine de Mao

en mars 2012 : Fengming, chronique d’une femme chinoise et aussi le film de Wang Bing : Le Fossé (http://www.planetaryecology.com/administrator/index.php?option=com_content&view=article&layout=edit&id=128)

 

Après l’invasion du Tibet, ces horreurs débiles ont définitivement prémuni les futurs écologistes (je parle de ceux de la nouvelle gauche alternative) contre le maoïsme et quelques autres totalitarismes – anti-nature par définition.













 

 

 

 

 


Avec un tel conditionnement des jeunes chinois, pas étonnant que la plupart soient devenus des destructeurs sans conscience






Comment bien remplir nos assiettes

dossier paru dans Le Parisien du 23 Février 2013

 


Grosso modo, il est dit qu’acheter des bons produits n’est pas forcément plus cher.

J’ajoute que, même si cela paraît plus cher au premier abord, cela ne l’est pas – ou guère – après cuisson et à la dégustation.

Qui n’a remarqué qu’un beau légume bien propret, un gros morceau de viande – déjà assez cher comme cela – n’était plus qu’une pauvre chose ratatinée après cuisson ? Quel était le prix de l’eau ?

Par exemple, des endives pas bio, mais achetées chez un marchand de fruits et légumes où l’on trouve des bonnes choses… Une fois cuites (l’épreuve de vérité par excellence), elles avaient réduit des deux tiers et rendaient encore de l’eau. Même les plus chères des endives bio auraient été moins chères.






Les vignes toujours gorgées de poisons



Enième confirmation de l’empoisonnement par les traitements toxiques :

 

  • 11 fois plus de résidus de pesticides en moyenne chez les salariés viticoles que chez les non professionnels habitant loin de vignes (6,6 pesticides en moyenne contre 0.6) !
  • 4 des 15 salariés viticoles présentent 10 pesticides différents !
  • 5 fois plus de résidus de pesticides en moyenne chez les non-professionnels de la vigne habitants près des vignes que ceux habitant loin des vignes (3 résidus de pesticides en moyenne trouvés chez les premiers contre 0,6 pour les seconds).
  • 74 % des pesticides actuellement autorisés sur vigne de la liste, établie pour l’enquête, et recherchés ont été retrouvés au moins une fois chez les personnes testées !
  • Un produit interdit, le diuron, a été retrouvé chez un professionnel.
  • Plus de 45% des  molécules retrouvées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux USA !
  • Plus de 36% des molécules retrouvées sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens (PE).

Ces résultats étaient attendus. Il serait intéressant de poursuivre l’enquête en étendant les analyses aux eaux : les sources, les cours d’eau, les nappes phréatiques, et de faire le parallèle avec les espèces disparues dans les régions de vignobles.

 

rappels :

 

Après la condamnation de Monsanto pour l’empoisonnement de Paul François,

les agriculteurs victimes des pesticides protestent au Salon

http://www.phyto-victimes.fr/

sur le site de la nouvelle association Phyto-victimes

 

Malades des pesticides, des agriculteurs bousculent le salon

 

 

Un exemple : l’évolution d’un 1er grand cru classé

Comment un grand Bordeaux est devenu bio

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Les-grands-vins-qui-se-convertissent-au-bio-491370/

 

Paul François contre Monsanto

L’un des très rares de sa profession a avoir le courage de dire qu’il est malade de la chimie et à poursuivre le producteur de la pollution

 

 

Après les agriculteurs, des salariés de l’agroalimentaire victimes des pesticides… à qui le tour ?

http://www.rezocitoyen.org/Apres-les-agriculteurs-des-salaries-de-l-agroalimentaire-victimes-des-pesticides-a-qui-le-tour.html


http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/12/paul-francois-un-paysan-charentais-affronte-monsanto-devant-la-justice-francaise_1617372_3244.html

 

 

Entre autres informations, le cas de Paul François, un agriculteur malade d’avoir été exposé à un pesticide et qui a eu le courage de témoigner (l’omerta est de mise dans la profession) et d’entamer une longue procédure (reportages de RTL et TF1)

 

avec le témoignage de Paul François

 

 

voir réseau Phyt’attitude

http://www.msa.fr/front/id/msafr/S1096561018128/S1109261088900/S1146233802094/publi_Phyt–39-attitude—signaler,-c–39-est-deja-proteger.html

 

 

voir ci-dessous, voici 1 an, en décembre, le sujet :

Vivre et s’empoisonner au pays

et, plus précisément, dans les campagnes françaises 

 

 

le combat de Catherine et Dominique Marchal :

Le cancer des pesticides

La justice vient de reconnaître que certains produits utilisés par les agriculteurs sont cancérogènes. Le résultat d’une longue bataille menée par un couple vosgien






La parisienne libérée 
Le fol aéroport de Notre Dame des Landes 

 
http://www.dailymotion.com/video/xurcgr_le-fol-aeroport-de-notre-dame-des-landes-la-parisienne-liberee_news









Gardarem la Menuda !

contre les supermarchés


Action anti-supermarchés au Conseil Général de la Haute Garonne
http://www.gardaremlamenude.com/blog/post/2012/07/05/Action-au-Conseil-G%C3%A9n%C3%A9ral-de-la-Haute-Garonne


http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/27/1450017-plaisance-du-touch-portes-de-gascogne-l-opposition-grogne.html


http://www.gardaremlamenude.com/

en complément, sur la PAC en discussion, sur les supermarchés, sur NDLL… le site de Bové :
http://www.jose-bove.eu/2013/02/pac-un-mois-pour-eviter-un-desastre/







Progrès incessants de la réification du vivant

Les lobbies tentent d’imposer les puces électroniques et une sélection industrielle pour les animaux


(…) Demain (2015), avec la « réforme de la voie mâle », le législateur prévoit que les éleveurs de brebis et de chèvres (dans un premier temps) devront obligatoirement se fournir en mâles certifiés issus de centres de sélection. Aujourd’hui, chacun choisit ses reproducteurs en fonction des orientations qu’il souhaite donner à son élevage, maintenant une diversité génétique des troupeaux garante de la bonne santé de nos animaux. Demain, ça ne sera plus le cas…


Toutes ces réformes nous privent de nos libertés d’éleveurs. Elles font de nous de simples opérateurs au service d’un élevage de plus en plus industrialisé. Nous ne sommes pas contre l’utilisation de ces techniques, nous sommes contre leur caractère obligatoire. (…)

Contre le puçage (le site des éleveurs contre)

 

Des bergers refusent de badger leurs moutons et dénoncent l’industrialisation de l’élevage, la main-mise de la globalisation capitaliste, voire la menace génétique

 

Mouton 2.0, la puce à l’oreille (film)

Depuis peu une nou­velle obli­ga­tion oblige les éleveurs ovins à puçer électroniquement leurs bêtes. Ils doi­vent désor­mais mettre une puce RFID, véri­ta­ble petit mou­chard électronique, pour iden­ti­fier leurs ani­maux à la place de l’habi­tuel boucle d’oreille ou du tatouage. Derrière la puce RFID, ses ordi­na­teurs et ses machi­nes il y a tout un monde qui se meurt, celui de la pay­san­ne­rie.

Dans le monde machine, l’animal n’est plus qu’une usine à viande et l’éleveur un simple exé­cu­tant au ser­vice de l’indus­trie. Pourtant cer­tains d’entre eux s’oppo­sent à tout cela …

 

biblio complémentaire :

Vivre avec les animaux – Une utopie du XXIème siècle, Jocelyne Porcher, La Découverte 2011

Bien-être animal et travail en élevage, Jocelyne Porcher, INRA 2004

Eleveurs et animaux, réinventer le lien, Jocelyne Porcher, PUF 2002

Agriculture mondiale – Un désastre annoncé, André Neveu, Autrement 2012







Puy Guillaume : la bonne vie du village qui a résisté aux supermarchés

 

La commune auvergnate, ancien fief du socialiste Michel Charasse, est parvenue jusqu’ici à résister aux légions de la grande distribution.

Par GILLES FUMEY

Libération

Ce 17 janvier, à la sortie de l’école primaire de Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme), le froid sibérien n’engourdit pas les enfants qui s’égayent. Des parents font le détour du goûter dans l’une des trois boulangeries et pâtisseries ou chez Stéphane Gardette, à l’Ouvernia, étonnant commerce de bouche au carrefour de la place. Fin d’après-midi banale dans une petite ville de 2 700 habitants, ses cafés, son clocher et sa mairie ? Non. (…)

 

Cette figure de la République, maire pendant trente-trois ans et sénateur, avait l’énergie d’un Don Quichotte et s’est battu contre les moulins non imaginaires d’une terrible machine à broyer la sociabilité urbaine : la grande distribution. Monuments de la schizophrénie nationale, les supermarchés se sont employés, avec la complicité des politiques, à gommer des territoires tout ce qui fabriquait de la diversité et ce qu’on appelle aujourd’hui de l’authenticité. Déversant dans les provinces les plus reculées des produits désaisonnalisés, essentiellement industriels, au simple motif d’un pouvoir d’achat qui a coûté la vie à des milliers de PME et des artisans, ils ont planté des hangars hideux aux périphéries des bourgs et villes, étalé leurs parkings et leurs enseignes criardes. Ils envahissent les boîtes aux lettres de publicités intempestives et la presse régionale, gavée d’annonces, évite de les épingler. (…)


Ils expliquent dans leur livre («La Grande Distribution. Enquête sur une corruption à la française») les difficultés du maire qui ne parvient pas à se défaire des propositions qu’on lui fait : «Si le bâton ne marche pas, on agite la carotte. […] Ainsi, Charasse a vu débarquer dans son bureau trois messieurs, tels les Dalton, venus le supplier de revenir sur son point de vue […], d’évaluer les avantages pour ses concitoyens. A court d’arguments, l’un d’entre eux a sorti une enveloppe kraft de sa serviette et l’a déposé sur le bureau du maire de Puy-Guillaume : « Sans se gêner, raconte Charasse, il me dit que j’en aurai bien l’utilisation. J’ai ouvert l’enveloppe. Elle contenait 500 000 francs [76 220 euros] en billets. J’ai regardé mes trois gus : « Ou il s’agit d’une tentative de corruption d’un officier judiciaire en exercice et, dans ce cas, j’appelle le garde champêtre et il notifie le flagrant délit ; ou c’est un don pour le bureau d’aide sociale de Puy-Guillaume et, dans ce cas, je vous fais un reçu. » Ils ont bafouillé, complètement estomaqués : « Euh, oui… C’est un don. » J’ai signé le reçu […] et je les ai remerciés d’avoir donné une telle somme à mon bureau d’aide sociale.» (…)


Puy-Guillaume a préservé 38 commerces directement impliqués dans l’habillement et l’alimentation – dont 14 bars et restaurants, 2 producteurs bio et une ferme piscicole. L’actuelle maire, Nadine Chabrier, n’a pas changé un iota de la doctrine Charasse : «Les demandes d’installation de supermarchés – toutes refusées par le plan local d’urbanisme (2) qui interdit les surfaces commerciales supérieures à 150 mètres carrés – commencent à se calmer un peu…» Avec une telle batterie de commerces, renforcés par des producteurs sur un marché hebdomadaire, l’aire de chalandise s’est renforcée avec Thiers, quatre fois plus peuplée que Puy-Guillaume, et va bien au-delà des 6 500 habitants de la communauté de communes, selon la chambre de commerce de Thiers. Les commerçants organisent aussi une quinzaine à Noël pour fidéliser la clientèle au moment des fêtes. (…)


Pour Nadine Chabrier, «le local est le nerf du lien social. C’est aussi l’attractivité de notre territoire. Avec ses 32 associations dont une Amap [association pour le maintien de l’agriculture paysanne] qui livre des paniers, nous accueillons chaque année de nouveaux arrivants qui maintiennent notre démographie. Notamment des familles avec des enfants. La commune a fait le choix de services scolaires de qualité». Et pour les personnes âgées, très entourées par une assistante sociale municipale, et dont certaines bénéficient déjà d’un foyer logement, on achève une nouvelle maison médicalisée de 22 lits. «La grande distribution essaie de nous séduire en chantant les sirènes de l’emploi. Bien sûr, on va créer des postes. Mais de quelle qualité ? Avec des emplois du temps à trous qui sont de vraies galères pour les mères. Et puis, qui embauchera nos commerçants qui fermeront boutique ? C’est un marché de dupes dans lequel nous ne tomberons pas. Nous faisons le pari des produits de qualité», tranche la maire, en phase avec son prédécesseur (…)


Du bureau de Nadine Chabrier, on a vue sur l’Ouvernia, commerce de fruits et légumes, splendide buffet de fromages et traiteur gourmand, qui ne désemplit pas. Chaque jour, 150 clients passent dans la petite boutique de 70 m2, et ils sont 100 de plus l’été. (…)


Son voisin d’en face, à la Côte de bœuf, Alain Goutteratel, trente-neuf ans de métier, n’a pas non plus son pareil pour vous accueillir. Il est à Puy-Guillaume depuis trois ans et sa boucherie semble prospère, si l’on en juge le très long étal. 32 pièces de bœuf, veau, porc et agneau issues de filières locales et abattues à Vichy, autant de produits charcutiers dont de célèbres recettes locales comme la saucisse de choux titillent le chaland qui dispose aussi de belles volailles fermières. Pour Alain Goutteratel, les photos de bêtes charolaises primées à Paris ou sur les foires locales signalent au client que «je sais ce qu’elles ont mangé. La qualité, c’est le local qui permet d’établir de vrais contrats». Sent-il une pénurie de clients avec la crise ? «Je vois un peu moins souvent certaines familles et personnes âgées aux petites retraites, mais je lisse les à-coups de la conjoncture avec une clientèle qui cherche la qualité et qui vient de Vichy, de Thiers ou de Clermont, à 45 kilomètres. Sans oublier les Parisiens du week-end, qui me demandent de préparer les commandes à l’avance. L’été, je double, voire triple, mon chiffre d’affaires avec des résidents secondaires. Avec mes collègues bouchers-charcutiers, nous fournissons aussi les écoles, le foyer logement et des restaurants de la région.» (…)


Les Puy-Guillaumois ont-ils conscience qu’ils ont livré une superbe bataille, refusant à la grande distribution ce que Bothorel et Sassier appelaient la «rente de situation» ? Car le secteur ne s’est pas cantonné aux villes. Il a détricoté les campagnes de leurs équipements commerciaux au titre d’une «modernisation» dont les coûts ne sont pas évalués. Seuls quelques îlots ont résisté à la tempête. Puy-Guillaume est sorti victorieux d’un long combat. La voici symbole d’une France où la politique la plus noble réinvente le territoire.

 

 


. . .

à mettre en parallèle avec les coûts de la grande distribution et de la plus basse qualité pour le plus bas prix : 


Beaucoup ne jurent plus que par le supermarché, ou l’hyper, et délaissent les commerçants, les producteurs, les artisans de leur environnement. Ils sont tombés sous la dépendance de la grande distribution sans conscience des conséquences. Un peu d’information…




Sous la pression de la grande distribution, le spécialiste du sous-vêtement en MDD se résout à délocaliser davantage sa production


http://www.lsa-conso.fr/rouleau-guichard-delocalise-a-nouveau,65848



(…) l’équilibre, spécifique à la France, des rapports entre producteurs et distributeurs, constituait, selon le rapport d’information de 1993 un facteur aggravant, la grande distribution – accélérateur ou courroie de transmission ? – agissant en partenaire de la délocalisation. Lorsque le prix est de façon caricaturale le déterminant de l’achat – le contexte de récession de 1993 ajoutant alors une pression supplémentaire – l’arbitrage des grandes surfaces en faveur de produits délocalisés a fatalement tendance à s’accroître. Telle était la seconde conviction forte du rapport d’information de 1993, avant même l’apparition du « hard discount ».


http://www.senat.fr/rap/r04-416-1/r04-416-11.html





(…) plusieurs des représentants des industries les plus exposées au risque de délocalisation (habillement, chaussure, jouet, électronique) ont évoqué, lors de leur audition par votre groupe de travail, le rôle des centrales d’achats dans les difficultés qu’ils rencontrent. Ils ont regretté que la recherche des prix les plus bas conduisent ces dernières à se fournir de plus en plus souvent à l’étranger, plaçant les producteurs nationaux face à l’alternative de délocaliser ou disparaître. Ces affirmations sont au demeurant corroborées par les stratégies sans équivoque et assumées de certaines enseignes, qui impriment un mouvement général auquel ni leurs concurrents, ni leurs fournisseurs, ne peuvent échapper.

Ainsi, par exemple, présentant ses performances commerciales 2003 au début du mois de mars dernier, M. Michel Edouard Leclerc, président du groupement éponyme de distributeurs, a fait état de ses objectifs pour 2004 : diminuer de 5 % les prix de sa MDD afin d’obtenir un écart moyen de 25 % par rapport aux marques nationales, parvenir à être moins cher que les « hard discounters » sur les produits dits « premier prix », et augmenter de 35 % le nombre de ces derniers. Pour y parvenir, il a indiqué procéder à des importations parallèles en effectuant ses achats par le biais soit de grossistes européens, soit de distributeurs de la zone euro avec lesquels il a noué des partenariats bilatéraux. (…)


http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-37439.html



 






Projet de complexe commercial dans le lit du Nolange :

Lettre d’information adressée à la municipalité de Saint Gengoux le National


CAPEN  

 

Confédération des Associations de Protection de la Nature 

de Saône et Loire

membre de France Nature Environnement

le 6 février 2013

 

 

Thierry GROSJEAN Président à Monsieur le Maire de ST GENGOUX le Nal

et son Conseil Municipal

Mairie

71460 ST GENGOUX LE NATIONAL

 

Objet : impact environnemental

d’un ensemble commercial

 

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Municipal

 

 

La CAPEN a été informée que votre municipalité avait envisagé de relancer un ancien projet d’implantation d’une grande surface commerciale avec parking et station-service dans le pré situé entre la Tour des Archers et le magasin-entrepôt Gamm Vert.

 

Il y a une quinzaine d’années, avec l’association jouvencelle Villa Vallis, ce projet avait déjà soulevé une opposition prononcée en raison de son impact négatif sur le patrimoine architectural et historique de la Cité médiévale. D’ailleurs, suite à cette opposition, le lieu avait fait l’objet d’un classement en ZPPAUP ;

 

Permettez nous de vous présenter d’autres éléments pour mieux mesurer l’impact environnemental.

Ce pré n’est pas un banal terrain sans spécificité et qui pourrait être « valorisé » par une construction. Il est surtout :

  • une partie importante du fond de vallée du ruisseau de NOLANGE qui, du Nord au Sud, structure la Cité médiévale et le Bourg Hameau en récoltant les eaux de différentes sources, entre autres les eaux de la Fontaine de Jouvence.

  • Un espace où la nappe phréatique affleure ; exactement là où il ne faudrait surtout pas installer un parking et une station service.

  • Le pré visé par la projet comprend à la fois le lit mineur et une partie du lit majeur du ruisseau de NOLANGE, qui est alimenté par les eaux du versant du Bois de St Martin, du bois de Saules et du Mont Goubot ;

C’est donc un espace humide fragile dont la préservation concerne toutes les eaux en aval, et particulièrement, le captage des eaux au pont d’Epinet, le principal du canton. C’est bien entendu une zone inondable (2). A ces titres, ce pré est protégé par la loi (1).

C’est également un espace classé pour sa valeur historique et paysagère. C’est l’une des belles perspectives développée justement sur les rives du Nolange.

Le ruisseau constitue la continuité écologique, historique, architecturale de ST GENGOUX.

 

Pour ces raisons, la CAPEN vous demande de surseoir à votre projet. En vous inspirant de la politique préconisée par le Conseil Général (3), vous pourriez au contraire envisager une remise en valeur de la vallée du ruisseau de Nolange, enrichissant son attrait touristique, patrimonial et social.

Nous estimons enfin que les éléments d’information contenus dans cette lettre devraient faire l’objet d’un débat public.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée,

 

Pour la CAPEN, le président,

Thierry GROSJEAN

 

 

  1. Ce projet s’inscrit en totale contradiction avec les directives régionales, nationales et européennes sur la préservation des zones humides, la restauration de la continuité hydro-morphologique et écologique des cours d’eau et pourraient pour cette raison faire l’objet de recours.

  2. Nous vous rappelons l’historique des crues locales :

  • en janvier 1867, l’eau était à plus d’un mètre dans la rue des Tanneries

  • en 1875, 150 ha avaient été submergés, soit 1/6e du territoire de la commune

  • en 1902 le Conseil Municipal avait eu la sagesse de rappeler ces antécédents.

  • en décembre 1982, et mai 1983, les inondations à ST GENGOUX avaient été classées « catastrophe naturelle » ( JO du 13/01/83 et 24/06/83 )

  • le 10 juin 2008, un seul orage avait entrainé l’inondation du Bourg Hameau, de la rue des Tanneries, en particulier au niveau du lieu où est implaté Gamm Vert, c’est-à-dire environ 1m au dessus du niveau où il est envisagé de construire le complexe commercial. Il est donc étonnant que vous soyez autorisé à construire en zone inondable. Votre projet apparaît en effet comme un barrage entravant le lit mineur, aggravant les crues, ce au dessus de réserves de carburant.

  1. Une politique départementale – le schéma départemental des espaces naturels sensibles – a été engagée pour :

  • la préservation et la valorisation des espaces naturels remarquables ( ENS)

  • acquérir une meilleure connaissance du patrimoine naturel départemental

  • préserver les espaces naturels remarquables notamment au regard des menaces pesant sur ses richesses patrimoniales.

  • Répondre aux attentes de la population en matière d’amélioration du cadre de vie, et du développement du tourisme

  • Sensibiliser tous les publics aux enjeux environnementaux 

La Saône & Loire a par ailleurs signé la Charte nationale des espaces sensibles .

Ce terrain pourrait être utilisé pour le maraîchage et/le jardinage, activités insuffisantes à ST GENGOUX faute de terre agricole disponible.

 

 

 

 

Confédération des Associations pour la Protection de l’Environnement et de la Nature en S&L – Association loi 1901 déclarée en 2004 – Agréée au plan départemental en 2011 – Affiliée à France Nature Environnement – 28 associations membres plus adhésions individuelles – Siège social : 7 rue de la Reppe 71370 OUROUX S/Saône – Contact : thierry.grosjean5@wanadoo.fr – Tél : 09 71 38 89 64 – Site web en construction.




 



 

Rappel succinct de quelques inondations remarquables :

1840, la crue de référence pour la Saône et Loire

 

1867

1875

1955

1982

1983

2008







En marge du scandale de la viande de cheval substituée à la viande de boeuf… Enfin, aux déchets d’entre les déchets d’entre les déchets – de boeuf (qu’ils disent)


Progrès incessants de la réification du vivant

et délices de la grande distribution

La mort pour les vieux serviteurs !

 

José Bové nous apprend qu’en Roumanie la circulation des chevaux, des ânes… sur les routes vient d’être interdite (?!). En serait-il de même ici ?

Superbe illustration de l’instauration du totalitarisme par la bagnole, l’un des plus beaux monopoles radicaux définis par Ivan Illich.

Second tiroir de cette boîte de Pandore : plutôt que de leur offrir une retraite paisible, les irrécupérables ont conduit leurs fidèles serviteurs à l’abattoir !

D’où – cascade sans fin du profit par l’exploitation – la viande substituée par d’autres escrocs pour entrer dans la composition du « minerais« , ce grand mélange de n’importe quoi – sauf du muscle – qui compose les petits plats proposés à « prix bas » (mais toujours beaucoup plus cher que chez le boucher) par la grande distribution. Encore elle. Celle qui réussit à vendre l’innommable en faisant des profits ronflants.

rapport Canivet sur l’incidence du système de distribution sur les prix

(…) Du bilan demandé, il résulte que le cumul du mode artificiel de la fixation du seuil de revente à perte et la concentration importante de la grande distribution ont fait du consommateur le perdant des dernières évolutions législatives et réglementaires. Il en résulte aussi des interrogations sur l’efficience économique d’un système de distribution artificiellement protégé par la législation relative à l’urbanisme commercial. (…)

Les Produits – La Documentation française


http://www.zinfos974.com/ARCP-Ils-ont-augmente-les-prix-avant-de-les-baisser_a38995.html

La grande distribution responsable de la hausse de l’alimentaire

http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?pid=5196901

Un douloureux passage en caisse

La grande distribution impose ses lois à travers des pratiques souvent contestables.

 

 

 

 

Cela dit, il semblerait que la Roumanie n’ait pas été un paradis pour les animaux… 

Le stupide le dispute à l’ignoble


ci-dessous en février 2012 :


Un boucher face à la mal-viandePar HUGO DESNOYER Boucher







La finance en folie nous revient dans la gueule…

Un peu comme un égoût qui,

d’un coup, fait un coude

et revient au WC

 

Le grand retournement


film de Gérard Mordillat

C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres.

 

Adapté d’une pièce de Frédéric Lordon, cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins. 

Frédéric Lordon : « D’un retournement l’autre – Comédie sérieuse sur la crise financière« , 2011.

Économiste, Frédéric Lordon est notamment l’auteur de Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières (Raison d’agir, 2008), La Crise de trop (Fayard, 2009), Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010).

 

Le choix de l’alexandrin ne doit pas rebuter ceux qui le craignent depuis l’étude scolaire des textes classiques. Il souligne la farce tragi-comique qui nous est servie par les financiers, les politiques, les experts, les journalistes… C’est presque jouissif quand, entraîné par le rythme, on s’essaye à deviner la chute des vers. Et du reste. 

 

Les mécanismes de l’escroquerie globalisée sont habilement démontés et, si l’on ne saisit pas tout, on en apprend davantage.

Il manque, cependant, un acteur ou plusieurs : celui ou ceux qui représenterait(ent) la coordination supranationale qui, de théorie en stratégie et en manipulation de tous, pilote toute l’affaire. Pas l’ombre d’un représentant de l’une de ces sociétés, de ces clubs et autres cercles élitistes pourtant bien connus des personnages représentés. Même la très française Fondation Saint Simon, relais du néo-capitalisme mondial, est absente. Enfin, elle est là, dans chaque institution représentée, mais le spectateur non averti, s’il l’entend, ne la voit pas. C’est bien dommage car, de ce fait, les banquiers-investisseurs-décideurs du film semblent ballotés par des événements qu’ils ne maîtrisent pas. Dans la réalité, malheureusement, leur maîtrise est bien plus grande et elle s’étend même à ce peuple dont Gérard Mordillat semble attendre beaucoup de conscience et de capacité d’action, voire un « retournement« . On aimerait qu’il en soit ainsi, mais l’effondrement de la pensée critique, de la solidarité, du mouvement social enfin, a depuis longtemps précédé l’effondrement économique. 

Quelques-uns, sans doute distraits, se demandent pourquoi…

Il manque aussi tout un étage à l’analyse, son fondement même : la dimension écologique – l’économie de la nature, comme on disait bien avant qu’économie ne soit réduit qu’aux logiques du profit. Car, bien avant de se traduire par une destruction économique et le pillage de l’argent public, la grande escroquerie a commencé une destruction massive de la biosphère. Cela a été constaté il y a longtemps déjà, bien longtemps avant que ne se réveillent les victimes de la baisse du pouvoir d’achat et du chômage. Il est assez inquiétant que cela n’apparaisse toujours pas.  

 

 

Cette corporation est devenue experte

à garder les profits et nous laisser les pertes

 





Amiante : le thriller d’un serial killer

C’est un polar aussi glaçant que le serial killer autour duquel il est bâti. Le plus effroyable qu’ait connu le XXe siècle : 100 000 morts en France, 500 000 en Europe de l’Ouest. Ce meurtrier insatiable, c’est l’amiante, la poussière blanche comme neige, la fibre diaboliquement cancérigène. Interdite en France en 1997, elle tue chaque année encore plus de 3 000 personnes. Le roman d’Anne Rambach débute avec le troublant suicide d’un journaliste qui enquêtait justement sur ce scandale… (…)





Comment retrouver la santé des sols ?

Au chevet de la terre

Souvent, on les appelle : Les médecins de la terre.

Lydia et Claude Bourguignon auscultent les sols. Ils tentent de leur rendre la santé quand les méthodes agressives de l’agriculture intensive ont fortement abîmé les terres cultivables au point, parfois, d’en faire disparaître toute trace de vie. Engrais chimiques et pesticides ne sont pas les amis de ce couple de scientifiques.



 

Le site du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols

http://www.lams-21.com/artc/LAMS/1/fr/

Biodiversité : la vie cachée des sols

 





Les pesticides en Saône et Loire

 

suivi des pesticides dans les eaux souterraines






Bienfaits de la grande distribution


Nous n’irons plus aux champs… 

Les fleurs sont coupées

Bernard et Michèle Morel sont horticulteurs à Châteauneuf en Thymerais, entre Beauce et Perche, à quarante kilomètres de Chartres. Dans cette France rurale, les activités, notamment agricoles et commerciales ont été remodelées par la grande distribution. Bernard Morel (…) exploite un hectare de serres dans lesquelles il cultive des fleurs et des plantes diverses. Il y a vingt ans, Intermarché lui a proposé de travailler avec les supers et hypermarchés locaux, à la recherche de produits beaucerons. au début, le partenariat a très bien fonctionné. Les Morel ont grandi, investi et, en contrepartie d’une augmentation des volumes, ils ont accepté de baisser leurs prix. « Et puis, le système s’est déréglé, explique Bernard Morel. Intermarché m’a demandé d’étiqueter les plantes, puis de les emballer, puis de gérer les emballages, puis de débarrasser les vieilles plantes, enfin de reprendre les invendus… Alors, j’ai jeté l’éponge. En dix ans, jamais mes prix n’ont été relevés. J’ai gagné de l’argent au départ, mais dix ans après j’en perdais. Dans notre métier, il n’y a pas de contrat, c’est la parole contre la parole. Or, la grande distribution ne respecte pas cette parole. Tout est devenu un jeu financier. Pour travailler avec la grande distribution, chacun sait qu’il faut être référencé dans les centrales d’achat. Avec celles-ci, seuls les industriels de la plante peuvent s’imposer »


Bernard Morel, après s’être séparé d’Intermarché, s’en est sorti parce qu’il a su conserver une clientèle (…) Beaucoup de ses confrères, qui avaient, comme lui, investi pour satisfaire les besoins et les critères de la grande distribution, ont disparu. En faisant des fleurs et des plantes vertes un produit d’appel, la grande distribution a banalisé, massifié, industrialisé la production, obligeant les horticulteurs à sacrifier la qualité aux prix. « On a standardisé les cultures, la moitié des exploitations horticoles a fermé au cours des vingt dernières années et 20% vont encore disparaître d’ici 2010. Nous sommes remplacés par de grandes exploitations qui ont tout robotisé pour satisfaire les grandes surfaces : celles-ci considèrent nos fleurs et nos plantes comme des boites de conserve; elles n’achètent pas une fleur, elles achètent un produit d’appel pour attirer les clients. La fleur comme l’essence sert d’appât ».


Peu à peu, l’horticulture française disparaît dans l’indifférence quasi générale, tandis que la grande distribution se fournit en Belgique, en Italie, en Hollande et, de plus en plus, en Afrique du Sud ou en Amérique Latine (là où l’exploitation des travailleurs ne connaît aucun frein et où il est possible d’utiliser les engrais et les pesticides les plus dangereux interdits ailleurs). Résultat, les fleurs coûtent cher à la balance commerciale française : environ un milliard d’€ par an.


Robotisation et importation signifie la disparition de la main-d’oeuvre puis celles des exploitations elles-mêmes (et la perte des savoirs-faire). « Quand nous prendrons notre retraite, nous savons que nous ne retrouverons pas de repreneur » murmure résignée Michèle Morel. (…) « Non seulement, les clients perdent leurs références en matière de prix, mais aussi le sens des saisons et le cycle naturel propre à chaque plante (…) Au mois de mai, nos clients s’étonnent qu’on leur propose des géraniums alors qu’il n’y en a plus chez Leclerc ou Carrefour. Pour la grande distribution, il n’y a plus de saison, ou plutôt elle adapte les saisons à ses rythmes commerciaux et non pas l’inverse. Elle vend des géraniums à contre-saison et bien sûr la qualité de la fleur s’en ressent. Nous perdons ainsi beaucoup de clients déçus par la médiocrité de ce que l’hypermarché leur a vendu car ils n’ont plus envie d’acheter certaines plantes. C’est un cercle vicieux »


Autre exemple de cette perversion : celui des roses de Noël. Ces roses que l’on trouve le 25 décembre ont poussé l’été précédent dans des serres hollandaises. Le gouvernement des Pays-Bas, contrairement au nôtre, a fait de l’horticulture une cause nationale. Par quel miracle ces fleurs se retrouvent-elles en compagnie du Père Noël plusieurs mois après avoir été cueillies ? On le entrepose dans des chambres froides dont l’atmosphère est soigneusement contrôlée. (…) « On a modifié nos goûts et maintenant nous voulons avoir des roses à Noël, soupire Bernard Morel. Mais le procédé de conservation revenant assez cher, la grande distribution, comme du reste bien des fleuristes traditionnels, ont découvert d’autres sources d’approvisionnement à des milliers de kilomètres de chez nous : en Equateur ou en Colombie où se sont d’ailleurs délocalisés de nombreux horticulteurs hollandais. Un e fois encore, le cocktail bas salaire-transport low cost fait merveille. La France avait une longue tradition d’horticulture, nous pouvions offrir les meilleurs produits du monde ou presque. Nous n’avons pas su garder nos fleurs ».


Banalisation des productions, pression sur les prix, exigence de conservation au détriment de la qualité sont les problèmes majeurs de l’ensemble des agriculteurs face à la grande distribution. « Le self-service impose une baisse de la qualité des fruits et des légumes, lesquels, tripotés à longueur de journée, ne peuvent être proposés à matur7ité », explique Bernard Rapine. Le critère numéro 1 pour l’hypermarché, ce n’est ni le bouquet ni le velouté du fruit, c’est sa capacité à se conserver le plus longtemps possible. On vous vend des prunes, des abricots, des kiwis durs comme du bois… En d’autres termes, le fruit mûr, goûteux, n’est pas rentable puisqu’il est périssable. » Un point de vue partagé par Claude Fischler, chercheur au CNRS : « Le passage du commerce traditionnel à la grande distribution s’est accompagné d’une baisse de pris obtenue par une standardisation exacerbée… et dans le domaine alimentaire par des productions de masse sans véritable goût ni originalité ».


Propriétaire à Paris, rue Hippolyte le Bras d’un commerce de fruits et légumes, Bernard Rapine avait lancé au début des années 1970 un mouvement de résistance à la grande distribution, en misant sur la qualité. « J’espérais mille adhérents, j’en ai réuni à peine trois cents. Je me suis heurté à l’individualisme forcené des petits commerçants. Le petit commerce, si prompt à se plaindre des hypermarchés et à créer des mouvements politiques, comme le poujadisme, n’a pas su s’adapter ou changer ses habitudes. Ce qui a permis à la grande distribution d’imposer peu à peu ses propres normes et ses méthodes commerciales. La production se banalise et les variétés disparaissent. [en tous domaines, biologique, social, technique… la financiarisation commerciale et la spéculation sur les coûts les plus bas pour un profit maxi érodent la diversité et la qualité en créant un monopole de la médiocrité] Dans la région de Rennes, par exemple, il ne reste plus qu’un seul producteur de tomates, Jeunot, qui ait conservé les variétés anciennes de ce légume-fruit. Pour baisser les prix, on encourage à produire des quantités de plus en plus importantes, ce qui est incompatible avec la diversité des variétés. C’est vrai pour les tomates, mais aussi pour les pêches, les poires, les abricots. Et peu à peu les consommateurs se détournent de ces fruits et légumes sans saveur ni odeur ».

(…)


La grande distribution – Enquête sur une corruption à la française

par Jean Bothorel et Philippe Sassier, Bourin éditeur 2005




 

 


L’Inde en révolte contre la dérégulation, la déstructuration et la ruine économique et sociale ultra-libérales

Après avoir ruiné les commerçants et les artisans, après avoir étranglé les producteurs de chez nous, après l’érosion de la diversité et de la qualité, après les délocalisations vers les pays du travail sous-payé et de la gabegie environnementale et sanitaire, après la désertification des campagnes et de quelques centres urbains, la grande distribution menace l’Inde


Mais… Des millions d’Indiens sont descendus dans la rue le jeudi 20 septembre 2012 pour protester contre les réformes libérales du gouvernement de Manmohan Singh, en particulier l’ouverture du commerce de détail aux géants étrangers de la distribution. Ces changements, perçus comme « antipauvres« , les Indiens n’en veulent pas.

 

 En Grande-Bretagne, à Bristol, les habitants se révoltent contre l’implantation d’un supermarché





 



Pollution alimentaire par les OGM, du nouveau

OGM et santé : la polémique éclate à nouveau

Des chercheurs chinois ont découvert dans le sang et les organes d’êtres humains des traces d’acide ribonucléique (ARN) provenant du riz. Cette équipe de l’université de Nankin, menée par le biologiste Chen-yu Zhang, a démontré que ce matériel génétique pouvait se fixer à l’intérieur de cellules du foie et influer sur le taux de cholestérol dans le sang. Le type d’ARN en question est appelé micro-ARN en raison de sa taille extrêmement petite. Depuis sa découverte, il y a une dizaine d’années, des études ont montré que le micro-ARN est impliqué dans l’apparition de plusieurs affections humaines, parmi lesquelles le cancer, la maladie d’Alzheimer et le diabète, et qu’il fonctionne en bloquant certains gènes.


Tomate à longue conservation


Les chercheurs chinois ont mis en évidence le premier cas in vivo de micro-ARN d’origine végétale capable de résister à la digestion et d’influer sur les fonctions des cellules humaines. Si les résultats de leurs recherches sont confirmés par un examen scientifique approfondi, cela tendrait à prouver que, quand nous mangeons, nous ne consommons pas seulement des vitamines et des protéines, mais aussi des régulateurs de gènes.


Même si à l’origine cette étude n’avait rien à voir avec les OGM, elle pourrait avoir des implications sur ce front. Les travaux de l’équipe chinoise révèlent en effet la ­possibilité que de nouveaux produits alimentaires, comme les organismes génétiquement modifiés, aient des effets jusqu’ici méconnus sur la santé humaine.

(…)

 



en rapport, un sujet de sept. 2011 :

Bouffe médiocre et polluée, OGM et devenir


(…) les micro-ARN des végétaux que nous consommons ne sont pas détruits par la digestion, ils se retrouvent dans nos organes, et en modulent le métabolisme !

L’humain végétalisé

http://www.liberation.fr/sciences/01012365542-l-humain-vegetalise

Un régime riche en légumes pourrait modifier les gènes

http://cusm.ca/newsroom/legumes-genes-et-maladies-cardiaques





Des subventions nuisibles à la nature

Voilà un outil encore inexploré qui pourrait aider à protéger la biodiversité : la chasse aux subventions nuisibles à l’environnement. A Nagoya en 2010, la conférence des Nations unies sur la diversité biologique l’avait classée comme prioritaire. En France, le Centre d’analyse stratégique (CAS), qui a pour mission de préfigurer les réformes gouvernementales, s’est attelé à l’étude de ces aides aux effets pervers (…)

http://www.liberation.fr/terre/01012367117-des-subventions-nuisibles-a-la-nature

Bonne idée. Comme à peu près tout ce qui est nuisible est subventionné en détournant l’argent public, il y en a des montagnes qui encouragent et, même, créent la destruction de la biosphère et de nos vies ! Tiens, par exemple, les OGM…









20 novembre 2012

La Banque Mondiale rejoint l’alerte écologiste


La Banque Mondiale… Cette institution créée en 1944 lors de la conférence de Bretton Woods coiffée par le lobby capitaliste mondial, une institution phare de la globalisation capitaliste qui est à l’origine même du problème… Faut-il que la situation soit critique pour alarmer les promoteurs du désastre eux-mêmes ! Si grave que la Banque Mondiale adopte un ton encore plus catastrophiste que celui qui est démagogiquement reproché aux écologistes depuis cinquante ans.

 

La Banque mondiale redoute le « cataclysme » d’un réchauffement climatique de 4°C

« Un monde à + 4 °C […] déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée du niveau de la mer frappant des centaines de millions de personnes », résume la Banque mondiale, ajoutant qu’il n’y avait « aucune certitude » que le globe puisse s’adapter à une telle situation. Ce scénario, le plus sombre envisagé dans le rapport, tranche avec l’engagement pris par la communauté internationale de contenir le réchauffement du globe à + 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle.

 

le rapport de la BM : The turn dawn heat

rapport (pdf) publié dimanche 18 novembre

Ce sont les pays en développement qui vont être le plus durement touchés par le changement climatique. Ses effets — hausse des températures, évolution du régime des précipitations, élévation du niveau de la mer, augmentation de la fréquence des catastrophes météorologiques — menacent l’agriculture, l’alimentation et l’approvisionnement en eau. Les récents progrès dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la maladie sont en jeu, ainsi que la vie et les moyens de subsistance de milliards de personnes. Pour faire face au changement climatique, la communauté internationale doit, au delà des frontières, entreprendre un effort inédit de coopération. La Banque mondiale s’emploie à participer à la recherche d’une solution mondiale tout en soutenant les pays en développement et à adapter son approche en fonction de leurs besoins spécifiques. Les données présentées ici portent sur le système climatique, l’exposition des pays aux effets du changement climatique et leur résilience, les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie. Vous pouvez accéder à d’autres indicateurs pertinents en consultant les pages consacrées aux secteurs suivants : environnement, agriculture et développement rural, mines et énergie, santé, infrastructure, pauvreté et développement urbain.

 

 

Cette prise de conscience au plus haut niveau du système dominant souligne encore plus l’absurdité des politiques généralement suivies par la majeure partie des financiers, des industriels et des gouvernements, et jusqu’aux élus locaux.

 

Tous sont en retard d’une civilisation.

 

Par exemple, en France, la volonté réitérée de réaliser un aéroport dans le bocage humide nantais, à Notre Dame des Landes.

 

Sur planetaryecology :

Notre Dame des Landes : en retard d’une civilisation

 

Et, partout, jusque dans le moindre village, des décisions, des chantiers, des projets qui dissuadent voire interdisent les déplacements à pied ou à vélo, multipliant les déplacement automobiles et les allongent, augmentant vertigineusement le gaspillage énergétique. Ici, ce sont les implantations de grandes surfaces qui se poursuivent en vidant les derniers commerces du centre des villages. Là, ce sont les écoles qui sont délocalisées loin du centre. Là encore, ce sont les nouvelles administrations inter-communales qui ne sont pas implantées là où se rendent régulièrement la plupart des habitants du canton… Tout en détruisant plus encore l’écosystème.

 

Partout, les décideurs nous emportent, pied au plancher, vers le cataclysme annoncé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Patrick Edlinger nous quitte

PHOTO

Patrick Edlinger, mains nues ciao

Free Climbing Falesia

La vie aux bout des doigts

 

 








La grande distribution
Enquête sur une corruption à la française

Aujourd’hui, les plus grosses fortunes françaises ne sont ni dans la banque ni dans l’industrie, elles sont dans la grande distribution. Des fortunes bâties en une seule génération. Cette performance n’est pas le fruit du hasard : avec intelligence et cynisme, les dirigeants de la grande distribution ont su prospérer en s’appuyant sur « le système français ». Leur message n’a pas varié : ils se sont toujours posés en chevalier blanc de la bonne cause, celle des consommateurs.


La vérité est tout autre. La prolifération des hypermarchés n’a pas « cassé les prix », en revanche, la grande distribution ne cesse de détruire des emplois ; elle a défiguré notre environnement et les périphéries urbaines, vidé les centres-villes, dénaturé le tissu social des communes rurales, détourné les lois à son profit. Enfin, en contraignant les producteurs à baisser de plus en plus leurs prix, elle en a ruiné un grand nombre, et elle est le principal moteur des délocalisations.


À travers une passionnante enquête, des exemples concrets, des révélations, des témoignages inédits, les auteurs révèlent les mécanismes qui ont permis à la grande distribution de devenir un modèle de corruption à la française.


http://www.actionconsommation.org/publication/La-grande-distribution.html








La mort d’un tueur économique

Edouard Leclerc vient de mourir. Il
fut le protégé d’un certain André Gorz (Michel Bosquet) qui entraîna à sa suite beaucoup d’intellectuels de gauche (?) pour défendre la grande distribution naissante. La pensée du maître fut publiée en 1966 par le journal dirigé par ce dernier, le Nouvel Observateur : « Il ne s’agit pas d’attaquer la boulangerie, mais l’ensemble des fabrications artisanales et qui veulent le rester à tout prix… Quant aux 40 000 boulangers, pourquoi voulez-vous les retenir dans un travail qui peut être mieux fait à l’échelle industrielle, mieux vaut libérer les énergies humaines pour d’autres conquêtes… Le bâtiment et la route manquent d’hommes. Je crois qu’on sortirait les boulangers de leur pétrin en leur apprenant, par exemple, à conduire un bulldozer« .

Cette politique visionnaire, qui rassemblait tout le monde exceptés les boulangers et les alternatifs, a été largement réalisée avec l’appui sans faille des gouvernements de gauche et de droite… Surtout de gauche : doublement des grandes surfaces entre 1981 et 1987.
http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/deces-d-edouard-leclerc-pionnier-des-grandes-surfaces-18-09-2012-1507263_264.php« >http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/deces-d-edouard-leclerc-pionnier-des-grandes-surfaces-18-09-2012-1507263_264.php



Maringues, Puy Guillaume 

et les grandes surfaces

Entre désertification et dynamisme

Dans le Puy de Dôme, deux cités, deux politiques, les résultats…

Maringues, cette ravissante et pittoresque ville de tanneurs où fut tourné Uranus avec Gérard Depardieu, est flanquée de trois grandes surfaces. Quand on s’y promène, un sentiment étrange vous traverse et on se demande si les Maringuais ont fui pour quelque exil. A quelques kilomètres de là, Puy Guillaume, sans charme, offre une animation, une activité étonnante. Pourquoi un tel contraste ? Maringues a un maire socialiste. Puy Guillaume aussi, mais celui-ci déteste la grande distribution et dans aucun cas, aucun lieu, à aucun moment, il ne lui fait la moindre concession (…) :

« Chez moi, à Puy Guillaume, je leur ai dit Niet. Non aux grandes surfaces mais aussi aux succursales et à toutes les formes de commerces multiples qui sont des faux nez de la grande distribution. Tous les maires peuvent résister. Mais ils sont fascinés par les rentrées fiscales, par les cadeaux divers et variés que leur promettent les patrons des enseignes… En revanche, ils ne calculent pas tout ce qu’ils vont perdre, tout ce qui sera détruit dans leur commune. A Puy Guillaume, j’ai fait un POS dans lequel existe, conformément à la loi, ce qu’on appelle une réserve commerciale, c’est à dire des terrains sur lesquels peuvent s’implanter des commerçants. Mais par délibération du Conseil Municipal, ces terrains appartiennent à la commune. Donc, c’est moi qui décide de vendre ou pas. Et je ne vends pas à la grande distribution. C’est clair et c’est simple » (…).

Suit la relation croustillante d’une tentative de corruption par les représentants d’une enseigne…

Ce témoignage contredit le discours souvent entendu sur l’impuissance des communes, lequel nourrit un fatalisme qui ne profite qu’aux spéculateurs. Il y a, au contraire, beaucoup de possibilités pour échapper au pire et, surtout, faire bien vivre une commune et ses environs.

 

C’est un extrait de

« La grande distribution. Enquête sur une corruption à la française« , Jean Bothorel et Philippe Sassier, Bourin éditeur.
Un livre riche d’informations sur les manipulations et les complicités qui ont permis l’écrasement des filières locales de production et de distribution – et la désertification des villages et des quartiers commerçants.

 

Entre la page 129 et la page 134 :

(…) En trente ans, les boulangers sont passés de 54 000 à 43 000 alors que le nombre des épiciers a été divisé par six et les petits commerces de tabac, journaux, librairies – de 13 200 à 11 200 – ont été les seuls à résister. Dans les années 80, la gran de distribution assaya de tuer les artisans boulangers en faisant du pain un produit d’appel à l’instar des fleurs, de l’essence ou du poulet labellisé. Elle proposa la baguette à moins d’un franc. Malgré les circulaires ministérielles, les arrêtés préfectoraux et les jugements en justice, elle pratiquant la revente à perte de la baguette sur une grande échelle grâce à son réseau de boulangeries industrielles qui tournaient sept jours sur sept. La boulangerie artisanale qui représentait à l’époque 175 000 emplois était menacée par cette concurrence profondément déloyale (…) Si la grande distribution crée des emplois, combien en détruit-elle ? Aussi extraordinaire que cela paraisse, il n’y a aucune étude qui permette de comparer créations et destructions. Le recensement des créations est, il est vrai, simple et rapide ; celui des destructions, qui s’étalent dans le temps, l’est infiniment moins. Ni les gouvernements de droite, ni ceux de gauche, qui tous mettent l’emploi au coeur de leurs préoccupations, ni le commissariat général au Plan ni l’INSEE ni le ministère de l’Emploi ni la direction de la Prévision au ministère des Finances ne se sont intéressés au couple « création d’emplois par le grande distribution – destruction collatérale d’emplois par la grande distribution ».

 

(…) quelques estimations statistiques pontuelles. A la chambre de Commerce d’Indre et Loire, à Tours, qui à la fin des années 90 détenait le record de mètres carrés de supers et d’hypermarchés par habitant, Lucien Joffroy a estimé que l’implantation d’1 hypermarché Continental à Saint Pierre des Corps en 1992 avait entraîné la fermeture de 475 commerces. L’arrivée d’un Carrefour aux portes de Paris, à Aubervilliers, se soldera, selon la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, par la disparition de quatre commerces sur dix et la destruction de 1103 emplois. Cette enquête est confidentielle… En 1992, après l’ouverture d’un Auchan à Bagnolet, la plupart des petits commerces de la place Edith Piaf, dans le Xxème arrondissement de Paris, ont disparu.

 

« Pour un emploi créé immédiatement par la grande distribution, précise un ancien conseiller d’un ministre du Commerce, c’est huit à dix qui pourront être détruits dans les années qui suivent son implantation ». Un ancien président de la Chambre de Commerce de l’Essonne estime que la proportion serait d’un empli créé pour quatre à cinq détruits.

 

Autre exemple concret (…) conséquence de la victoire de Michel-Edouard Leclerc sur la législation réglementant la vente des carburants : la France est le seul pays au monde où la grande distribution vend plus de la moitié des carburants. Elle se sert de l’essence pour attirer le chaland : remplissez votre réservoir avant d’aller remplir votre caddy (…) cette mainmise a engendré des pertes d’emplois spectaculaires. On comptait 48 000 stations-services en 1975, 25 000 en 1990, 16 000 en 2000, 11 000 en 2005. En l’espace de deux décennies, 100 000 emplois ont été détruits. « Tchao pompiste ! » (…) 

 


Autre exemple :

Saint Gengoux le National et son Maxi imposé au terme d’une magouille d’anthologie…  


Combien de commerces et de producteurs (vente directe des produits de la ferme, par exemple) disparus à Saint Gengoux et dans les villages alentour ? 

Combien de magasins fermés

Coimbien d’artisans ont mis la clé sous la porte

Combien de pompistes ?

Combien de vies bouleversées ?

Combien de personnes, de ménages contraints à changer de métiers, à devenir salariés, à prendre un véhicule pour travailler ou se ravitailler ailleurs ?

Combien réduits au chômage, à l’assistance ?

Quelle perte de savoir-faire pour tous ?

Quelle perte d’autonomie pour la communauté ? 

Quelle perte de convivialité

Quelle dépense énergétique et quelles pollutions supplémentaires ?


…et le livre de Bothorel et Sassier nous en apprend encore beaucoup, par exemple sur la très grande responsabilité de la grande distribution dans les délocalisations forcées pour cause de « baisse des prix » à la production, dans le développement de la contrefaçon également…Bref, sur son rôle dans l’effondrement économique, culturel et social.




 





Notre Dame des Landes :

Bien plus que POUR l’aéroport, le PS est CONTRE l’alternative

 

L’acharnement des « socialistes » à réprimer et à réaffirmer la volonté de réaliser un projet en retard d’une civilisation s’inscrit dans une continuité sans faille depuis les années 60 : 

l’élimination de la culture alternative pour, hier, soutenir la globalisation capitaliste et pour, aujourd’hui, prolonger l’agonie de ce système en en profitant au maximum.

 

Là-dessus, l’expérience vécue en 74 avec l’équipe rocardienne faussement autogestionnaire du PSU au seuil de se fondre dans le PS est toujours éclairante. En nous racontant n’importe quoi et en nous traitant avec mépris après nous avoir fait risette, puis en nous jetant aux oubliettes pour nous remplacer par des pro-globalisation capitaliste mâtinés de gauchistes, ces gens nous ont ouvert les yeux – mais c’était trop tard ! Cette fois, avant qu’il ne soit à nouveau trop tard, il serait bon que cette expérience profite aux indignés d’aujourd’hui.

 

La lutte autour de Notre Dame des Landes dépasse l’enjeu de l’aéroport pour avions inadaptés aux finances publiques, à une économie relocalisée et à la biosphère, dépasse même l’enjeu de la spéculation immobilière nantaise. Comme voici quarante ans, c’est l’affrontement de deux conceptions de la civilisation.

 





Gaz de schiste : Rocard estime que « la France est bénie des dieux« 

« Sur ce sujet, étant très écolo, je me suis longtemps abstenu. Mais je n’ai rien lu qui soit complètement convaincant (…) on a un réflexe fantasmé un peu du même type que face aux OGM. Quand on sait que le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique sans dégâts sur place, on s’interroge (…) Pour l’Europe, [la France] serait au gaz de schiste ce que le Qatar est au pétrole. Peut-on s’en priver ? Je ne le crois pas« 

 

Réaction de François Fillon : « Comme Michel Rocard – décidément un des esprits les plus éclairés du pays – l’a dit : le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique et ça ne faisait de peine à personne… »

 

Or… Pour exploiter Lacq, découvert en 1951, l’industrie française a réalisé de belles prouesses techniques. Le gaz naturel était anormalement riche en hydrogène sulfuré, et les ingénieurs de l’époque ont dû inventer un acier spécial capable de résister à la corrosion.

En revanche, de fracturation hydraulique, il ne fut pas question, car « comme tous les gisements de la région Aquitaine, Lacq est naturellement fracturé », explique un chercheur de l’université de Pau et des pays de l’Adour (Pyrénées-Atlantiques).

correctif publié dans Le Monde Planète


Mais encore… Rappelons-nous les paroles et le rôle du « très écolo » Michel Rocard :

 

enfévrier 1974, dans la réponse faite aux écologistes, lui et ses acolytes du PSU se foutaient de l’argumentaire écologiste qu’ils allaient très bientôt contribuer à censurer et à extirper des consciences : « (…) nous jugeons à court terme que, tout compte fait, l’énergie nucléaire est tout de même moins polluante que le pétrole. A moins que vous n’ayez des arguments sérieux de penser le contraire ; auquel cas on pourra se remettre à défendre le pétrole.« , etc.Et tout le reste dans le même registre.

…et Pierre Mauroy juin 1976: « S’opposer à l’énergie nucléaire est un crime contre l’intelligence« . C’est ce qui est communément désigné comme des pensées « responsables » formulées par des personnages ayant « la stature pour gouverner« .

 

Car, en effet, Michel Rocard est l’un des principaux ennemis de la nouvelle gauche écologiste alternative, l’un de ceux qui l’ont étouffée sous l’imposture Dumont-Lalonde, avec l’aide frénétique des maoïstes et des trotskystes tous réunis, par delà les clivages superficiels, par l’amour de la domination et du capitalisme du pouvoir.

Plus dans Une mémoire du mouvement alternatif :

planetaryecology

 





KHAOS

film de Ana Dumitrescu

Un documentaire essentiel sur le résultat, dans la plus vieille Europe, du néo-libéralisme capitaliste installé depuis la seconde guerre mondiale par la quasi totalité des forces politiques. Ailleurs, c’est pire.


Fil conducteur de ce documentaire, Panagiotis Grigoriou, historien, anthropologue et blogueur de guerre économique, nous accompagne et partage sa perception des événements et de la situation.

Dimitris pense peut-être à partir si un jour il y est forcé alors que Demosthène discute sur la politique française. Marcy, elle, a organisé un mode de fonctionnement de crise alors que les agriculteurs ne savent pas encore s’ils pourront continuer à semer. Katherina a vu son salaire se réduire de moitié et Giorgos a vu éclater les acquis sociaux tués par le mémorandum.

A travers ces visages, vous allez découvrir une Grèce loin des clichés véhiculés, loin de l’image qu’on s’en imagine.

Du marin pêcheur au tagueur politique, au rythme du jazz et du rap, sur les routes de Trikala en passant par Athènes et l’île de Kea, c’est un voyage à travers l’âme d’un pays qui vous emmène dans une réflexion sur la situation critique de la crise actuelle.

/film/fichefilm_gen_cfilm=211246.html

http://khaoslefilm.wordpress.com/http://www.allocine.fr


http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19383210&cfilm=211246.html




Une cinquantaine d’années après l’essor mondial de l’alerte écologiste,

Des responsables de la dévastation de la planète se démasquent



Jamais en retard d’une mauvaise action, des industriels français protestent contre la taxation de l’huile de palme

voir 3 sujets auparavant : Un premier pas législatif contre l’huile de palme

 

Des groupes, des marques, des noms pour mieux choisir sa consommation


Nutella ne changera pas sa recette

http://www.leparisien.fr/economie/nutella-ne-changera-pas-sa-recette-10-11-2012-2309043.php

les industriels trouvent la note salée

http://

www.lejsl.com/actualite/2012/11/10/taxes-les-industriels-trouvent-la-note-salee

La taxe Nutella déjà mal digérée

http://www.europe1.fr/Economie/La-taxe-Nutella-deja-mal-digeree-1304115/


Et il ne s’agit que d’une taxe, pas de l’interdiction indispensable

voir sujet complet sur l’huile de palme dans la rubrique Alternatives pratiques






Le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes
Une face du totalitarisme ambiant

 

Bred’Irie


 

La parisienne libérée 
Le fol aéroport de Notre Dame des Landes 
http://www.dailymotion.com/video/xurcgr_le-fol-aeroport-de-notre-dame-des-landes-la-parisienne-liberee_news

 

Hamon-Martin Quintet

Notre-Dame des oiseaux de fer


Pour les avions il n’est plus temps,

On ne veut pas de votre enfer… 


Une première destruction du patrimoine (la ferme maraîchère du Sabot) préfigure la destruction du bocage, des sols, de l’écosystèmes, de toutes les vieshttp://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/notre-dame-des-landes-la-destruction-de-maisons-a-commence-17-10-2012-1875550.php« >http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/notre-dame-des-landes-la-destruction-de-maisons-a-commence-17-10-2012-1875550.php

Souvenons-nous, dans les années 1970 : le combat contre l’extension de l’aéroport de Narita :
http://www.liveleak.com/view?i=a07_1220226886« >http://www.liveleak.com/view?i=a07_1220226886

 

http://www.youtube.com/watch?v=wY0cjgtGBXQ&feature=related« >http://www.youtube.com/watch?v=wY0cjgtGBXQ&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=fvi-K6Y5BVA&feature=related« >http://www.youtube.com/watch?v=fvi-K6Y5BVA&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=wCQIsTo6wFE&feature=related« >http://www.youtube.com/watch?v=wCQIsTo6wFE&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=mNNoWcBYzYc« >http://www.youtube.com/watch?v=mNNoWcBYzYc

Les terres agricoles de
Notre Dame des Landes sont promises à la dévastation pour faire place à une technologie encombrante, dangereuse et très polluante, et qui devrait être dépassée : l’avion.

Rappel :

Le poids du profit (TGV et dirigeables)
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=65:le-poids-du-profit« >http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=65:le-poids-du-profit


Pour les avions il n’est plus temps,

On ne veut pas de votre enfer

 Un vaisseau aérien hybride : le P-791 de Lockheed Martin


Même en brûlant des combustibles fossiles, l’impact total d’un dirigeable sur le changement climatique, selon des chercheurs du Centre Tyndall pour Recherche sur le Changement Climatique, est de 80 à 90 % plus faible que celui d’avion ordinaire


Les dirigeables… 

hybrides, aéroscrafts, lenticulaires, thermoplanes, géostationnaires, etc.
http://www.gizmodo.fr/2009/09/26/des-baudruches-geantes-pour-espionner-depuis-le-ciel.html« >http://www.gizmodo.fr/2009/09/26/des-baudruches-geantes-pour-espionner-depuis-le-ciel.html

http://www.ddmagazine.com/317-dirigeables-alternative-transport-aerien.html« >http://www.ddmagazine.com/317-dirigeables-alternative-transport-aerien.html
http://corporates.free.fr/spip.php?article158
« >http://corporates.free.fr/spip.php?article158

http://grist.org/list/2011-10-24-solar-airship-is-most-efficient-way-to-fly-ever/« >http://grist.org/list/2011-10-24-solar-airship-is-most-efficient-way-to-fly-ever/etc.

En rapport, le lancement de 2 satellites Galileo depuis Kourou qui a fait la une le 12 octobre …
(…) une étape importante pour le système de navigation européen qui va pouvoir lancer une phase de tests complets. Comme il faut au minimum quatre satellites pour déterminer de façon précise une position à la surface du globe, ces quatre premières unités, dites « de validation en orbite » (IOV), formeront une « mini-constellation » qui permettra de tester le système. La phase de validation en orbite sera suivie par le déploiement progressif du reste des satellites. Il devrait fournir les premiers services aux usagers vers 2015 et être pleinement opérationnel pour 2018. A terme, Galileo comptera une trentaine de satellites (…)
Un programme gaspilleur de matières arrachées aux écosystèmes de toute la planète, gaspilleur d’énergie, gaspilleur de l’argent public… Cela pour le même résultat que le projet économique et écologique abandonné il y a presque 40 ans :
Pégase
Le projet : Pégase. – Le Cawa d’AdmiNet le site de Pierre Balaskovic qui était à l’origine du projet Pégase :
http://balaskovic.pagesperso-orange.fr/ballons.html« >http://balaskovic.pagesperso-orange.fr/ballons.html

 

Derrière les barricades de Notre-Dame-des-Landes 

<a href= »http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/10/28/derriere-les-barricades-de-notre-dame-des-landes-236562« >http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/10/28/derriere-les-barricades-de-notre-dame-des-landes-236562</a> 

 

Notre-Dame-des-Landes : un préfet en plein conflit d’intérêt ?



Infos directes sur :

 

Zone à défendre

zad.nadir.org

 





Octobre 2012

Résistance à « l’artificialisation des terres agricoles » et à la désertification

 

le tract de

ASR Action Solidarité Rurale

 

NON

au projet de «super maxi marché»

à St GENGOUX

 

Notre association ASR, réunie avec des habitants de St Gengoux, venus spécialement sur ce sujet, s’oppose à ce projet qui n’est pas une simple «délocalisation», mais un agrandissement conséquent de ce géant de la grande distribution, avec parking immense et station service.

 

Déjà lors de l’installation, des voix s’étaient élevées car ces supermarchés tuent le commerce et l’artisanat de proximité. Et lors d’un premier projet de «délocalisation» (il y a plus d’une dizaine d’années), les commerçants, la population et l’association de protection du patrimoine s’étaient mobilisés, réalisant plus de 900 signatures.

 

Demandons un débat public pour échanger nos arguments

et ne pas masquer les conséquences pour

la protection du patrimoine et du paysage

 

La Tour des archers est sur ce secteur.

Ainsi que la vue sur la colline ou la statue sainte est déjà entourée de plusieurs antennes défigurantes et dangereuses.

De nombreux élus tiennent le discours de «l’image» pour le tourisme, alors que toutes les villes du pays, envahies des mêmes enseignes et zones commerciales montrent comment la France est devenue moche et uniforme.



L’ environnement

 

Sur ce terrain, déjà en danger par la présence de GammVert, site sensible vendant des engrais et produits «cides», s’écoule un ruisseau ainsi que les eaux qui descendent des collines voisines.

De plus, les fondements mêmes de la grande distribution nous forçent à surconsommer des produits venus d’ailleurs. Produits sans véritable contrôle sur les OGM, la qualité, la sécurité, ou la servilité des esclaves (parfois enfants) dans de nombreux pays !

Tout cela est bien contraire à tous les principes du «développement durable».

Sans compter les gaspillages en transport, éclairages, publicité forcée, emballages, chauffage et congélation… Les pollutions sonores et lumineuses. Ca suffit !



L’emploi ?

On se sert des difficultés des gens dans cette crise de civilisation, et parfois on peut faire passer les pires des projets sous prétexte d’emploi !

 

Mais à part les emplois de bâtiment pour quelques mois, on sait très bien que la grande distribution supprime les employés pour installer des caisses automatiques (une caisse automatique qui coûte 15000€ est vite amortie en rapport a un employé pourtant payé au SMIC). Quand au secteur bâtiment en France, il est responsable de 40 % des émanations de gaz à effet de serre !

 

 

DEFENDRE LE PETIT COMMERCE LOCAL

 

Il est le seul garant de la qualité, de la vente de produits locaux sains et contrôlables, seul atout de la convivialité et du développement de l’emploi local commercial et productif.

 

De nombreux commerces ont disparus depuis l’implantation de Maximarché.

En ce moment plusieurs magasins du centre de St Gengoux sont menacés…

 

Le marché historique du mardi peine à survivre. Que deviendront nos petits marchés alors que des efforts sont faits par des producteurs et consommateurs locaux pour installer des petits marchés bio et de qualité ( St Gengoux le samedi, Nanton, Bonnay, blanot, Chissey, Joncy..).

 

La Saône et Loire subit déjà un cauchemar consumériste puisque le département bat les records de fréquentation des grandes surfaces : près de + 10 % au dessus de la moyenne nationale…

 

 

 

L’ artificialisation des terres cultivables

 

Entre 1960 et 2010 : perte de 5 millions d’ha de terres agricoles. Soit 100.000 ha par an en moyenne, dont 70000 ha disparaissent par artificialisation (zones urbanisées, industrielles ou commerciales, routes, parkings…).

 

Bien sûr, les élus, dans chaque commune ne se rendent pas compte, à grande échelle du désastre à venir en milliers d’hectares, car cela part, parfois, par petits bouts dans chaque commune…

 

En Saône et Loire, entre 2000 et 2010, le nombre d’actifs agricoles a chuté de 24 %, soit une saignée supplémentaire de près de 5000 actifs, au profit de l’agriculture industrielle et de la grande distribution. En moins de 10 ans, près de 18 000 ha de surface agricole utile ont disparu dans le département.

 

En S et L, de nombreux petits paysans voudraient s’installer, notamment en BIO, mais manquent de terres. Une terre bétonnée est une terre perdue, alors que la crise va nous forcer à revenir à la production de proximité, aux jardins familiaux qui nous rendent moins dépendants en alimentation.

 

L’accès à la terre pour nourrir ou se nourrir doit être un droit !

 

 

Les questions de surconsommation,

de qualité, et de santé

 

Ces grandes surfaces, temples de la grande distribution, sont toutes liées ou affiliées à ce grand commerce mondial qui détruit la vie locale, qui pousse au gaspillage, à la mal bouffe, et nous refile ses produits de mauvaise qualité, sur-emballés parce que venus de loin. Dans ce super marché de St Gengoux se multiplierons, petit à petit, les rayons qui concurrencerons les petits commerces locaux, avec toutes sortes de produits.

 

Ces grandes surfaces nous disent vouloir travailler avec les producteurs locaux. Les agriculteurs savent combien on leur impose les prix et la dépendances mortelle à cette grande distribution qui a fait fermer abattoirs, fromageries, laiteries, boucheries, boulangeries…

 

Ces grandes surfaces mettent en évidence les slogans «révolutionnaire» sur les prix ( en faisant travailler les esclaves du monde). Elles citent quelques exemples de produits bio (mais bio industriel, polluant parce que venus d’ailleurs, et produits dans des conditions inhumaines). Nos agriculteurs, vont-ils encore se retrouver à marchander les placements en rayon au super marché avec une pression sur leurs prix ?

 

Contactez nous pour organiser une première rencontre ou réunion publique

 

En conséquence, et dans l’attente d’un débat public sur St Gengoux, que nous essayons de provoquer,

ASR a écrit aux élus des communes alentour pour leur demander de ne pas soutenirce projet désastreux.

 

  1. S’il y n’y avait que des problèmes de sécurité ou de mise aux normes, un grand terrain, déjà bétonné (ex-Bauland) est disponible juste à côté du maxi actuel….

 

  1. Parmi les bonnes idées qui couvent à St Gengoux, il y a la construction d’un marché couvert (avec réserve technique) pour les producteurs du pays. Cela stimulerait l’activité locale et attirerait de nouveaux petits commerçants.

 

Contacts :

Alain Challot (Vaux en Pré)alain.challot@club-internet.fr

Alain-Claude Galtié (Saint Gengoux) acgaltie@gmail.com

Michel Chevalier (Saint Boil) 03 85 44 06 40

 

 

 


à l’heure où des élus ne pensent que béton et bitume,
le manque de terres agricoles a atteint un niveau critique

Le bétonnage de la France s’accélère

<a href= »
http://www.smartplanet.fr/smart-technology/le-betonnage-de-la-france-saccelere-11090/« >http://www.smartplanet.fr/smart-technology/le-betonnage-de-la-france-saccelere-11090/</a&gt;




Elzéard Bouffier est indien

Le héros du livre de Giono et son oeuvre,
L’homme qui plantait des arbres, sont devenus réalité. L’homme s’appelle Jadav Payeng. Il a, seul, restauré une terre désolée de 550 hectares.



Inde : l’homme qui a planté une forêt de ses mains<a href= »http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/22/inde-l-homme-qui-a-plante-une-foret-de-ses-mains« >http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/22/inde-l-homme-qui-a-plante-une-foret-de-ses-mains</a&gt;
PHOTO
L’homme qui plantait des arbres
en vidéo :
<a href= »http://dotsub.com/view/2d7b8a37-4f64-4241-8019-642e965d124f« >http://dotsub.com/view/2d7b8a37-4f64-4241-8019-642e965d124f</a&gt;

Un exemple qui évoque la restauration réalisée par des populations du Rajasthan :
Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés

<a href= »
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51:restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes&catid=34:article&Itemid=70« >http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51:restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes&catid=34:article&Itemid=70</a&gt;

Allez, un autre exemple…
Wangari Maathai
, qui est surnommée la mère des arbres, créatrice de l’association Green Belt. Elle s’en est allée il y a un an.
<a href= »
http://liberte-togo.com/l/index.php?option=com_content&view=article&id=76:wangari-maathai-la-mere-des-forets-africaines-sen-est-allee&catid=6:international&Itemid=5« >http://liberte-togo.com/l/index.php?option=com_content&view=article&id=76:wangari-maathai-la-mere-des-forets-africaines-sen-est-allee&catid=6:international&Itemid=5</a><a href= »http://www.greenbeltmovement.org/wangari-maathai« >http://www.greenbeltmovement.org/wangari-maathai</a&gt;

 

 

 



Pollution par l’amiante au quotidien

En dépit de plusieurs dizaines d’années de luttes et d’information, en dépit de l’évolution de la législation depuis 1996, le danger de l’amiante semble totalement ignoré par beaucoup. Sans conscience ou pire : pour faire des économies de bouts de ficelle, par négligeance et irresponsabilité, se croyant peut-être plus forts que tous ceux qui les ont précédés, ils s’exposent et exposent leurs proches aux plus grands risques en exécutant, ou faisant exécuter des travaux sur des matériaux amiantés, sans aucune des précautions indispensables. Là où le problème était insignifiant et facile à résoudre, ils créent une pollution et la dissémine dans l’environnement.


Ici, c’est l’entrepreneur qui fait casser l’amiante-ciment en petits morceaux pour pouvoir le cacher plus aisément dans un trou. Là, c’est le maire du village qui fait déposer le même matériau « par un ami » avant d’en faire on ne sait quoi.


Ils préparent les maladies, les souffrances et les morts de demain. Rien qu’entre Grosne et Guye, les exemples abondent, comme dans toute la France qui est toujours très en retard en matière de sécurité. Et la privatisation de la collecte des déchets agravent le problème : les boîtes privées ne se chargent que de ce qui peut être « valorisé » et leur rapporter. Le reste, le plus important, n’est pas leur problème… Ni celui des collectivités locales démobilisées.

Illustration ci-dessous avec « Amiante à la déchetterie« , en juin 2012


Alors, il faut sans cesse rappeler les informations les plus basiques qui – incroyablement – semblent encore ignorées de la plupart, ou ne pas être comprises. Et d’abord :

– tout travail sur un matériau amianté doit être réalisé en observant des règles de sécurité strictes pour se prémunir, et prémunir tous les autres, d’un risque majeur. Car il suffit d’un perçage dans l’amiante-ciment ou d’une dépose de plaques d’amiante réalisés sans les équipements indispensables pour s’exposer au risque de développer un cancer 15, 20, 30 ans plus tard. Il suffit d’une seule imprudence

.


Les dangers de l’amiante – La Ligue contre le cancer

L’amiante, en prévenir les risques

(documents pdf)





De l’importance du jardin à tous les âges et dans toutes les conditions

Le jardin et le jardinage stimulent les sens, les émotions, la mémoire, diminuent le stress, donnent une raison de vivre.

Prendre soin des jardins permet d’attendre les saisons avec jubilation, l’avenir avec joie…

(…) la renaissance de jardins dans les milieux hospitaliers, les maisons de retraite, les structures médico-sociales sont indispensables à ces personnes handicapées cérébrales, à leur famille et aux personnels qui les entourent

Jardins et Santé

http://www.jardins-sante.org/







à revoir à la lumière de l’actualité

Main basse sur la ville

Sous l’impulsion de l’entrepreneur Nottola, la municipalité de Naples transforme des terrains agricoles en terrains constructibles (…)

http://www.youtube.com/watch?v=EEMrBQ1DQgQ







3 septembre 2012

Les animaux en toute conscience


Par Pierre Jouventin éthologiste, directeur de recherche au CNRS (1) et David Chauvet juriste (2)


Darwin affirmait, il y a cent cinquante ans, qu’il n’y a pas une différence de nature mais de degré entre l’homme et les autres espèces animales. Pourtant, il y a encore quelques décennies, parler chez l’animal de conscience, c’est-à-dire des états supérieurs de l’activité intellectuelle, eût été inconcevable dans les milieux scientifiques. Il y régnait un climat de «mentaphobie» dénoncé par Donald Griffin, fondateur de l’éthologie cognitive. Ce temps semble définitivement révolu. A l’issue d’un congrès à l’université de Cambridge sur le sujet, des scientifiques internationaux renommés, dont Stephen Hawking, ont signé le 7 juillet une Déclaration de conscience des animaux (3), dont la conclusion est que «les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques qui produisent la conscience. Les animaux non humains, soit tous les mammifères, les oiseaux, et de nombreuses autres créatures, comme les poulpes, possèdent aussi ces substrats neurologiques».

Le néocortex n’est donc plus considéré comme indispensable pour penser finement. Dès 1920, on a démontré que les abeilles utilisent des concepts mathématiques pour indiquer leur butin aux congénères. Or les insectes ne possèdent pas de cerveau mais des ganglions nerveux, de même que le poulpe, mollusque de génie ! Ces vingt dernières années, une avalanche de découvertes nous a réconciliés avec le règne animal dont nous nous croyions si éloignés. Les éléphants coopèrent pour trouver des solutions. Les rats estiment plus urgent de délivrer leurs congénères enfermés que de déguster des friandises. Les chimpanzés apprennent à leurs jeunes à fabriquer et à utiliser des outils pour casser des noix. Les grands singes, les dauphins, les cochons, les éléphants et même les pies se reconnaissent dans un miroir, test classique de la conscience de soi que les enfants ne réussissent pas avant 18 mois. Mais les implications ne sont pas uniquement scientifiques. Elles sont aussi éthiques, juridiques et politiques. Pourrons-nous continuer de traiter les animaux comme des choses ? Pendant la canicule, les images de ces hangars où s’entassaient les cadavres d’animaux avaient de quoi couper l’appétit de ceux qui ont un cœur en plus d’un estomac.

Notre code civil témoigne de cette chosification de l’animal, qu’il qualifie archaïquement de bien meuble (article 528) quand, en Allemagne ou en Suisse, les animaux sont expressément distingués des choses. Opposés à la reconnaissance juridique de la sensibilité des animaux, les lobbies de la chasse et de l’élevage ont obtenu lors du quinquennat précédent la mise à l’écart de toute réforme en la matière. Bref, en France, les animaux ne pensent pas parce que les chasseurs votent.


(1) Auteur de «Kamala, une louve dans ma famille», Flammarion, 2012.

(2) Auteur de «la Personnalité juridique des animaux jugés au Moyen Age», l’Harmattan, 2012.

(3) http://io9.com/5937356/prominent-scientists-sign-declaration-that-animals-have-conscious-awareness-just-like-us.



… Et Darwin a souligné aussi que la culture ne s’oppose pas à la nature, elle en est une production – sauf la culture impérialiste « anti-nature » qui prévaut aujourd’hui.


Alors, fini la dictature mécaniste de la quantité de matière grise – même inerte – et de la station debout ?


Le réveil de l’intelligence sensible qui a fait frissonner la planète dans les années 1960-1970 n’a donc pas été totalement effacé. Dans les années soixante, hors les courants du mouvement alternatif, évoquer notre proximité avec les autres espèces et notre appartenance à l’ensemble vivant provoquait souvent des réactions irrationnelles. J’ai souvenir d’un sorbonnard révulsé par cette évidence nouvelle pour lui. Il ne jurait que par Descartes et avait totalement raté Darwin et l’écologie ! Malgré tout, nous avons tout de même progressé.







De l’art de faire cohabiter éoliennes et oiseaux


(…) Selon la Société ornithologique espagnole, de 6 à 18 millions d’oiseaux et de chauves-souris seraient tués chaque année par les éoliennes. “Une pale peut couper un vautour fauve en deux, explique Marc Bechard. Il m’est arrivé de voir des bêtes décapitées.”D’une manière générale, les éoliennes tuent moins d’oiseaux chaque année que la plupart des autres périls liés à l’activité humaine, comme les chats domestiques ou les collisions avec des vitres (…)

http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/30/de-l-art-de-faire-cohabiter-eoliennes-et-oiseaux


Mais… aux Etats-Unis seuls, les éoliennes seraient responsables de la mort de 440 000 oiseaux et chauve-souris,

les chauffards et les bagnoles en survitesse : 80 millions,

les pesticides : 90 millions,

les câbles électriques : 175 millions,

nos potes les chats : 1 milliard !

Et les immeubles à parois de verre qu’il était question d’interdire dans un temps oublié : 1 milliard


sujets précédents :

octobre 2011

Aux pieds du parc éolien renaît la diversité

été 2011

Les grandes éoliennes imposées par les lobbies massacrent les oiseaux et les chauve-souris





27 août 2012

Arnaud Montebourg et le nucléaire…


Cela rappelle Michel Rocard février 1974, se foutant de l’argumentaire écologiste qu’il allait très bientôt contribuer à censurer et à extirper des consciences : « (…) nous jugeons à court terme que, tout compte fait, l’énergie nucléaire est tout de même moins polluante que le pétrole. A moins que vous n’ayez des arguments sérieux de penser le contraire ; auquel cas on pourra se remettre à défendre le pétrole.« , etc. Et tout le reste dans le même registre.

…et Pierre Mauroy juin 1976 : « S’opposer à l’énergie nucléaire est un crime contre l’intelligence« .

C’est ce qui est communément désigné comme des pensées « responsables » formulées par des personnages ayant « la stature pour gouverner« …





Qu’est-ce qui se cache derrière la privatisation des services publics ?


Amenuisement des services publics comme peau de chagrin, externalisation, privatisation et… exploitation, asservissement, inefficacité, gaspillages, dégradation sociale et écologique à long terme.

Exemple avec la privatisation des services postaux :

Günter Wallraff met le paquet sur les chauffeurs-livreurs

http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/19/guenter-wallraff-met-le-paquet-sur-les-chauffeurs-livreurs

Derrière la privatisation ? La misère et un totalitarisme juridiquement protégé

 





Bétonné par Vinci, Pucé par Véolia


Depuis quelques temps, une à une, les communautés de communes de Loire-Atlantique adoptent un nouveau mode de collecte des déchets : la poubelle à «puce» accompagnée de sa redevance individuelle dite « incitative » (ou REOM Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères). Derval, Ancenis, Nozay, tout le monde semble condamné à y passer ! Mais dans la communauté de commune d’Erdre et Gesvres, ça résiste… On refuse d’y vendre sa terre à Vinci, ce n’est pas pour se faire pucer par Véolia !

(…)

Ces dernières années plusieurs communes de droite comme de gauche ont remunicipalisé leur service d’eau, après plusieurs années de délégation de ce service public à une entreprise privée, très souvent Véolia. En effet, beaucoup se sont aperçues qu’il coûtait plus cher à la collectivité comme aux usagés d’utiliser une entreprise privée avant tout là pour faire des profits, plutôt que pour participer à une redistribution et un partage de l’eau.


Le budget des ordures ménagères sur une communauté de commune comme Redon représente 63 euro par habitant. Sur celle de Nozay on arrive à un chiffre global de 73,69 euro par habitant pour la collecte. Avec des forfaits commençant pour une personne à 164 euro sur la communauté d’Erdre et Gesvres et à 141 euro sur celle de Nozay, sans compter les levées supplémentaires, on observe une différence de prix impliquant nécessairement un profit net pour l’entreprise privée. Et pour dire la vérité, c’est encore plus vrai pour celles qui ont signé un contrat avec Véolia.

(…)

la suite et d’autres choses sur :

http://nantes.indymedia.org/article/25186





Civilisation anti-nature : de plus en plus profond dans l’immonde


(…) Bienvenue dans un des établissements de Central Valley Meat Company, une chaîne d’abattoirs californienne qui fournit, entre autres, McDonald’s, le ministère de l’agriculture américain (USDA) et, à travers lui, les cantines scolaires du pays. Ces images choc ont été diffusées mardi 21 août sur la chaîne américaine ABC, rapporte le Huffington Post. L’abattoir avait été infiltré en juillet et en août par un enquêteur d’une société de défense des animaux (…)

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/08/23/miam-scenes-dhorreur-dans-un-abattoir-fournissant-mcdonalds/





Scott McKensie nous abandonne

San Francisco, chanson écrite par John Phillips of The Mamas and the Papas

http://www.wat.tv/video/scott-mckenzie-san-francisco-tkmb_2gsj3_.html

http://www.dailymotion.com/video/x1pedw_the-mamas-and-the-papas-california_music

Encore un peu de ce temps de création et d’espoir qui s’en va… Le temps du mouvement alternatif.

http://www.interflora.fr/blog/fleurs-et-culture/fleurs-et-histoire/le-flower-power/





Le roi de la route

par les VRP

http://www.youtube.com/watch?v=USpiBMaYwlY





le 21 août

Tarés au volant : le délire en continu


Non loin du lieu de l’assassinat du cycliste japonais, 259 excès de vitesse constatés en 3H sur une portion de route dangereuse :

http://www.lejsl.com/faits-divers/2012/08/21/204-km-h-sur-une-portion-a-90





19 août 2012

La bride sur le cou, les dingues de la route ne chôment pas


Seirin Suguwara découvrait la France en remontant du sud au nord à bicyclette. Le bolide d’un jeune sans cervelle l’a tué en Saône et Loire.

http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2012/08/18/un-cycliste-japonais-fauche

Qui ne connaît pas un timbré du volant ? Ils sont si nombreux que chacun peut en connaître plusieurs. Mais qui l’a(les a) déjà invité(s) à se calmer ?

Le site de la Ligue contre la violence routière

http://www.violenceroutiere.org/


Cela rappelle un drame d’il y a deux ans (été 2010) non loin de là :

Délinquance automobile


Saint Martin du Mont dans l’Ain. Une longue ligne droite avec une parfaite visibilité. Un couple de cyclistes promeneurs tué par un automobiliste qui, venant de l’arrière, prétend ne pas les avoir vus. Il n’en a pas eu le temps : témoignage de la vitesse du chauffard, les cyclistes ont été projetés à une trentaine de mètres.


Au même endroit, deux ans auparavant, c’est une femme et sa fille qui ont été victimes d’un autre chauffard.


« Beaucoup de conducteurs sont constamment dans l’excès, la faute. Impunément. La seule sanction c’est l’accident, et ce jour-là ils ne seront peut-être pas seuls (…) Tous les jours, on croise des automobilistes qui ne respectent rien. Il n’y a pas encore assez de prévention et de dissuasion. On voit parfois un conducteur traverser un village à 100 à l’heure, pour le plaisir d’avoir des sensations, alors qu’il y a des enfants. C’est criminel. C’est si dur de se projeter dans l’avenir maintenant. On était dans la certitude d’avoir construit une famille. Maintenant, il y a une remise en question des valeurs et du sens de la vie. Je refuse encore d’accepter ce qui s’est passé. Les traces sur la route partent, mais nos traces morales, elles, ne disparaîtront jamais » dit le mari et père des victimes.

Le couple de tourterelles de mon quartier après le passage d’un automobiliste au coeur de Saint Gengoux





Dernière minute (en août 2012)

L’industrie chimique fixe les règles de la vinification à Bruxelles


Contre toute logique, contre l’honnêteté, contre la santé, les technocrates au service du profit maximum et de l’uniformisation par le bas viennent de créer l’appellation « vin bio » en autorisant l’ajout de soufre et, qui plus est, dans des proportions dignes d’honnêtes bouillons d’onze heures : 100 milligrammes de sulfites par litre de vin rouge (contre 150 mg/l pour les vins conventionnels), et de 150 mg/l pour les vins blancs et rosés.

Que voilà des chiffres flous, qui mélangent tout, soufre combiné et soufre libre ! Justement, quid du soufre libre qui est le responsable des maux du consommateur ?

Evidemment, ces potions n’ont strictement plus rien de « bio« . Rien de correct non plus. Ce sont des Château Migraines. J’ai fait analyser un blanc qui sentait le gaz sulfureux à plein nez et brûlait la gorge de façon caractéristique. Infect. Juste bon pour l’évier ! Vendu chez l’un des meilleurs cavistes du moment, son producteur m’avait juré utiliser le strict minimum de soufre. Il révéla 125,44 mg/litre de soufre total. D’après Bruxelles 2012, il aurait pu encore ajouter 25mg et se prétendre « bio » ! Informé, le caviste a cessé d’acheter les potions de ce monsieur.

 


Rappelons les paroles d’une autorité en matière de bonne vinification, Max Léglise : « L’emploi intensif de SO2 est l’un des grands abus de l’œnologie chimique, et il est incompatible avec l’option biologique (…) Les doses proposées actuellement par la plupart des cahiers des charges en Viticulture biologique sont exorbitantes sur le plan de l’hygiène et de la santé, et tout à fait inutiles sur le plan technique« .

« Dans l’option biologique, la norme à adopter est l’absence totale de SO2 libre dans le vin au moment de la consommation (…) ». Pour parvenir à cette absence totale de soufre libre à la dégustation, il préconise le sulfitage dynamique qui, à la différence du sulfitage statique, visant à surdoser pour maintenir du SO2 libre dans le vin, procède par apports mesurés et analyses pour s’assurer de la disparition du SO2 libre.

Quant à l’OMS, elle recommande de ne pas dépasser 35mg/jour/adulte, soit un verre de vin blanc « bio » bruxellois et aucun des autres apports cachés dans l’alimentation moderne.


Vignes : le bio joli est arrivé

http://www.liberation.fr/economie/2012/08/03/vignes-le-bio-joli-nouveau-est-arrive_837578

…et les manipulateurs du langage de défiler pour justifier non pas l’emploi souvent nécessaire du soufre (en particulier dans les vins de garde), mais son usage immodéré et très rentable pour leurs amis industriels et grands distributeurs




 

27 juillet 2012

L’orchestre da Ponte de Berlin à l’église de Saint Gengoux le National

A l’initiative de la Fédération des Associations Partenaires du Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus (FAPPAH)

http://www.fappah.org/

Vivaldi, Molter, Grieg, Weber, Schubert, Volkmann, Albinoni, Bach

Un moment magique où cette passionnante église qui menace ruine a semblé revivre.





Après les haies, les arbres maltraités



Ce qui reste après une « taille d’entretien » faite au printemps de l’an dernier au moment du développement des feuilles. Après ce travail à la française(expression de nos voisins du nord de l’Europe) décidé à la plus mauvaise période, il ne restait aucune feuille, aucune branche, seulement les troncs. Maintenant, plusieurs arbres ont dû être coupés et d’autres semblent condamnés.

 





 








Quelques rappels d’importance au vu des désordres urbanistiques qui progressent toujours au détriment de la campagne et du reste…


En mars 2012 :

Il n’y a plus de terrain constructible, surtout en Saône et Loire :

Près de 18 000 ha de surface agricole utile ont disparu dans le département en moins de dix ans

http://www.infos-chalon.com/article.php?sid=28865&thold=0


En octobre 2011 :

Spéculation, désordre urbanistique, gaspillage des terres agricoles, etc.

Le Syndicat de la Propriété Agricole de Saône et Loire se mobilise contre l’artificialisation galopante des campagnes. Dans ce seul département, ce sont plus de 200 hectares qui ont été perdus durant l’année 2007. Sur tout le territoire, ce sont des dizaines de kilomètres carrés qui disparaissent chaque année sous des pavillons particuliers, des lotissements, des autoroutes, des zones commerciales, des entrepôts…


En janvier 2011 :

Saccage des campagnes ET déstructuration de la cité

Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d’ardoise, des tas de foin, des vaches… C’était ça, Gouesnou, pendant des décennies, un paysage quasi immuable. Jean-Marc voit le jour dans la ferme des ses parents en 1963. Il a cinq ans lorsqu’un gars de Brest, Jean Cam, a l’idée bizarre d’installer en plein champ un drôle de magasin en parpaing et en tôle qu’il appelle Rallye. Quatre ans plus tard, les élus créent un peu plus au nord, à Kergaradec, un proto­­type, une ZAC, « zone d’aménagement concerté » : les hangars y poussent un par un. Un hypermarché Leclerc s’installe au bout de la nouvelle voie express qui se cons­truit par tronçons entre Brest et Rennes. Puis viennent La Hutte, Conforama et les meubles Jean Richou… 300 hectares de terre fertile disparaissent sous le bitume des parkings et des rocades. Quelques maisons se retrouvent enclavées çà et là. La départementale devient une belle quatre-voies sur laquelle filent à vive allure R16, 504 et Ami 8. Un quartier chic voit le jour, toujours en pleine nature, qui porte un nom de rêve : la Vallée verte…

extrait de Comment la France est devenue moche

–>


Cela va continuer longtemps ?





A contre-courant des nouveaux bruits inquiétants provenant de la coulisse du projet de grande surface :

Manger local au collège de Saint Gengoux

(…) Le repas entièrement local décidé par l’établissement en collaboration avec la maison de l’agriculture et le conseil général pour le développement des circuits courts et la promotion des produits du terroir est l’occasion de parler de Valérie Buzenet, intendante, Jean-Paul Baudot, chef cuisinier, aidé par Françoise Tiene, cuisinière, qui permettent à 220 élèves sur 230, de manger équilibré, varié en leur faisant découvrir des légumes et des saveurs. (…)

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2012/06/26/un-repas-100-local-a-ete-servi-au-college





Les hypers prennent leurs aises en Saône et Loire

article du Journal de Saône et Loire du 19 juillet 2012

Avec l’ouverture prévue pour octobre de deux hypermarchés et d’autres projets en gestation, le développement des grandes surfaces semble s’accélérer en Saône-et-Loire.


L’offensive du grand capitalisme tueur des productions et des commerces locaux, tueur de vie sociale aussi, et développeur de surconsommation, d’endettement et de pollutions, etc., se poursuit avec l’appui de nombreux élus. Mais des résistances et des protestations se développent.

Ci-dessous, en avril 2011 :

Cauchemar consumeriste en Saône et Loire

Le département bat tous les records de fréquentation des grandes surfaces : près de 10% au-dessus de la moyenne nationale.





Mort de Jon Lord des Deep Purple

http://www.chartsinfrance.net/Jon-Lord/news-80834.html


En 1971, Deep Purple sortait l’album Fireball :

http://www.youtube.com/watch?v=MANZfk8Et9Y

C’était l’époque de la Semaine de la Terre, l’un des premiers groupes alternatifs en France – et l’un des derniers.





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