Témoins de la tête de bassin de St Gengoux, il subsiste des espèces protégées typiques des milieux humides

Faute de temps et, il faut bien le dire, d’aide*, nous n’avions pu faire un vrai travail d’identification de la faune et de la flore.
*
plusieurs refus de ceux qui en savent plus

Heureusement, la SHNA (société d’histoire naturelle et des amis du muséum d’Autun) est venue à notre secours en nous indiquant 2 vaillantes espèces survivantes identifiées dans la tête de bassin versant de Saint Gengoux

Agrion de Mercure, une petite libellule bleu 

Cuivré des Marais, un papillon

deux espèces caractéristiques des prairies humides, ruisseaux, mares…


Nous les connaissions mais n’avions pas réalisé leur importance.

 

Autres habitants remarquables de la tête de bassin versant :

– le papillon Bel-argus (Lysandra bellargus), aussi Azuré bleu céleste,

– le Nacré de la Sanguisorbe,

– le Lézard Vert,​​

– le Hibou Petit Duc,

​- la Huppe Fasciée,

– la Pie Grièche écorcheur 

 

​Cela nous rappelle la stupéfaction devant les réponses de l’EPTB (établissement public territorial de bassin) de la Rivière Grosne, et de l’ONEMA, quand le collectif et le Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus (1) les ont alertés de la destruction d’une mare préservée au Mont Goubot (2). ​

 

​De bout en bout, les services officiels censés appliquer la loi sur l’eau et les milieux humides (LEMA) ont manqué à leur rôle à Saint Gengoux le National.

S’il en était besoin, la présence de quelques espèces résiduelles nous dit que la tête de bassin versant mérite beaucoup plus d’attention qu’il ne lui en est accordé. ​

 

 

justement… 

Onze espèces de libellules sont menacées de disparition en France


Sur les 89 espèces de libellules présentes en France métropolitaine, onze sont aujourd’hui menacées de disparition, alerte l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dans sa Liste rouge nationale parue ce 30 mars. Ces nouveaux résultats sont publiés en collaboration avec le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Deux espèces ont déjà disparu (Leste enfant et Leucorrhine rubiconde). Treize autres espèces sont quasi menacées.

« La situation préoccupante rencontrée par bon nombre d’espèces reflète les atteintes faites aux zones humides, qui constituent leurs habitats naturels », préviennent l’UICN et le Museum. Ces zones humides (cours d’eau, étangs, mares, tourbières) forment le milieu de vie de ces espèces et sont « indispensables » au développement de leurs larves. (…)

Et, parmi celles qui sont le plus en danger : l’Agrion bleuissant qui est très proche de l’Agrion de Mercure que l’on trouve encore dans la tête de bassin de St Gengoux le National.

 

Rappelons que, dans les années soixante, l’écrevisse à pattes blanches, emblématique du bon état écologique des milieux aquatiques de tête de bassin versant, était encore pêchée dans le Ruisseau de Nolange en amont de la cité médiévale. Une soixantaine d’années de destructions croissantes a changé la majeure partie des sources, des mares, des ruisseaux en un cloaque (avec des centaines de mètres de cours d’eau enterrés).

 

 

​(1) Charte architecturale et paysagère du Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus, chapitre « Identification du vivant », page 41 :

http://www.pahclunytournus.fr/documents/portal651/pah-diagnostic-indentification-du-vivant.pdf

​​

​(2) (…) ​En ce qui concerne la destruction de mare, ou plus généralement de zone humide, il y a deux types de règlementation, qui malheureusement ne s’applique pas dans le cas présent :

·         La nomenclature des opérations soumises à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-3 du code de l’environnement

La rubrique 3.3.1.0. stipule que « l’assèchement, la mise en eau, l’imperméabilisation, le remblais de zones humides ou de marais » :

o   Est soumis à autorisation si la zone asséchée ou mise en eau est supérieur ou égale à 1 ha ;

o   Est soumis à déclaration si la zone asséchée ou mise en eau est supérieure à 0,1 ha (soit 1000m²), mais inférieure à 1 ha.

Þ la mare de Saint Gengoux est en dessous des seuils de déclaration et d’autorisation, elle n’est donc pas soumise à la loi sur l’eau.

·         La destruction d’espèces protégées

Un agent de l’ONEMA s’est rendu sur place, il n’a pas constaté la présence d’espèces protégés.

​Cette dernière affirmation est d’autant moins sérieuse que cette visite a été faite après l’alerte, alors que la destruction était déjà avancée et que la plupart des animaux avaient fui.   ​

 

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