Sens dessus dessous 10 : mars – juin 2016



« Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité«  

4 décembre 2012 (mis à jour le 18 décembre 2012) 

Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Constats-et-objectifs,30223.html 


En réalité, voyons un peu ce qui se passe sur le terrain… 



SOMMAIRE 

juin 2016

Un chant venu de la terre

A Saint Gengoux, les saccages ont succédé à une mobilisation pour le patrimoine et le bien commun

Délire anti-nature jusqu’au tribunal : état d’urgence pour les grenouilles

Comme à Saint Gengoux : l’autoroute A10 a été construite dans une zone Humide

Station-service en zone inondable : les conséquences 

 

mai 2016

Inondations par ruissellement : des risques sous-estimés
Scandale après scandale : opération poudre aux yeux dans la tête de bassin de Saint Gengoux




avril 2016
Restauration d’un ruisseau en ville : le Petit Rosne à Sarcelles
Le campagnole : témoin des stupidités à l’oeuvre
Y a pas qu’à St Gengoux… Zones humides : le massacre continue
Comment tout est foutu en l’air, un documentaire d’Ariane Doublet
dans le Morvan, sur le Plateau d’Antully, encore une destruction programmée et le constat du non-respect de la législation et des classements
Ces bêtes qu’on abat
Les abattoirs : miroirs de notre civilisation
Produits ménagers : la liste noire
Producteurs distributeurs en centre-bourg
Louis Capart
Une mort digne pour les animaux d’élevage est possible

+ Quelque chose de pourri en profondeur +

Quand l’abattoir vient à la ferme
Derrière la gastronomie, une cruauté de masse
être tué à l’abattoir de Mauléon 



mars 2016 



Le Martsi du Vendredi


à St Gengoux, des espèces protégées typiques des milieux humides



 

Unité Maü Maü _ Un chant venu de la terre

Le temps passe et partout le béton sort de terre

Les cultures intoxiquent le murmure des rivières

Le monde s’organise pourquoi faire on n’sait plus

Mais on a rasé les talus et les bois ne sont plus

Le temps a passé sur la vie d’Anjela

Le rendement à l’hectare sur l’amour de Mamm Douar

Le round up, la culture de produits sans saveur

Sur la fierté paysanne, le goût amer du labeur

On n’arrête pas le progrès c’est bien ça le problème

La planète est à genoux, on continue quand même

La science de Monsanto mise au service de l’homme

Des semences qu’on brevette et qui détruisent les sols

Le temps a passé sur les vues d’Anjela

Des nuées de tracteurs sur sa phobie des grandeurs

Les exploitants sur sa paysannerie

Et les emprunts sans fin sur ses petites économies

L’homme se nie dans le non respect de la bête

Des bestiaux qu’on engraissent et ne voient même plus le jour

Les uns sur les autres pataugeant dans la merde

Une décharge sur la tête marque la fin du séjour

Au fidèle compagnon, à la fierté de la maison

A la force de la nature, à sa vie, à son nom

Le temps a passé sur les larmes d’Anjela

Quand le cheval de labour est parti cette année là

Toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus fort

Pas un geste, pas un regard attendri pour le décor

Quand la science sert le profit, la technique fait des merveilles

Les champs sont productifs mais tant pis pour les abeilles

Le temps a passé sur le bon sens d’Anjela et

Les hypermarchés sur les jours de marchés

La mondialisation sur le gré saisonnier

Et l’humeur des marchés sur son ouvrageuse liberté

Refrain :

Un cri, un chant venu de la terre

D’une noblesse caleuse, pauvre à millions

Des bras de l’homme, de la grâce d’une mère

Du son de la tranche, de l’odeur des sillons

Un hommage à l’échange, aux désirs de transmissions

Des savoirs analphabètes snobés par l’instruction

Une ode à la vie, un hymne à la terre

Aux futurs de nos enfants, à la mémoire de nos grands pères

Assassinats : les écolos, espèce menacée

C’est un chiffre glaçant. Pas moins de 185 défenseurs de l’environnement et des droits fonciers ont été assassinés en 2015 dans seize pays, soit une hausse de 59 % par rapport à 2014, le bilan le plus lourd jamais enregistré. Et encore, «le chiffre réel est sans aucun doute plus élevé», souligne l’ONG britannique Global Witness, qui publie ce lundi un rapport sur le sujet. Un grand nombre d’assassinats ont lieu dans des villages isolés ou au beau milieu des forêts et sont difficiles à répertorier. Sans compter que «pour chaque vie perdue, bien d’autres sont brisées par l’omniprésence de la violence, des menaces et de la discrimination». Alors que la demande mondiale de minerais, de bois ou d’huile de palme ne cesse de croître, des «entreprises rapaces s’emparent de plus en plus de territoires jusqu’ici préservés et reculés, entrant en conflit avec les communautés indigènes»,

Les indigènes sont particulièrement vulnérables : ils représentent près de 40 % des victimes recensées par l’ONG en 2015. En cause, surtout, l’industrie minière, liée à 42 crimes l’an dernier. «Beaucoup de ces projets miniers ont refusé de consulter les populations locales avant d’exploiter sur leurs terres», explique Billy Kyte. Quiconque entend défendre ses sols, ses forêts, son eau, bref, quiconque «gêne», risque de se faire assassiner. Par qui ? Des services de sécurité privés des entreprises, des tueurs à gages, des groupes paramilitaires, mais aussi, dans nombre de cas, par l’armée ou la police elles-mêmes, «ce qui suggère fortement que l’Etat ou les entreprises ont des liens avec les assassinats».

(…)

http://www.liberation.fr/planete/2016/06/20/assassinats-les-ecolos-espece-menacee_1460636

Les Etats amazoniens du Brésil, en particulier, ont connu « des niveaux de violence sans précédent ».

« Des fermes, des plantations agricoles ou des gangs d’exploitants forestiers illégaux empiètent sur les terres des communautés, décrit le rapport. La forêt tropicale a fait place à des milliers de campements illégaux, tandis que la frontière agricole est repoussée jusque dans des réserves indigènes auparavant intactes. »

La pression est très forte : 80 % du bois en provenance du Brésil serait exploité illégalement, et ces grumes représenteraient le quart des coupes illégales alimentant les marchés mondiaux, à destination notamment des Etats-Unis, de l’Europe et de la Chine.

 

«Les gouvernements et intérêts économiques puissants marginalisent les défenseurs de l’environnement et retournent l’opinion publique contre eux, en faisant passer leurs actions pour une démarche « antidéveloppement »»


Tiens ! Mais cela ne vous dit pas quelque chose ? C’est une politique appliquée partout, en France comme ailleurs. A Saint Gengoux comme à Notre Dame des Landes. Même s’il est plus rare que l’on soit assassiné ici (n’oublions pas Rémi Fraisse), il est banal que les lanceurs d’alerte aient la vie pourrie par les pourris qui ne se lassent jamais de manipuler la masse de tous ceux qui le veulent bien. 



Saint Gengoux le National 1974


 

Histoire

L’affaire de Saint Gengoux ne cesse de gagner en épaisseur et en exemplarité. L’histoire de la formation de la vallée, l’histoire de l’implantation des hommes et de la formation de la cité, la situation rare d’une vieille cité dans l’espace d’une tête de bassin versant, la brutalité des destructions récentes et, justement, les dessous de l’histoire contemporaine – pas seulement locale – qui commencent à se dévoiler, tout en soulevant de nouvelles questions…

 

A Saint Gengoux, les saccages ont succédé à… une mobilisation pour le patrimoine et le bien commun !




Découverte d’un document qui dévoile l’histoire exemplaire de la régression radicale qui a brutalement succédé à une mobilisation pour le patrimoine et le bien commun. Ce qui achève de démontrer que la destruction du patrimoine et la destruction de la tête de bassin versant ont progressé parallèlement.



Sites et Monuments octobre – novembre – décembre 1974 – n°68, revue de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF), pages 34, 35, 36

Saint Gengoux-le-Royal

à découvrir…

Saint Gengoux-le-Royal, cité médiévale…

Aujourd’hui, Saint-Gengoux-le-National, à l’écart des grands itinéraires routiers, entre Chalon-sur-Saône, Cluny et Tournus, offre au visiteur qui a su le trouver une structure qui n’a que peu évolué depuis le Moyen-Age, du moins en son centre. Cité à découvrir, elle l’est à de nombreux titres. La première visite est un étonnement constant ; l’oeil passe d’une fenêtre à meneaux à une échauguette, d’une maison à pans de bois au clocher, roman comme il se doit.

Les visites suivantes n’en sont pas moins riches en découvertes et, à chaque fois, de nouvelles « trouvailles » viennent s’ajouter à ce que l’on connaissait déjà.

Avant de parler plus longuement de cette ville si riche, et qui laisse malheureusement sommeiller ses trésors, il serait bon d’évoquer quelques points d’histoire.

Si l’existence de Saint-Gengoux à l’époque gallo-romaine n’est pas fortement attestée, elle apparaît en revanche, en 950, dans une charte de l’abbaye de Cluny.

C’est Louis VII qui donna aux habitants de Saint-Gengoux l’autorisation d’élever des fortifications. Ce droit fut confirmé en 1200 par Philippe Auguste. Douves et murs d’enceinte protégeaient alors le château et son donjon, édifié en 1206. Celui-ci, qui aurait été flanqué de quatre tourelles, fut rasé sous Henri IV. L’enceinte fortifiée comptait quatorze tours reliées par le chemin de ronde. A l’intérieur de la ville, de nombreuses tours et maisons à échauguettes complétaient le système de défense. Système d’ailleurs peu efficace, puisque Saint-Gengoux n’a jamais su résister à aucun siège.

Des quatorze tours de jadis, seules deux subsistent *, au nord, reliées par un rempart qui se prolonge à l’ouest.

Les règnes de Charles VIII et de Louis XIII virent l’extension du bourg, avec l’apparition de rues « corporatives » : rue des cordiers, rue des bouchers, rue des chapeliers, rue des tanneries, etc.

En 1789, on comptait 1 449 habitants à Saint-Gengoux. Il en reste environ 1 100 aujourd’hui.

La structure de la vieille ville n’a que peu évolué depuis l’époque médiévale. Quelques adjonctions malheureuses, bien sûr… Quelques réparations, plus utiles qu’esthétiques ont été faites ici et là, mais l’essentiel subsiste. Des maisons se sont adossées aux fortifications, s’y sont même parfois incrustées. Mais l’essentiel est là, pour qui sait voir et admirer.

En 1973, un espoir naquit. Une association de sauvegarde et de mise en valeur se constituait, sous l’impulsion de quelques jeunes du pays. Grâce à l’impulsion de l’Union R.E.M.P.A.R.T., où sont affiliées également les équipes qui ont sauvé également l’église du Puley et celle de Saint-Hyppolite, un chantier de jeunes bénévoles s’ouvrait en août 1973 et commençait le dégagement et la consolidation des remparts. Dans le même temps, des relevés architecturaux était commencés, afin d’avoir un programme d’ensemble permettant d’aboutir à une proposition permanente de sauvegarde. Cet effort se poursuivait en 1974, avec la restauration des voûtes d’une ruelle médiévale, quelques travaux aux remparts, et la poursuite de l’étude de la ville.

La tâche est immense et ingrate. Les plus beaux joyaux, les monuments du XIV°, du XV° siècle, les plus abondants, sont des propriétés privées auxquelles les jeunes n’ont pas accès, le travail bénévole ne pouvant s’effectuer qu’au bénéfice des communes et collectivités publiques. Une maison du XIV° siècle devait pourtant devenir le siège de l’association. Pour des raisons mal déterminées, la vente au franc symbolique qui devait avoir lieu n’a pu aboutir.

Plus grave encore, des démolitions sont actuellement envisagées. En particulier celle de l’hospice, qui abrite les anciens de Saint-Gengoux. Magnifique bâtisse du XVII° siècle, qui se trouve face à un ancien couvent de la même époque, servant aujourd’hui de foyer rural. L’ensemble, qui est situé à l’une des entrées de la ville, est très homogène. La mairie, qui semblait vouloir adopter une politique de conservation et d’entretien des édifices anciens, a pourtant accepté immédiatement le projet de démolition. L’architecte des Bâtiments de France ne pouvait qu’en faire tout autant et donnait son accord à un projet fade, sans style, sans proportions et sans caractère. Il était pourtant facile de conserver le bâtiment actuel, en l’agrandissant sur l’arrière, ce qui était alors invisible et permettait de résoudre le problème posé par l’extension.

La démolition de cet édifice serait un premier pas. Comme dit le proverbe : « c’est le seul qui coûte ». Partant de là, tout peut arriver, et ce joyau qu’est Saint Gengoux, qui ne demande qu’à se révéler, risque de disparaître morceau par morceau. Déjà, il y a deux ans, un remblaiement qui devait cacher les remparts, a été évité de justesse. Aujourd’hui, la menace est plus grave. C’est un choix qui doit être fait.

J.-P. Thorreton

* Il en est une troisième, à l’ouest, qui est une tour-porte avec un beau passage voûté. Quadrangulaire, elle est peu connue car, privée de sa couverture, elle ressemble à une grosse maison.




Article essentiel puisqu’il rapporte qu’au début des années 1970, à Saint Gengoux même, bien avant Villa Vallis (d’après les rares témoignages recueillis), s’épanouissait une conscience de l’importance du patrimoine (relation à la genèse du pays et à l’histoire des anciens, plaisir de vivre, potentiel de la cité…), et qu’un mouvement s’affirmait « sous l’impulsion de quelques jeunes du pays« .

Article important puisqu’il témoigne de premiers efforts prometteurs : le blocage d’un projet destructeur, des travaux de restauration, une étude… Quel contraste avec l’adhésion actuelle aux pires projets !

Puis, en plein élan, dans ce lieu de longue installation où tout avait toujours été pensé en fonction de l’environnement, sans doute pour « moderniser » tout ça en s’inspirant de la négation même de l’urbanisme – la banlieurisation, les administrations et les élus ont entrepris de casser la cité médiévale et sa campagne.


– Pourquoi et comment l’éveil pour le bien commun a-t-il été vaincu ?
– Que sont devenus « 
les jeunes » motivés d’alors ?

Cet article est aussi très important parce qu’il prévient contre la dérive déjà amorcée par une administration déprédatrice et des élus bien vite oublieux de leurs responsabilités vis à vis du patrimoine et, plus généralement, de l’intérêt général et de l’avenir.


Il est tout aussi remarquable d’apprendre que les fonctionnaires chargés de protéger le patrimoine contre les entreprises nuisibles – les Bâtiments de France – ont trahi leur fonction et se sont couchés sans combattre. Cela confirme ce qui nous avait été rapporté et correspond aux abandons de postes des administrations responsables de l’eau et de l’environnement. 

Mais où est passé « l’Etat de Droit » au service de l’intérêt général ? 

J.-P. Thorreton avait mille fois raison d’alerter contre la disparition « morceau par morceau« . Ainsi progresse la prédation du bien commun et le démembrement des ensembles historiques, architecturaux, écologiques. Ainsi le sens est-il perdu presque insensiblement, augmentant la perte de la mémoire et de la conscience, permettant aux successeurs des premiers saccageurs de commettre pire encore dans l’indifférence générale.


On n’ose imaginer ce que seraient devenues la cité médiévale et sa campagne sans les éveils successifs de l’intérêt pour le bien commun et les résistances opposées aux prédations destructrices !

A la lumière de ce témoignage venu des seventies (42 ans !), les années d’enthousiasme et d’espoir, époque où la culture de l’écologie et du patrimoine était partout portée par un mouvement social, on voit mieux à quel point, à Saint Gengoux, tous les efforts positifs ont été compromis, balayés, retournés. Il s’agit d’une inversion complète. Une inversion brutale puisque, quelques années plus tard, les belles maisons du XVII° allaient être rasées et, au sortir du même faubourg, 1 kilomètre de ruisseau, de bief de moulin, avec leur belle ripisylve arborée, anéantis, et l’eau, vidée de toute vie, enterrée dans une buse ! Depuis, un autre pâté de maisons médiévales a été dévasté et, avec son attractivité, la cité a perdu une quarantaine de commerces, dont plusieurs auberges et restaurants.

La destruction des maisons médiévales et renaissances est particulièrement révélatrice car elle intervient à une époque où, enfin, le patrimoine architectural est partout ailleurs objet d’attention. Pire, plutôt que de provoquer une prise de conscience et, par exemple, une réaction des élus, la fièvre destructrice n’a fait que se renforcer. La perte de la culture défendue par les jeunes Jouvenceaux des années 1970 est flagrante. C’est au point qu’aujourd’hui presque plus personne n’ose défendre la cité, son eau et ses paysages. 

– Qu’est-il arrivé aux défenseurs de la cité médiévale ?
– Qu’est-il arrivé à la population ?

– Comment l’incompréhension et le mépris pour le patrimoine architectural et l’écosystème ont-ils pu succéder à l’éveil – et si vite ?
– Comment les destructeurs fanatiques ont-ils pu supplanter ceux qui proposaient de protéger et d’améliorer, de mettre en valeur ?
– Pourquoi une telle régression ?
– Quelles forces ont été à l’oeuvre pour renverser ce mouvement ?
– Et comment ces saccages n’ont-ils pas soulevé l’indignation hors de Saint Gengoux et jusqu’au niveau national ?


Comment ne pas corréler cet effondrement de la conscience du bien commun, et de sa
défense, à l’étouffement du grand mouvement culturel des années 1960/70 – la nouvelle gauche – qui, en restaurant la culture du vivant, avait stimulé la conscience du patrimoine et de l’écologie, tout en alertant contre les destructions de la globalisation capitaliste en cours ? La simultanéité et les correspondances sont troublantes. La similarité des conséquences, tout autant (1). L’effacement de la mobilisation observée par J.-P. Thorreton, à Saint Gengoux le National, serait-il une traduction de l’opération développée à très grande échelle pour vaincre les résistances à l’ultra-libéralisme ? Saint Gengoux, un exemple local de ce qui s’est passé dans tout le pays ?

le collectif de sauvegarde


(1) Les amoureux du patrimoine étaient impliqués dans la nouvelle gauche écologiste des années 1960/70. L’un des précurseurs du mouvement, Bernard Charbonneau en a témoigné :
« (…) A ses débuts, surtout après Mai 68, ce mouvement a été le fait de personnes marginales, comme Fournier, de groupes de jeunes* et de quelques sociétés (Maisons Paysannes de France, Nature et Progrès, etc. **), réagissant spontanément à la pression grandissante de la croissance industrielle. Nouveauté des thèmes, marginalité, spontanéité du mouvement, ce sont là les signes d’une véritable révolution (rupture dans l’évolution) en gestation. (…) »

* comme La Semaine de la Terre

** Etudes et Chantiers aussi

Et Charbonneau embrayait sur une mise en garde contre les manoeuvres que « la caste dirigeante » avait déjà « mis en train en 1970 » pour récupérer et détourner le mouvement en remplaçant ses acteurs par des « notables (qui) ne sont pas par hasard à ce rang«  (la suite de l’histoire a été écrite par Guy Hocquenghem : Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary).
L’article de Bernard Charbonneau
: Le « mouvement écologiste« , mise en question ou raison sociale est paru dans La Gueule Ouverte n° 21, Juillet 1974.

En décembre 1974, Aline Bayard et Raymond Bayard, fondateurs de Maisons Paysannes de France, ont témoigné des manipulations auxquelles ils résistaient dans leur association et dans l’ensemble du mouvement écologiste. Comme Bernard Charbonneau, ils dénonçaient la récupération et le détournement du mouvement effectués à l’occasion de « la campagne Dumont » (mai/juin 1974).

 

en 2013

l’effondrement continue sans susciter de réaction

Les grenouilles de Grignols en Dordogne nous demandent de republier un pense-bête officiel à l’attention de leurs voisins et de la Cour d’Appel de Bordeaux :


Zones humides, zones utiles : agissons ! 

https://www.youtube.com/watch?v=rVStFHRfOnc

disparition des zones humides en France ces dernières dizaines d’années 


C’est un message de l’Agence Rhône Méditerranée qui est en charge de la tête de bassin versant de St Gengoux le National où il est envisagé de... plonger une station-service dans une zone humide

Karantez vro

E korn va c’halon ‘zo ur gleizhenn

‘Baoe va yaouankiz he dougan

Rak, siwazh, an hini a garen

Ne gare ket pezh a garan.

Eñ na gare nemet ar c’hêriou,

Ar morioù don, ar broioù pell,

Ha ne garen ‘met ar maezioù,

Maezioù ken kaer va Breizh-Izel.

 

Ret’ voe didab ‘tre div garantez :

Karantrez-vro, karantez den.

D’am bro am eus gouestlet va buhez

Ha lezet da vont ‘n hini ‘garen.

Biskoazh klevet keloù outañ.

Ar gleizhenn em c’halon zo chomet

Pa ne gare ket pezh a garan

 

Pep den a dle heuilh e donkadur :

Honnezh eo lezenn ar bed-mañ.

Gwasket ‘voe va c’halon a-dra-sur,

Met ‘gare ket pezh a garan.

Dezhañ pinvidigezh, enorioù,

Din-me paourentez ha dispriz.

Met ‘drokfen ket evit teñzorioù

Va Bro, va Yezh ha va Frankiz.

poème d’Angela Duval chanté par Véronique Autret avec le groupe GWALARN

En mon coeur est ma blessure,

Depuis ma jeunesse y reste gravée

Car, hélas, celui que j’aimais

Ce que j’aime n’aimait pas.

Lui n’aimait que la ville,

La grande mer et les lointains ;

Je n’aimais que la campagne,

Beauté des campagnes de Bretagne.

Entre deux amours il me fallut choisir

Amour-patrie, amour de l’homme ;

A mon pays j’ai offert ma vie,

Et s’en est allé celui que j’aimais.

Depuis, jamais je ne l’ai revu,

Jamais connu de ses nouvelles.

En mon coeur saigne la blessure

Car ce que j’aime, il n’aimait pas.

Chacun sa Destinée doit vivre,

Ainsi en ce monde en est-il.

Meurtri, certes, fut mon coeur,

Mais ce que j’aime, il n’aimait pas.

A lui, honneurs et richesse

A moi, mépris et humble vie.

Mais je n’échangerais contre nul trésor

Mon pays, ma langue et ma liberté.

La paysanne et poétesse Anjela Duval est née le 3 avril 1905 au Vieux Marché, près de Plouaret (alors Côtes du Nord) et morte le 7 novembre 1981 à Lannion 

Délire anti-nature jusqu’au tribunal : état d’urgence pour les grenouilles


Dordogne : condamnés car les grenouilles de leur mare sont trop bruyantes 

Leur voisins n’en peuvent plus du coassement des grenouilles pendant la saison des amours (en mai et juin) et souhaitent purement et simplement le comblement de cette mare de 300 m2

http://www.leparisien.fr/faits-divers/video-dordogne-condamnes-car-les-grenouilles-de-leur-mare-sont-trop-bruyantes-09-06-2016-5868135.php

« (…) Catherine Fourniel, présidente de chambre à la Cour d’appel de Bordeaux, est appelée à connaître des sommets de célébrité. Sous sa présidence donc, la cour d’appel de Bordeaux vient en effet de valider, ni plus ni moins, que les coassements des grenouilles sont du tapage nocturne, que tout propriétaire de plans d’eau ou autres abritant des batraciens est condamnable pour tapage nocturne, et que les batraciens en question (issus ou non d’espèces protégées) sont de fait « exterminables » afin de faire respecter l’ordre sonore désormais en vigueur dans les campagnes.

(…) désormais, il existe une jurisprudence, les coassements des grenouilles sont du tapage nocturne ! Le jugement (je l’ai lu dans son entier) ne mentionne nulle part une quelconque considération envers les batraciens, uniquement affublés du rôle de fauteurs de troubles. Il n’est nullement mentionné quelque part qu’il faille (par l’un, par l’autre, par des services agréés, peu importe) les pêcher pour les réimplanter quelque part, ou que la mare (par exemple) doit être réimplantée à l’identique X mètres plus loin (cette dernière « solution », toute « écologique » qu’elle semble être, pousserait certes le bouchon un peu loin pour les Pecheras…) : le droit de vie des amphibiens est bafoué, alors même que, parallèlement, la ruralité dans son ensemble et le monde agricole en particulier savent pertinemment toute l’attention réglementaire qu’il faut porter à ces espèces. »

La condamnation rendue par un tribunal de Bordeaux traduit une ignorance et un mépris de l’écologie des populations et, justement, de l’effondrement de la biodiversité sous la multiplication de destructions comparables. Elle est en contradiction complète avec la prise de conscience de l’importance des mares, et toute zone humide, même petite, dans le réseau des habitats indispensables au maintien de la vie.

Car l’heure est à la restauration et, même, à la création de nouvelles mares pour tenter de réparer les ruptures créées par des décisions de ce genre :

Au fait, une mare c’est…

encore une bonne !

Comme à Saint Gengoux

La portion de voie hors service était construite sur une zone humide et tout le monde le savait depuis longtemps


L’autoroute A10, notamment dans la partie toujours inondée en amont d’Orléans, a été construite dans les années 70. Une époque à laquelle les avertissements et préconisations des écologistes et des organismes officiels étaient encore moins écoutés ou respectés qu’en 2016.


Donc, lors de la construction de l’autoroute, les ingénieurs ignorèrent volontairement le contenu d’un rapport du BRGM (Bureau de recherche géologique et minière), organisme d’État en charge de tout ce qui concerne le sous-sol du territoire. Tout comme ils négligèrent les protestations des protecteurs de la nature.


Que disaient les uns et les autres, en des termes différents mais concordants ?

Tout simplement qu’il fallait éviter la proximité du village de Gidy, là où l’inondation a surgi, et donc modifier le tracé de l’autoroute. Modification et détour suggérés pour éviter d’avoir à supprimer une grande zone humide que les ingénieurs voulaient assécher. Parce que, expliquaient alors les spécialistes du BRGM, rien ne prouvait que « l’effacement » de l’étang et la zone humide qui l’entourait pouvait être durable et permanent, le fonctionnement d’un sous-sol, quel qu’il soit, recélant des mystères généralement ignorés par les bâtisseurs. Les protecteurs de la nature d’Orléans et les responsables du Muséum naturel de la ville, eux, faisaient un pronostic semblable et insistaient évidemment sur les dommages écologiques causés par la disparition d’une faune et d’une flore très riches en bord d’une plaine de la Beauce et de la forêt d’Orléans.


Rivière souterraine

De plus, des habitants de la région, à Gidy et alentours, expliquèrent que cette grande zone humide entretenait le cours d’une petite rivière souterraine, la Retrève, connue pour se manifester de temps en temps, c’est-à-dire surgir et inonder, la campagne en cas de fortes pluies. Ces avertissements, ravalés au rang de ratiocinages de paysans, restèrent évidemment ignorés. Pourtant, la rivière en question figurait sur toutes les cartes géologiques de la région. Ignorance d’autant plus surprenante que sur le tronçon suivant, celui qui part d’Orléans en direction de Tours, d’autres ingénieurs moins ignorants ont pris la précaution de traverser l’arrière-pays de Meung-sur-Loire, parcouru par d’autres résurgences de zone humide – les Mauves – grâce à un viaduc évitant à la fois le massacre d’une zone humide et les risques d’inondations.


Donc, l’eau coupant l’autoroute A10 à hauteur de Gidy provient à la fois de l’ancienne zone humide et de la rivière souterraine gonflée par les fortes pluies. Comme les naturalistes et des experts du BRGM l’avaient prévu. D’où les difficultés rencontrées pour vider une poche d’eau de plus d’un mètre de profondeur recouvrant l’emplacement de l’ancien étang que les ingénieurs du BTP avaient pensé effacer pour l’éternité. Sans oublier que les caméras de surveillance dont Vinci est si fier n’ont pas vu l’inondation sur laquelle des centaines de voitures et de camions sont venus s’empiler…  


L’eau pompée envahit les villages

Circonstance aggravante pour les habitants de la région : l’eau pompée depuis des jours par des engins énormes pour assécher l’autoroute retourne dans l’ancienne zone humide et dans la rivière souterraine. Ce qui a entraîné une inondation catastrophique dans les communes de Gidy et de Cercottes. Avec des excavations qui sont en train de vider la nappe souterraine de la forêt d’Orléans et ont entrainé des sinistres dans plus de 800 maisons du village de Gidy. Sans oublier les dégâts à Cercottes toute proche. Ce qui tend à rappeler que ce ne sont ni la Seine ni la Loire qui ont provoqué les catastrophes récentes, mais le peu de cas que les élus et les aménageurs du territoire font des petites rivières que les uns et les autres canalisent sans la moindre précaution ni le moindre entretien.


Le paysage a plus de mémoire que les ingénieurs.

Station-service en zone inondable : les conséquences

La Ferté-Alais : alerte à la pollution après l’inondation d’une station-service

De l’essence reflue de la station-service du Carrefour Market inondée, risquant de polluer le cours d’eau tout proche

 

 

 

mai 2016

une circulaire d’information de la CAPEN71

INONDATIONS PAR RUISSELLEMENT :

des risques sous-estimés, accrus du fait de la mauvaise gestion par l’administration et les communes

Plus de 70% des communes françaises ont connu au moins une fois une inondation par ruissellement. Mais la perte de conscience que l’eau vit et existe en amont du robinet, qu’elle est écologie avant d’être économie, a perturbé la mémoire de l’eau. Les administrations se sont focalisées sur les inondations par débordement des cours d’eau, négligeant le fait que, sur des têtes de bassin de plus en plus altérées, oubliées, les inondations par ruissellement se produisent et se produiront de plus en plus fréquemment, générant des millions d’euros de dégâts et des dégradations environnementales importantes.

Le caractère soudain et violent de ces inondations par ruissellement les rend particulièrement destructrices, les érigeant au même niveau que les crues en matière de coûts assurantiels.

http://www.capen71.org/bibliotheque/Dossiers_classes_par_sujet/SDAGES/INONDATIONS_PAR_RUISSELLEMENT2016.pdf

 

 

 

Rapport accablant de l’Observatoire de la Biodiversité

évidemment, vu l’inculture des élus et des services officiels, et la poursuite frénétique des destructions  !

régression d’un quart (23%) des populations d’oiseaux communs les plus sensibles aux dégradations des écosystèmes entre 1989 et 2015;

c’est même près de la moitié (- 46%) pour les populations de chauves-souris entre 2006 et 2014.

Un tiers (32%) des espèces évaluées dans les Listes rouges UICN-MNHN sont menacées, de 8% à 50% selon les groupes d’espèces.

– La destruction, la dégradation ou la banalisation des milieux naturels se poursuit. En métropole, près de 67 000 ha par an en moyenne (66 975 ha) ont été détruit par artificialisation entre 2006 et 2014.

Les prairies, pelouses et pâturages naturels paient le tribut le plus lourd avec plus de 50 000 ha (52 236 ha) perdus par artificialisation entre 1990 et 2012.

Les cours d’eau quant à eux présentent une fragmentation par les ouvrages correspondant à 16 obstacles à l’écoulement pour 100 km de cours d’eau en 2014.

http://www.naturefrance.fr/sites/default/files/fichiers/ressources/pdf/160518_cp_bilan_2016_etat_biodiversite-france_onb.pdf

 


Scandale après scandale :

Opération poudre aux yeux dans la tête de bassin de Saint Gengoux



Une nouvelle découverte renversante trouvée au hasard d’une recherche sur le net :un « décloisonnement de La Nourue » serait en préparation
http://www.gesteau.eaufrance.

Nourue ? Mais oui, c’est l’un des noms de la partie aval de la tête de bassin versant de Saint Gengoux le National.

Plus précisément, Nourue désigne souvent le ruisseau qui, vers le confluent avec la Grosne, résulte de la réunion du Nolange qui naît en haut de la vallée dans les Champs de Nolange, du Chirot qui descend de La Rochette, et de l’Ermite de Saint Martin de Croix. A cet endroit, ce Nourue se nomme également Ruisseau de Messeau (comme le moulin de cette partie aval).

Comme le nom l’indique, c’est un nom secondaire donné au ruisseau à partir du Hameau de Nourue.

Cela nous rappelle quelque chose…

Il y a un an et demi, nous découvrions – toujours par hasard – que des zones humides très proches faisaient l’objet de toutes les attentions refusées à la tête de bassin versant de Saint Gengoux le National.
Exemple :
Curtil sous Burnand est protégé (notre circulaire d’information du 25 septembre 2014) qui présentait la « préservation du cours d’eau de la Planche Caillot et des plans d’eau » à quelques centaines de mètres de chez nous ! http://www.side.developpement-

Toujours en comparaison avec l’inertie dont le site de Saint Gengoux est victime, cet autre document est tout aussi étonnant : Préservation et restauration des zones humides et des annexes hydrauliques

http://www.gesteau.eaufrance.
voir en particulier les chapitres :
– Elaboration et diffusion d’une plaquette de sensibilisation de l’intérêt de la préservation des zones humides
– Intégration des zones humides dans les documents d’urbanisme
– Valorisation des milieux aquatiques

Encore un autre sujet d’étonnement : le programme de restauration du Ruisseau de Nolainge (mais pas du Nolange !) à Taizé.

Et aussi, la restauration dont doit bénéficier La Goutteuse à Bresse sur Grosne.

Quoique… vu le détail du « décloisonnement de la Nourue » envisagé, on peut maintenant douter de la qualité des autres opérations…


« décloisonnement de La Nourue » ?

Description :
« 
Plusieurs ouvrages ont été identifiés sur la Nourrue : le seuil et le batardeau du moulin en Chattemine, le vannage du moulin Foulot, le radier de pont et le vannage du Moulin Pontot et un vannage agricole. Il est proposé de rétablir la continuité piscicole sur ce cours d’eau en effaçant ou en aménageant ces ouvrages. »
« 
Limiter le cloisonnement des cours d’eau

2 – Rétablir la libre circulation des espèces piscicoles

3 – Rétablir les transports liquide et solide

4 – Restaurer les caractéristiques d’habitat en amont des ouvrages

5 – Limiter les hausses thermiques en période estivale« 


Limiter le cloisonnement des cours d’eau pour rétablir la libre circulation des espèces
piscicoles ? Rétablir ? Restaurer ? Décloisonner ?

Uniquement en aval de la tête de bassin ?

Là où plus aucune espèce ne circule en amont ?
Sans rien faire dans la tête de bassin versant saccagée, où les différents ruisseaux sont vidés de toute leur vie
*, réduits à des écoulements d’eau morte et polluée, presque devenus inutiles à l’écosystème local et à ceux de l’aval ?* ou en train de l’être dans les rares parties encore préservées hier

Sur le territoire de Saint Martin de Croix, l’Ermite (et non « la Nourue« ) est capté et enterré sur >1Km à partir de l’ancien bassin SNCF (En Chauvet). Et, en aval même, du Moulin de Chattemine ciblé par une opération de « décloisonnement« , le ruisseau (dont la ripisylve est détruite) est entièrement piétiné par les bovins (photo). Aucune chance de « rétablir la libre circulation des espèces piscicoles » sans protéger le ruisseau des troupeaux et le remettre au jour ! Aucune chance de « Limiter les hausses thermiques en période estivale » sans reconstituer la ripisylve !

Sur le territoire de Saint Gengoux le National, la ripisylve du Chirot a subi de grands dommages. Sur une grande partie de son cours, le Chirot est piétiné et pollué par les déjections des bovins. En outre, des grands remblais ont été construits en travers de ses lits mineur et majeur, réduisant le ruisseau à un vulgaire fossé.


Toujours sur le territoire de Saint Gengoux le National, le Nolange (et non « la Nourue« *) est saccagé de bout en bout, enterré sur 1 kilomètre, entravé par des remblais, piétiné, sa ripisylve détruite, etc.

* ci-joint la carte officielle du secteur avec les noms de lieux et des ruisseaux

Et encore sur le territoire de Saint Gengoux le National, la Source de Manon, captée depuis le XIIIème siècle, ne donne plus naissance à un ruisseau, et elle est polluée par une décharge brute toujours non curée depuis 60 ans en dépit de la législation et des incitations.

Bien que comprenant des sites Natura 2000 et inscrite dans la ZNIEFF « Côte Chalonnaise de Chagny à Cluny » (!?), toute la tête de bassin versant, qui comprend même le « cloisonnement » du Moulin de Chattemine, est gravement dégradée et toujours menacée par un projet de station-service-parking-supermarché dans le lit même du Ruisseau de Nolange.

Aussi, à quoi rime cette prétendue opération de « Préservation et restauration des cours d’eau » qui évite soigneusement la majeure partie des problèmes vitaux de la tête de bassin ?

Cela fait irrésistiblement penser à une opération de thanatopraxie pour tenter de dissimuler maladroitement la misère, tenter de prendre à contre-pied les défenseurs du bien commun, faire illusion auprès de l’Agence de l’Eau, du Ministère de l’Environnement et de Bruxelles.
L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – première partie
le Ruisseau de Nolange
https://renaissancerurale71.   L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – seconde partie
le Manon, le Chirot, l’Ermite…
https://renaissancerurale71

 

 

avril 2016 

Restauration d’un ruisseau : le Petit Rosne à Sarcelles

Quand le Petit Rosne refait surface

Il fut un temps ou Sarcelles était traversée par une rivière : le Petit Rosne. Malheureusement du fait des activités de l’homme et de l’urbanisation grandissante, le Petit Rosne est vite devenu une rivière polluée, un égout à ciel ouvert. Afin d’éviter tous problèmes sanitaires pour les populations, il a été décidé au début du XIXème siècle, de faire du Petit Rosne un égout enterré. 

Ainsi canalisé, le Petit Rosne est vite devenue une rivière oubliée, enterrée et déviée de son parcours naturel. Beaucoup de cours d’eau en France suivirent la même destiné. En effet, à cette époque l’absence de système d’assainissement des eaux usées a transformé les rivières en ruisseaux pollués qu’il a fallu cacher pour éviter tout risque sanitaire. Mais cette situation date de plus d’un siècle. Depuis les progrès ont été considérables. Les eaux usées ne viennent dorénavant plus souiller l’eau de la rivière. De nombreux problèmes de pollution restent encore à régler, mais la qualité de l’eau s’est globalement améliorée.

Désormais, plus rien n’empêche cette rivière de revenir à la surface. C’est justement la décision prise par le SIAH du Croult et du Petit Rosne et la ville de Sarcelles. Ce projet traduit la volonté commune de faire une avancée spectaculaire en faveur de l’environnement. Les équipes du SIAH ont conçu un projet écologique tout en intégrant les contraintes dues à une zone urbaine très dense.

(…)


vidéo

Le campagnole : témoin des stupidités à l’oeuvre dans les campagnes

Il n’est pas bien gros ce rongeur. Mais quand il pullule, il est capable de ravager une prairie. Elles mangent quoi les vaches quand toute l’herbe des praires de pâture a été dévorée par les rats. Elles mangent quoi quand les prairies destinées à être fauchées pour faire du foin ont  été dévastées. Les éleveurs sont obligés d’acheter des aliments pour les nourrir.

Jusqu’à 100 000 euros par an pour certains regrette le Président de la Fédération départementale des syndicats agricoles.

Alors, certains trouvent intelligent de répande un poison : la Bromadiolone. C’est un puissant anticoagulant qui provoque des hémorragies internes. Si le campagnol meurt sous terre dans ses galeries, il n’y pas de dégâts collatéraux. Mais si c’est en surface, il peut être mangé par un rapace ou un renard…et provoquer leur mort. La Bromadiolone a provoqué la chute des populations de milan royal dans le massif central. Et la mort des chats, des chiens, des mustélidés, etc.


Solution : le retour des prédateurs comme le renard. Il se délecte des campagnols. 

Sauf que les chasseurs n’aiment pas le renard qui mange aussi le gibier à plumes. Des perdrix, des faisans d’élevage lâchés dans la nature à la veille de l‘ouverture de la chasse. On en libère 20 millions par an pour servir de cible. C’est tout juste s’ils savent voler : c’est facile pour le renard de les attraper. Le renard a donc été déclaré nuisible dans presque tous les départements français. On peut le tuer. 

Cela n’est pas tout. A peu près tous les habitants des campagnes déplaisent aux abrutis. Donc, les mustélidés aussi sont pourchassés et piégés à longueur d’année – et avec le soutien actif des mairies qui organisent des campagnes contre les « nuisibles » avec l’argent public !  

Le campagnol peut donc labourer tranquillement les prairies.

d’après une rubrique de Nathalie Fontrel

Y a pas qu’à St Gengoux… Zones humides : le massacre continue

Autant d’élus, de services de l’Etat, autant d’aveugles qui ne veulent surtout pas faire de vagues et s’opposer à un projet de construction fut-il sur une zone humide !

Malgré la réglementation, malgré les SAGE, malgré les programmes bassins versants, malgré les inventaires et toutes ces démarches qui coûtent un paquet de pognon aux contribuables et aux consommateurs d’eau via leurs redevances à l’agence de l’eau, l’assèchement des zones humides se poursuit inexorablement.

 

La preuve : cette construction d’un élevage sur la commune de Langoélan, sur le bassin versant du Scorff. Toutes les parcelles riveraines, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, ont été classées en zone humide lors de l’inventaire. Sauf évidemment celle sur laquelle a démarré depuis quelques semaines la construction d’un poulailler sur une prairie couverte de joncs, désormais partiellement remblayée.

Personne n’a vu la zone humide ! Ni les services préfectoraux, ni la commune qui ont délivré le permis de construire, ni le syndicat d’eau qui anime le programme de protection du Scorff, ni les membres des commissions communales qui ont fait l’inventaire, … Autant d’élus, de services de l’Etat, autant d’aveugles qui ne veulent surtout pas faire de vagues et s’opposer à un projet de construction, fut-il sur une zone humide !

Une fois encore, il aura fallu qu’une sentinelle associative prenne – elle – ses responsabilités et tire la sonnette d’alarme. Et encore ! Le syndicat du Scorff demande un « signalement officiel » à Eau & Rivières de Bretagne pour pouvoir agir, comme s’il ne lui suffisait pas d’avoir constaté lui-même les dégâts pour pouvoir agir ! 

Désespérant de voir autant d’argent investi pour rien sur les bassins versants, autant d’emplois soit disant au service de l’eau, autant de procédures inutiles ! A croire que faute de volonté, on multiplie à l’envie les outils, les procédures, les démarches, les inventaires, les programmes, pour laisser croire qu’on agit.

Préserver nos zones humides ou l’eau : ce ne sont pas les moyens qui manquent ! Seule la volonté fait défaut ! Et sur cet exemple, prenons le pari que jamais le poulailler ne sera démonté, que jamais le remblai ne sera enlevé, que jamais, la zone humide ne retrouvera ses fonctionnalités et sa biodiversité d’origine !

eau-et-rivieres.asso.fr

(Eau et Rivières de Bretagne)

Eh bien voilà ! Ce que constatent les amis bretons correspond exactement au constat fait par le collectif de Saint Gengoux le National, par le collectif du Rousset aussi. 


Hélas ! Les différents contacts du collectif dans d’autres régions nous l’avaient déjà appris, St Gengoux n’est pas le seul lieu abandonné par les législations, l’administration d’Etat et les nombreux organismes alimentés par nos impôts pour protéger le bien commun. Il y a beaucoup d’autres zones blanches où la logique du bien commun, le droit, l’intelligence du vivant, le sens de l’avenir, n’ont pas droit de cité. 

Et, maintenant, Oyez le message de l’Agence Rhône Méditerranée qui est en charge de la tête de bassin versant de St Gengoux... 


Zones humides, zones utiles : agissons ! 

https://www.youtube.com/watch?v=rVStFHRfOnc

disparition des zones humides en France ces dernières dizaines d’années 




Une nouvelle gestion des rivières arrive à l’heure de la Gemapi 

 

 

il n’y a pas qu’à Saint Gengoux et au Rousset…

 

La terre en morceaux ARTE Documentaire 2015 d’Ariane Doublet

Perte des savoirs et des pratiques du bien commun, simplisme, démocratie détournée, cupidité et courte vue, corruptions… comment tout est foutu en l’air

Ne pas rater la forfanterie burlesque des deux élus responsables du saccage de leur campagne, et leurs figures longues d’une aune quand un autre, un paysan, prend la parole pour dire toute la stupidité de cette politique (à partir de la 27ème minute pour introduire sur la dénonciation faite par le responsable de la SAFER).


La France des ronds-points, des lotissements et des zones d’activité dévore l’équivalent d’un département de terre fertile tous les 7 ans. La terre devient rare, la terre devient chère. Promoteurs, jeunes agriculteurs, hypermarchés se la disputent. Le film met en évidence la logique folle qui change en profondeur le paysage et l’agriculture.



Ariane Doublet signe un film saisissant sur la disparition des terres agricoles

La course à l’agrandissement, que mènent en tête les plus gros exploitants agricoles, les projets de zones commerciales engagés par des élus désireux de rendre leur commune attrayante ou à la recherche d’une meilleure autonomie financière, ou encore la vente de terrains devenus constructibles par des agriculteurs proches de la retraite. Le tout aboutit à une « logique folle qui change le paysage et l’agriculture » et fait disparaître la terre fertile pourtant « à la base de tout », comme le clame un agriculteur dans le film, qui voit une partie des terres qu’il cultivait effacées par des bulldozers. 

(…) Dix ans au cours desquels ce petit coin, sis en pays de Caux, dont la réalisatrice a fait son terreau cinématographique (Les Terriens en 2000, Les Bêtes en 2001, Les Sucriers de Colleville en 2003, La Pluie et le beau temps en 2011), s’est morcelé en lotissements, zones d’activité et ronds-points d’où s’élève sur l’un d’eux, non sans une ironie cruelle, la statue d’une fermière et de sa vache laitière.

BF

(…) L’usage des plans fixes permet de saisir les changements d’attitudes de chacun, le confrontant principalement à son propre discours.


Une scène hilarante si elle n’était pas pathétique : le maire, le maçon et l’agriculteur (on croirait à un titre de Rohmer).


L’évidence est toujours là, les réflexions sur le territoire et sur les prises de décisions qui influencent la transformation du territoire restent à appliquer si ce n’est à produire.


On le comprend bien face à la « bonne foi » du maire qui apparaît à l’écran, à la carte de découpage des zones de PLU que son adjoint a l’urbanisme (dont on attend la déclaration de conflits d’intérêts) et lui regardent avec un amour qui se transforme en désarroi lorsque l’agriculteur prend la parole. Il y a un manque patent de réflexions croisant territoire et local ; un déni de la réalité des transformations réalisées et en cours qui conduit au statu quo qu’on souhaiterait voir voler en éclat. (…)

WPWBO

(…) Suis-je si pessimiste ? Réfléchissez : durant tout ce film, je n’ai vu aucun papillon et un seul ver de terre…


(…) La tronche du maire qui voit son si beau discours de départ exploser en mille morceaux devant le parler vrai de son adjoint, mérite à elle seule le visionnage de ce documentaire. (…)

« La terre en morceaux »
Ça, c’était à 23 h 20, il fallait le mériter.

Documentaire français, tourné sur de bonnes terres françaises.

Où l’on nous montre des agriculteurs qui résistent.

Des agriculteurs qui capitulent aussi.

En lâchant de la terre, précieuse, fertile, contre des euros infertiles.

Il y a un Super U ?

On va faire un Intermarché en face !

Et le groupe Auchan achète également…

Les maires sont dans la combine, ils l’encouragent même.

Les promoteurs se frottent les mains pour la culbute.

Il faut arracher la terre à ceux qui la travaillent, coûte que coûte !

Un sujet rafraîchissant et poignant.

Avec sa gentille zadiste sous serre, victorieuse contre Auchan.

Avec un moment épique, autour d’un maire en démonstration de connerie.

Contrebalancée par les propos d’un adjoint, sensé, carré, terre à terre.

Du concret, avec une touche de « Strip-tease », pour ceux qui connaissent.

Une démonstration implacable, qui devrait mettre fin à tous ces errements…

A deux pas de Saint Gengoux, 

dans le Morvan, sur le Plateau d’Antully, encore une destruction programmée et le constat du non-respect de la législation et des classements :


PROJET MINE DE FLUORINE. MENACE POUR LE CINCLE ET BIEN D’AUTRES CHOSES


Le projet de mine de fluorine sur le plateau d’Antully (outre les 42 ha de forêt sacrifiés) représente une très grave menace environnementale et sanitaire :


– la mine à ciel ouvert ferait porter des risques inévitables aux réservoirs d’eau potable du Martinet et du Haut-Rançon et au ruisseau du Rançon, d’autant qu’il est prévu d’y stocker les
déchets issus du traitement du minerai (improprement qualifiés de stériles).


– les rejets de l’usine d’enrichissement du minerai, qui serait installée non loin du site d’extraction, affecteraient directement le réseau hydrographique (eau réchauffée et chargée de polluants chimiques…).


Cours d’eau directement concernés : le ruisseau du Rançon, affluent du Mesvrin, lui même affluent de l’Arroux.



Le cortège des espèces liées aux têtes de bassin (Ecrevisse à pieds blancs et autres espèces d’invertébrés des eaux claires, oxygénées et fraîches, Cincle plongeur, Lotte de rivière, Lamproie de Planer…) ne pourrait supporter cette altération du milieu.



On sait bien que (malheureusement) ni les espèces protégées présentes, ni la qualité remarquable des ruisseaux, ni la ZNIEFF existante, ni les nuisances aux riverains ne peuvent contrecarrer un tel projet. Seul le risque pour l’approvisionnement en eau des 50 000 habitants du nord de la CUCM est susceptible de le bloquer.

 
Une réunion publique est prévue à Broye le 27 avril.


 

Ces bêtes qu’on abat

Journal d’un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008)


de Jean-Luc Daub

Ces enquêtes effectuées dans les abattoirs français durant une quinzaine d’années lèvent le voile sur le malheur de milliards d’animaux. La force de ce témoignage tient dans la description, d’une précision extrême, des opérations d’abattage intolérables tandis que les instances qui ont compétence pour faire appliquer la réglementation en matière de protection des animaux font preuve d’une passivité qui confine à la complicité. http://www.editions-harmattan.fr/index.asp…


Pendant 15 ans, délégué d’une association de protection animale, il a pu entrer dans des abattoirs pour vérifier l’application des lois. Jean-Luc Daub, 43 ans, a réuni ses rapports dans un livre qui lève le voile sur le malheur de milliards d’animaux.


Comment un inconnu dont le métier n’est pas d’écrire arrive-t-il à être édité par une des premières maisons d’édition françaises ? Et être préfacé par la philosophe Élisabeth de Fontenay, auteure du livre de référence (« Le silence des bêtes ») qui met en regard les animaux et nos traditions philosophiques et religieuses ? Jean-Luc Daub, qui vit et travaille dans le secteur médico-social prés de Sainte-Marie-aux-Mines, répond en souriant : « Plusieurs éditeurs étaient intéressés… Mais les uns ont dit que mon étude n’entrait dans aucun cadre, les autres que c’était un sujet trop difficile… »


Difficile car le récit clinique des opérations d’abattage touche un gigantesque paradoxe. Celui d’une société qui a des lois visant la cruauté envers animaux mais qui différencie les animaux domestiques et ceux dits de rente. C’est à dire de ferme ou plutôt d’élevages intensifs, « des animaux ne voyant la lumière du jour que lorsqu’ils sont menés à l’abattoir ».

Ce qui s’y passe est tabou dans une société qui a des lois pour limiter la souffrance animale lors de l’abattage ; mais bien trop peu de contrôles face aux intérêts financiers. Agressé lui-même sur un marché aux bestiaux, Jean-Luc Daub glisse que « dans la tête des gens, le lien n’est pas fait entre la viande qu’ils ont dans l’assiette et la souffrance dans les abattoirs ».



Des veaux suspendus par une chaîne autour de la patte


Au fil des pages, on suit l’auteur dans son tour de France éprouvant. Fait à titre bénévole, peut-être parce que « J’avais été mis en internat pour mes études et au retour, toutes les bêtes que j’avais à la maison avaient été tuées ou dispersées… »


Parfois Jean-Luc Daub a vu des abattoirs fonctionnant conformément à la législation. Les animaux n’y étaient pas chosifiés, privés de tout de longues heures durant ; le personnel était formé, compétent et l’étourdissement des bêtes avant leur mise à mort, bien fait, avec du matériel (le pistolet Matador qui perfore la boite crânienne jusqu’au cerveau) correct.

Mais souvent, il a vu des coches (des truies de réforme, pauvres bêtes ayant procréé des centaines de porcelets dans des conditions misérables), jetées des camions, trop usées pour marcher et tirées par un treuil, laissées agonisantes sur un quai. Ou des veaux suspendus en toute conscience par une chaîne autour de la patte avant d’être égorgés, un procédé interdit. Des lapins entassés et étouffés dans des chariots. Des chevaux ayant fait l’Europe en camions, attendant la mort devant des abreuvoirs vides.


Que disent les gastronomes de ces chairs stressées par l’angoisse ? Après la lecture de ce témoignage, on saura que jamais aucune société n’a exprimé tant d’inhumanité vis à vis de la vie animale. « Il ne suffit pas d’être hanté, il faut réagir », interpelle Élisabeth de Fontenay « Il est temps d’intervenir de façon politique, sans référence aux partis traditionnels qui ont peu souci, y compris le parti écologiste, de ce genre d’exactions. Il faut condamner publiquement la cruauté de ces pratiques et l’indifférence qu’elles suscitent »

 

Source: Dernières Nouvelles d’Alsace

Les abattoirs : miroirs de notre civilisation

Après les abattoirs du Vigan et ceux d’Alès, dans le Gard, ce sont cette fois des images des chaînes de l’abattoir intercommunal de Soule, dans le Pays basque (…) Vidéo après vidéo se dessine ce qui ne serait peut-être pas qu’un dysfonctionnement mais, au contraire, la marche normale de l’industrie de la viande. Surtout quand on sait que du petit abattoir de Soule – 33 salariés – sortaient des palettes de viandes destinées aux filières bio et aux circuits courts des Amap, au «Label rouge» ou au chef Alain Ducasse.



Notre culture est sortie de la prédation pour entrer dans l’extermination et le zoocide

(…) dans le scandale de l’abattoir intercommunal de Soule, c’est celui des indications de «Label rouge» et «bio» qui lui sont accolées. On savait déjà que de tels labels sont à prendre avec des pincettes, mais ce qui vient d’être observé remet sérieusement en cause la confiance qu’on peut avoir en eux. En fin de compte, un «carnivore éthique» doit se demander dans quelle mesure il est encore possible de manger de la viande qu’il n’a pas «tracée» lui-même.

(…) Le ministre s’est bien sûr empressé, lui aussi, de dire qu’il était choqué, de diligenter une inspection de l’ensemble des abattoirs et de donner un statut de lanceur d’alerte à au moins un salarié de tous les abattoirs. C’est beaucoup mieux que de seulement exprimer son indignation, mais ce n’est quand même pas grand-chose. Surtout venant d’un ministère qui a récemment autorisé l’ouverture de superfermes industrielles en France, et qui est plutôt ambivalent sur le sujet. Laisser réguler un phénomène par celui qui le développe n’est pas nécessairement le plus efficace – en termes d’éthique – et la situation dramatique des agriculteurs en France montre d’ailleurs que c’est tout aussi catastrophique en termes économiques.

(…) Plus généralement, il faut penser sérieusement le statut de la violence faite à l’animal dans nos sociétés et replacer le problème des abattoirs dans un contexte plus large, celui de la violence exercée contre le vivant, qui est au cœur même de notre culture contemporaine. Le problème récurrent des abattoirs n’est qu’un exemple parmi d’autres d’un rapport profondément pathologique aux animaux qui s’exprime de multiples façons. Il faudrait évoquer la pêche industrielle, qui rejette en mer des millions de poissons pêchés parce qu’ils ne sont pas conformes à ce qu’on attend d’un point de vue commercial et qui choisit de tout pêcher pour ne faire un tri qu’a posteriori. Il faudrait parler de tous ces animaux qui sont tués par «effets collatéraux» de nos actions les plus quotidiennes (parce qu’on empoisonne ou détruit leurs écosystèmes et ceux de leurs proies, parce qu’on les heurte en roulant en voiture, parce qu’on les étouffe avec des sacs en plastique qui sont jetés en mer). Il faudrait aborder la question de ces animaux qu’on garde captifs dans des conditions déplorables dans des laboratoires scientifiques et auxquels on fait subir des traitements inacceptables dans un certain nombre de cas, etc.

(…) On est sortis de la prédation pour entrer dans l’extermination, le zoocide et la barbarie interspécifique.

(…) Tolérer de tels agissements me souille en tant qu’être humain.

Dominique Lestel

Portons un coup au plaisir carnivore

(…) l’absence des services vétérinaires à ce point crucial de la chaîne, le «poste d’abattage», n’est pas le fruit d’un hasard. S’ils sont occupés ailleurs, c’est parce qu’il est tacitement entendu que les employés sont libres de faire ce qu’ils veulent de ces victimes – qui sont collectivement les nôtres.

(…) il n’y a rien d’étonnant dans ces scènes effroyables, car le privilège exorbitant de se voir, au point du jour, confier par milliers, dizaines de milliers, des animaux à écorcher ne saurait se faire sans «dérive». La dérive, ce sont les abattoirs eux-mêmes, grands ou pas, mobiles ou immobiles.

Florence Burgat



Le traitement infligé aux animaux, nos proches dans le vivant, nos complémentaires, reflète exactement ce que nous sommes devenus collectivement. Il trahit l’effondrement de la culture de la vie et le triomphe de « l’école de la domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l’héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. » (Max Horkheimer et Theodor Adorno, La dialectique de la raison, New York 1944 )



Produits ménagers : la liste noire

De très nombreux produits ménagers contiennent une ou plusieurs substances « indésirables ». Une enquête de 60 Millions de consommateurs  veut « sensibiliser le public au double visage » de ces produits chimiques.

Les experts de 60 millions de consommateurs ont évalué plus d’une centaine de produits, parmi les plus courants. Conclusion :  la quasi-totalité contient une ou plusieurs substances indésirables », allergisantes, irritantes, corrosives, et/ou risquées pour l’environnement.

(…) 20 substances problématiques pour la santé ou l’environnement, sont listées dans un « mémo des toxiques » destiné à aider le consommateur dans ses achats. Des exemples de marques où ces substances sont présentes sont également donnés.
ttp://www.franceinter.fr/depeche-produits-menagers-la-liste-noire

Des produits nuisibles hors de la maison aussi… Car il a fallu produire ces inutilités, voire ces dangers publics, et les vendre en masse !

En amont, il y a des grandes surfaces bouffeuses de terres agricoles et de commerces de proximité.

Il y a des flottes de camions et, probablement, de bateaux.
Il y a des hangars de stockage ; de ceux qui forment ces dépotoirs à perte de vue que l’on voit s’étendre partout dans les campagnes changées en banlieues.
Il y a des usines, évidemment très polluantes puisque leurs productions raffinées le sont aussi. Et il y a d’autres usines pour alimenter celles qui transforment.

Et il y a des extractions de matière, partout, jusque dans les écosystèmes rares à protéger de toute intrusion.  


Partout des victimes, par millions, par milliards, innombrables. Des hommes à tous les stades de la production à la « consommation« , d’autres êtres dans les terres agricoles, les zones humides, les têtes de bassin versant, les eaux…

Tout ce saccage pour quelques profits dans les poches des irresponsables.







Producteurs distributeurs en centre-bourg

Sur une idée de la mairie !

…pour certains c’est possible


« Nous, ce que nous voulions, c’était rester en centre-bourg : beaucoup de contributeurs au financement participatif étaient de Pleyber-Christ », commente Sandrine. Soutenus encore une fois par la mairie, les jeunes agriculteurs parviennent à trouver un nouveau lieu d’installation : ce sera dans l’ancienne quincaillerie, non loin du cœur du bourg.

(…)


En attendant les aménagements du hangar, qui devraient démarrer au printemps 2016, Élocop poursuit son bonhomme de chemin. Et fidélise déjà des clients. Comme Gwénola, animatrice en maison de retraite, venue chercher ses légumes ce lundi. « Nous, on est enchantés », confie-t-elle. « On attendait depuis longtemps d’avoir accès à de la nourriture locale, produite de façon raisonnée, près de chez nous. » Pour elle, par les temps qui courent, ce mode de consommation est même devenu indispensable. « Il y a une prise de conscience de beaucoup de gens par rapport au mal-manger, les gens n’en peuvent plus de ce trop plein d’additifs dans les produits préparés. Ils espèrent un retour au raisonnable », commente-t-elle.


Même écho du côté de Geneviève, qui récupère ses poireaux, épinards, choux et pommes de terre. « Les temps changent, et les modes de consommation évoluent peu à peu. Il y a un retour au « manger sain » », confirme-t-elle. Sandrine approuve et apprécie les commentaires. Elle qui a fait de la vente directe un pilier de son projet d’installation en agriculture bio apprécie également les relations qu’elle entretient avec les consommateurs. « J’aime bien le contact avec les gens, et j’aime bien savoir où va ce que je produis. C’est aussi très intéressant de partager avec eux, par exemple des conseils pour cuisiner les légumes », déclare-t-elle.




Une friche industrielle en centre-bourg ? Comme à Saint Gengoux, avec les terrains et bâtiments des établissements Guillemet… Mais à la grande différence du pays de Morlaix, les propositions ont été refusées et la friche est, en majeure partie, restée un site industriel incongru et inutile en centre-bourg.








ll a bon goût le fruit mûr

Que nous croquons à pleines dents

Et qui par toutes ses blessures

Fond dans notre bouche à présent

Il nous a fallu du temps

Il nous a fallu des années

Pour voir un jour dans notre champ

Fleurir les branches du pommier.

 

Refrain

Patience avait dit la vie

Si tu veux le paradis

Tu dois attendre demain

Peut-être attends-tu pour rien

Demain c’est l’éternité

Je n’ose pas y penser

Nous vivons si peu de temps

Qu’il ne faut pas perdre un Instant.

(…)








Une mort digne pour les animaux d’élevage est possible 


Devenir vegan n’est pas la seule solution pour respecter les animaux. Autorisons plutôt les éleveurs à abattre les bêtes dans leur ferme, loin des abattoirs.


(…) les abattoirs visés par L 214 sont de petits abattoirs locaux au service d’éleveurs, pour beaucoup en circuits courts ou en vente directe, et non les gros abattoirs industriels où l’on tue des centaines de cochons par jour à des rythmes effrénés.

(…) la bonne mort dans les abattoirs, petits ou grands, est impossible, compte tenu notamment des objectifs de rentabilité de ces structures. Cette impossibilité conduit certains éleveurs, pour respecter leurs devoirs moraux envers les animaux, à agir de façon illégale et à abattre leurs animaux à la ferme. Cela en accord avec leurs clients qui préfèrent, comme l’éleveur, savoir ce qu’il advient des animaux et pouvoir en porter la responsabilité.


Pourquoi, pour respecter les animaux, les éleveurs doivent-ils se mettre dans l’illégalité et risquer prison et forte amende ?

C’est pour participer à rendre légales les pratiques d’abattage à la ferme que nous avons constitué un collectif «Quand l’abattoir vient à la ferme», qui regroupe des éleveurs, des associations de protection animale, des vétérinaires, des particuliers. Il s’agit de rendre possible pour les éleveurs la construction d’une salle d’abattage sur la ferme ou l’usage d’un abattoir mobile.

Jocelyne Porcher
http://www.liberation.fr/debats/2016/03/30/une-mort-digne-des-animaux-d-elevage-c-est-possible_1442895 




Quelque chose de pourri en profondeur



Comment ne pas approuver la proposition précédente ?


L’abattage à la ferme a été interdit dans les années 1980 sous des prétextes sanitaires (comme toujours), mais surtout pour que les industriels et les financiers vendent des matériels, des « services » et des dettes tout en dévorant de la subvention généreusement attribuée par les mêmes élus qui édictaient les règlements. De très nombreux producteurs de bons produits ont été ruinés et la perte de diversité a encore une fois profité à… la grande distribution. Tiens !


Et la massification de la mise à mort des animaux par des gens ne les ayant pas élevés, ne les connaissant pas, n’en ayant qu’une vision réductrice – des obsédés du profit et de la rentabilisation, et des manoeuvres sans aucune formation soumis aux cadences de la productivité industrielle, les a plus que jamais chosifiés, réifiés, réduits à n’être que de la matière première. Cette planification poussée à l’extrême par le capitalisme néo-libéral avec les années 1980 a été la cause d’une systématisation du mépris du vivant et de la torture, en même temps qu’elle organisait la ruine de la vente directe et des pertes considérables pour les producteurs et les consommateurs.


C’est une nouvelle sinistre illustration de la dénonciation faite par Theodor Adorno et Max Horkheimer (« La dialectique de la raison« ) de la culture et du système développés en effaçant la pensée critique* :

« (…) une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. (…) » 

* comme l’ont été la nouvelle gauche écologiste des années 60/70 et le sursaut de la fin des années 80.



Quand l’abattoir vient à la ferme

le site

(…) Des éleveurs témoignent, dans des recherches récentes, des difficultés qu’ils rencontrent lors du transport et de l’abattage de leurs animaux ainsi que, pour ceux qui commercialisent en vente directe, des difficultés qu’ils ont à récupérer l’ensemble de leurs produits.


Ils constatent en observant les comportements de leurs animaux que le transport, le changement de lieu et d’environnement social, le contexte bruyant et violent de l’abattoir engendrent sur leurs animaux stress et souffrance avant l’abattage, ce qu’ils n’acceptent pas. Ils considèrent que dans la situation actuelle,  les animaux conduits à l’abattoir sont réduits à de simples objets de production et ne sont pas respectés comme des êtres vivants dont la vie et la mort comptent.


Par respect pour leurs animaux qu’ils élèvent dans de bonnes conditions, ces éleveurs expliquent vouloir assumer leur métier d’éleveur en accompagnant dignement leurs animaux jusqu’au bout. Ils veulent ne plus avoir de raison de douter de l’origine des produits qu’ils commercialisent. (…)



(…) Dans le contexte d’une industrialisation accrue de l’élevage, des éleveurs, des consommateurs et des citoyens résistent et proposent un autre modèle. Il y a des éleveurs qui ont décidé qu’ils ne voulaient plus amener leurs animaux à l’abattoir et qu’au contraire, ils voulaient que le dernier jour de l’animal dont ils ont pris soin, soit un jour comme les autres.

Nous avons monté un collectif, nous avons discuté, imaginé, nous nous sommes parfois disputés, mais une solution nous semble à tous être la clé d’un élevage véritable : l’abattage à la ferme et la possibilité pour les citoyens d’être responsables de leur démarche de consommation. (…)











Derrière la gastronomie, une cruauté de masse

L’indignation saine qui a saisi une grande partie de l’opinion au spectacle des cruautés infligées aux animaux dans plusieurs abattoirs français va bien plus loin qu’une simple réaction de compassion plus ou moins sentimentale. Elle pose brutalement la question générale, sociale et philosophique, de la souffrance animale dans nos sociétés. (…)


Laurent Joffrin (ex Fondation Saint Simon à la grande époque) découvre l’un des recoins immondes des coulisses du système… qu’il a fortement contribué à installer (souvenons-nous de la spectaculaire opération « Vive la crise » en 1984 :


Mais, au moins, Joffrin a reconnu son erreur. On ne peut pas en dire autant de la plupart des autres qui refusent encore de témoigner, quand ils ne poursuivent pas leur travail de sape. C’est, d’ailleurs, l’une des causes des différents effondrements enfin constatés.


être tué à l’abattoir de Mauléon

rappel : 

La dégénérescence même dans le « bio« 

ci-dessous

mars 2016




A deux pas de Saint Gengoux, un autre monde

Le Martsi du vendredi


Un « martsi », en patois charolais, c’est un marché. 


Le martsi du vendredi est un marché bio, mais pas exclusivement, réunissant des producteurs locaux (pain, miel, fromages, viandes, légumes, fruit, épicerie sèche, vin, bière etc.).


Et un groupement d’achat de produits biologiques

« L’idée du Martsi du Vendredi, a germé début 2013 en plein coeur du bocage charolais. Sept familles de Saint Julien-de-Civry et villages alentours ont décidé de s’attabler et de refaire le monde, ou plutôt de réinventer leur ruralité.

Nous rêvions que nous nourrir (le corps et l’esprit) ne devienne plus un acte banal, mais un acte qui ait du sens. Nous ne souhaitions plus déserter momentanément nos lieux de vie (au demeurant idyllique) au profit des villes alentours (marché de producteurs bio, conférences, etc.) en pestant sur l’inertie de nos campagnes et le manque de dynamisme local. 

Pour cela, nous avons dû reprendre notre place de citoyen pour ancrer, enraciner nos rêves sur nos lieux de vie et cela en lien avec les habitants et la culture locale. L’idée étant de créer un espace temps (un vendredi par mois à Saint Julien-de-Civry) où primerait le lien à la terre et à ceux qui la travaillent (groupement d’achat couplé à un marché de producteurs), où existeraient le lien social, l’échange et le partage et qui laisserait la place à l’intelligence, l’imaginaire, la poésie sous toutes ses formes (dimension sociale et culturelle).

Bref, tout un programme…qui s’est concrétisé par la création en janvier 2013, à Saint Julien-de-Civry, de l’association loi 1901 « Le Martsi du Vendredi ». »

http://lemartsiduvendredi.fr/

https://www.facebook.com/Le-Martsi-du-Vendredi-305887102902343/

lemartsiduvendredi@gmail.fr

justement…

Onze espèces de libellules sont menacées de disparition en France


Sur les 89 espèces de libellules présentes en France métropolitaine, onze sont aujourd’hui menacées de disparition, alerte l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dans sa Liste rouge nationale parue ce 30 mars. Ces nouveaux résultats sont publiés en collaboration avec le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Deux espèces ont déjà disparu (Leste enfant et Leucorrhine rubiconde). Treize autres espèces sont quasi menacées.

« La situation préoccupante rencontrée par bon nombre d’espèces reflète les atteintes faites aux zones humides, qui constituent leurs habitats naturels », préviennent l’UICN et le Museum. Ces zones humides (cours d’eau, étangs, mares, tourbières) forment le milieu de vie de ces espèces et sont « indispensables » au développement de leurs larves. (…)

Et, parmi celles qui sont le plus en danger : l’Agrion bleuissant qui est très proche de l’Agrion de Mercure que l’on trouve encore dans la tête de bassin de St Gengoux.  

à St Gengoux, des espèces protégées typiques des milieux humides

Faute de temps et, il faut bien le dire, d’aide*, nous n’avions pu faire un vrai travail d’identification de la faune et de la flore.
*
plusieurs refus de ceux qui en savent plus

Heureusement, la SHNA (société d’histoiracquae naturelle et des amis du muséum d’Autun) est venue à notre secours en nous indiquant 2 vaillantes espèces survivantes identifiées dans la tête de bassin versant de Saint Gengoux

Agrion de Mercure, une petite libellule bleu 












Cuivré des Marais, un papillon









deux espèces caractéristiques des prairies humides, ruisseaux, mares…


Nous les connaissions mais n’avions pas réalisé leur importance.

Autres habitants remarquables de la tête de bassin versant :

– le papillon Bel-argus (Lysandra bellargus), aussi Azuré bleu céleste,

– le Nacré de la Sanguisorbe,

– le Lézard Vert,

– le Hibou Petit Duc,

la Huppe Fasciée,
– la Pie Grièche écorcheur 

Cela nous rappelle la stupéfaction devant les réponses de l’EPTB (établissement public territorial de bassin) de la Rivière Grosne, et de l’ONEMA, quand le collectif et le Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus (1) les ont alertés de la destruction d’une mare préservée au Mont Goubot (2).

De bout en bout, les services officiels censés appliquer la loi sur l’eau et les milieux humides (LEMA) ont manqué à leur rôle à Saint Gengoux le National.

S’il en était besoin, la présence de quelques espèces résiduelles nous dit que la tête de bassin versant mérite beaucoup plus d’attention qu’il ne lui en est accordé.

 


(1) Charte architecturale et paysagère du Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus, chapitre « Identification du vivant », page 41 :

http://www.pahclunytournus.fr/documents/portal651/pah-diagnostic-indentification-du-vivant.pdf

(2) (…) En ce qui concerne la destruction de mare, ou plus généralement de zone humide, il y a deux types de règlementation, qui malheureusement ne s’applique pas dans le cas présent :

·         La nomenclature des opérations soumises à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-3 du code de l’environnement

La rubrique 3.3.1.0. stipule que « l’assèchement, la mise en eau, l’imperméabilisation, le remblais de zones humides ou de marais » :

o   Est soumis à autorisation si la zone asséchée ou mise en eau est supérieur ou égale à 1 ha ;

o   Est soumis à déclaration si la zone asséchée ou mise en eau est supérieure à 0,1 ha (soit 1000m²), mais inférieure à 1 ha.

Þ la mare de Saint Gengoux est en dessous des seuils de déclaration et d’autorisation, elle n’est donc pas soumise à la loi sur l’eau.

·         La destruction d’espèces protégées

Un agent de l’ONEMA s’est rendu sur place, il n’a pas constaté la présence d’espèces protégés.

Cette dernière affirmation est d’autant moins sérieuse que cette visite a été faite après l’alerte, alors que la destruction était déjà avancée et que la plupart des animaux avaient fui.  








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