Sens dessus dessous 9 : février – mars 2016

mars 2016

L’Europe frigide, la France glacée


La nature c’est trop sale, vive le centre commercial !


Pour se libérer de la grande distribution et restaurer l’économie, la vraie


Ils ne connaissent plus la langue de l’eau


Saint Gengoux le National : le Collectif de sauvegarde reçoit des compliments

L’analyse d’autres saccages de rivière


 

février 2016

En plein dérèglement climatique et réduction drastique du vivant, la destruction continue – l’exemple de Saint Gengoux le National

Saint Gengoux : la municipalité découvre enfin les inondations et… s’enfonce dans l’erreur

À cause de la grande distribution, en soixante ans, la France a perdu 300 000 « points de vente » 

« Crise » agricole, « crise » de l’élevage… quelques rappels utiles 

La dégénérescence même dans le « bio » !

Référendum local sur le projet qui menace Notre Dame des landes : l’ultime perfidie

 

Et, toujours, la France sous les pesticides


Les Saisons

film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud


Ben oui, la cité de St Gengoux est comprise dans une tête de bassin versant


Les idées sont toujours meilleures quand elles viennent d’ailleurs


Hommages à une municipalité écologiste 


Treize fermes court-circuitent un supermarché en ouvrant leur propre magasin



 

L’Europe frigide, la France glacée

Depuis longtemps déjà, beaucoup d’indicateurs montrent une progression du délitement culturel et social. La pauvre chose grelottante qu’est devenue la société française en est, maintenant, à avoir peur des réfugiés qui fuient la guerre…


Les pays les plus prospères n’ont accueilli que 1,39 % des 5 millions de réfugiés syriens (<70 000 !). C’est très loin des 10 % que représentent les personnes jugées vulnérables et qui ont besoin d’un refuge sûr dans les plus brefs délais. (…)

(…) la France n’a promis que 4 % de ce qui serait un nombre équitable de réinstallations de réfugiés, les Pays-Bas et les États-Unis 7 % chacun, le Danemark 15 % et le Royaume-Uni 22 %.« Six ans après le début de cette terrible crise, plus de 4,8 millions de Syriennes et Syriens sont maintenant réfugiés en Turquie, au Liban, en Jordanie et dans d’autres pays de la région. (…)

https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2016-03-29/seulement-139-de-refugies-syriens-reinstalles-les-pays-riches

La France a accueilli 10 000 Syriens depuis 2011 sur les 5 millions qui ont fui leur pays

(…) En 2014 puis en 2015, la France avait pris l’engagement de réinstaller au moins 500 réfugiés syriens. Pour 2016, le pays a promis d’en accueillir 1 500. (…)

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/03/15/refugies-syriens-les-chiffres-de-l-accueil-en-france-syrie5ans_4883220_3218.html










. . . Tout comme à Saint Gengoux le National


La nature c’est trop sale, vive le centre commercial !


– Négation d’un ruisseau et d’une zone humide de grande richesse biologique,
– ignorance et négation de la tête de bassin versant,
– ignorance et négation de la nappe phréatique,
– soutien des services officiels à un projet destructeur de l’écosystème et de l’économie locale,
– inexistence des autres services chargés de l’eau et de l’environnement,
– mépris de la législation sur l’eau et les milieux aquatiques,
– mépris des différents classements de protection (parc, ZNIEFF, Trame Verte et Bleue, Natura 2000, etc.),
– contradiction avec la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (et bientôt la loi),
– contradiction complète avec les politiques affichées par l’Europe, l’Etat, la Région, l’Agence de Bassin…

les lobbies de la grande distribution et de l’agro-business, et l’administration organisent le saccage et la déstructuration économique :

COUP VACHE EN EAU DOUCE
documentaire de Jean Samouillan

https://vimeo.com/160524990


le Chabot association de protection des rivières ariégeoises 

http://www.apra-lechabot.fr/








 


Pour se libérer de la grande distribution et restaurer l’économie – la vraie


Les boutiques tenues par des producteurs se multiplient en France. Elles permettent d’échapper à la pression des grandes enseignes et sont soutenus par un engagement militant et des règles éthiques


La boutique paysanne de Nîmes regroupe une quinzaine de producteurs. Miel de garrigue, taureaux de Camargue, pommes du Vigan, confitures de châtaigne, crèmes au lait d’ânesse. Les rayons reflètent la diversité agricole de la région. « Le point de vente est géré par un collectif de producteurs », explique Loïc. Ils fixent les prix, assurent la mise en rayon, tiennent la caisse à tour de rôle. « Nous avons deux règles : c’est toujours un producteur qui vend, et nous ne vendons que ce que nous produisons »

Réseau des boutiques paysannes

Magpro

Locavorium 

Magasin de producteurs

« Pour nous, c’est un système assez souple, peu contraignant, qui nous permet de valoriser au mieux nos produits », explique Chantal, apicultrice. Comme les autres producteurs, elle a choisi de tourner le dos à la grande distribution. La vente directe, sans intermédiaire, permet aux producteurs de mieux se rémunérer. « Pour vendre aux chaînes de supermarchés, il faut produire de grosses quantités de produits standardisés, souligne Loïc. Ça n’est pas du tout adapté à nos fermes, à notre modèle de production. » Pour lui, système de commercialisation et mode de production sont étroitement liés. « La grande distribution favorise les grandes exploitations. Au contraire, les boutiques paysannes permettent de faire vivre des fermes à taille humaine. » Il vend 99 % de ses légumes dans deux magasins de producteurs. (…)


pratiques autoritaires des grandes enseignes









ENCORE UN PROJET DE DESTRUCTION MAJEURE
Save Bali from Drowning – We Reject the Reclamation of Benoa Bay http://www.i-mag-online.com/…/the-bali-movement-to-save-be…/

A Letter from Bali to the World: Save Benoa Bay Bali 


rappel de sujets toujours d’actualité :

Des paradis dans l’enfer du « développement »
http://www.planetaryecology.

Ethnocide et écocide aux Mentawaï
http://www.planetaryecology.

Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne encore
http://www.planetaryecology.

L’huile de palme industrielle : un crime contre le vivant
http://www.planetaryecology.

 





Ils ne connaissent plus la langue de l’eau

Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Je ne comprends pas ces humains
Ils sont si pleins de turbulences
Je crois qu’ils ont peur du silence
Ils s’imaginent réfléchir
Moi, je sais ce que ça veut dire
Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Oh! Je leur expliquerais bien
Qu’il faut qu’il n’y ait pas un souffle
Ou bien l’image se boursoufle
On ne distingue plus le fond
Le ciel est comme un vieux chiffon

{Refrain:}
Mais près de moi vit une humaine
Je la vois quand elle se promène
Et si parfois elle parle haut
Elle connaît la langue de l’eau

Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Elle dit que nous sommes cousins
Que les humains sont très liquides
Mais ils ne sont pas translucides
Où sont leurs truites, leurs brochets?
Il faut croire qu’ils les cachaient
Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Sans doute ils n’y comprennent rien
L’eau qu’ils possèdent, ils la salissent
Ils y jettent leurs immondices
Et quand elle est bien polluée
Disent qu’il faut la purifier

{au Refrain}

Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Ils sont étranges, ces humains
Quand ils détournent des rivières
Ils sont parfois très en colère
Si elles vont regagner leur lit
Après avoir tout englouti
Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Je crois qu’ils ne font pas le lien
Entre toutes les eaux du monde
Moi, je sais qu’elles correspondent
Et qu’en la plus petite flaque
Il y a l’espérance d’un lac

{au Refrain}

Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Ils se battent comme des chiens
Ils sont chiens quand ça les arrange
Et puis se prennent pour des anges
Comme si d’être ce qu’ils sont
Leur donnait un mauvais frisson
Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Ils s’improvisent magiciens
Ils déracinent et ils bétonnent
Ils font le vide et ils s’étonnent
Que les saisons aillent de travers
Et que s’étende le désert

{au Refrain}

Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Je refroidis, l’hiver s’en vient
Bientôt se formera ma glace
Dessous, j’aurai toute la place
Pour moi le gel est bienvenu
Je n’aime pas les arbres nus
Tiens,
Se dit le lac Saint-Sébastien
Je vais rêver à ces humains
Ils seront encore là, j’espère,
Quand mes eaux redeviendront claires
Et que se poseront les huards
Pourvu qu’ils n’aient pas de retard

Et que près de moi cette humaine
Ait traversé l’hiver sans peine
Qu’elle vienne avec les oiseaux
Me parler la langue de l’eau


Anne Sylvestre





Saint Gengoux le National : le Collectif de sauvegarde reçoit des compliments

communiqué


En plus de cinq années de recherche sur le terrain et dans les grimoires, de tentatives de contact, d’échanges, d’action, nous avons reçu des messages de sympathie, des critiques, des coups bas (1), et connu des ruptures aussi brutales qu’énigmatiques. 

Ces derniers temps semblent nous être plutôt favorables. Que des compliments, et quels compliments !

Depuis le début de l’année, c’est un festival (en comparaison du désert habituel). Tous ont été adressés par des défenseurs émérites de la cause de l’eau, des sols, de la biodiversité. Excepté pour ceux que vous reconnaîtrez parce qu’ils ont accédé à un niveau de réputation qui les rend inaccessibles aux pressions, nous avons choisi de préserver l’identité des autres (dans la France sous les lobbies et les hiérarchies mexicaines, nous sommes de plus en plus fragiles).

Espérons que cela témoigne d’un tournant favorable

ACG



l’animateur d’une association régionale de protection des eaux :
Si je me permets ce mail, c’est pour vous dire combien j’apprécie ce que vous écrivez. Je suis toujours en accord avec vos positions. Je suis responsable d’une association forte de 500 adhérents (470 ont renouvelé leur cotisation 2016) qui oeuvre en priorité pour la défense des milieux.
(…)

Ce que j’apprécie le plus dans vos messages est la dénonciation de la dévalorisation des savoirs locaux et traditionnels au bénéfice d’une modernité qui a fait ses preuves de laideur, d’injustice et de destructions irréparables. Merci de continuer à m’envoyer vos mails.

Merci pour cette remarquable leçon d’écologie.



 

le président d’une association régionale de protection de l’eau et de la biodiversité :
Merci de continuer à nous partager vos luttes et bravo à vous pour tout ce que vous faites.

une combattante au long cours pour la protection d’une région naturelle :
Quel travail vous faites, c’est terrible que rien ne les arrête
Bravo pour votre ténacité
.

inutile de les présenter…
Vous avez fait un super boulot de recherche.
félicitation.
Lydia et Claude Bourguignon

LAMS




Un professionnel de l’eau et des milieux humides :

Vos travaux sont autant de points d’appui pour nos prochaines batailles.
Et certainement celles de la jeunesse. Voir Sivens, NDDL, ZAD… où se démasquent eux-mêmes les hypocrites.

Je suis toujours très heureux de te lire avec ces détails qui font la solidité du propos mais aussi ces références théoriques qui les rendent intelligibles.



(1) Le pire reste, pour l’une des meilleures et des plus compétentes amies de Saint Gengoux et de la région, d’avoir été contrainte de chercher du travail au loin.

 

tuyaucratie et corruption

L’analyse d’autres saccages de rivières


Sous prétexte de lutter contre les inondations, les rives des cours d’eau polonais sont bétonnées, leurs tracés modifiés et les écosystèmes associés détruits 

seul l’échelle change par rapport à un exemple que nous connaissons bien



(…) Maintenant, c’est au tour d’un troisième affluent de la Pilica, la Bialka. Elle constitue l’habitat de nombreuses écrevisses et des truites. Pourtant, elle a carrément été mise dans un tuyau sur cinq kilomètres. A l’image de ces trois rivières, qui sont pourtant connues pour leurs méandres très pittoresques, on transforme, un peu partout dans le pays, les lits des petits et moyens cours d’eau. Selon WWF Polska, plusieurs dizaines d’entre eux sont en train d’être bétonnés, raccourcis, rendus plus droits et approfondis. (…)


Détail intéressant, ces saccages sont réalisés avec…

l’argent de l’Union européenne, principalement du SAPARD [un programme européen destiné à aider les nouveaux entrants dans l’Union à réformer leur agriculture]”


Ces agissements sont contraires aux directives européennes sur l’environnement et la protection des eaux, constate Marta Wisniewska. Celles-ci interdisent la dégradation de la qualité de l’eau et des écosystèmes qui en dépendent, et obligent les membres de l’UE à améliorer l’état de leur environnement d’ici à 2015. La destruction de nos rivières à la veille de notre adhésion à l’UE témoigne de notre négligence. Elle signifie que l’argent de l’Union est dépensé contre les principes qui la régissent.


En Pologne, mais aussi en Saône et Loire, l’absurde exemple de Saint Gengoux le National le démontre.


Mais que font les contrôleurs européens et les organismes créés spécialement pour faire appliquer la loi et préparer à de nouvelles évolutions ?






Crise agricole : «On devrait encourager les petits producteurs et boycotter les supermarchés»

Alors que les agriculteurs se mobilisent pour réclamer de meilleures rémunérations, les Français affirment être prêts à les aider. Ainsi, à la question posée sur notre site, «êtes-vous prêt à payer des produits alimentaires plus cher pour aider les agriculteurs français?», les internautes ont massivement répondu oui, à 65%. Si certains assurent déjà dépenser plus pour mieux consommer, d’autres affirment au contraire que les modes de consommation plus responsables ne sont pas plus onéreux, comme ils nous l’ont confié via notre page Facebook. 

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dictionnaire/2016/02/10/29005-20160210ARTFIG00300-crise-agricole-on-devrait-encourager-les-petits-producteurs-et-boycotter-les-supermarches.php







pertes irréparables

On ne verra plus jamais de vaches de Bazougers


Le directeur du patrimoine enrage : « Une race de vache locale témoigne aussi de notre identité. Personne n’a rien fait pour sauver cette race. Les Mayennais produisent de l’excellence rurale mais ne sont guère attachés à leur patrimoine rural. Après, on se plaint de ne pas avoir d’identité… »

http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/643/reader/reader.html?t=1450200578541#!preferred/1/package/643/pub/644/page/10








février 2016



Après la DCE (2000), la LEMA (2006), la création d’un Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques, les circulaires ministérielles, les campagnes des Agences de Bassins, les colloques, les comités, la COP 21… 

En plein dérèglement climatique et réduction drastique du vivant,

La destruction continue



Comme le montre cet extrait du Journal de Saône et Loire, après 8 années de rejet de toutes les informations sur l’histoire et la nature des biens communs de la vallée, et de refus buté de tout dialogue, les « décideurs » s’enfoncent dans l’erreur à Saint Gengoux le National.

Pour les délégués élus et les fonctionnaires, la compréhension de la tête de bassin versant et du patrimoine se réduit toujours à la problématique la plus simpliste : assainissement, traitement des eaux usées, des eaux pluviales et des ruisseaux… Déjà, cette association ne présage rien de bon. L’eau de pluie et les ruisseaux seraient-ils sales et indésirables pour que, comme les eaux usées, on veuille les assainir ? Ce mélange des genres résume tout. Cornaqué par des experts en tuyaucratie, le Conseil Municipal reste fidèle aux « solutions » catastrophiques plébiscitées par ses prédécesseurs, lesquelles ont efficacement contribué à l’effondrement de la biodiversité, à la pollution des eaux du bassin Rhône Méditerranée, à la dégradation de la cité et de ses paysages*, et même au dérèglement climatique :
de l’eau >>> des tuyaux


Pour satisfaire les épandeurs de béton, aggraver le saccage est la seule politique envisagée.

Pourquoi l’eau sur la planète ?
Pourquoi la vie ?

Pourquoi l’eau et la vie, quel rapport ?
Pourquoi la biodiversité ?
Pourquoi l’écosystème, comment ?
Comment le climat ?
Comment le paysage ?
La Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques ? 

La cité et la présence de l’eau ?
Pourquoi les anciennes maisons du fond de vallée sont-elles toutes adaptées aux inondations mais pas les nouvelles constructions ?

Pourquoi les Jouvenceaux d’aujourd’hui ne tiennent-ils pas compte des enseignements de leurs anciens ?

Toutes questions évacuées comme négligeables !

On jurerait que tout le monde s’en fout, ou n’est motivé que par l’argent gagné facilement.


Contraints de reconnaître tout bas ce qu’ils ont toujours nié haut et fort – les ruisseaux et les inondations – les élus et l’administration continuent de nier l’écosystème aquatique et toutes ses fonctions pour chacun, pour la cité, pour la région, pour le bassin Rhône Méditerranée, etc. Et, dans l’espoir vain de juguler les crues éclair, de nouveaux crédits publics sont débloqués pour aggraver la destruction des ruisseaux et de la tête de bassin ; tout cela dans le seul but de créer une nouvelle source de pollutions : une station-service au plus mauvais endroit qui soit – là où jamais aucune autre n’a été implantée.

Et la nappe phréatique ? Niée également. Elle n’existe pas puisqu’ils veulent installer les cuves de la station-service justement au plus bas du fond de vallée : dans le talweg creusé par le ruisseau; donc, dans la nappe phréatique qui n’est autre que la partie souterraine du ruisseau. Source de Manon, bief du Moulin de la Boutière et ruisseau de Nolange, prairies humides, mares, inondations, haies, murets en pierre sèche, patrimoine architectural… c’est devenu une habitude de nier ou de détruire ce qui dérange les projets aussi égoïstes qu’irréfléchis de quelques-uns. Juste une volonté féroce de faire disparaître la nature et le patrimoine.


Et l’ONEMA qui a la compétence et le devoir de ramener à la raison les décideurs égarés ? C’est là le plus curieux de toute l’affaire, car après un si long oubli général de la culture des anciens, et de mépris pour la vie des campagnes, l’aveuglement et l’obstination dans l’erreur ne sont pas propres à St Gengoux, hélas. C’est encore très répandu et c’est pourquoi ont été édictées la DCE, la LEMA, et créées l’ONEMA, les Agences de Bassin, etc.

L’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques** qui est chargé de l’application de la loi correspondante, celui-là même qui vante les opérations de restauration de ruisseaux enterrés (comme il en est besoin à St Gengoux)***, qui sensibilise à la sauvegarde des têtes de bassin versant****, pourquoi n’intervient-il pas ? C’est une énigme. Plus étonnant encore, l’agence de Saône et Loire affiche une belle contradiction avec la politique proclamée au niveau national – en contradiction aussi avec les recommandations de l’Agence du Bassin Rhône Méditerranée. C’est au point que la mise en tuyau définitive de l’eau du ruisseau – exceptée, bien sûr, celle de sa nappe phréatique – ne semble leur poser aucun problème ! Comme au bon vieux temps. Quant à la tête de bassin où tous les saccages sont envisagés… omerta totale.

Notons que l’article du JSL confirme le rejet à l’égout de l’eau de la Source historique de Manon (captée depuis le XIIIème siècle). Mais toujours rien sur sa pollution par la décharge brute non curée qui est en haut de son vallon. Rien sur la nécessité de réhabiliter la décharge et de redonner vie à la source. Et que va devenir l’eau morte et polluée « déconnectée du réseau » ?

Pour le collectif de sauvegarde
ACG

 

* Pays d’Art et Histoire entre Cluny et Tournus

Le plan de paysage


** Créé par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006, l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) est un établissement public dont les missions principales sont les suivantes :
Développer les connaissances sur les hydrosystèmes et leurs applications, informer sur les ressources en eau, les milieux aquatiques et leurs usages, contrôler les usages de l’eau et accompagner la mise en oeuvre des politiques de l’eau dans les territoires.

Des femmes, des hommes, des savoirs-faire au service de la ressource EAU.


*** La restauration des cours d’eau
http://www.onema.fr/La-restauration-des-cours-d-eau

**** Les têtes de bassin versant, un enjeu essentiel pour la ressource en eau

Une campagne de l’Agence du Bassin Rhône Méditerranée présentant les principales mesures de bon sens (tout le contraire de ce qui est envisagé à St Gengoux)  :

  1. Eau et changement climatique : adaptons-nous !












Saint Gengoux : la municipalité découvre enfin les inondations et… 

s’enfonce dans l’erreur


Après la négation officielle de l’existence du principal ruisseau de la cité médiévale dans un permis de construire, et l’ironie municipale sur les « grandes inondations de 1515 » dans son bulletin d’avril 2013 (à revoir, le billet : Rendons hommage), le maire de Saint Gengoux le National découvre tout à coup les inondations historiques du fond de vallée :

« Chaque fois, les inondations sont plus importantes. Le 1er novembre 2014, il y avait entre 0,8 et 1m d’eau dans le Bourg-Hameau. Il y avait beaucoup de dégâts.« 

Le fait n’est pas nouveau. Voilà quelques années que le collectif de sauvegarde de l’eau et de l’environnement le rappelle. Par exemple, cela s’est aussi produit le 10 juin 2008, de façon beaucoup plus brutale (c’était une crue éclair pendant un orage).

extrait de L’Eau perdue de Saint Gengoux le Royal : L’observation géomorphologique est confirmée par l’historique des inondations…

« (…) Considérant que ce danger de grande crue n’est pas un danger illusoire et que la population de Saint Gengoux le National, a parfaitement conservé le souvenir de la crue de 1867, où les eaux se sont élevées à plus d’un mètre sur la route et ont envahi les maisons voisines (…) »
Il s’agit d’un
extrait des c.r. du Conseil Municipal de St Gengoux, 11 septembre 1902.

« la route » est la Route des Tanneries qui longe le Pré A l’Agasse, et « le ruisseau des Tanneries » est décrit comme étant « d’une grande largeur et assez grande profondeur« .

(…) En 1867, une poche d’eau creva dans la montagne. En quelques heures, l’inondation envahit l’école. L’eau monta dans les classes presque jusqu’au plafond (…) ».

(…) ».

Extrait de « Trois siècles d’enseignement libre » par J.D.M. Dutroncy, bulletin La Paroisse, juillet 1938.
L’école était, alors, dans le couvent des Ursulines, l’actuel Foyer Rural, rue des Tanneries.

Et, en juin 1875, d’après le « Registre d’ordre. Notes diverses 1889-1865« , à la rubrique « Sinistres de 1875 » (pages 75-76), ce sont 150 hectares qui ont été inondés. 150 hectares représentent presque 1/6ème du territoire de la commune (936 ha). Schématiquement, cela correspond à une large part des lits majeurs du Nourue, du Nolange et du Chirot.
(…)

Images intégrées 1

(…) etc.

 
Pourquoi ce réveil sur les inondations ?

Comme l’écrit le JSL, c’est surtout pour tenter d’aider les promoteurs du projet de station-service-supermarché dans le lit du ruisseau, dans la nappe phréatique, donc en pleine zone inondable (lit majeur) et dans la tête de bassin versant.

Plutôt que de revenir sur les travaux catastrophiques qui n’ont cessé d’aggraver la situation tout en saccageant l’eau, la vie de la vallée et le charme de la cité, l’entêtement est à son comble et révèle une volonté de destruction définitive des sources et des ruisseaux.

Cela, alors que l’évolution législative européenne et française l’interdit et que progresse la conscience de la très grande importance de ce type de milieu : l’ensemble des sources, des ruisseaux, des prairies humides (comme La Gasse), des mares, etc., ce qui se nomme « tête de bassin versant« .









À cause de la grande distribution, en soixante ans, la France a perdu 300 000 « points de vente », alors qu’elle aurait pu en gagner 800 000 !


À 47 ans, Martine Donnette perd son commerce et se retrouve endettée. Dans sa caravane, seul logis qui lui reste, elle va mener un combat acharné contre les responsables : les grandes enseignes commerciales.


Depuis trente ans, elle sillonne la France et fédère des milliers de commerçants chassés par les politiques déloyales des grandes surfaces. Elle se bat pour empêcher les constructions et développements illégaux de la grande distribution, pour des lois en faveur des petits exploitants.


Elle nous raconte son refus de se plier au pouvoir des grandes enseignes et sa lutte pour que le commerce de proximité retrouve sa place au sein de la société.





Ce livre est dédié aux centaines de milliers de petits commerçants qui depuis les années soixante ont disparu du paysage français. Je dédie également ce livre à ceux que ce système écrase dans sa quête effrénée du toujours « nouveau » et du toujours « moins cher ». Les paysans, les patrons et les salariés des petites et moyennes entreprises, mais aussi les salariés des grandes surfaces, aux horaires si difficiles à vivre. A tous ceux, commerçants, entrepreneurs, producteurs, consommateurs, citoyens, qui cherchent une nouvelle façon de produire, vendre et consommer. »



Martine Donnette est commerçante dans une galerie marchande du centre commercial à Vitrolles, mais à la fin des années 80, elle est expulsée pour manque de rentabilité. Obligée de vivre avec son mari dans une caravane au fond d’un camping municipal, ils ne sont pourtant pas résignés à arrêter le combat. Ensemble ils créent l’association En Toute Franchise qui leur permet de mener leurs enquêtes sur les agissements frauduleux des hypermarchés. Malgré la réunion de preuves accablantes, Martine et Claude se rendent vite compte que la justice n’est pas prête de les écouter. S’armant de patience et mobilisant des commerçants des quatre coins de la France, ils n’abandonneront pas pour autant leur lutte inégale. Ce texte, riche en chiffres, nous permet de comprendre la mainmise de quelques grands groupes, leur pouvoir colossal depuis plusieurs décennies et les liens qu’ils tissent avec de nombreux politiques locaux pour conserver et étendre leur suprématie.

Ruinée par les agissements des grandes surfaces, Martine Donnette a puisé dans cette aventure la force de comprendre les règles et les lois qui gouvernent l’univers de la grande distribution pour mieux les défier et se battre pour la survie des petits commerçants.



En toute franchise contre les abus de la grande distribution  



Interview sur France Info :

(…) Les politiques travaillent à court terme. Ils n’analysent jamais la situation et les dégâts que va causer la grande distribution. 

 

– La grande distribution n’a cessé de grignoter du terrain, même dans des zones protégées…

Les seuls endroits où ils n’ont pas pu aller jusqu’à présent, c’était les zones inondables, c’était les zones NATURA 2000 et les zones agricoles. Eh bien, on a vu qu’ils ont accéléré pour aller sur les zones inondables parce qu’elles n’étaient pas encore déclarées zones inondables dans le Plan de Prévention des Risques*. (…)

* exactement comme à Saint Gengoux le National






« Crise » agricole, « crise » de l’élevage…

quelques rappels utiles

Et, d’abord, celui de Bernard Lannes, président de la Coordination Rurale :

« La FNSEA, via les Chambres d’Agriculture, elle a qu’à se remettre du côté de l’agriculteur. Tout ce qu’on vit, ils l’ont cogéré depuis 20 ans. Et, maintenant, ils osent monter les agriculteurs en leur disant « Voyez, trop de paperasse, trop de ceci, trop de cela » ! » 

(journal de 19H, France Inter samedi 27 février)

Bernard Lannes n’est pas méchant. La FNSEA cogère le démantèlement de la paysannerie et des campagnes depuis les années cinquante. 

Là-dessus et sur la façon dont les campagnes ont été ruinées, un livre toujours très utile :

Le Krach alimentaire, de Philippe Desbrosses, Le Rocher 1988.


Et, ci-dessous, en août 2015, le sujet :
La grande distribution écrase les campagnes, maximalise la souffrance animale et tire la bouffe vers le bas

avec le rappel de l’excellent film HERBE de Matthieu Levain et Olivier Porte, film qui brosse un tableau limpide de la situation.









De plus en plus bas, toujours plus profond dans l’immonde


La dégénérescence même dans le « bio » !



Le procureur de la République d’Alès a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire après la diffusion de la vidéo par L214. L’abattoir du Vigan a par ailleurs été fermé « à titre conservatoire » par les élus qui en ont la charge.


« Le procureur de la République d’Alès a été destinataire mardi 23 février 2016 d’une plainte de l’association L214 dénonçant des faits de sévices graves, mauvais traitements sur animaux et violation de la réglementation relative à l’abattage », écrit Nicolas Hennebelle dans un communiqué.


« Cette plainte vise principalement les conditions d’abattage des bovins, cochons et moutons dans l’abattoir du Vigan. Le parquet a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire afin de vérifier les éléments contenus dans cette plainte », poursuit-il. L’enquête sera menée par la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires, en co-saisine avec la brigade des recherches de la gendarmerie du Vigan, précise-t-il.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/02/23/l214-le-vigan-gard-abattoir-bio-animaux-images-actes-cruaute_n_9295956.html



Derrière les murs d’un abattoir certifié bio

 http://www.l214.com/enquetes/2016/abattoir-made-in-france/le-vigan/ 



Actes de cruauté dans un abattoir du Gard certifié bio


Les images diffusées par L214 ont été tournées dans l’abattoir intercommunal du Vigan, une petite commune cévenole, entre juin 2015 et février 2016. On y voit des moutons violemment jetés contre l’un des enclos de l’abattoir ; des employés riant en électrocutant des cochons avec la pince d’électronarcose ou, plus tard, insistant jusqu’à les brûler ; des animaux mal étourdis, encore conscients lorsqu’ils sont suspendus puis saignés ; un porcelet qui se détache à plusieurs reprises de la chaîne d’abattage ; du matériel défaillant ou inadapté et des inspecteurs-vétérinaires absents.

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2016/02/23/actes-de-cruaute-dans-un-abattoir-du-gard-certifie-bio/



Le délabrement mental et le sadisme des ouvriers dit assez la qualité de la sélection à l’embauche, aussi l’exigence quant à la formation* et aux références ; et, sans aucun doute, le niveau des salaires.


L’insuffisance du personnel et les méthodes stupides, à commencer par l’entrée simultanée de plusieurs animaux dans la salle d’abattage (ici, tout un groupe !), révèlent le sérieux de la direction de l’entreprise et le sens de sa principale préoccupation – le rendement à n’importe quel prix au détriment des animaux, également des employés.


Tout ensemble montre la responsabilité entière de l’entreprise, les carences du suivi vétérinaire et le j’m’enfoutisme des éleveurs qui confient leurs animaux à cette horreur. D’ailleurs, un éleveur et un syndicat* se sont empressés de minimiser et de tenter de décrédibiliser l’information, révélant ainsi une déficience de la conscience qui fait craindre le pire.

* FDSEA


Même constatation pour les acheteurs, bref pour toute cette filière « bio » qui avilit le bio.


Tout dans cette affaire empeste la chosification du vivant sous le profit au moindre coût, et révèle une très longue et très contagieuse dégradation pour en arriver à ce point.




* Comme souvent, le scandale révèle une réalité plus stupéfiante encore. D’après l’interview de Bruno André, président de l’abattoir de Gap et porte-parole de la FDSEA, « la DDCSPP impose des résultats, mais pas de moyens. Ils veulent de plus en plus de résultats, mais à nous de trouver les moyens ». Autre problème : le manque de formations, aucun institut en France ne forme au métier d’ouvrier d’abattage.


Encore une spécificité française ?


Une carence due à la réification générale du vivant par la « culture anti-nature » développée depuis Descartes, Malbranche and Co et radicalisée par le capitalisme de la rentabilité et de la « compétitivité » à tout prix ? 


Un pays où, dans les années 1980 encore, il était inenvisageable d’aborder l’émotion et la sensibilité au cours des études vétérinaires ! 


Un pays où la souffrance des bébés était négligée, voire contestée, il n’y a pas longtemps !

 

Et cette « DDCSPP« , quelle est sa compétence et son soucis du bien-être des animaux et de la qualité de leur viande* ? 


* le seul point de vue utilitariste condamne absolument cette filière abjecte, car la viande des animaux maltraités et saisis par la terreur est polluée par les toxines.







Référendum local sur le projet qui menace Notre Dame des landes : l’ultime perfidie

Le Président de la République a projeté d’engager un processus réputé démocratique plutôt que d’appliquer simplement la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (2006) et la Directive-Cadre européenne sur l’Eau (2000). Pourtant, elles ont été votées pour protéger précisément les espaces comme celui de Notre Dame des Landes qui est à cheval sur 2 têtes de bassin versant. Les lois, surtout celles-ci qui sont fruits d’un très long processus d’étude, de maturation et d’élaboration depuis le terrain jusqu’au plus haut niveau de décision, ne sont-elles pas démocratiques ? Ne sont-elles pas faites pour être appliquées ?


A l’inverse, les populations censées être appelées à voter sur ce que la loi a déjà décidé sont-elles bien sensibilisées aux différents aspects de la question : milieux humides de têtes de bassin versant, biodiversité, hydrologie, climat, devenir des paysans, des savoirs et des modèles durables qu’ils ont développés, bien commun à long terme contre option technologique transitoire, etc. ? Car la démocratie invoquée ne peut exister avec des électeurs insuffisamment informés et conscients des enjeux. 

Or, sur l’ensemble, on observe une diffusion extrêmement insuffisante, voire totalement inexistante, de l’information sur le corps et le sens de la législation sur l’eau et les milieux humides. En dépit de la gravité de la dégradation des têtes de bassin versant et, assez généralement, des zones humides, la plupart des français sont toujours dans l’ignorance vis à vis de ces milieux. Souvent au point de méconnaître ce qui est juste à côté de chez eux et le travail patient de leurs ancêtres – et de n’y voir aucun intérêt. Voire d’approuver majoritairement la poursuite des destructions contre lesquelles a été faite la législation sur l’eau (comme à Saint Gengoux le National et dans sa région *). Même les associations de protection de l’environnement et du patrimoine sont encore nombreuses à ne pas s’intéresser du tout à la question, alors qu’elle concentre la majeure partie des problèmes écologiques – nous pouvons même dire : des urgences vitales.


Une torpeur si profonde et si répandue est une aubaine pour tous ceux qui veulent poursuivre, comme avant l’évolution législative, les destructions qu’ils imaginent leur être profitables. Le plus troublant est l’inertie des organismes d’Etat en charge de l’application de la nouvelle loi et leur aide à son édulcoration.

Mais, est-ce bien si étonnant puisque, surtout depuis une soixantaine d’années, les savoirs paysans et le sens du bien commun ont été dévalorisés et ringardisés pour casser la paysannerie et passer les campagnes au laminoir productiviste ? Est-ce si étonnant puisque nous ne sommes encore qu’au début de la prise de conscience des coûts catastrophiques de cette politique ** ? Cela n’a malheureusement rien d’étonnant puisque la reconquête des savoirs perdus n’en est qu’à ses débuts et que la prise de conscience est combattue depuis des dizaines d’années. 

Dans ce contexte de grande déculturation, d’ignorance des enjeux et de toute puissance des lobbies, les processus électifs habituels de désignation et de prise de décision ne sont qu’une manipulation d’illusionniste masquant la poursuite du détournement et de la destruction du bien commun. L’idée du référendum est donc suspecte d’avoir été inspirée par la certitude que son résultat irait contre l’application de la législation naturellement protectrice de l’écosystème de Notre Dame des Landes.

 

Cela, 2 mois après les proclamations solennelles du même Président à l’occasion de la COP 21***

 

* L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – première partie : le Ruisseau de Nolange
https://renaissancerurale71.wordpress.com/


L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – seconde partie
https://renaissancerurale71.wordpress.com/2015/08/09/leau-2/


** Le sol, la terre et les champs, de Claude et Lydia Bourguignon, Sang de la Terre

*** (…) Je veux rendre hommage à cet instant à tous les pionniers de la cause écologique, à tous les précurseurs qu’il n’y a pas si longtemps devaient affronter l’incrédibilité ou le dédain pour leurs alertes et leurs propositions. En quelques années, les esprits ont profondément évolué, les entreprises et les acteurs financiers hier réticents sont désormais prêts à s’engager et à modifier leur comportement.

(…)
Mesdames et messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, pour résoudre la crise climatique, je vous le dis franchement : les bons sentiments, les déclarations d’intention ne suffiront pas, nous sommes au bord d’un point de rupture. Paris doit être le départ d’une profonde mutation, nous ne pouvons plus considérer la nature comme un vulgaire et inépuisable réservoir de ressources destiné à notre seul et plein accomplissement. (…)
http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-en-ouverture-de-la-cop2/

(…) Mesdames et Messieurs, le combat pour le climat participe d’une lutte, d’une lutte engagée depuis des siècles, des décennies pour la dignité humaine, une lutte pour l’égalité, une lutte pour les droits fondamentaux. Vous savez qu’ici, à Paris, ont été proclamés les droits de l’Homme et du citoyen, eh bien grâce à vous aujourd’hui, vous venez de proclamer les droits de l’Humanité. C’est à cet acte, à cette révolution-là que je veux également souligner la portée de l’Accord de Paris.

Je suis fier, fier que la France ait accueilli cette conférence ; fier que les Nations Unies aient été capables en tant que communauté internationale de prendre cette responsabilité ; fier que les idéaux de justice aient pu prévaloir ; fier de ma génération, de votre génération, qui a été capable de décider d’agir pour un monde que nous ne verrons pas.

Oui, le 12 décembre 2015 restera une grande date pour la planète. A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique.








 



Et, toujours, la France sous les pesticides

marche blanche anti-pesticides à Bordeaux

Plusieurs centaines de personnes ont participé, dimanche à Bordeaux, à une « marche blanche » pour sensibiliser le public aux dangers des pesticides.

L’appel avait été lancé par la Confédération paysanne et de plusieurs associations ou collectifs de Gironde, comme Générations Futures et Phyto Victimes.

Cette manifestation a été organisée à peine deux semaines après la diffusion de l’émission de France Télévisions Cash Investigation, qui pointait du doigt des multinationales de l’agrochimie comme Bayer, Monsanto ou Syngenta.

« Il fallait absolument faire quelque chose très vite tant que le grand public était encore sous le coup de l’émotion et de l’électrochoc provoqués par l’émission », a expliqué Valérie Murat, co-organisatrice de cette marche.




Un excellent communiqué de la Confédération Paysanne suite à l’émission « cash investigation » sur les pesticides.

 

Le représentant des industries pesticides au niveau européen a prétendu au cours de cette émission que le nouveau plan Ecophyto était totalement impossible à réaliser ( – 50% d’ici 2025 ) .

Il a également prétendu que lui , les distributeurs , les paysans l’avaient déjà fait et étaient passés de 120 000 tonnes à 65 000 entre 1990 et  2010. 

Le problème est de savoir des tonnes de quoi.

Le renouvellement des formules est extrêmement rapide , un des objectifs de ce renouvellement est la réduction des couts de transport et de manipulation le long de la filière , des matières premières à la pulvérisation.

Aussi , il faut des molécules de plus en plus efficaces,  dopées (solubilité , mouillabilité , pénétration ) par des adjuvants de plus en plus performants et donc des quantités de plus en plus faibles pour le même effet « cide « .

C’est ainsi que l’efficacité des néonicotinoïdes , qui sont des insecticides systémiques , permet , par simple enrobage de la graine, de garantir le pouvoir insecticide de la plante qui en est issue .

On se retrouve dans une situation proche de celle des OGM dits BT qui produisent leur insecticide , avec les mêmes inconvénients pour l’environnement et le consommateur et le même gain de productivité pour l’agriculteur qui évite de passer du temps à pulvériser.

L’efficacité croissante de ces molécules pose évidemment de façon plus aiguë le problème de leur dispersion. 

Les frottements de ces graines enrobées produisent des micro-particules et un semoir est suivi par un nuage toxique, une concentration de quelques microgrammes par mètre cube d’air suffit pour qu’une abeille qui passe dans ce « nuage » n’y survive pas .En cas de vent , ces micro-particules dérivent aussi bien qu’une pulvérisation liquide.

D’autre part , la demie-vie de ces produits dans le sol est souvent de l’ordre de trois ans, si bien que les cultures suivantes bénéficieront de leur présence.

C’est pourquoi , la restriction aux cultures d’hiver de l’usage de graines enrobées aux néonicotinoïdes est une mesure tout à fait insuffisante.

  

 AL   









 





Les Saisons

film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud


La vie au singulier et au pluriel, et son recul, son amenuisement. Jusqu’à l’extinction ?


Magnifique évocation. Un voyage nostalgique aussi pour qui a connu la campagne vivante et diversifiée. Les autres découvriront ce qu’ils ont manqué. Quelques-uns imagineront la possibilité de laisser à nouveau s’épanouir cette beauté.



 » Les Saisons  » : l’odyssée sauvage de Jacques Perrin

 « Ce monde extraordinaire durant l’âge d’or de la forêt, avant l’intervention de l’homme, n’est pas totalement disparu. Les germes d’une renaissance sont là. » « Tous les espaces existent, mais on n’a pas encore adopté mentalement toutes ces dispositions », estime Jacques Perrin qui est venu présenter son film à Tours en avant-première. « Et pourtant, dans les zones sanctuarisées, la biodiversité est revenue en abondance. »







Ben oui, la cité de St Gengoux est comprise dans une tête de bassin versant


Nous le disons depuis un certain temps dans l’indifférence feinte des uns et l’indifférence due à l’ignorance des autres. La dernière trouvaille de nos distingués historiens le confirme :
Le Pré à l’Agasse, ou en Lagasse, nom attesté par les cadastres du XIX siècle, s’appelait auparavant la Gasse (un terrier de l’ancien hôpital de Saint Gengoux). Nos connaisseurs du parler bourguignon ont tout de suite trouvé cela passionnant. Les autres aussi, après un détour par internet. Car gasse fait clairement référence à l’eau : flaque d’eau, terrain humide, prairie humide.


Nous y sommes ! La toponymie vient confirmer notre appréciation sur la véritable nature du site : le lit mineur et le lit majeur du Ruisseau de Nolange que nous pensions être naturellement une prairie humide, une menouille, voire une mouille comme on dit tout près d’ici, en Morvan. Cela signifie que la Gasse était le lieu d’une grande biodiversité quand l’eau y coulait libre et protégée par ses arbres (ripisylve).


Une gasse, malgré les saccages perpétrés depuis 60 ans, il y en a encore une bien visible plus haut dans la vallée, près de la Fontaine de Nolange.


Prairie humide, la Gasse l’est restée malgré tout, puisque la nappe phréatique d’accompagnement du ruisseau (eh oui, un ruisseau sort toujours accompagné) enfle et affleure sitôt que le temps est à la pluie. Et quand la pluie persiste :



l’eau a été perdue pour la vie, mais pas les inondations


Aucun tuyau, si gros soit-il, ne peut contenir une nappe phréatique ! C’est ce que les promoteurs et leurs amis oublient depuis le début.


Ce qu’ils oublient aussi, plutôt ce que tous refusent de voir, c’est que cet endroit est compris dans la tête de bassin versant qui commence tout en haut de la vallée sur le territoire de Culles les Roches et s’étend de St Maurice des Champs au vallon de Manon, jusqu’au plus bas : aux abords du Hameau de Nourue.


Une tête de bassin versant est le lieu des commencements pour l’ensemble des écosystèmes aquatiques de l’aval. Les commencements sont toujours ténus et discrets. Ils n’en sont pas moins – par définition, mais il faut encore et encore le souligner – de première importance.


Depuis les sommets et la ligne de partage des eaux, les conditions auxquelles est exposée chaque molécule d’eau en surface ou dans le sol est déterminante pour l’aval. Et tout alentour, pour la région. Rien n’y est spectaculaire, sauf l’étendue de ces têtes de bassin versant et la longueur des cours d’eau qu’elles comprennent (plus de 70 % de l’ensemble du réseau). C’est là où se décide la vie de la rivière et du fleuve, et des eaux côtières, là que se préparent la bonne santé ou les déficiences des écosystèmes de l’aval. Là où un peuple autochtone – grand par la diversité, par le nombre, par la masse, par l’utilité ici et jusque très loin – s’emploie à produire la matière organique qui fécondera les eaux et les campagnes en aval. Partout, dans l’eau, sur le sol, dans le sol, dans l’air, les micro-organismes, les petits végétaux et petits animaux produisent, produisent, produisent. Et tous les autres y contribuent : herbes, mousses et lichens, arbres, mollusques, crustacés, poissons, amphibiens, reptiles, mammifères, oiseaux, etc. Les têtes de bassin versant sont simplement la partie la plus importante et la plus sensible du réseau hydrographique.


C’est un fait totalement ignoré à Saint Gengoux le National. Il est temps que cela change ! Car nous avons ici un site rare et précieux en grand péril : une cité médiévale dans une tête de bassin versant. Un fait exceptionnel, comme avait commencé à le souligner le Plan de Paysage du Pays d’Art et d’Histoire en Cluny et Tournus. Malgré les destructions d’hier et l’aveuglement actuel, l’essentiel peut encore être sauvé et restauré.


Tout particulièrement dans le contexte des urgences créées par le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité (a), les têtes de bassin versant doivent impérativement être préservées et restaurées. L’EPTB (établissement public territorial de bassin), le comité de rivière de Saône et Loire, et quelques autres, ont bien tort de regarder obstinément vers l’aval en faisant semblant de ne s’apercevoir de rien. Leur responsabilité est engagée. C’est sur le triste sort des têtes de bassin versant qu’il faut se pencher et agir avant qu’il ne soit trop tard.


le collectif de sauvegarde


Les têtes de bassin versant, un enjeu essentiel pour la ressource en eau


(a)  voir ci-dessous :

Un silence de mort s’étend partout

Le grand orchestre de la nature est peu à peu réduit au silence

 et

Le silence des oiseaux : enquête sur la disparition des passereaux 





Les idées sont toujours meilleures quand elles viennent d’ailleurs

Se féliciter du marché bio quand on n’y est pour rien et que l’on a refusé d’en améliorer l’installation (et quelques autres propositions) depuis une bonne dizaine d’années*, est assez original. 

* comme ci-dessous : treize fermes court-circuitent un supermarché en ouvrant leur propre magasin

Pareil avec la diversité des commerces et la « synergie des commerçants » menacées par un projet de supermarché à proximité immédiate du centre commerçant (proscrit partout ailleurs) et dans une zone humide protégée par la législation européenne et française. N’oublions pas que la cité a perdu une quarantaine de commerces après l’installation du Maxi et les destructions patrimoniales des années 1980-90.

Quant à la liaison entre cité et Voie Verte, elle a été plusieurs fois proposée sans jamais éveiller le moindre intérêt (la première fois en janvier 2008).



extraits des propositions de 2008 :

(…) c’est en travaillant la complémentarité et la diversification de l’artisanat et du commerce, en permettant le développement de la vie économique et sociale locale, que l’on pourrait attirer plus de visiteurs – et de subventions, peut-être (comme à Brancion) -, donc sauvegarder la cité médiévale et son environnement, stimuler leur restauration, et en faire un point d’attraction complémentaire avec Brancion, Cluny, Chapaise, Cormatin, la Voie Verte (l’axe nord-sud du réseau cycliste européen en cours de réalisation, tout de même !), Etc. Les ressources et les énergies existent. Nous avons, par exemple, la chance de compter des producteurs de bons produits qui ne demandent qu’à se développer et à vendre directement aux habitants. Nous avons encore sous les yeux les exemples du développement de la coopérative bio de Joncy et du succès du nouveau magasin bio de Cluny… 

(…)

Entre moulin, Tour des Archers, pâturages, jardins, lagunage et chemin, cette petite vallée deviendrait un espace préservé très agréable et utile à tous – y compris pour les espèces dont les habitats sont mis à mal en amont comme en aval. Autre avantage : la jonction facile avec la Voie Verte sur le territoire de La Nourue. Un nouveau tracé du GR et le trait d’union avec la Voie Verte réaliseraient la relation protégée et attractive vers le centre qui manque aux promeneurs, rollers, cyclistes et cavaliers. 

(…) 

C’est là :






 


Rendons hommage


Il faut reconnaître la clairvoyance de la municipalité – au seuil de la prescience – qui, en avril 2013 a publié un bulletin de soutien au collectif de défense du ruisseau et de sa tête de bassin : Que d’eau, que d’eau  


Dès la première page est annoncée la prochaine inondation. Bon, il est vrai qu’il y en avait eu une autre peu avant, plus méchante – plus récente que celle de 1515 : précisément le 10 juin 2008 en fin d’après-midi comme on peut le vérifier dans les archives du JSL (et puis en 82, en 81, en 68, et toutes celles qui restent cachées). Mais, ne boudons pas car des solutions écologiques étaient proposées par la municipalité pour éviter la pollution des eaux par les automobiles : 



Comme le 04/11/2014



 


pour consulter ce numéro spécial d’exception :

La Jazette libre avril 2013

Que d’eau, que d’eau


Et de confirmer, dans la foulée, avec un autre numéro consacré à l’intérêt de la préservation des sites fragiles, telle la prairie humide et lit majeur du ruisseau que menace le projet béton-diesel :


La municipalité a tout à fait raison, il y a une énorme différence entre une tête de bassin versant saccagée, comme elle l’est à St Gengoux depuis 60 ans, et un écosystème préservé, comme elle le recommande.





Nous attendons avec impatience l’amorce d’un début de cohérence


à l’inverse de la politique de désertification toujours menée par de nombreuses communes

Nord : treize fermes court-circuitent un supermarché en ouvrant leur propre magasin

Publié le 17 Novembre 2014

En lieu et place d’un projet de supermarché, 24 exploitants agricoles ont lancé « Talents de fermes », à Wambrechies, près de Lille. Ce magasin leur permet de vendre leurs produits directement aux consommateurs.

Le magasin Talents de Fermes ©Ville de Wambrechies

Le magasin Talents de Fermes ©Ville de Wambrechies

«Nous faisions tous de la vente directe sur notre propre exploitation. Mais en nous regroupant au même endroit, nous avons permis au client de trouver tous les ingrédients de ses repas », raconte Danielle Grave, exploitante maraîchère de Talents de Ferme. Pains, boissons, fruits et légumes, viandes, conserves… Depuis le 19 août, cette SARL (Société à responsabilité limitée) installée à Wambrechies permet à vingt quatre producteurs de vendre directement les produits de leurs exploitations aux consommateurs.

« Un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu »

« Cet endroit est un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu. En vingt minutes, le client a ce qu’il lui faut », indique Perrine Dekeukelaire, une autre exploitante. Talents de fermes commercialise uniquement des produits frais et locaux, hormis le vin et les champagnes. « Nous assurons même des permanences sur place pour répondre aux questions de la clientèle », indique Danielle Grave. Les prix des produits, complète-t-elle, se font « en fonction de nos coûts de revient. Nous assurons une qualité qui justifie que, parfois, nos prix soient plus élevés que dans des grandes surfaces. »
En rapprochant les producteurs des clients, ce lieu ouvre de nouveaux débouchés aux agriculteurs, explique Perrine Dekeukelaire : « Nous vendons de plus grandes quantités, à un prix 20 % à 30 % supérieur à celui auquel la grande distribution achetait nos produits. »

L’impulsion de la mairie 

…incroyable ! Il y a donc des communes où cela existe


C’est comme une alternative à la grande distribution que ce magasin a été imaginé en 2009. À l’époque, un projet d’implantation de supermarché dans la ville pousse les fermiers à manifester. « Il avait un nom qui portait à confusion, « La ferme du Sart ». Les clients auraient cru aller à la ferme, alors que ce supermarché vendait des crevettes de Madagascar ! » raconte Danielle Grave, mobilisée dès le départ.
Le maire de la ville, Daniel Janssens, joue pleinement un rôle d’arbitre. Il veut privilégier la vente de denrées 100% locales. Il décide de soutenir les agriculteurs dans leur combat. Il les encourage à se regrouper en collectif (« L’Union fait la ferme ») et s’appuie sur le plan local d’urbanisme (PLU) pour s’opposer à l’ouverture du supermarché. « Les grands magasins importent beaucoup de produits que nous avons déjà sur place. De plus, ils exercent une forte pression sur les producteurs », justifie Daniel Janssens. Fin stratège, le maire modifie par la suite le PLU… pour permettre aux agriculteurs d’ouvrir leur espace de vente collectif !

Après cinq ans de démarches administratives et de récolte de fonds – 1,3 millions d’euros ont été investis -, Talents de Fermes ouvre ses portes le 19 août 2014. Entre temps, le supermarché contre lequel les agriculteurs se battaient s’est implanté à 15 km, à Villeneuve d’Ascq, sous un autre nom. À noter, ce magasin annonce vendre plus de 50% de produits locaux et que 95% de leurs fournisseurs viennent de la région.

Un avenir prometteur

Aujourd’hui, Talents de Fermes affiche un chiffre d’affaire quotidien de 5 000 €, accueille 2 000 clients par semaine, emploie 8 salariés et 5 étudiants le week-end. Outre les 24 producteurs associés au sein de la SARL, trente deux « dépôt-vendeurs » y déposent leurs marchandises. La clé du succès ? L’esprit d’équipe, assure Danielle Grave : « L’aspect humain est primordial. Cela a pris du temps, mais aujourd’hui la machine tourne et les clients reviennent. »
Le cas de Talents de Ferme n’est pas isolé en France. « Il y en a de plus en plus de magasins de ce type, s’enthousiasme Danielle Grave. Il en existe plusieurs centaines, de tailles différentes. Uniferme, dans la région Rhônes-Alpes, existe même depuis une trentaine d’année. » Et ce n’est pas fini. Le 13 novembre dernier, un agriculteur d’Amiens est venu visiter Talents de Ferme, visiblement disposé à transposer le concept dans sa ville.

Thomas Masson Journaliste We Demain

Pensez à vos prochaines vacances dans une campagne vivante et riante


 



Quatre-vingt chasseurs ont participé, la semaine dernière, à une immense battue organisée par la municipalité de Villeréal (Lot et Garonne)  L’objectif étant d’endiguer la prolifération des pigeons qui causent de nombreux dégâts sur les bâtiments publics, les maisons et dans les champs. Ainsi, pour plus d’efficacité, cette chasse a parallèlement été menée dans les douze communes environnantes.

« Ici (dans le midi), le chasseur est roi, il fait la loi partout, exterminant tout ce qui vole. J’affirme qu’en dehors des buses, des corneilles et des pies, je n’ai pas vu un seul oiseau sauvage de Lodève à Leucate. La chasse est un fléau dans le midi parce qu’elle échappe pratiquement à tout contrôle, qu’elle apparaît comme le droit régalien, intangible, de quiconque sait tenir un fusil (…) Il ne s’est pas passé de jour sans que, dans les champs et les vignes, j’entende tirer ça et là. Chaque paysan, chaque vigneron a toujours son fusil avec lui. Il ne faut donc pas s’étonner – puisque la chasse y est sauvage – qu’il n’y ait plus un seul oiseau. Le silence de toute cette région est proprement effrayant, comparé aux autres provinces traversées. »

Jacques Laccarière, Chemin faisant, Fayard 1977.

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