Saint Gengoux menacé – récapitulatif n°2

Saint Gengoux le National

un cas exemplaire

Historique des destructions remarquables

Assez généralement, on constate des destructions massives depuis les années cinquante (eau et zones humides, patrimoine architectural, dégradation des campagnes et pertes de sols et d’écosystèmes, etc.).

Voici 10 destructions remarquables des milieux humides et de la campagne perpétrées à St Gengoux depuis 60 ans.

1 – 1952 ou 1962 (selon les témoignages) : installation d’une décharge brute en haut du bassin versant de la Source de Manon. Aussitôt polluée (surtout après le dépôt des vidangeurs !), plutôt que de déplacer la décharge, la source est abandonnée. Abondante, elle alimentait la cité probablement depuis le XIIIème siècle. La décharge (6000m2) n’a été abandonnée qu’en 2009 ou 2010. Elle n’a pas été curée et la source de Manon en est toujours polluée. Ces dernières années, la décharge a été simplement recouverte par des terres excavées.

2 – En 1962, sous prétexte qu’il était pollué par les ordures jetées par les habitants eux-mêmes), le canal où coulait le Ruisseau de Nolange (rue des Fossés et rue des Tanneries) est recouvert ou bouché (?) et le ruisseau détourné dans une buse de 600 mètres (l’enterrement d’un ruisseau sur plus d’une dizaine de mètres tue toute vie).

3 – Probablement durant les années 1960 : construction du premier remblai (la menuiserie) sur le ruisseau, à l’entrée du Bourg Hameau.

4 – 1976 ou 77 : réalisation du remblai Jardinat (futur GammVert), dans le lit du ruisseau à la sortie sud.

5 – Début des années 1980 : construction d’une supérette Maxi dans la zone industrielle développée depuis 1965 le long de la Route de Chalon.

6 – Début des années 1980 : 3 lotissements construits entre l’Avenue de la Gare et la Route de Curtil (prolongement de la Rue des Tanneries).

7 – 1983 : au sud de la cité, entre la rue des Tanneries et le Moulin de Foulot, 900 mètres de ruisseau et bief d’un ancien moulin (La Boutière) sont totalement détruits. Eau, ripisylve, végétaux et animaux, tout est anéantit sous la direction de la DDE (!) et de la municipalité. L’eau des ruisseaux (Nolange, Vernay, Manon et les autres sources de la cité) est jetée dans une buse enterrée dans l’ancien lit mineur.

Les photos aériennes de l’IGN nous ont révélé le chantier.

8 – Années 1990 : 1 lotissement Rue de l’Abattoir en zone inondable (lit du Chirot), dont la caserne des Pompiers, et 1 lotissement Avenue de la Gare (à côté de la gendarmerie).

9 – Années 1990 : étalement d’une seconde zone industrielle à côté du silo agricole (Hameau de la Chassagne).

10 – La ferme industrielle de la Route de Saint Martin de Croix se développe en construisant des remblais en travers du lit du Ruisseau Chirot (le dernier en 2013/2014).

Depuis le Xème siècle et l’établissement des moines de Cluny au bord du Ruisseau le Nolange, il a fallu 9 siècles pour que les parties construites de la cité couvrent 100 000 mètres carrés.

Essentiellement depuis les années cinquante, à un rythme de plus en plus soutenu, c’est 3 fois plus d’espace qui a été loti, bâti, bétonné. Seulement en une soixantaine d’années !

Et, cela, sans cohérence avec l’urbanisme d’origine – ni avec la conservation de l’eau !

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